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16/09/2017

The State

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Une étude sociologique menée directement auprès de djihadistes permet de mettre diverses théories à l’épreuve du terrain. #abonnés la publication de Le Monde

 
Au terme de cette étude, publiée le 7 août, peut-on en conclure qu’il existe des constantes dans la radicalisation d’un individu ? Oui, répondent les auteurs de l’enquête, à condition de raisonner en termes de processus plutôt que de seuls déterminants psychosociologiques, pour pouvoir « mettre en résonance les causes structurelles et les choix individuels qui vont construire un parcours militant de plus en plus violent ».

Pas de passé militant

Parmi les caractéristiques que l’on retrouve fréquemment, figure le fait que presque aucun de ces hommes n’a de passé militant et ne dit avoir été victime de discrimination en amont de son implication dans une entreprise terroriste.

« Tous arrivent tardivement à la religion, explique Romain Sèze. Ce sont des “born again” [venus à la foi à l’âge adulte] ou des convertis. Cet apprentissage tardif est individualisé, le plus souvent autodidacte dans un premier temps

LEMONDE.FR
 

Daech, paroles de déserteurs - Arte 15 mars 2016 - Video Dailymotion

sculé vers Raqqa .

 

 

Des transfuges de l’organisation État islamique témoignent. Un documentaire exceptionnel sur la vie quotidienne et les pratiques de Daech et sur les conditions de ce périlleux travail d’exfiltration... Des témoignages illustrés par des vidéos, souvent d'une grande violence, trouvées sur les téléphones portables de combattants de l'État islamique ou de déserteurs. En aidant les déserteurs à fuir et en recueillant leurs témoignages, les membres du réseau veulent dénoncer les mensonges de l’EI et son culte de la violence  
Les déserteurs de lÉtat Islamique 

 

ootball d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News :  Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif

A lire  A lire Homs, chronique d'une révolte

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-

Le replis depuis un an de Daesch ne vient pas des frappes a répétition, ou d'une / des coalitions anti daesch aux intérêts contradictoires, mais de la fermetures des frontières empêchant les nouvelles recrues d'arriver et de l'aliénation d'une partie de la population aux contrôle de ce mouvement autoritaire, répressif...

ARTE+7 | Daech, paroles de déserteurs : Daech, terrorisme, soldat, Syrie, Turquie , Géopolitique Daech, paroles de déserteurs 

 
Trailer | The State | New Drama | Coming Soon

 The State est une mini-série britannique créé par Peter Kosminsky et diffusée entre le 20 et 23 août 2017 sur Channel 4. En France et en Suisse elle est diffusée depuis le 4 septembre 2017 sur Canal +Wikipédia Plusieurs jeunes britanniques se rendent en Syrie pour rejoindre les rangs de Daesh.

 
Elle cherchait à percer les mystères de l'endoctrinement par Daech. La minisérie britannique The State, qui suit quatre jeunes Britanniques ayant rejoint l'organisation terroriste, n'est pas du goût de tous outre-Manche, et surtout pas des tabloïds britanniques.
 
À LIRE AUSSI Terrorisme. Djihadi John : une leçon de marketing
 
Un autre journaliste du Guardian juge que la minisérie est “bien documentée et fondée sur des histoires vraies” :
C'est ce qui a été le plus difficile pour M. Kosminsky : comment permettre aux spectateurs de s'identifier à ces personnages et même de trembler un peu pour eux, sans en faire l'apologie.”
 
Royaume-Uni. “The State”, la série sur Daech qui fait polémique

Pour Le telérama Une fiction très documentée relate l'histoire de Britanniques partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie. Avec une volonté d'objectivité qui provoque le débat. Avec The State, Peter Kosminsky s'empare d'un sujet brûlant : celui des Britanniques qui abandonnent leur patrie au nom du djihad.
 

En 2007, il avait exploré une thématique approchante dansThe Britz (Les Graines de la colère), avec l'histoire d'une fratrie musulmane en Angleterre. « Le film évoquait le processus qui transforme les gens en terroristes », explique le réalisateur. Le sujet de la radicalisation a été largement abordé dans la presse et au cinéma, mais, à ma connaissance, aucune fiction n'a encore raconté ce qui se passe pour les volontaires étrangers une fois arrivés en Syrie. C'est cette confrontation entre le fantasme et la réalité que j'avais envie d'explorer. »

 
“Nous avons eu accès à une documentation foisonnante sur le Web, à des blogs, des posts Facebook.”
 

Censée se dérouler à Raqqa, dans le fief syrien de Daech — mais tournée en Espagne —, la série offre un aperçu très documenté de ce qui était resté jusque-là un angle mort de la fiction : la formation des combattants, le bourrage de crâne idéologique, mais aussi la vie quotidienne des femmes : « Parachuter des Anglaises ayant grandi dans un environnement libéral au cœur d'un système où elles sont considérées comme des citoyens de seconde zone, c'est l'aspect que je trouvais le plus intéressant. Shakira, la femme médecin désireuse de travailler à l'hôpital de Raqqa, incarne ce paradoxe : intellectuellement, elle accepte d'entrer dans une organisation où les femmes sont mises à l'écart, mais viscéralement, cela la révolte. »

“Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant.”
 
La série ne détaille ni le passé des protagonistes, ni les raisons de leur endoctrinement. Mais au fil des épisodes se dessinent des motivations diverses. Ainsi découvre-t-on le sentiment d'exclusion dont souffre Ziyaad, venu accompagner son copain Jalal en Syrie : « Lorsqu'il parle de son foyer, il dit qu'il ne retournera jamais dans ce taudis », explique Ryan McKen, qui l'incarne. Il n'a jamais trouvé sa place en Angleterre, s'y est senti harcelé en tant que musulman. » Tout l'inverse de Jalal, qui, selon l'acteur Sam Otto, « partait avec toutes les chances dans la vie ». Etudiant prometteur, Jalal a suivi les traces de son frère, mort au combat, tout en venant d'un milieu éclairé « qui ne prédisposait pas à l'extrémisme ».


C'est également le cas d'Ushna, jeune fille radicalisée en ligne. « Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant », explique son interprète, Shavani Cameron, qui, pour caractériser le personnage, s'est inspirée de l'histoire de trois adolescentes du quartier londonien de Bethnal Green parties pour la Syrie en 2016. « Ushna a des points communs avec elles : une scolarité sans problème, une famille solide. La grande question est donc : pourquoi est-elle partie ? Il me semble qu'elle voyait la vie au sein de l'Etat islamique comme une sorte de conte de fées. Le film montre à quel point elle est ignorante, à l'image des jeunes filles endoctrinées sur les réseaux sociaux qui écrivent des tweets très immatures, avec des cœurs partout... »


“Plus la connaissance du Coran est poussée, ancrée, moins les gens sont disposés à se radicaliser.”
 
Avec The State, le réalisateur qui, depuis vingt ans, empoigne des thématiques de société (la guerre en Bosnie dans Warriors, le conflit israélo-palestinien dans Le Serment) agit en défricheur, désireux de privilégier le débat. « Je savais que ce serait compliqué, s'amuse-t-il. C'est plus facile de faire un épisode de Game of thrones !
»
 
Ces encombrantes épouses de djihadistes étrangers emprisonnées en Irak Plus de 1300 femmes et enfants, dont six Français, sont actuellement détenus par les autorités irakiennes après la déroute de l'État islamique. Leur sort est source de négociations.
 
Enfants jihadistes : Comment l'État islamique prépare "la relève" ?

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ÉTAT ISLAMIQUE - L'EI vient de diffuser une vidéo de propagande mettant en scène un camp d'entraînement jihadiste pour enfants : "les lionceaux du califat" dans la région de Ninive en Irak. Quels sont les messages qui se cachent derrière cette vidéo ? Explications avec notre journaliste Wassim Nasr.
 
Les enfants de DAECH - DOCUMENTAIRE

n Depuis l'instauration du califat islamique en Irak et en Syrie, Daech mène une politique d'embrigadement des enfants, appelés à former une nouvelle génération de djihadistes. Même en dehors des terrains de guerre, Daech pousse des enfants au meurtre.
 
Les enfants de Daech Documentaire

(1) Citons par exemple Ashbal : les lionceaux du califat, de Thomas Dandois et François-Xavier Trégan, diffusé en juin 2017 sur Arte, et le reportage réalisé par Sofia Amara pour Envoyé spécial, en mai 2017.


