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17/02/2018

In the grip of law

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Irak : confessions intimes de djihadistes avant exécution

Chaque émission diffuse des images des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune. Chaque émission diffuse des images des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune. © Capture d'écran d'un reportage de France 24

Dans les griffes de la justice (In the Grip of Justice), l'une des émissions les plus populaires de la télévision irakienne, commence par des images atroces. La chaîne France 24 a pu suivre le tournage d'un des numéros de ce show, où l'on montre des restes humains sur la banquette arrière d'une voiture après l'explosion d'une bombe dans une rue de Bagdad. A côté du véhicule, un homme mort est allongé sur le sol et un autre penché sur lui, anéanti par le chagrin.

L’émission se poursuit après ces images. L'équipe est toujours au même endroit mais le temps a passé. On assiste alors à une interview "confession" du djihadiste qui a commis l'attentat sur le lieu de son crime.

C'est le principe de cette émission, qui fête son 150e numéro :

Revenir  sur les lieux des attentats qui ont été commis en Irak ....avec le terroriste qui les a commis.

Ce programme est réalisé avec l'accord du gouvernement. D'ailleurs, les responsables d'In the Grip of Justice demandent au préalable l'autorisation des ministères de l'Intérieur, de la Justice et de la Sécurité nationale avant d'interviewer un djihadiste et de le conduire en combinaison jaune de prisonnier, menotté et sous très bonne escorte militaire et policière, sur les lieux de son crime.

ISIS Confronted by Victims in Iraqi Reality Show - YouTube

A deux doigts du lynchage

Sur place, entouré de très nombreux policiers et militaires, le djihadiste explique sur un ton neutre et d'une voix atone les détails de l'attentat. Peu à peu, une foule se masse – des témoins, des riverains, des victimes parfois de l'attentat en question… – et, rapidement, la tension monte. On est à deux doigts du lynchage. 

Après la confession, l'exécution

On revient ensuite sur le plateau pour une sorte d'interview-vérité. Le présentateur Ahmad Hassan, qui mène le show tous les vendredis à une heure de grande écoute, n'a pas d'états d'âme, même s'il sait que la grande majorité des hommes qu'il a en face de lui seront exécutés.

Certains de ceux que j'ai interrogés ont été, depuis, exécutés. C'est l'affaire de la Justice, pas la mienne.

Ahmad Hassan précise également que les hommes qui participent à son émission sont libres de le faire, et que ses interviews sont "conformes aux droits de l'homme". Il estime de toute façon, face aux critiques des associations de défense des droits de l'homme, "qu'il vaut mieux s’intéresser aux droits des victimes qu'à ceux des terroristes". 

 

15/01/2018

La guerre des boutons

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Merci a Xavier Delucq

 
Aucun texte alternatif disponible.
 

La guerre des boutons   la publication de Xavier Delucq.


 
The Dead Zone - Official Trailer : The Dead Zone pt 1 https://www.youtube.com/watch?v=Urkbs9mylg0 :  the best adaptation of a King novel ever! Donald Trump IS Greg Stillson! Scary


 

 The Dead Zone (1983 Comment ne pas voir en Greg Stillonun TrUMP ? Greg Stillson, candidat à la Maison-Blanche, est un fou criminel, grand admirateur de Hitler et d'autres maniaques de l'extermination. Quand il sera élu, ce sera l'Apocalypse. Un seul homme le sait : John Smith, car il est doué d'un étrange pouvoir qui lui attire pas mal d'ennuis, il devine l'avenir. Il n'y a rien de réjouissant à cela. Il peut prévoir les accidents, les catastrophes, les hécatombes. On ne le croit pas, ou alors on le croit trop.
John Smith n'a encore rien dit de ses prémonitions. Pourtant, le candidat à la présidence des États-Unis est un dément. Que fera John Smith pour son pays ? Lire aussi :   Comment Donald Trump pourrait gagner
 

Donald Trump in The Dead Zone - YouTube

 

ACCUEIL MONDE Fausse alerte au missile à Hawaï : Donald Trump, le «va-t-en guerre», premier responsable?

DIPLOMATIE L’archipel américain, à portée de missiles de la Corée du Nord, a vécu de longues minutes d’angoisse samedi matin...

 
 

 

  • Un vent de panique a secoué l’archipel d’Hawaï samedi lorsque la population a reçu un message d’alerte les invitant à se mettre à l’abri, dans l’imminence de l’arrivée d’un missile balistique.
  • Cette fausse alerte révèle l’état de tension qui existe dans l’archipel, parmi les territoires américains les plus proches de la Corée du Nord, alors que les tensions entre Donald Trump et Kim Jong-un s’aggravent.
  • La pression retombée, les critiques fusaient sur les réseaux sociaux à l’encontre de Donald Trump à qui on reproche, par ses invectives régulières, de mettre de l’huile sur le feu sur le dossier nord-coréen.

