Avertir le modérateur

10/06/2017

Isolement du Qatar : conséquence

n

 

Jusqu’à quel point peut-on soutenir des régimes autoritaires ? Au nom de la sécurité, à quoi sommes-nous prêts à renoncer ? A l’occasion du Forum mondial de la démocratie de Strasbourg (du 16 au 21 novembre), Courrier international interroge l’état de la démocratie dans le monde. Décryptages de la presse étrangère.

... la mascarade des États théocratiques islamistes !

 
L’image contient peut-être : texte
 

L'#ArabieSaoudite et plusieurs de ses alliés ont rompu avec le #Qatar accusé de soutenir certains #terroristes !

Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a appelé aujourd'hui l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe a alléger le blocus imposé au Qatar, affirmant qu'il gênait la lutte contre le groupe État islamique dans la région.

ECLAIRAGE

Lundi, l’Arabie saoudite a fermé les bureaux d’Al-Jazeera dans le pays après avoir rompu ses liens diplomatiques avec le Qatar, que Riyad accuse de « soutenir le terrorisme » mais surtout de se rapprocher de leur grand rival régional l’Iran. Ses voisins du Bahreïn, des Emirats arabes unis, du Yémen et de l’Egypte en ont fait de même.

« Victime collatérale »

Depuis le 5 juin, Riyad, Abou Dhabi et leurs alliés ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent le pays de complaisance à l’égard des islamistes et de Téhéran. Il s’agit de la plus grave crise frappant le Conseil de coopération du Golfe, composé de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, des Emirats Arabes unis, du Koweït, d’Oman et du Qatar, depuis sa création, en 1981.

Riyad a annoncé la fermeture de toutes ses frontières, aériennes, maritimes et terrestres avec la presqu’île « pour protéger sa sécurité nationale ». Le Qatar a également été exclu de la coalition militaire arabe qui combat depuis deux ans au Yémen, sous commandement saoudien.

Pourquoi une telle rupture ? Quelles sont les conséquences de cet isolement ? Notre journaliste Marc Semo a répondu aux questions d’internautes en Facebook Live.

>> Retrouvez l’intégralité de l’interview LE MONDE TRENDING Qatar diplomatic crisis: All the latest updates Middle East ,Qatar, Saudi Arabia , UAE

Le #Qatar est désormais isolé face à une coalition menée par les#Saoudiens sur fond de revirement #americain par rapport aux #iraniens :http://www.courrierinternational.com/…/crise-dans-le-golf...

Tensions préexistantes

La récente crise médiatico-politique a rallumé la mèche de la discorde au sein du camp sunnite. Mais elle n’a fait que révéler les tensions préexistantes entre d’une part le Qatar et d’autre part Riyad et ses alliés, dont les stratégies sur la scène régionale sont souvent en compétition.

L'Egypte accuse le Qatar d'avoir versé une rançon à un "groupe terroriste" lié au groupe Etat islamique afin de faire libérer des membres de sa famille royale détenus en Irak. Intervenant lors d'un débat au Conseil sur la menace terroriste, l'ambassadeur adjoint égyptien à l'ONU Ihab Moustafa a accusé le Qatar "d'avoir versé jusqu'à un milliard de dollars à un groupe terroriste actif en Irak pour faire libérer des membres de sa famille royale capturés et détenus en Irak alors qu'ils participaient à une chasse".

Si cette accusation était prouvée, ce serait "un soutien clair au terrorisme", a-t-il affirmé en précisant que le groupe était "lié à Daesh" (le groupe Etat islamique). Il a rappelé que plusieurs résolutions de l'ONU invitent les pays membres à ne pas verser de telles rançons, ni faire de concessions politiques aux groupes terroristes.Le diplomate n'a pas donné de preuves ni de détails, se contentant d'affirmer que "toute la presse en parle". "Nous proposons, a-t-il déclaré, que le Conseil de sécurité ouvre une enquête complète sur cet incident et d'autres incidents similaires".

L'Egypte, de même que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, qu'ils accusent de "terrorisme".

FEATURESQATARQatar-Gulf rift: The Iran factor Saudi-led severance of diplomatic ties with Qatar tests unity among GCC members as leaders call for dialogue. Source: Al Jazeera News

What's behind the diplomatic breakdown in the Gulf? – Inside Story

 

FEATURESQATARQatar-Gulf rift: The Iran factor Saudi-led severance of diplomatic ties with Qatar tests unity among GCC members as leaders call for dialogue.