Réalisé par Dorothée LépineSeamus Halley
Fiche programme

Cette Anglaise considérée comme une recruteuse de l'État islamique avait annoncé des attaques terroristes à Londres l'an dernier. Son fils de 12 ans pourrait avoir été tué avec elle. En 2013, Sally Jones quitte l'Angleterre - avec son fils - pour la Syrie afin de rejoindre l'Anglais Junaid Hussain, à la tête du «CyberCalifat». Il sera tué dans un raid de la coalition internationale en 2015, ce qui vaudra à Jones le surnom de «White widow», «veuve blanche». En Syrie, le couple est accusé d'avoir radicalisé de nombreux Britanniques afin de commanditer un attentat en Angleterre depuis la Syrie.

 n La djihadiste britannique Sally Jones serait morte dans un raid en Syrie

The State -1- (TV Mini-Series 2017)
 
 

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Tueries de Toulouse et Montauban : « l'Oslo » de la France - Rue89  Les crimes de Toulouse, Montauban, et de nouveau Toulouse ce lundi matin, coïncidant avec la campagne électorale, risquent de générer emballements et récupérations de toutes sortes. Il y a suffisamment d'horreur dans ces drames pour tenter d'échapper à ces pièges qui sont tendus aux Français et à leurs représentants politiques. Le lien reste à établir avec certitude entre ces trois actes criminels, même si les enquêteurs le font prudemment ce lundi matin, sur la base des premiers éléments.
 
Un caractère « communautaire »
 
Il y a néanmoins un point commun à toutes les victimes de cette série noire de meurtres froids : elles ont toutes un caractère « communautaire ». Les tués sont d'origine maghrébine, ou antillais, musulmans ou juifs En direct - Fusillade devant un collège juif à Toulouse: Au moins 3 morts, 2 armes différentes utilisées

Le procureur a pris des réquisitions maximales, eux ont tenté de dissiper le souvenir omniprésent des attentats du 13 novembre: le tribunal correctionnel de Paris rend mercredi son jugement pour sept Strasbourgeois, poursuivis pour un séjour en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014. Une "extrême dangerosité": c'est ce qu'a décelé le procureur Nicolas Le Bris dans les prévenus de la filière dite "de Strasbourg", dont Karim Mohamed-Aggad. Son frère Foued, qui était du voyage en Syrie, a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan. 

Un reportage du Journal du Dimanche révèle aujourd'hui que l'administration pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne), où est incarcéré Salah Abdeslam depuis plus de deux mois et où il est censé être totalement isolé et surveillé 24 heures sur 24, s'est aperçue que ce dernier pouvait échanger, la nuit, avec d'autres détenus.

Réalisant l'incident, ses "voisins" ont aussitôt été transférés dans d'autres cellules

Une structure qui donne les moyens et les envie : La prison :C'est comme un grand dépotoire de la délinquance ou des jeunes désœuvrés pourront a la fois se constituer un carnet d'adresse professionnel. Un genre de Linkel du terrorisme , donc ils peuvent se mettre avec d'autre jeunes qui n'ont pas les mêmes compétences Un jeune spécialisé sur le traffic de stupéfiant pourra rencontrer un spécialisé dans le cars jakkong qui pourra lui permettre de lui fournir une voiture volée . Il y a une vraie mutualisation des compétences et en parallèle ces jeunes pourront rencontrer un futur employeurs " Terroriste). terroriste certes, mais employeur. Nous on pensait ! Mon dieu, protégez nous des terroristes, enfermez les en prison. Au final, on devrait dire l'inverse : Mon dieu, protégez nous des terroristes, faites les sortir de prisons. "

 Canada: condamné pour avoir tenté de rejoindre l'EI Ismaël Habib, 29 ans, était devenu en juin le premier adulte au Canada déclaré coupable à l'issue d'un procès pour un chef d'inculpation prévu par la loi antiterroriste votée sous le précédent gouvernement conservateur. "Son adhésion à l'idéologie de l'EI est totale", a noté le juge Serge Delisle avant de prononcer la sentence. "Il était prêt à tout faire pour l'Etat Islamique, même mourir". une motivation personnelle" de sa part pour aller en Syrie, celle "d'aller rejoindre sa femme et ses enfants". 

La loi antiterroriste canadienne adoptée par le précédent gouvernement conservateur permet de porter des accusations contre toute personne soupçonnée d'"une participation à une activité d'un groupe terroriste", selon le code pénal.

Cela vise également les cas où un individu "quitte ou tente de quitter le Canada".

Un combattant américain de Daech capturé L'association américaine de défense des libertés ACLU a appelé vendredi les autorités à dévoiler des renseignements sur l'arrestation d'un combattant américain de l'organisation Etat Islamique (EI), et a également exprimé son souhait de le voir jugé par des tribunaux civils.

Dans une lettre adressée au secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, Anthony Romero, le directeur de l'ACLU, demande que cet Américain, qui semble être détenu en Irak, ne soit pas catégorisé comme un "combattant ennemi".

L'administration Bush avait créé ce statut après le 11-Septembre pour pouvoir emprisonner les suspects accusés de terrorisme et arrêtés à l'étranger, sans s'embarrasser des protections conférées par la loi américaine.

 Cette affaire permettra notamment d'observer la position de l'administration de Donald Trump sur les droits des détenus suspectés de terrorisme.

Bien qu'aucune politique n'ait été officiellement mise en place, l'administration a semblé être plutôt favorable à l'idée d'enfermer de nouveaux suspects dans la prison de Guantanamo, que Barack Obama voulait fermer, dans le cadre de sa lutte contre les groupes jihadistes.

Mais selon Anthony Romero, aucune base juridique ne justifie l'envoi de ce citoyen américain à Guantanamo, où étaient enfermés dans le passé les prisonniers non-américains capturés lors de la lutte des Etats-Unis contre les talibans et Al-Qaïda.

The State -2- , The State -3- , The State -4  (TV Mini-Series 2017)

  THE STATE (El Estado Islámico) Cap II FULLHD (NATGEO)

Flores Magon · 

 

09/07/2017

Is it over for ISIL?

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As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains Analysts say the end of the self-proclaimed caliphate's territorial rule 'does not mean the end of ISIL'.

The battle against ISIL is currently centred in the group's last urban stronghold, Mosul [File: Reuters]

 

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

Trois ans après l'offensive-éclair qui avait permis aux djihadistes de s'emparer d'un tiers de l'Irak et de près de la moitié de la Syrie, leur territoire se réduit comme peau de chagrin.

Outre Hawija, les djihadistes contrôlent encore trois localités dans la province d'Al-Anbar, dans l'ouest du pays: Anna, Rawa et surtout Al-Qaïm, tout près de la frontière syrienne.

Un officier supérieur irakien dans la région a indiqué à l'AFP que les forces irakiennes s'étaient emparés hier de la ville d'Anna et poursuivaient leur offensive.

n L’Etat islamique acculé à Rakka et Mossoul titrait le Monde, Le crépuscule de l' Etat islamique (EI) a à Mossoul mettait en avant de son coté le Figaro.  L’émergence de l’EI, sous l’égide de son « calife » autoproclamé, Abou Bakr Al-Baghdadi, a marqué un tournant dans l’histoire du djihadisme. Le groupe a voulu contrôler un territoire et établir un Etat, le gérer, et accaparer les richesses qui en découlaient. Ce processus, qui a duré trois ans, s’achève à Mossoul au milieu des cendres et des ruines.

  Is Trump committing war crimes in Iraq and Syria? by Hamid Dabashi Source: Al Jazeera and news agencies 

Le 10 juillet 2017, un soldat des forces irakiennes célèbre l’annonce de la reprise de Mossoul par le gouvernement.  PHOTO FADEL SENNA/AFP

Dimanche 9 juillet, le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, s’est rendu à Mossoul pour annoncer que la ville était “libérée” du joug de l’État islamique. Mais cela ne signifie pas la fin de l’organisation terroriste, avertit cet éditorialiste libanais.

» Le crépuscule de l'État islamique à Mossoul

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Daech recule. L’armée irakienne a repris la semaine dernière le site en ruine de la mosquée Al Nouri à Mossoul, où avait été proclamé le califat a échoué, estiment les experts. / AFP PHOTO / FADEL SENNA - FADEL SENNA/AFPSelon Les Echos - Sponsorisé ·" L’EI a vu ses revenus divisés par 5 en quelques mois et est en passe de perdre ses capitales syrienne et irakienne" dans le post intitulé " Pour quoi l’Etat islamique au bord de l’effondrement militaire et financier "En savoir plus LESECHOS.FR

 

Watch Inside Story: Is the threat from ISIL over?