« YOU DID THIS ». Écrite en lettres capitales comme pour en accentuer la force, cette pique contre Donald Trump conclut le tweet au vitriol de Jamie Lee Curtis samedi matin. L’actrice américaine (True LiesUn poisson nommé Wanda) réagit au vent de panique générale qui a secoué l' État de Hawaï quelques minutes plus tôt, après que les habitants de l’archipel ont reçu sur leurs smartphones vers 8 h (19 h à Paris) un message d’alerte les prévenant de l’arrivée imminente d’un missile balistique. « Mettez-vous immédiatement à l’abri. Ce n’est pas un exercice », prévenait le message, lui aussi en lettres capitales.

 

This Hawaii missle scare is on YOU Mr. Trump. The real FEAR that mothers & fathers & children felt is on YOU. It is on YOUR ARROGANCE. HUBRIS. NARCISSISM. RAGE. EGO. IMMATURITY and your UNSTABLE IDIOCY. Shame on your hate filled self. YOU DID THIS!

 
 
« Votre arrogance, orgueil, narcissisme, rage, égocentrisme, immaturité »

S’ensuivra un vent de panique immortalisé par des vidéos postées sur les réseaux sociaux, puis un deuxième message, de longues minutes plus tard, prévenant d’une fausse alerte. « Quelqu’un a appuyé sur le mauvais bouton », expliquera ensuite en conférence de presse David Ige, le gouverneur de Hawaï.

L’incident se serait produit lors de la relève d’une équipe de l’EMA, l’agence locale de gestion des événements d’urgence, alors que les employés suivaient la procédure habituelle pour vérifier que le système était opérationnel. 

>> Lire aussi: Les deux Corées conviennent de tenir des négociations militaires pour abaisser la tension

Incident clos ? Pas tant que ça sur les réseaux sociaux. On en revient alors à Jamie Lee Curtis et à son tweet assassin à l’encontre de Donald Trump. « La crainte d’une attaque par missile à Hawaï est de votre faute M. Tump, lance l’actrice. La peur réelle que ressentent les mères, les pères et les enfants est de votre faute. C’est la cause de votre arrogance, orgueil, narcissisme, rage, égocentrisme, immaturité et votre idiotie. » L’acteur Jim Carrey, présent ce week-end à Hawaï où il possède une propriété, y est lui aussi allé de son message vindicatif. « Je me suis réveillé ce matin à Hawaï avec dix minutes à vivre. C’était une fausse alerte, mais un véritable avertissement psychique. Si nous permettons à ce Gomorra solitaire [Donald Trump] et à son congrès républicain corrompu de continuer à aliéner le monde, nous nous dirigeons vers de la souffrance au-delà de toute imagination. »

 

I woke up this morning in Hawaii with ten minutes to live. It was a false alarm, but a real psychic warning. If we allow this one-man Gomorrah and his corrupt Republican congress to continue alienating the world we are headed for suffering beyond all imagination. ;^

 

Hawaï sur les nerfs

Cette fausse alerte a réveillé des menaces tenaces qui pèsent au-dessus des Américains à mesure que la crise diplomatique entre Pyongyang et Washington s’aggrave. « La perception d’une menace nucléaire s’est accrue en 2017 aux Etats-Unis, commence Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), enseignant à Sciences Po Paris et spécialiste de la Chine et des deux Corées. Elle s’est accrue d’abord du fait du développement des capacités nucléaires nord-coréennes. » Comme il l’avait annoncé, Kim Jong-un a mené tout au long de l’année 2017 une série d’essais nucléaires et de tirs de missiles pour améliorer la force de frappe nucléaire de son pays. « La Corée du Nord a ainsi testé trois types de nouveaux missiles, lesHwasong-12, 14 et 15, reprend Antoine Bondaz. Les deux derniers, Hwasong-14 et Hwansong-15, sont de portée intercontinentale. Le dernier permet même à la Corée du Nord de frapper théoriquement l’ensemble du territoire américain. »

Rien ne dit que la Corée du Nord soit aujourd’hui en mesure de placer une ogive nucléaire sur ces missiles intercontinentaux. Quoi qu’il en soit, Hawaï, à « seulement » 7 500 kilomètres de Pyongyang et qui héberge une importante structure de commandement militaire, se prépare au pire depuis plusieurs mois. Le 29 novembre dernier, l’agence Reuters rapportait que l’archipel, qui compte un peu plus de 1,4 million d’habitants, avait remis en service une sirène d’alerte datant de la guerre froide et inactive depuis trente ans. Ce même système d’alarme qui aurait capoté ce week-end.