Le soutien inconditionnel envers l’émirat pourrait accroître l’isolement d’Ankara.Marie Jégo (Istanbul, correspondante) Deux raisons principales du soutien turque au Qatar sont : a cela : La première : Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, l’émir du Qatar, fut l’un des premiers dirigeants, avec Vladimir Poutine, à apporter son soutien au numéro un turc au moment du putsch raté
La deuxieme : Les compagnies turques sont très présentes au Qatar, avec des contrats de construction d’une valeur de plus de 13 milliards de dollars (11,6 milliards d’euros). La perspective de devoir se porter au secours de l’émirat sous embargo réjouit fortement les exportateurs turcs.

ANALYSELa Turquie prend le parti du Qatar, mis au ban  par Riyad et ses alliés L


Qatar's ambassador to US discusses diplomatic crisis

On Thursday, even as diplomacy

Qatar's ambassador to US discusses diplomatic crisis
 

Source: Al Jazeera News

 

GCC nations issue more threats against Qatar Gulf crisis continues to escalate despite efforts by US and Kuwait to calm rising tensions among GCC member states.

"The Ministry of Defence is always on alert to protect the borders of the state of Qatar from a 360-degree approach - land, sea and air - 24 hours a day, every day of the year," said a ministry statement sent to Al Jazeera. 

Can the GCC still be relevant? – Inside Story

 

Source: Al Jazeera and news agencies : United Arab Emirates Bahrain Saudi Arabia

Saudi-led bloc issues 'terror list'

Joint statement lists 59 individuals and 12 organisations on 'terror list'.L'Arabie saoudite et ses alliés, qui ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, ont publié aujourd'hui une liste de personnes et organisations qui seraient liées à des activités "terroristes" soutenues, selon eux, par le Qatar.Cela démontre que le Qatar "affirme d'un côté lutter contre le terrorisme alors que d'un autre il soutient, finance et héberge des organisations terroristes", ajoute la même source. » Lire aussi - Le Qatar mis en quarantaine par ses voisins du Golfe 

Le Qatar a rejeté vendredi les accusations "infondées" contenues dans la liste publiée dans la nuit par l'Arabie saoudite et ses alliés des "terroristes" soutenus, selon eux, par Doha.

"Le récent communiqué publié par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte (...) confirme une nouvelle fois des accusations infondées", a réagi le gouvernement qatari dans un communiqué. Ces quatre pays ont rompu lundi leurs relations diplomatiques avec Doha.

Qatar : l'hypocrisie de l'Arabie saoudite sur le financement du terrorisme

 
Alors que Riyad et ses alliés tournent le dos au Qatar en l'accusant de soutenir le terrorisme, une enquête gouvernementale britannique pourrait incriminer l'Arabie saoudite dans le financement de l'extrémisme religieux au Royaume-Uni.

Au lendemain de l'attentat de Londres, faisant sept morts et une cinquantaine de blessés, l'Egypte et des pays du Golfe, emmenés par l'Arabie saoudite, ont interrompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils accusent notamment Doha de "soutien au terrorisme", notamment à Al-Qaïda, l'Etat islamique et aux Frères musulmans (confrérie classée "terroriste" par l'Egypte et des pays du Golfe).

Une justification pour le moins étonnante, car des dirigeants etdes sujets du royaume wahhabite ont fait l'objet d'accusations similaires. D'ailleurs, en Grande-Bretagne, une enquête du ministère de l'Intérieur concernant le financement des groupes extrémistes islamistes sur le sol britannique pourrait incriminer l'Arabie saoudite, selon la presse.

3,5 milliards de dollars de livres sterling le contenu de "très sensible", selon The Guardian. et rappelle The Independent.

L'axe du "Mal"

Les déclarations du président américain, Donald Trump, lors de sa tournée diplomatique au Moyen-Orient deux semaines plus tôt, définissant un axe du "Mal" composé de l'Etat islamique et de l'Iran, ont pu jouer dans le déclenchement de cette crise entre les monarchies du Golfe.

 
 
 

Qatar : l'hypocrisie de l'Arabie saoudite sur le financement du terrorisme Par Jean-Christophe Catalon  | 

Riyad étend son influence par le biais de l’aide humanitaire versée au Fonds d’urgence des Nations unies et à travers ses institutions et universités islamiques.

 


INFOGRAPHIEArabie saoudite : un expansionnisme religieux mondial VISUEL INTERACTIF

Putin warns Gulf crisis imperils Syria peace efforts In a phone conversation with the Saudi king, the Russian leader cautioned against anti-Qatar measures.