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A map showing damaged and destroyed areas of Raqqa released by the REACH initiative on July 11 [REACH 2017)

 n Malgré la présence en leur sein d’un noyau dur de combattants aguerris par plus de trois années de lutte contre les djihadistes, et en dépit du degré d’organisation de l’ensemble de leur appareil militaire, les FDS n’auraient pas été en mesure de faire reculer l’EI des centres urbains du nord syrien sans le soutien constant des frappes aériennes de la coalition. A l’été 2016, la ville de Manbij, proche de la frontière avec la Turquie, a également été reprise aux djihadistes au prix d’un lourd bilan pour les populations civiles

Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a beau célébrer la “victoire” contre l’État islamique et la “libération” de la ville, la réalité apparaît nettement plus nuancée. Mossoul est en grande partie détruite. Sa population a vécu de multiples traumatismes : trois ans d’occupation djihadiste, puis les bombardements de la coalition internationale, le déplacement de presque 1 million de civils dans des conditions souvent déplorables, sans oublier les exactions commises à leur encontre par les forces loyalistes et miliciennes.

 Baghdadi est vivant selon un chef du renseignement kurde

Le chef des services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien est pratiquement sûr qu'Abou Bakr al Baghdadi, "calife" autoproclamé de l'Etat islamique, est encore en vie et qu'il se trouve au sud de Rakka, en Syrie.

» Lire aussi - Selon l'OSDH, le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, serait mort

Le mouvement djihadiste, qui vient de perdre Mossoul, dans le nord de l'Irak, après trois ans d'occupation et tente de résister à Rakka, est selon lui en train de changer de stratégie pour se muer en une sorte d'"Al Qaïda sous stéroïdes". Son éradication prendra encore trois ou quatre ans, a-t-il prédit.

 

MIDDLE EAST Turkish and Kurdish forces clash in northern Syria, tensions rise Mounting tensions between Kurdish and Turkish troops in northern Syria have threatened to open a new front in the country’s complex war.

La guerre contre l’EI continue 

En Iran, ces jeunes qui rêvent de faire la guerre en Syrie Des militants liés aux organes de sécurité et de propagande tentent de s’enrôler, mais les places sont convoitées. Louis Imbert (Téhéran, envoyé spécial)  Demande immense » « La guerre en Syrie accélère une division entre les civils et les proches des forces de sécurité : les Gardiens, les bassidjis, les policiers, qui sont de plus en plus idéologisés, relève Said Golkar
Editorial. Malgré la reprise de Mossoul par les forces armées irakiennes, l’organisation Etat islamique reste en mesure de déstabiliser les pays de la région.LE MONDE |

Mais la perte de cet ancrage territorial ne signifie pas la disparition du groupe djihadiste, qui contrôle toujours une vaste bande territoriale le long de la vallée de l’Euphrate, à cheval entre l’Irak et la Syrie, et qui, en muant d’une forme de proto-Etat à une guérilla ou à un réseau terroriste, reste en mesure de déstabiliser les pays de la région et au-delà. La dispersion de plusieurs dizaines, voire de centaines de ses combattants étrangers, jusqu’ici occupés quasi exclusivement à la défense de son territoire, pose plus que jamais la question de leur retour dans leurs pays d’origine et le danger qu’ils y font peser.

UE - Dans tout le monde développé, l'État islamique se restructure sous la forme d'un réseau social cherchant à radicaliser et enrégimenter la jeunesse.

 

L’Etat islamique restera en embuscade

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Madjid Zerrouky, il fait peu de doute que l’EI poursuivra ses efforts visant à saper les fondements d’Etats défaillants, et à approfondir les crises et fractures sociales dans les pays musulmans.« Dawlati baqiya » (« Mon Etat restera »).

A défaut de disparaître, c’est le « califat » qui, aujourd’hui, s’effondre. La reprise de Mossoul acte l’impasse d’une entreprise djihadiste inédite, la tentative d’administrer de vastes territoires. Cette tentative était vouée à l’échec, l’EI s’est bâti sur une dualité intenable : construire un Etat tout en menant une guerre totale au reste du monde. Mais au cours de ses trois dernières années d’existence, le califat d’Al-Baghdadi a paradoxalement assumé cette dualité, en anticipant et préparant sa défaite.

1 500 attaques dans 16 villes d’Irak et de Syrie

 Syrie: 58 combattants du régime tués par l'EI  dans des attaques surprise du groupe Etat islamique contre des barrages dans une zone désertique, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L’enregistrement a été identifié par SITE Intel Group, spécialisé dans la surveillance des sites Internet islamistes

IS Leader Abu Bakr al-Baghdadi Rallies Fighters in Audio, Calls to Attack Media Centers and HQs of "Ideological War" http://tinyurl.com/y93olaft  

» Lire aussi - Diminué en hommes, Daech reste menaçant  , Irak: assaut lancé pour prendre Hawija à l'EI

Ces attaques ont été menées le jour de la diffusion par l'EI d'un enregistrement audio attribué à son chef, EI) Abou Bakr al-Baghdadi, dans lequel il a appelé ses combattants, en déroute aussi en Irak, à "résister" et à multiplier les attaques contre leurs ennemis. Abou Bakr al-Baghdadi avait appelé hier les combattants de l'EI à "faire preuve de patience et résister face aux infidèles", en référence aux nombreux pays qui le combattent en Irak et en Syrie.

En Irak, la métamorphose de Daech

 - Privé de territoire, l'État islamique se lance dans une campagne d'attentats. Un retour aux années de sang de Zarqaoui.

«Nous entrons dans une nouvelle phase où Daech va se venger de ses pertes en intensifiant ses attaques kamikazes, ses assassinats ciblés et ses enlèvements»

Hisham al-Hashimi, spécialiste de la mouvance terroriste à Bagdad

A lire aussi ISIL posts 'Baghdadi audio' issuing 'resistance' call

«La stratégie que le groupe adopte désormais est celle de l’émirat des talibans après leur défaite en 2001», ajoute-t-il : «passer d’une organisation contrôlant un territoire à un groupe capable d’organiser d’importantes opérations terroristes. Il a pour cela sa grande expertise militaire et sécuritaire et ses importantes capacités financières».

- Pas facile à débusquer

Al-Bagdhadi et les chefs de l’EI «tentent de survivre pour préparer leur retour», confie-t-il à l’AFP. «Ils suivent leur manuel des années 2009-2012 en Irak, au cours desquelles l’organisation qui les avait précédés, l’État islamique en Irak, avait été défaite sur le plan tactique par l’alliance de tribus sunnites et de l’armée américaine mais était parvenue à survivre stratégiquement», jusqu’à se transformer en EI après un changement de chefs et de nom.

Ces confins désertiques ( la vallée de l’Euphrate près des frontières syrienne, irakienne et jordanienne, ) traversés par le grand fleuve, peuplés de tribus sunnites rétives aux pouvoirs centraux, sont son dernier bastion et son dernier espoir de reconstituer, dans la clandestinité, un mouvement de guérilla pour les années à venir.

«La stratégie que le groupe adopte désormais est celle de l’émirat des talibans après leur défaite en 2001», ajoute-t-il : «passer d’une organisation contrôlant un territoire à un groupe capable d’organiser d’importantes opérations terroristes. Il a pour cela sa grande expertise militaire et sécuritaire et ses importantes capacités financières».

La région dans laquelle il se cache est peuplée de tribus sunnites souvent converties de longue date au salafisme, sous l’influence d’imams wahhabites formés en Arabie Saoudite, qui ont accueilli les combattants de l’EI en libérateurs, face à des pouvoirs, à Damas ou à Bagdad, considérés comme hostiles.

Rompu à la clandestinité, méfiant à l’extrême, entouré d’hommes de confiance issus de son clan ou qu’il connait de longue date, «le fantôme» ne sera pas facile à débusquer. La contrebande entre des frontières que rien ne matérialise dans le désert y est une tradition millénaire, comme une féroce résistance à l’autorité de quiconque en dehors des chefs tribaux. C’est dans cette région, juste après l’invasion américaine de 2003, qu’Al Qaïda en Irak avait installé ses principaux camps et centres d’entraînement.

Sentiment d’humiliation

L’EI militairement aux abois, il reste à le défaire idéologiquement. Une bataille qui ne peut être menée sans une réelle reconstruction de ces pays et une participation politique de populations marginalisées depuis des années par les pouvoirs en place. En Irak, la montée en puissance de l’EI, né sur les cendres d’Al-Qaida, qu’on avait déclaré défaite dans les années 2000, est le fruit de la marginalisation des populations sunnites ; des populations étouffées et réprimées par un gouvernement central, revanchard, dominé par la majorité chiite.