Des invectives « contre-productives »

Dans ce contexte, Donald Trump ne calme pas le jeu depuis son investiture à la tête de la présidence des Etats-Unis. « Lors de la campagne présidentielle, il avait pourtant déclaré qu’il inviterait Kim Jong-un à venir manger un burger à la Maison-Blanche, rappelle Juliette Morillot, historienne et experte de la péninsule coréenne, coauteur de La Corée du Nord en 100 questions (éditions Tallandier). Depuis, le discours a radicalement changé et Donald Trump ne cesse désormais d’invectiver la Corée du Nord et son dirigeant sur les réseaux sociaux. » Sur Twitter, Trump qualifie ainsi Kim Jong-un de « Little Rocket Man », et s’enorgueillissait le 2 janvier d’avoir lui aussi un bouton nucléaire « beaucoup plus gros et plus puissant » que celui de Kim Jong-un. « Et il fonctionne », avait-il précisé.

Ces réactions, que beaucoup diraient puériles, vont de pair avec la nouvelle stratégie que souhaite mettre en place Donald Trump dans le dossier nord-coréen. La politique de « patience stratégique », voulue par son prédécesseur Barack Obama et axée pour l’essentiel sur des sanctions économiques, n’a pas réussi à faire renoncer la Corée du Nord à son programme nucléaire. « Sous Obama, la Corée du Nord n’avait pas encore de missiles à portée intermédiaire et à portée intercontinentale, explique Antoine Bondaz. La perception de la menace n’était pas la même, les Etats-Unis n’avaient pas obtenu l’accord de la Chine et de la Russie pour durcir drastiquement les sanctions et, sans doute aussi, l’administration Obama n’a pas suffisamment pris au sérieux Kim Jong-un, tout jeune dirigeant lorsqu’il arrive au pouvoir en 2011. »

Donald Trump passe pour le « va-t-en guerre »

Depuis, Donald Trump a décidé de changer de braquet et d’opter pour une stratégie plus active mettant Pyongyang sous pression maximale. « Si elle est accompagnée d’un dialogue, cette stratégie pourrait fonctionner, estime Antoine Bondaz. Les Américains considèrent la Corée du Nord comme une menace directe pour leur territoire. » Voilà pour la stratégie officielle, celle de l’administration Trump. Reste à expliquer les invectives que le président américain lance régulièrement sur les réseaux sociaux. Là, Antoine Bondaz sèche. « Clairement, elles sont contre-productives, observe-t-il. Elles légitiment le régime de Pyongyang et inquiète une partie des alliés américains. » Juliette Morillot abonde dans ce sens : « En Corée du Sud, on s’inquiète moins de la Corée du Nord, menace à laquelle ils ont appris à faire face, qu’à Donald Trump et ses déclarations imprévisibles. C’est finalement plus Donald Trump que Kim Jong-un qui passe pour le va-t-en guerre. »

La fausse alerte à Hawaï en est l’illustration concrète. Sur les réseaux sociaux, une fois la pression tombée, des internautes posent la question : « Qu’est-ce qui est le pire ? Que Donald Trump soit plongé dans une partie de golf pendant que tout l’archipel était sous la menace d’une attaque ? Ou que tout le monde justement se félicite qu’il soit justement injoignable ? »

The Dead Zone - Greg Stillson - YouTube

THE DEAD ZONE 1983 STEPHEN KING FILM AUF DEUTSCH

 un lien.Donald Trump n’exclut pas une attaque nucléaire sur l’Europe Partager LESECHOS.FR

The Dead Zone Movie 1983 - full movie

01/01/2018

“Syrie : le cri étouffé”

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À FORCE DE NOUS CHERCHER...
S'il continue dans ses délires autoritaires, c'est nous qui pourrions, un jour, lui faire goûter sa recette : par exemple, en l'obligant à chanter La révolte(2) en brandissant un drapeau noir...
... ou autre chose selon vos préférences !
"Libérons-nous de cette pourriture... donnons l'assaut au monde autoritaire !"

Georges moustaki- Sans la nommer
 

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Le Willem du jour

» Lire aussi - La Syrie accuse Israël d'avoir bombardé un site militaire près de Damas

Macron face au piège Assad en 2018 ( extrait de Jean-Pierre Filiu)

u américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

Celle du tyran de Damas a été rabâchée ad nauseam: il n’y aurait jamais eu de protestation populaire en Syrie, mais un complot « terroriste », animé de l’étranger, contre un régime légitime. Macron a offert à Assad, sans contrepartie à son « aggiornamento », la validation du coeur de la propagande de la dictature. Selon le président français, il n’y aurait pas à ce stade de « successeur légitime » à Assad et « la démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples ». Oubliés, les millions de Syriens qui ont tant souffert pour enraciner sur leur terre des institutions alternatives à « l‘Etat de barbarie » des Assad. En outre, comme toujours face à un système dictatorial, obsédé par sa seule survie, c’est le premier reniement qui compte. Et le régime Assad l’a empoché, en attendant les inévitables renoncements qui allaient le suivre.