Late last month, Putin met the Saudi Deputy Crown Prince Mohammed bin Salman in the Russian capital of Moscow for talks on the Syrian conflict as well as cutting oil production.

Can diplomacy solve the crisis in the Gulf? – Inside Story

 

Source: News agencies

Middle East Russia Europe Politics Saudi Arabia

 

07/06/2017

LES DERNIERS HOMMES D'ALEP

« En #Syrie , on meurt pour des idées. On meurt au nom de l'Histoire, et nous avons du mal à le comprendre »

Alep, chronique d’une révolution impossible

La répression du régime et la radicalisation des groupes armés ont eu progressivement raison des idéaux du soulèvement de la ville, en 2012.LE MONDE 

It says such deals are a good way of bringing the country closer to peace. But rights groups and the opposition say the moves forcibly displace people who oppose the government.

What is the endgame for the US offensive against ISIL? – Inside Story

Source: News agencies

A lire Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l'EI - Le MondeUne figure de la révolte syrienne rejoint l'État islamique - Le FigaroDaech, al-Nosra, Armée de l'Islam : les sept familles du djihad en Syrie

Syria Street Stories

Le quotidien entremêlé de ces banlieues en convalescence est mis en lumière par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans un webdocumentaire, Syria Street : des images animées réalisées par le photographe Brandon Tauszik de mères de famille, de commerçants, et même d’un ancien combattant. « On voulait que les gens puissent exprimer la complexité de leur situation, loin des clichés, et qu’ils reprennent la parole », explique Fabrizio Carboni, chef de délégation au Liban du CICR. Les habitants parlent de la peur marquée au fer rouge dans les esprits, de leur isolement, de leur volonté de vivre dignement.
 
Une ode déchirante au courage des casques blancs en #Syrie, aujourd'hui à 20h50 sur @ARTEfr et déjà en ligne ici
 
LES DERNIERS HOMMES D'ALEP - YouTube
 

LES DERNIERS HOMMES D'ALEP - YouTube

Dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », rappelle que dans les guerres et dans les défis géopolitiques de l'heure, les passions ancestrales sont partout.
LE MONDE | 26.05.2017Au Liban, les quartiers de Tripoli meurtris par le conflit syrien pansent leurs plaies Plus de deux ans après les derniers rounds de guérilla urbaine, les habitants de Bab Al-Tebbaneh et Jabal Mohsen tentent de tourner la page des affrontements fratricides et de la misère.LE MONDE |

 Les derniers hommes d'Alep : Guerre en #Syrie : ils ont pris tous les risques pour témoigner by@HenriotGeoffrey : https://goo.gl/V8uMlPGuerre en Syrie : ils ont pris tous les risques pour témoigner Leurs photos, leurs vidéos, leurs témoignages sont les seuls documents sur cette guerre, les journalistes étrangers ne couvrant pas le conflit en Syrie. Cinq jeunes syriens, Zakaria, Ismail, Ameer, Omar et Rami ont parcouru les rues dévastées de leur ville, Alep. Ils racontent les reportages réalisés au péril de leur vie. 

 
« Je viens d’Alep. Itinéraire d’un réfugié ordinaire », de Joude Jassouma avec Laurence Cambronne. Allary Editions, 220pages, 18,90 euros.

 

LE LIVRE. Il vient d’Alep…Pour éviter les bombes, Joude Jassouma a pris la route pour aller de ville en vile, avant de traverser la mer Egée et de se retrouver en France. A travers son histoire, ce syrien raconte la plus importante crise migratoire depuis la seconde guerre mondiale.

COMPTE RENDU D’Alep à la Bretagne, renaissance d’un exilé Maryline Baumard

Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

 10/02/2017-Les guerres cachées contre Daech

Le régime Assad a repris le contrôle de la deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire depuis 2011.Après cinq ans de guerre, pourquoi aucune intervention internationale n’a-t-elle arrêté le massacre ? Le point avec lejournaliste Marc Semo. Russia proposed the intra-Syrian negotiations in coordination with Turkey and Iran to reinforce a shaky ceasefire.

Les pourparlers d'Astana sur la Syrie reportés a annoncé aujourd'hui la diplomatie kazakhe.

"Selon des informations tout juste fournies par les pays garants du processus de paix d'Astana, des représentants de la Russie, de la Turquie et de l'Iran poursuivront dans les prochains jours et semaines des rencontres de travail dans leurs capitales respectives, au niveau des experts", a indiqué le porte-parole du ministère kazakh des Affaires étrangères, Anouar Jaïnakov, cité par l'agence Ria Novosti.