En Syrie, l’implosion du pays et la guerre totale menée par Bachar Al-Assad et ses alliés contre les régions insurgées avait là aussi ouvert un boulevard aux radicaux, EI en tête, après deux ans de révolte populaire. La présence massive de forces iraniennes et de milices chiites soutenues par Téhéran dans ces deux pays alimente un clivage chiites-sunnites et ne peut qu’attiser un sentiment d’humiliation dans ces régions.

Lire aussi :   A Mossoul, les luttes de pouvoir et d’influence ont commencé

Si le terrain sur lequel a prospéré l’EI reste inchangé, le terreau sur lequel prospère le radicalisme islamiste au prétexte de la défense des sunnites laisse planer le risque, à terme, d’une « renaissance » djihadiste dans des régions plus « pacifiées » que libérées. Contre le djihadisme, la solution ne peut venir d’un régime qui se voudrait centralisé et dominateur. L’Etat irakien doit désormais assurer aux populations arabes sunnites une pleine citoyenneté.
the Middle East are the real obstacles facing the region.  

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Frédéric Pichon est géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse de doctorat sur la Syrie, il est l'auteur deSyrie, une guerre pour rien (éd. du Cerf, 2017)


FIGAROVOX.- Mossoul, la «capitale» de l'État islamique, a été reprise à l'EI par les forces irakiennes soutenues par la coalition internationale. En Syrie, Raqqa est en passe d'être reprise par les Kurdes. Est-ce la fin de l'État islamique?

Frédéric PICHON.- L'année 2017 sera celle de la fin de l'État Islamique. Né en Irak, il mourra en Irak... et renaîtra en Irak. Mais tandis que les efforts militaires se concentrent sur son cœur mésopotamien, la recomposition de la région qui est en cours annonce des années de soubresauts violents.

Une chose est sûre: la question syrienne, le nationalisme kurde, le bourbier irakien et l'influence de l'Iran sont là pour des décennies. On se souvient que Mossoul fut prise en moins de quatre jours durant le mois de juin 2014 par une organisation qui disposait de nombreux soutiens au sein même de la ville. L'armée irakienne, peu aguerrie et surtout prisonnière des choix politiques désastreux du gouvernement al Maliki, apparaît comme une armée d'occupation face à des sunnites, qui depuis 2003, furent non seulement les grands perdants des décisions américaines mais aussi les victimes du sectarisme des nouveaux dirigeants irakiens, désireux de se venger de près de soixante-dix ans d'humiliations et de massacres à l'encontre de la majorité chiite.

Même les forces sunnites-baptisées Sahwa- au nombre de 90000 combattants, qui avaient été associées dès 2006 par les Américains à la lutte contre les djihadistes, furent neutralisées par le gouvernement central chiite qui n'a jamais eu confiance en leur loyauté. Il faut bien comprendre que les tribus sunnites ont gravité durant toutes ces années par opportunisme entre Al Qaida, l'État Islamique et le gouvernement central au gré de leurs intérêts à court terme, en particulier financiers.

À Mossoul, l'État Islamique n'a pas eu besoin d'instaurer une dictature obscurantiste comme on se plaît par sensationnalisme à l'imaginer depuis l'Occident, à grand renfort d'informations spectaculaires. Certes, les exécutions publiques furent légion, la police de la charia existait bien, mais le véritable ordre était assuré par la notabilité préexistante des clans sunnites, à condition de se conformer a minima aux règles austères de Daech. Je ne dis pas que les populations y trouvaient entièrement leur compte mais au moins la relative probité de ceux qui étaient chargés de faire régner cet ordre tranche furieusement avec la situation précédente de corruption généralisée.

Bien entendu, pour cela, encore faut-il être sunnite: l'exode forcé des chrétiens de Mossoul et des autres minorités fut la résultante tragique de cette prise de contrôle de Mossoul. On peut ainsi invoquer l'injustice faite aux «sunnites» dans leur globalité, en expliquant que l'État Islamique est venu leur redonner leur dignité. Mais ce discours simplifie à outrance les alternatives dont disposerait la minorité sunnite d'Irak. Certes la volatilité de la loyauté des clans sunnites, leur situation qu'il faut considérer à l'aune de la longue histoire, où ils se comportèrent souvent en bourreaux à l'égard de leurs maîtres d'aujourd'hui, ne méritent pas la marginalisation dont ils font l'objet. Mais ces facteurs ne peuvent être négligés à l'heure où la compassion victimaire les fait passer de façon binaire comme des opprimés.

Ce qui est sûr c'est que les retours de balanciers tragiques sont le fruit de l'histoire et de la complexité d'une région où les États n'ont toujours été considérés que comme des structures oppressives, la longue expérience ottomane ayant laissé des traces. Mais imaginer reconstruire un État irakien sur des bases légitimes et représentatives relève de la gageure. Ce qu'il faut à l'Irak, c'est peut-être déjà un État tout court, qui assure ses missions régaliennes a minima. Le problème de l'État Islamique en Irak est qu'il est en quelque sorte chez lui et que sa présence est vue comme légitime par nombre d'Arabes sunnites. Il renaîtra sous une forme ou une autre à n'en pas douter.

Que va changer la mort d'Al-Baghdadi, le chef de l'EI?

Rien ou presque. D'abord cela sera vu comme un honneur et un appel à le remplacer ou du moins à continuer le combat y compris sur un mode encore plus apocalyptique. L'État islamique est né dans un moment eschatologique pour ses partisans, il disparaîtra (provisoirement) de manière apocalyptique.

Ensuite, un chef se remplace. Ni la mort de Zarqaoui, ni celle de Ben Laden n'ont entraîné la disparition de leurs organisations respectives (EIIL/ Al Qaida). Mais je voudrais insister sur une dimension que nous avons du mal à prendre en compte en Occident. S'il y eut bien un calife (turc) jusqu'en 1924, en réalité la fonction avait été largement vidée de son sens dès le Moyen-Âge, sous l'action des différences culturelles et linguistiques présentes au sein du monde musulman. Du coup, la proclamation d'Al Baghdadi comme Calife nous est apparue comme désuète, mais constitua en fait une formidable bouffée d'utopie, d'autant que les terres convoitées par ce proto-État ont une résonance eschatologique dans les textes de l'Islam, Coran et Hadiths inclus.

Cette dimension a un effet d'entraînement sur les populations musulmanes sunnites locales mais aussi pour cette jeunesse française qui ne se reconnaît pas dans le modèle culturel français: pour ces derniers, le djihad est aussi le moyen d'une forme de «régénération» par les lieux. La géographie joue ici un rôle majeur: il n'est que de consulter la littérature jihadiste pour constater combien notamment les références au «Shâm», à l' «Irak» sont prépondérantes: elles furent celles précisément des premiers déchirements de l'Islam (Hussein, fils d'Ali fut vaincu et tué à Kerbala en Irak) et seront celles du combat final contre Shaytan à la fin des temps (Damas ou Shâm).

L'attractivité de l'État Islamique s'appuie sur un triptyque récurrent: régénération, émotion, renonciation. Régénération par le retour sur des terres historiques et apocalyptiques, émotion religieuse et effusions entre ces jeunes hommes qui reconstituent une Oumma concrète et enfin renonciation au style de vie occidental, souvent jugé corrompu et permissif. Les jeunes djihadistes, qui se sentent en opposition avec la société, avec leur famille, marquent leur différence en s'engageant dans un mouvement religieux extrême, critiqué et rejeté par la grande majorité des gens, très médiatisé et très spectaculaire qui les arrache de façon radicale et extrêmement contraignante à leur milieu et à leur mode de vie.

De ce point de vue, ils participent sans le savoir de la mondialisation de l'offre religieuse, horizontale, sans magistère, nomade et déculturée, épousant ainsi les formes de la globalisation de l'information permise par les réseaux sociaux et que l'on retrouve, toutes choses égales d'ailleurs, dans le mouvement évangélique né aux États-Unis et le phénomène des «born again christians». Le succès de ce néo-fondamentalisme réside dans le fait que ce dernier fait l'apologie paradoxale de la déculturation qui permet de penser une «pure «religion indépendamment de toutes ses variations et influences culturelles.

La disparition ou l'affaiblissement de l'État islamique dans cette région du globe signifierait-elle la fin provisoire du terrorisme islamiste? Où et sous quelle forme pourrait-on le voir revenir?

n Trois Marocains expulsés pour liens avec « la mouvance islamiste radicale » Deux d’entre eux sont les frères d’un détenu qui avait violemment agressé deux surveillants dans une unité de prévention de la radicalisation de la maison d’arrêt d’Osny. Depuis le début de l’Etat d’urgence en novembre 2015, 51 arrêtés ministériels d’expulsion ont été exécutés, selon le ministère de l’intérieur.