UN RENIEMENT EN APPELLE TOUJOURS UN AUTRE

La stabilité, pas la démocratie, alors qu’une éventuelle « reconstruction » aux conditions d’Assad ne serait que la poursuite par d’autres moyens de la guerre inexpiable qu’il mène à son propre peuple. La plus récente évolution a été exprimée par le chef de l’Etat lors de son intervention télévisée du 17 décembre. Après avoir affirmé que « Bachar al-Assad sera là », il ajoutait que « nous ne pouvons pas dire: on ne veut pas parler avec lui ou ses représentants ». L’Elysée pensait peut-être que cette main tendue serait saisie à Damas. Tout au contraire: Assad a rétorqué dès le lendemain que « la France a été le fer de lance du terrorisme et ses mains sont couvertes du sang syrien depuis le premier jour », martelant que « celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix ». Macron a eu beau juger de tels propos « inacceptables », il avait bel et bien perdu la première manche de son bras de fer avec Assad.

L’URGENCE DE RETABLIR UN RAPPORT DE FORCES

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

 

In Syria, hundreds of thousands of people are besieged in five different provinces. Our map shows you which areas are most affected. 2:30 PM - May 8, 2017 -  44 Replies -  1414 Retweets -  22 likes - Twitter Ads info and privacy

Mais si Jobar à l'été 2017 semble abandonné et abandonné, il y a toujours de la vie ici.

READ MORE: Jobar: 'Death is a central part of their daily lives'

 

 Le président français avait aussi affaibli sa main en refusant, à ce jour, d’entendre les très nombreux appels à un retrait de la Légion d’honneur accordée en 2001 à Assad. Même les révélations de viols systématiques de femmes syriennes par les séides du dictateur n’ont pas suffi à Macron pour traiter Assad avec la même sévérité que Weinstein. Comme si les victimes n’avaient pas le même poids aux yeux de l’Elysée quand elles sont vedettes d’Hollywood ou Syriennes anonymes.

A voir sur Télérama.fr, “Syrie : le cri étouffé”, un documentaire exceptionnel de Manon Loizeau Emmanuelle Skyvington

 

 

Face caméra, des Syriennes témoignent des viols et des déshonneurs subis dans les geôles de Bachar el-Assad. Un documentaire exceptionnel, que Télérama.fr vous propose de voir en avant-première, avant sa diffusion sur France 2 jeudi 7 décembre.
 


Extérieur nuit. Dans une voiture lancée à bonne allure, une jeune femme raconte comment des soldats de Bachar el-Assad l’ont violée. Avant de devenir la proie de ces « monstres » et de vivre l’anéantissement, cette Syrienne avait vécu une jeunesse heureuse, chérie par son père. Elle avait des rêves d’avenir plein la tête. Originaire de Hama, Mariam, 31 ans, affronte, elle, la caméra du regard, brisant avec courage le tabou du viol, inavouable publiquement pour la majorité des femmes en Syrie. Avant la révolution, elle menait avec sa famille « la meilleure des vies », jusqu’à ce qu’elle se retrouve enfermée dans le centre de la Sûreté d’Etat, et subisse l’enfer des tournantes. Battue chaque matin et agressée chaque soir. « Je hurlais, hurlais, hurlais… » Miraculeusement sorties vivantes de ces geôles du régime « jonchées de cadavres », mais comme mortes dans leur tête, ces femmes sont des rescapées. Elles ont pour la majorité vécu un second drame : le reniement par leurs familles, qui s’estiment déshonorées… Arrêtés chez elles, à leur travail, lors de manifestations, Mariam et les autres ont été arbitrairement détenues en Syrie. Des milliers de femmes le sont encore. Dès le début de la révolution, en 2011, un chantage d’une extrême cruauté est mis en place « pour briser l’homme syrien […]. Tout citoyen engagé dans la révolution a eu une des femmes de sa famille envoyée en détention. Le message est : “Soit tu te rends, soit on garde ta femme, ta fille, chez nous”. »

Exceptionnel par sa portée, ce film est le fruit d’un travail à six mains, avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, et Souad Wheidi, chercheuse. Fragmentation des corps, effondrement des esprits : dès qu’il s’agit de traduire l’indicible, Manon Loizeau dissémine, entre les témoignages et les silences, des bribes de paysages, un mur en ruine, des oiseaux dans le ciel. Un portrait de femmes héroïques, plus encore que victimes.


 

 Syrie - Le cri etouffe - YouTube 

SYRIE, LE CRI ETOUFFE. - YouTube

L'équipe

L’INSTANT M : Manon Loizeau : le viol des femmes syriennes

 
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