» Lire aussi - fragile le cessez-le-feu

Ces rencontres visent notamment à harmoniser les questions liées à la mise en place des zones de désescalade en Syrie et le renforcement du cessez-le-feu, selon la même source. Interrogé sur un report des pourparlers prévus le 12 et 13 juin dans la capitale kazakhe, M. Jaïnakov a simplement répondu à l'agence Ria Novosti: "Oui".

Cette nouvelle séance de discussions avait été annoncée début juin par un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov. L'ambassadeur syrien à Moscou Riyad Haddad avait également affirmé que Damas avait reçu une invitation pour cette rencontre.

 

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN- A l'occasion de la sortie de son livre Syrie, une guerre pour rien, Frédéric Pichon a accordé un entretien fleuve à FigaroVox. Pour lui, la guerre en Syrie est une catastrophe globale dont les grandes puissances occidentales sont en partie responsables. Frédéric Pichon est géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse de doctorat sur la Syrie et chercheur associé à l'Université de Tours, il est l'auteur de Syrie, une guerre pour rien(éd. du Cerf, 2017)

» Lire aussi - Frédéric Pichon : « L'avenir de l'Occident se joue en Syrie »

Tout se passe comme si les sociétés occidentales ne pouvaient pas penser le djihadisme en dehors du registre de la psychiatrie.

Toutes les évolutions géopolitiques depuis quinze ans démentent la fable de la fin de l'Histoire et de l'intégration du village planétaire.

A lire : Seulement un mauvais rêve ?

Ce qui se joue en Syrie, c'est le basculement vers un nouvel ordre international ...

En Syrie se joue exactement ce que d'aucuns prévoyaient avant même le premier mandat de Barack Obama: un lent redéploiement de la puissance américaine ou en tous les cas une hésitation stratégique majeure, propice à une percée des puissances émergentes sur le retour. Se joue aussi sur le théâtre syrien, la progressive paralysie de l'Occident, entravé dans ses actes mais aussi ses mots, voulant ignorer les réalités et projeter ses fantasmes sur un monde qui lui échappe

"Moscou n'a pas d'ambitions mondiales mais une stratégie surtout régionale".

n

Quelle est la situation actuelle en Syrie? Une paix prochaine est-elle envisageable?

La paix en Syrie sera au moins aussi compliquée à gagner politiquement que la guerre le fut militairement. On peut dire d'ores et déjà que le conflit est terminé dans sa dimension politique: les forces loyalistes, épaulées par la Russie, l'Iran et le Hezbollah ont ôté tout espoir de voir se constituer une alternative à Bachar el Assad. LL'intervention directe de la Russie depuis 2015 et l'installation durable de bases militaires en Syrie par Moscou à Tartous et à Mheimim notamment, laissent penser que l'Etat syrien est sauvé. Contrairement à ce que pensent tous les think tanks américains, il n'y aura pas de canton sunnite sous protectorat américain dans l'Est syrien: Russes et Syriens sont bien décidés à reprendre cette zone stratégique pour les ressources qu'elle recèle: ils s'y emploient actuellement avec succès avec une progression fulgurante vers l'Euphrate. Quant à l'Irak voisin, il ne s'interdira pas d'aller participer à la curée.

A lire : 10/02/2017 -Les guerres cachées contre Daech

Mais la question des relations entre les alliés de Bachar al Assad se posera naturellement. Non pas que la Russie et l'Iran soient incapables de s'entendre mais il existe déjà des divergences sur l'après guerre: les Russes souhaitent un système plus fédéral, les Iraniens plus de parlementarisme. Les Syriens récusent les deux options quant à eux: ils savent bien que le conflit a écorné le centralisme baasiste et favorisé les potentats locaux du fait de la dissémination de l'outil militaire.

Le territoire syrien est devenu le réservoir mondial d'un terrorisme dont les métastases ont tendance à essaimer le long de l'« arc des crises ».

A lire : Terrorisme, raison d'Etat

En revanche des signes inquiétants de la prorogation d'un conflit de basse intensité demeurent: les quantités d'armement déversées par tous les belligérants, souvent en provenance de l'étranger (livraisons russes, iraniennes, mais aussi matériel offensif livré à la rébellion, y compris par les services occidentaux, français mais aussi américains) laissent augurer de potentialités de violence et d'une transformation radicale des conditions de vie à terme dans la région. Pour d'autres nations, la Russie et la Chine notamment, mais aussi pour les pays membres de l'Otan, il y va désormais d'une question de sécurité, le territoire syrien étant devenu le réservoir mondial d'un terrorisme dont les métastases ont tendance de surcroît à essaimer le long de l'«arc des crises», cet anneau qui court du Pakistan à la Côte d'Ivoire désormais.