Le problème se pose de la même façon pour les voisins de la Syrie et même l'Europe. La priorité est à l'éradication de l'État Islamique certes, alors que se profilent des batailles sanglantes dans la vallée de l'Euphrate. Mais que faire de tous ces combattants étrangers? Les pays émetteurs comme la France, la Tunisie ou l'Arabie Saoudite devront alors s'attendre à une vague de retour qu'il sera extrêmement difficile de contrôler.

Plus sûrement, l'essaim des djihadistes se déplacera sur un autre sanctuaire, probablement africain dont la Libye et le Sinaï et l'Asie  offrent déjà les garanties en termes d'impunité et de réseaux. Au niveau local, pour certains combattants et les civils qui soutiennent la politique de l'État Islamique, il faudra en passer par une politique de main tendue, avec attributions de places politiques ou économiques en échange de leur inclusion dans le nouveau système. Une fois de plus, le clientélisme vient en renfort du politique. Tout cela aura un coût financier évidemment et politique assurément.

Mais le problème est aussi géopolitique: comment penser que le salafisme wahhabite, qui a connu un déploiement conceptuel massif grâce à l'argent des pétrodollars et la constitution d'un réseau mondial de relais sous-forme d'ONG, d'écoles et de mosquées, présentes en Afrique, dans les Balkans, en Asie et en Europe pourra cesser d'influencer l'islam global sans une remise en cause théologique et politique de la part de ces mêmes États qui l'ont instrumentalisé et qui commencent à en subir les effets «Frankenstein»? C'est en premier lieu vers l'Arabie Saoudite que se portent les regards critiques. Mais la Turquie elle-même devra être confrontée au même questionnement étant donné son rôle actif dans l'instrumentalisation du salafisme en Syrie face au nationalisme kurde.

Donald Trump est reçu en France cette semaine par Emmanuel Macron. Peut-on s'attendre à ce que ce sujet soit au cœur de leurs discussions?

En tous les cas, Emmanuel Macron a préparé le terrain, avec ses déclarations sur la Syrie et le rôle de la Russie: maintien à moyen terme d'Assad, spectre d'un État failli, coopération avec la Russie sur le dossier terroriste. Il a d'ailleurs semé le trouble parmi certains de ses soutiens qui se sont sentis visés par sa pique sur le «néoconservatisme». En s'exprimant de la sorte, c'est vraisemblablement la ligne d'Hubert Védrine qui a été privilégiée. Le choix des priorités, la crainte d'un énième État failli dans la région auraient dû être privilégiées dès le début. Pour autant, je ne crois pas qu'il y aura d'alignement sur Moscou. Traiter correctement la Russie, c'est s'assurer de pouvoir aussi négocier durement avec elle. Cela s'appelle de la diplomatie et il est utile de parler de Realpolitik.

 

» Nicolas Baverez : «L'État islamique n'est pas mort, il mute»  n  READ MORE: As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains

L’EI en a pourtant fait sa signature, sonore ou écrite. Il remonte à l’EII, l’Etat islamique d’Irak d’avant les années 2010, dirigé alors par Abou Omar Al-Baghdadi, le prédécesseur de l’actuel Baghdadi. Il opposait la résilience du groupe à la campagne anti-insurrectionnelle américaine qui, s’appuyant sur des milices sunnites, l’avait alors mis à terre : l’Etat islamique ne disparaîtrait pas, quel que soit le revers qu’il subirait.

Lire aussi :   L’Etat islamique restera en embuscade

A défaut de disparaître, c’est le « califat » qui, aujourd’hui, s’effondre. La reprise de Mossoul acte l’impasse d’une entreprise djihadiste inédite, la tentative d’administrer de vastes territoires. Cette tentative était vouée à l’échec, l’EI s’est bâti sur une dualité intenable : construire un Etat tout en menant une guerre totale au reste du monde. Mais au cours de ses trois dernières années d’existence, le califat d’Al-Baghdadi a paradoxalement assumé cette dualité, en anticipant et préparant sa défaite.

  Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan, 
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 

 

A lire sur ce blog & les sites du Groupe Les djihadistes gagnants à un contre cent dans le SinaïComment les Etats-Unis viennent de sauver Daech d’une défaite annoncée en SyrieLes dangers pour l’Europe de la bataille de Mossoul

Les guerres cachées contre Daech, 10/02/2017-Les guerres cachées contre Daech, FOCUS : "Al-Qaida profite du recul de Daech"

22/11/2015

le tourbillon jihadiste :

n

 On ne peut pas combattre le djihad par des bombardements, la logique sécuritaire ou l'emballement médiatique car c'est une idéologie ayant les moyens d'agir ( contexte financier et géopolitique favorable). C'est par la lutte intellectuelle  que cela doit se faire.

 

Les 12 preuves de l’inexistence de Dieu

si je peux stopper une personne en train de commettre un viol sur un enfant , je le fait. c'est la différence entre moi et votre dieu."
Tracie Harris

l'EIIL à la conquête de l'Irak

Pays : Irak , Syrie, Moyen Orient

Tags : djihadistes, EIIL

Leur drapeau est noir et ils veulent un État ultra-islamique au Proche Orient comprenant des régions d'Irak, de Syrie et du Liban, dénué de toute influence occidentale : le groupe terroriste EIIL (État islamique en Irak et au Levant) sème la terreur en Irak. Ces derniers jours, l'EIIL s’est emparé de plusieurs de régions irakiennes. Les Djihadistes ont conquis la ville pétrolière de Mossoul, ainsi que Tikrit, la capitale de la province de Salah ad-Din. L'EIIL se dirige désormais vers de Bagdad. L’armée irakienne n’était pas préparée à cette offensive. Déjà instable, l’Irak plonge chaque jour un peu plus le chaos. 

Islamic State claims Shia mosque destruction

 

Images posted on social-media sites appear to show religious centres in Iraq's Nineveh province being demolished. The images show Shia religious centres being attacked using bulldozers and explosives in the cities of Mosul and Tal Afar, in the northern province of Nineveh.

 

Les combattants de l'EIIL, qui prônent une interprétation extrémiste des préceptes de l'islam, considèrent les chiites, la confession de la majorité des Irakiens, comme des hérétiques : Ces deux husseiniyyas (lieu de culte chiite) de la ville de Sharikhan, au nord de Mossoul, ville tombée aux mains des insurgés, ont été bombardés tôt ce matin. .Par Lefigaro.fr avec AFP

 

 

 

 

Middle East Téhéran a récemment renforcé la sécurité dans les zones frontalières de l'Irak, où des des insurgés sunnites menés par les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ont lancé le 9 juin une offensive fulgurante, et l'armée de Terre a été placée en "état d'alerte" à la frontière, selon le général Ali Arasteh, cité par l'agence Isna. L’Iran reconnaît la mort de trois militaires en Irak Post de blog : Alors que les djihadistes sunnites de l'Etat islamique continuent d'attiser les inquiétudes des chiites en Irak, l'époque où Téhéran niait sans relâche l'envoi de militaires chez son voisin semble aujourd'hui révolue.

 

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"Le martyr Kamal Shirkhani", peut-on lire sur l'affiche publiée sur le site Rooykard.

Selon le siteRooykard, Kamal Shirkhani faisait partie "des groupes  volontaires chiites" et il a été tué par les djihadistes de Da'ech. Dirigés par le gouverneur de Bagdad, Ali al-Tamimi, leur nombre est estimé à "environ mille" et ils sont entrés dans la ville de Samarra le 1er juillet pour "protéger les lieux saints".

Le 15 juin, des sites iraniens avaient couvert abondamment l'enterrement du premier "martyr" iranien tué en Irak, un gardien de la révolution nommé Alireza Mochadjari. 

 Le chef de l'Etat islamique ordonne aux musulmans de lui « obéir » lemonde.fr Abou Bakr Al-Baghdadi, désigné par son groupe « calife », est apparu samedi pour la première fois dans une vidéo postée sur des sites jihadistes. 

 

 le rétablissement dimanche 29 juin du califat, le régime politique islamique disparu il y a près d'un siècle, dans certaines régions qu'il a conquises en Irak et en Syrie.

 

Tout vêtu de noir, turban sur la tête, il prêche pendant une vingtaine de minutes, appelant tous les musulmans à lui "obéir Et d'ajouter : "Je suis le Wali [leader] désigné pour vous diriger, mais je ne suis pas meilleur que vous ; si vous pensez que j'ai raison, aidez-moi, et si vous pensez que j'ai tort, conseillez-moi et mettez-moi sur le droit chemin." 

Des paroles que les utilisateurs du réseau social Twitter ont pris au pied de la lettre. Avec humour, ironie ou colère, les commentaires ont immédiatement fusé sur la montre arborée par le calife, supposée de luxe. Selon le site du quotidien britannique The Telegraph, le modèle ressemble fortement à une Rolex, à une Omega ou à une Sekonda et pourrait valoir environ 3 500 livres (4 400 euros). 

Les internautes s'étonnent de ce signe de richesse, alors que le calife est censé être "humble et pieux", ce qui décrédibilise selon eux son statut. Certains n'hésitent pas à parler de "faux pas", voire de "vol". cf Le « calife » de l’Etat islamique critiqué pour sa montre 2723

Tout le Moyen-Orient aspiré par le tourbillon jihadiste :

Marc SEMO 24 juin 2014 à 20:06 (Mis à jour : 25 juin 2014 à 15:20)

La carte du peuplement sunnite, kurde et chiite au Moyen-Orient. (Ide)

DÉCRYPTAGE

 La carte du peuplement sunnite, kurde et chiite au Moyen-Orient.

 

La carte du peuplement sunnite, kurde et chiite au Moyen-Orient. (Ide)C’est toute la zone de l’Iran à la Méditerranée que peut faire sombrer l’offensive de l’Etat islamiste en Irak et au Levant. Et l’Occident assume son impuissance.

L’émergence de l’Etat islamique en Irak et au levant (EIIL), composante la plus radicale et violente de la coalition sunnite à l’offensive contre le pouvoir chiite de Bagdad représente un tournant pour le Moyen-Orient notamment par ses implications régionales.

Sur le même sujet

En quoi l’EIIL change-t-il la donne ?

 

Agissant aussi bien en Syrie qu’en Irak, ce groupe jihadiste annonce haut et fort sa volonté de balayer les frontières tracées en 1916 par le Britannique Mark Sykes et le Français François-Georges Picot qui ont dessiné les contours des actuels Etats arabes sur les décombres de l’Empire ottoman. «L’EIIL n’inscrit pas son combat dans une perspective nationale contre un pouvoir jugé illégitime. Il combat dans une optique confessionnelle et panislamiste avec comme priorité l’élimination des chiites en Irak comme en Syrie et, au-delà, au Moyen-Orient», souligne Myriam Benraad, chercheuse au Ceri et au European Council for foreign relations. Le groupe dirigé par Al-Bagdadi - qui se pose ouvertement en rival d’Al-Zawari, le successeur d’Oussama Ben Laden à la tête d’Al-Qaeda - est aujourd’hui considéré par les Occidentaux comme la principale menace. Mordant sur l’est de la Syrie et le nord-ouest de l’Irak ce «Sunnistan» destiné à devenir une base du jihad dans toute la région a aussi pour effet immédiat d’accélérer la désagrégation de l’Irak avec un sud chiite - y compris Bagdad (60% de la population) et un Kurdistan (18%) déjà de fait indépendant depuis 1991. Les Kurdes ont en outre maintenant le contrôle de la riche ville pétrolière et multiethnique de Kirkouk qu’ils revendiquent comme capitale. «L’Irak est en train de se désintégrer de toute manière et le gouvernement central ou fédéral a perdu le contrôle de tout», clame Massoud Barzani, président d’un gouvernement régional kurde toujours plus lié à la Turquie

La prison vivier de terrorisme : 

Le juge Trévidic. « La religion n'est pas le moteur du jihad »
© Le Télégramme Pire qu'avant ». Loi sur le renseignement ? « Un raté ». Alors qu'il quitte le pôle antiterroriste après 15 années (*), le juge MarcTrévidic dresse un inquiétant bilan sur les menaces, et les réponses qui leur sont apportées.
© Le Télégrammehttp

 Vous affirmez que le jihadisme est devenu « un phénomène de mode » ?
Oui. Ceux qui partent faire le jihad agissent ainsi à 90 % pour des motifs personnels : pour en découdre, pour l'aventure, pour se venger, parce qu'ils ne trouvent pas leur place dans la société... Et à 10 % seulement pour des convictions religieuses : l'islam radical. La religion n'est pas le moteur de ce mouvement et c'est ce qui en fait sa force. C'est pour cette même raison que placer la déradicalisation sous ce seul filtre ne pourra pas fonctionner.

[HD] Génération Djihad

Quelles sont les implications régionales ?

L’onde de choc commence à toucher le Liban et le président américain Barack Obama évoquait ouvertement dimanche «le débordement sur des pays alliés comme la Jordanie». Il y a aujourd’hui un risque bien réel d’un effondrement de tous les Etats arabes entre l’Iran et la Méditerranée. Dans ce chaos, seuls demeurent stables les puissances régionales comme l’Iran, l’Arabie Saoudite et la Turquie, ainsi qu’Israël même si l’Etat hébreu reste en dehors de la mêlée. La guerre chiites-sunnites qui ravage la Syrie et l’Irak implique toujours plus directement Téhéran et Riyad, respectivement première puissance chiite et référence d’un islam sunnite ultraconservateur. Pour Téhéran il est vital de conserver un Irak «ami» dominé par les chiites - mais pas nécessairement par l’actuel Premier ministre Nouri al-Maliki - car c’est le pivot central d’un «arc chiite»via Damas avec le régime de Bachar al-Assad et le Liban avec le Hezbollah. Riyad se retrouve dans une équation plus complexe. «L’EIIL et des groupes similaires ont bénéficié de puissants protecteurs financiers comme l’Arabie Saoudite ou d’autres monarchies du Golfe mécontentes du minimalisme de la doctrine Obama qui laisse le champ libre à l’Iran dans l’ensemble du Moyen-Orient», note Kendal Nezan, président de l’Institut kurde. Cette monarchie gérontocratique alliée des Etats-Unis est consciente du danger qui, à terme, la menace aussi.

Located 220km south of Amman, Maan was the epicentre of Jordan's "April Awakening" in 1989, when protests erupted over a raise in the price of commodities, and spread to the cities of Karak and Salt, among others. The protests then evolved to a demand for more basic freedoms in Jordan, and as a result, martial law was lifted in the Kingdom and parliament was re-instated after being suspended for eight years.

 

But since then, the city's residents - numbering about 100,000 people - say they have been marginalised from the government's developmental projects. The city has an unemployment rate of 19 percent, as opposed to the average of 12.1 percent nationwide. Maan also has the highest poverty rate, at 24.1 percent, compared to a national average of 13.1 percent, recorded in 2010.

 

To stem these tensions, critics say it is time for the Jordanian authorities to make serious improvements to the country's economic and social problems. "Jordan should address problems in Maan before it is too late," said Jordanian writer and political analyst Mohammad Swedan. ( After the latest round of violence, The National Center for Human Rights issued a statement.Further, after passing its amended controversial anti-terror law,)

 

"They often talk about developmental programmes over there, but it is either such programmes are not real, or they need to rethink how they are doing things."

Que peuvent les Occidentaux ?

Les Etats-Unis sont sur le départ et personne ne peut les remplacer. Et pour quoi faire ? L’invasion américaine de 2003 a eu pour principal effet d’offrir l’Irak à l’expansionnisme iranien. Une intervention strictement aérienne comme celle menée par l’Otan en 2011 contre Kadhafi a aussi laissé le chaos. La non-intervention en Syrie et le refus d’aider une rébellion d’abord démocrate a fait le lit des islamistes radicaux. Et le fait que Barack Obama se soit défaussé par rapport à la «ligne rouge» qu’il s’était lui-même fixé sur l’emploi des armes chimiques par le régime a encore un peu plus écorné sa crédibilité. Malgré les quelque 10 milliards d’euros investis par les Américains, l’armée irakienne reste inopérante comme l’a montré son effondrement à Mossoul. Ni les frappes de drones, ni même le déploiement d’une centaine d’hommes des forces spéciales ou de conseillers ne peuvent changer la donne. D’où l’insistance de Washington sur une solution politique et un partage du pouvoir avec les sunnites et les Kurdes. Une position qui est aussi celle de la France telle qu’elle a été rappelée jeudi après un conseil de défense à l’Elysée.

 

 

Djihad, Un Voyage Sans Retour [Doc Choc] - YouTubeBerurier Noir- Porcherie (Original) : 

 

 

A propos de la ennieme bourde de Le Pen consciente  : " à sa place je demanderai "égorgé à l'opinel" comme ça il resterait dans ses habitudes de tortionnaire!!et puis peine de mort pour des gars prets à mourir en kamikases ... trés dissuasive comme peine, quel con!!!"

 

C'est comme la déchéance de la nationalité alors que les djihadistes la rejettent en bloc, et son même fière de déchirer leur passeport pour rejoindre le Califat."

 Tel père, telle fille :
 
 

Quand je pense aux 40 % de crétins qui disent vouloir voter pour elle, je leur dis qu'c'est eux qui sont à mettre dans la fosse septique !Pour Marion Maréchal-Le Pen, les musulmans "ne peuvent avoir exactement le même rang" que les...Marion Maréchal-Le Pen estime, dans un entretien à Présent, revue d'extrème-droite catholique.LEJDD.FR|PAR VIVIEN VERGNAUD (AVEC AFP)

 

 Couvre-feu  : Couvre-feu film complet en francais 

 

Comme un être de déjà vu, cf Couvre-feu : Les lois d'urgences - L'indigné RévoltéPour préparer ses attaques, l'État islamique se réfère aux idées de l'auteur de l'«Appel à la résistance islamique mondiale». Il y incite des cellules clandestines indépendantes à agir en Europe pour susciter un climat de guerre civile.

 

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«L'ennemi est fort et puissant, nous sommes faibles et pauvres. La guerre sera longue.»

Abou Moussab al-Souri 

MEN !!!!

 

 
Les attaques de Paris ont concrétisé une crainte relayées depuis plusieurs mois par de nombreux responsables politiques européens, essentiellement populistes: celle d'infiltrations terroristes parmi les migrants qui affluent depuis cet été par la route des Balkans. Deux des trois kamikazes du Stade de France ont en effet été contrôlés à la frontière grecque début octobre


« Aujourd'hui, les gouvernements d'Europe sont sous la pression des partis populistes et de l'opinion publique. Cela conduit d'ailleurs a un changement de perception de ces migrants: Au début de l'été, ils étaient considérés comme des personnes en détresse à aider; Puis les dirigeants européens ont modifie peu à peu ce discours. Ils ont estimé qu'on ne pouvait pas tous les accueillir, et qu'ils devaient accepter la répartition qu'on leur proposait au lieu de vouloir systématiquement rejoindre l'Allemagne et la Suède. Enfin, depuis les attaques de Paris, le lien entre immigration est terrorisme est présent dans les esprits.
 
Non, revenir sur l'accord Schengen n'est pas la solution. Le rétablissement provisoire des contrôles aux frontières est prévu par le traité, c'est d'ailleurs ce qui s'est passé entre la Belgique et la France au lendemain des attentats de Paris. Au demeurant il semble que Salah Abdeslam ait été contrôlé de retour vers la Belgique et soit quand même passé. Par ailleurs, les terroristes en puissance ne reviennent pas tous de Syrie. Certains se sont radicalisés à l'intérieur même de nos frontières. Le problème est donc plus large que la question de l'accord Schengen. »
 
Qui sont les jihadistes français ?
Qui se radicalise, pourquoi et par quels processus ? En France apparaissent deux groupes aux ressorts distincts, l'un issu des banlieues et passé par la délinquance, l'autre venant des classes moyennes, le regard tourné vers la Syrie.


Extrait : " L'EI déclare en même temps la guerre aux démocraties occidentales avec une surenchère dans la politique du pire, qui vise à provoquer l'Occident en revendiquant ouvertement tout ce qui est susceptible de provoquer l'effroi des opinions publiques occidentales. Il s'agit de transcender les limites de son avancée territoriale en apparaissant comme l'avant-garde des musulmans face aux « croisés », ce qui facilite la fédération des groupes jihadistes-salafistes sous son drapeau. Atteintes aux droits des femmes, des minorités, des homosexuels, exécutions de masse, décapitations et crucifixions, retour à l'esclavage, c'est comme si les dirigeants de l'EI avaient consciencieusement listé tout ce qui était susceptible d'entraîner dans l'urgence l'Occident dans une guerre avant même qu'une solution politique n'ait pu être pensée pour accompagner la campagne militaire, limitée à des bombardements aériens" .




cf A lire 
Abou Moussab al-Souri, l'inspirateur des attentats de Paris


On peut donc penser que l'opération de l'Etat Islamiste ou Daesch a été un franc succès : 


Le «ventre mou» de l'Occident
Abou Moussab al-Souri, lui, se fait l'apôtre d'un djihad décentralisé, qu'il appelle «nizam la tanzim» (un système et non une organisation). Pour mieux se jouer desservices de renseignement, l'initiative revient à des «loups solitaires» ou descellules clandestines sans lien avec un centre de commandement.. Selon lui, les attentats répétés engendreront une réaction islamophobe qui poussera les musulmans résidant dans ses pays à rejoindre leurs rangs.
 
L'État islamique a, depuis, repris les idées d'al-Souri à son compte. «Les musulmans des pays occidentaux vont maintenant rapidement se retrouver face à un choix, soit ils s'apostasient et adoptent la religion mécréante propagée par Bush, Obama, Blair, Cameron, Sarkozy et Hollande pour vivre au milieu des mécréants, soit ils font leur hijra (exil, NDLR) jusqu'à l'État islamique et ainsi échappent à la persécution des gouvernements et citoyens croisés», pouvait-on lire en février dernier dans la revue de propagande DabiqSi les idées ont perduré, le sort d'Abou Moussab al-Souri est, lui, plus incertain. Après avoir passé de longues années dans les geôles de la CIA, l'homme a été transféré en Syrie deux ans après sa capture. Il a sciemment été remis en liberté par le régime en 2011 alors que débutait la guerre civile.

 

Emni, la branche secrète de l'organisation État islamique - YouTube

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Selon Courrier international A la demande du gouvernement libyen d’union nationale, l’armée américaine a bombardé Syrte, fief de l’Etat islamique dans le pays. Elle ouvre ainsi un troisième front contre l’organisation terroriste, après l’Irak et la Syrie.

Une enquête du New York Times révèle en partie les rouages de cette «filiale», chargée de recruter des combattants et de planifier des attentats à l'étranger.

n savait encore peu de chose sur la cellule secrète «Emni». Une longue enquête du New York Times publiée ce mercredi permet d'en apprendre davantage sur cette branche de l'État islamique chargée d'exporter le terrorisme à travers le monde. Selon le quotidien américain qui a pu consulter des documents des services de renseignements européens, interroger des officiels américains et rencontrer un ancien combattant de Daech, Emni serait un rouage essentiel de l'organisation terroriste.

Objectif de cette «filiale» créée en 2014: planifier des attaques en dehors des territoires contrôlés par Daech. Pour cela, les responsables d'Emni recrutent, forment et envoient des combattants à l'étranger. Il peut s'agir de candidats fraîchement arrivés sur les terres du djihad comme de «soldats» aguerris et rompus aux techniques militaires. Ces derniers sont sélectionnés par nationalité et regroupés par langue en petites unités discrètes, dont les membres se rencontrent parfois à la veille de leur départ à l'étranger, écrit le quotidien américain. À l'image des commandos qui ont frappé Paris et Bruxelles en novembre 2015 et en mars 2016. C'est aussi l'Emni qui aurait missionné le terroriste responsable de la tuerie dans le musée du Bardo et le tireur de la plage de Sousse, à chaque fois en Tunisie.

Le risques des retours ou des radicalisés sur place 

Les trois femmes radicalisées et interpellées hier soir par les services de police avaient comme projet d'attaquer la Gare de Lyon, celle de Boussy Saint-Antoine, ainsi que des policiers, selon BFMTV


 Le distributeur Studio Canal a demandé aux 237 cinémas qui projettent Bastille Day, sorti en salles le 13 juillet, de déprogrammer le film. Ce thriller avec Idriss Elba imagine les préparatifs d'une attaque terroriste en France la veille du 14 juillet. 
 
Bastille Day  - YouTube 
 

 

L'affiche montrant les deux héros une arme à la main est accompagnée d'un slogan qui fait polémique depuis les événements de Nice : «Le 14 juillet, ce sont eux le feu d'artifice».
 
New Action Movies 2016 # Bastille Day # Full Movie English Adventure

 

Berlin craint la présence sur son sol de plus de 500 islamistes

Plus de 500 activistes islamistes sont présents sur le sol allemand et sont susceptible de commettre des attentats, a prévenu samedi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Lors d'un entretien accordé au journal Bild, Thomas de Maizière a estimé à au moins 520 le nombre "d'assaillants potentiels" présents dans un pays où les forces de sécurité sont en état d'alerte depuis les deux attaques commises en juillet par des individus se réclamant de l'Etat islamique. Selon lui, 360 autres personnes sont connues des autorités en raison de leur liens avec des assaillants potentiels. De nombreux Allemands redoutent que des combattants appartenant à l'EI se soient glissés dans les rangs des réfugiés et migrants arrivés l'année dernière en provenance de Syrie, d'Afrique du Nord et d'Asie.
 