 A lire aussi Caroline Galactéros: la bataille d'Alep ou la déroute de la diplomatie occidentale en Syrie

 

Syria: Witnesses for the Prosecution - Featured Documentary

 

» Lire aussi - Iran: manifestations de masse contre TrumpLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)Syrie: la Russie et le régime à la rescousse d'alliés des Américains augmentant la complexité d'un conflit déjà bien complexe Rojava : Un processus démocratique en cours

La Russie et le régime syrien sont en train d'envoyer des "convois humanitaires" dans une zone du nord de la Syrie tenue par des alliés des Américains, a indiqué vendredi le Pentagone. 

 
 

LIRE AUSSI:

» Syrie : à Genève, l'opposition en ordre dispersé face au régimeLES DERNIERS HOMMES D'ALEP

La Russie est intervenue pour faire cesser des combats dans le nord de la Turquie entre l'armée syrienne et les rebelles syriens soutenus par la Turquie, apprend-on auprès des deux camps.

» Lire aussi - La Turquie et la Russie s'accordent sur un cessez-le-feu en Syrie

La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

Le rôle du PKK est au centre de la rivalité entre les deux puissances sunnite et chiite.Malgré leurs rivalités ancestrales, Ankara et Téhéran s’étaient toujours gardés d’exposer ouvertement leurs divergences mais, cette fois-ci, la tension est palpable

COMPTE RENDU La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

"The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

L'histoire sans fin contre...

Also on Sunday, Israeli fighter jets

LIRE AUSSI :

» Syrie : l'ombre de l'Iran sur la conférence d'Astana

» Syrie : «Ces discussions ne peuvent déboucher sur du concret»

 A lire Syrie : mission impossibleSyrie : mission impossible Créé le mardi 07 mars 2017

Syrie : la révolution confisquée ?Créé le samedi 14 janvier 2017, Alep Syrie, vivre avec la guerre Créé le jeudi 01 décembre 2016, LES DERNIERS HOMMES D'ALEPPar Enkolo dans Accueil le Syrie : la révolution confisquée ?

 "Le front d’Alep est assez représentatif de l’enchevêtrement de groupes armés aux agendas politiques et aux soutiens internationaux divergents" LE MONDE |

POINT DE VUE

A lire sur le sujet :

La chute des rebelles : Washington a scellé le destin d’Alep,

« A Alep ce que l’humanité fait de pire est devenu la norme »,

« On peut s’attendre à ce que Damas lance une offensive au nord »

« C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires »,

LIRE AUSSI:

» Syrie: l'ONU s'alarme pour les lieux assiégés

A lire aussi :


Les débats

Les blogs

 

02/06/2017

La Libye

n P ar Thierry Portes, Renaud Toffier  

 

Alger et Paris veulent renforcer leur relation "dans tous les secteurs", notamment dans la lutte antiterroriste, et unir leurs efforts pour une solution politique en Libye, ont affirmé aujourd'hui ( 13 juin 2017) à Alger leurs ministres des Affaires étrangères.

LIRE AUSSI :

» Libye : «Le risque pour 2017 : un écroulement de la Tripolitaine

Les frappes coïncident avec une vaste offensive du maréchal Haftar, allié du Caire.Par Hélène Sallon et Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)

Les cibles frappées au cours du week-end ont-elles un rapport direct avec l’attentat de Minya ? « Il y a suffisamment d’informations et de preuves sur l’entraînement dans ces camps des éléments terroristes impliqués » dans l’attaque, a déclaré samedi le ministre des affaires étrangères égyptien, Sameh Choukri, à son homologue américain, Rex Tillerson, selon un communiqué.

Toutefois, l’organisation Etat islamique (EI), qui a revendiqué l’attentat anti-coptes, est absente de la ville de Derna. La branche libyenne de l’EI en avait été expulsée en juin 2015 lors d’affrontements fratricides avec d’autres groupes djihadistes regroupés sous le label de Majlis Choura Al-Moudjahidine Derna (« Assemblée consultative des moudjahidines de Derna »), plutôt proche d’Al-Qaida.