Un Tunisien "radicalisé" a été expulsé par la France vers son pays, en raison de "la menace" qu'il "faisait peser sur l'ordre public", a annoncé aujourd'hui le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, une mesure portant à 18 le nombre d'expulsions de ce type depuis début 2016. "Depuis 2012, plus de 80 arrêtés d'expulsion d'individus radicalisés ont été pris", rappelait Beauvau début septembre. 
 

Interrogé par le New York Times, un ancien combattant de Daech dit avoir rencontré plusieurs membres de l'Emni l'année dernière, lorsqu'il était en Syrie. Avant les attentats de Paris, «ils m'avaient dit qu'ils avaient plusieurs personnes positionnées en Europe, prêtes à passer à l'action», raconte ce détenu aujourd'hui incarcéré en Allemagne. «Ils voulaient avoir une action simultanée. Ils souhaitaient que plusieurs attaques aient lieu en même temps en Angleterre, en Allemagne et en France». Arrêté le 20 juillet 2015 à son retour de Syrie, Harry Sarfo purge depuis une peine de trois ans de prison.

Des intermédiaires «propres» pour ne pas se faire repérer

À l'origine, Emni était seulement un organe de sécurité intérieure, dont les membres étaient chargés de détecter des espions en Irak et en Syrie. Mais au fil du temps, cette branche a vu son domaine d'action s'élargir et s'est vue confier l'organisation des opérations extérieures. Il s'agit «d'envoyer des gens partout dans le monde pour mener des actions violentes, tuer ou bien recruter des jeunes ou ramener des produits chimiques pour les armes», avait expliqué un djihadiste français devant les enquêteurs de la DGSI l'année dernière. Chaque espion touchait 50.000 euros de l'Emni pour mener une attaque en Europe, selon cet homme dont les propos ont été rapportés dans les colonnes du Parisien.

L'enquête du New York Times révèle aussi les méthodes d'Emni pour éviter que ses assaillants ne se fassent repérer avant leur passage à l'acte. En effet, l'organisation terroriste aurait recours à des intermédiaires pour mettre en relation les candidats désireux de commettre un attentat dans leur pays et des instructeurs infiltrés en Europe. Ces entremetteurs seraient de nouveaux convertis à l'Islam, des hommes «propres», sans connexion avec des islamistes radicaux, précise le détenu Harry Sarfo. Leur mission consiste essentiellement à faire passer des consignes aux futurs assaillants ou encore de transmettre des vidéos de djihadistes ayant prêté allégeance à l'EI avant leur attaque. Ainsi, certains terroristes en apparence isolés pourraient avoir bénéficié de plus larges complicités pour accomplir leur projet mortifère.

Al-Adnani, chef de l'Emni

À la tête de cette organisation secrète, on retrouve le porte-parole de l'État islamique Mohammed al-Adnani, également responsable de la propagande. Né dans le nord de la Syrie, cet homme âgé de 39 ans est un personnage discret, dont on sait peu de chose. Même les combattants les plus entraînés n'ont jamais vu son visage. Le djihadiste allemand Harry Sarfo dit l'avoir rencontré une fois au moment de prêter allégeance à l'État islamique. Mais il n'a jamais pu le voir: l'entourage d'al-Adnani ayant pris soin de lui bander les yeux lors de l'entretien.

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Les actes islamophobes et racistes reprennent du poile de la bête - même si on peut penser qu'ils n'ont jamais disparu - profitant des accès de fièvre pour revenir sur le devant de la scène. 


« On doit lutter contre le terrorisme sans porter atteinte à nos libertés - Ligue des droits de...
LDH-FRANCE.ORG »
 
On a pas l'air d'aller vers l'apaisement : AMBIANCES d'avant guerre...
 
« un lienA Sens, le premier couvre-feu appliqué à l'ensemble de la population d'un quartier
LEMONDE.FR »
 
 

 
Ce qui se passe actuellement me rappel ce film qui a le mérite d'avoir été produit avant les attentats du 11 septembre 2001 et malgré quelques racourcis pose des bonnes questions comme :
- Comment une "société démocratique  ( ici les Etats Unis, en référence 1er attentat du Wall street Center") gère une menace diffuse, sans être capable de la nommer ou de savoir ou elle va frapper. C'est une guerre asymétrique d'un nouveau genre. Il y a un effet d'émotion, de panique et de colère qui m'amène a la deuxième question :
- Est ce qu'un peuple est prèt a accepter de voir rogner ces libertés, sous le coups de l'émotions, de la peur, de la colère et de laisser les pleins pouvoir à l'armée ( ici jouer par Bruce Willis) mais qui nous rappel les récents évènements
- Enfin : que veulent les trerroristes en frappant en plein coeur de la Ville. On apprendra par la suite, que sous prétexte de vouloir se venger des américains qui après les avoir soutenu aurait lacher leurs chefs dans ce qui ressemblerais à l'Afghanistan. Mais il apprait qu'ils cherchent surtout à diviser les communautés entre elle. La réaction serait que leurs attentats déclenchent des actes de vengeance, un controle accrue et répression accrue sur la communauté musulmanne qui amenerait a une radicalisation de celle ci tout en semant la peur et le désordre, voir mettre en place un régime autoritaire qui détruirait les fondement de nos démocratie 
 
« un lien. Après les attentats, des musulmans agressés partout en France
..SLATE.FR»
 
Dérives sécuritaires : ce n'est que le début...
L'ensemble de la population d'un quartier (quartier des Champs-Plaisants) soumise à un couvre-feu à Sens : interdiction de « la circulation piétonne et routière, sauf les véhicules d'urgence », « à compter de vendredi 20 novembre, 22 heures, jusqu'au lundi 23 novembre, 6 heures ».

==> "Ce couvre-feu fait suite à des perquisitions administratives menées dans la nuit de jeudi à vendredi par les forces de police, de gendarmerie et des unités du GIGN, qui « ont donné lieu à la découverte d'armes non autorisées et de faux papiers ». La préfecture a ajouté que des personnes avaient été placées en garde à vue, sans en préciser le nombre."

 

Cette tragédie s'inscrit dans une série d'acte de représailles de Daech ou EI, selon le nom que l'on lui donne.

 
La tuerie a Kobané, - Les deux attentats en turquie ( 34 morts et 102 morts),- L'attentat de l'avion russe, en représailles à l'intervention russe en Syrie a Bachar Al Assad, - L'attentat de Beyrouth, visant un fief du Hezbollah - chaud partisan de Bachar Al Assad et de l'Iran,  
 
Bon de rappeler face a l'effet moutonnier ou de mode qui mélange simple peur psychologique et récupération a la chaine de slogan hastagran du type " je suis...." afin de se donner bonne conscience dans le meilleur des cas pour mieux se rendormir ensuite. Cf : A lire La loi d'urgence - Citoyenactif


 à les évolutions néfastes de facebook et d'internet en général
 
« Une vague de mimétisme inonde les réseaux sociaux comme FB. Une multitude d'avatar avec le drapeau français, des soutiens a la politique de soutiens a la surveillance, des pleures et photo du chiens de la BAC tué dans l'attaque contre le commandos inonde la toile . Nous assistons a donc les médias commençant à ne plus savoir quoi nous dire font leur beurre avec une chienne des flics morte... 
Hâte de voir les photos de profil:
JE SUIS UNE CHIENNE
 »



'l'escroc, sans doute le plus célèbre de Facebook (on se demande comment il fait pour encore se faire accepter) des centaines d'identités avec la même photo https://www.facebook.com/profile.php?id=100010732894425' : Patrick Perrin

 

Marc SEMO

Recommandé parWelcome to the new Islamic State The declaration comes as no surprise as ISIL's ambition has always been bold, but its significance is yet to unfold. ( 30-Jun-2014 ) The fierce ambition of ISIL's Baghdadi,ISIL: Rising power in Iraq and Syria, The 'Sykes-Picot' borders ISIL wants gone,Map: Rebels' path through Iraq Anger boils over in the 'Fallujah of Jordan'   Al-Qaeda flags have been raised in Maan, where residents say they are tired of police brutality and a lack of services. Areej Abuqudairi Last updated: 05 Jul 2014 10:

Al-Qaeda toujours en état de nuire - citizen Khane : AccueilMondeSyrie, la guerre sans fin Les Cowboys - Bande-annonce officielle HD 

 

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