« Tous des extrémistes »

« L’EI n’est certes plus à Derna, mais la Majlis Choura partage les mêmes idées, ce sont tous des extrémistes », commente une source proche du maréchal Khalifa Haftar, le chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) et homme fort de la Cyrénaïque (est), qui partage avec Le Caire le même agenda anti-islamiste. Derna est la seule ville de la Cyrénaïque qui échappe à son contrôle, et les raids égyptiens offrent une occasion à ses troupes, qui campent aux abords de la cité, de resserrer leur étau.

« L’Egypte ne veut pas reconnaître l’ancrage de l’EI sur son territoire, donc elle cherche une explication extérieure. » Dominique Thomas, EHESS

De même, les raids contre Djoufra s’inscrivent dans une offensive plus générale du maréchal Haftar contre ses adversaires, notamment les groupes liés à Misrata, à l’instar de la Benghazi Defense Brigade (BDB), qui s’opposent à son expansion vers l’ouest, notamment vers la capitale, Tripoli, tenue par les forces loyales au gouvernement d’« union nationale » de Faiez Sarraj. « Djoufra présente plus d’intérêt stratégique pour Haftar que pour les Egyptiens, relève Claudia Gazzini, analyste pour la Libye d’International Crisis Group (ICG).L’intervention égyptienne pourrait permettre à Haftar de repousser la Benghazi Defense Brigade hors de Djoufra, ce qu’il a échoué à faire jusqu’à présent. »

A lire Terrorisme, raison d'Etat La guerre contre le terrorisme est un non-sens sémantique comme stratégique. On ne combat pas des idées avec des bombes. Sinon, c'est comme « frapper une fiole de mercure avec un marteau », dit un expert

Pour Dominique Thomas, chercheur associé à l’EHESS et spécialiste de la mouvance djihadiste, cet échec tient justement à une « lecture parcellaire et doctrinale du problème » par l’Egypte, faite « de simplifications et d’amalgames » entre groupes islamistes, lecture qu’il voit à nouveau à l’œuvre dans les frappes menées en Libye. « L’Egypte ne veut pas reconnaître l’ancrage de l’EI sur son territoire, explique-t-il, donc elle cherche une explication extérieure – la Libye –, ou à mettre la responsabilité sur son principal ennemi – les Frères musulmans. »

La Libye, pas un « sanctuaires » de l’EI

La Libye constitue certes la principale source d’approvisionnement en armement pour les djihadistes égyptiens, qui profitent de la porosité d’une frontière de 1 150 kilomètres au milieu du désert. Quelques centaines de combattants égyptiens seraient partis se battre au sein de l’EI en Syrie, en Irak et en Libye. Mais ce dernier pays ne constitue pas un « sanctuaire »pour les djihadistes qui frappent l’Egypte, estime M. Thomas, ni même pour ses propres djihadistes. « Aujourd’hui, l’EI peine à se reconstituer en Libye. Ses effectifs sont dispersés par petits groupes dans le sud et dans des zones difficiles d’accès », ajoute-t-il. Selon l’expert, de nombreux combattants égyptiens sont revenus de manière permanente en Egypte pour reconstituer des cellules actives. La campagne de l’EI contre les coptes égyptiens coïncide d’ailleurs avec l’échec de son projet libyen.

Who is Saif al-Islam Gaddafi?Slain Libyan leader r Muammar Gaddafi''s son has been released on Saturday following nearly six-years of detention.His release comes as part of a general pardon issued by the government in the city of Tobruk backed by renegade General Khalifa Haftar, one of two rival administrations based in Libya. Saif al-Islam remained prominent throughout the violence that gripped Libya in the wake of the Arab Spring. By February 2011, he was on a United Nations sanctions list and was banned from travelling.

READ MORE: Libya - The story of conflict explained

Ajmi al-Atiri, the commander of the Abu Bakr al-Siddiq Battalion, was set to release a video statement explaining the details of the release.

 

Source: Al Jazeera Middle East ,Libya, UN, Muammar Gaddafi

 

 Sources 

Les frappes coïncident avec une vaste offensive du maréchal Haftar, allié du Caire.C ar Hélène Sallon et Frédéric Bobin (Tunis, correspondant) LE MONDE

A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'Etat

 

Les frappes coïncident avec une vaste offensive du maréchal Haftar, allié du Caire.Par Hélène Sallon et Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)

The country has splintered into rival political and armed groups, with the factions backing opposing governments and parliaments in the east and the west.

AL JAZEERA WORLD - Libya's Shifting Sands: Sirte (45:10)

Source: Al Jazeera and news agencies

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu