31.03.2012
privatisation des bénéfices et socialisation des pertes
Pétrole : catastrophe pour les uns... profits pour les autres
Avec les interventions publiques en vue de stopper la crise financière reviennent les critiques sur le thème de l’opposition entre socialisation des pertes et privatisation des profits : la puissance publique paierait les pertes liées à la crise, alors que les profits accumulés en période d’expansion iraient uniquement dans les poches des acteurs privés, ce qui serait une injustice de plus. . voir Le néolibéralisme : et la prochaine une bulle ( et crise) d'anthologie et l'adage du néolibéralisme de Destruction créatrice’ et inondation de liquidités, bulles et crises , Donc déjà, au lieu de parler de crise de liquidité, on devrait parler de crise de confiance dans le système et dogme du néolibéralisme car la liquidité, au sens macro-économique, n'a jamais été aussi abondante. Crise financière - ce que le public devrait savoir 1/2 , 7. Crise de la dette et Décroissance : le plan B , Etre plutôt qu'avoir, le... L'Histoire des Choses

Après les récentes catastrophes écologiques, économiques et sociales provoquées par des industrielles peux soucieux des normes de vie humaine et écologique « No fracking Day » , de bien être sociale La fuite de gaz Total en mer du Nord hors de contrôle
"La France d'accord avec les Etats-Unis pour puiser dans ses réserves de brut", titrent Les Echos.
Pour des gens de la génération de mes grands-parents, qui ont vécu la Seconde guerre mondiale, les réserves sont une habitude bien ancrée dont il est difficile de se débarrasser
Lors de la guerre du Golfe, les Etats ont eux aussi stocké comme un petit côté fourmi bien assumé. En particulier en ce qui concerne le pétrole. C'est ce qu'on appelle des "réserves stratégiques". Après le choc pétrolier de 1973, alors que la plupart des pays ont douloureusement pris conscience de leur dépendance au pétrole, les pays adhérents à l'Agence internationale de l'énergie (AIE) se sont engagés à constituer des réserves de brut. Le pari risqué du recours aux stocks stratégiques de pétrole .
« Les Etats-Unis se sont donc constitués une réserve leur permettant de faire face en cas de coup dur. D'immenses réservoirs ont été creusés à quatre endroits différents. Ces cuves géantes, remplies de pétrole, doivent pouvoir assurer environ deux mois de consommation américaine ». « Les réserves françaises sont quant à elles constituées non pas uniquement de brut non raffiné, mais aussi de pétrole raffiné. Estimées à 17 millions de tonnes, soit environ 99 jours de consommation, elles sont stockées dans 235 sites différents ». « La décision de débloquer les réserves doit être collective – gouvernement, AIE et Union européenne. Pour le moment, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont décidés à jouer la carte des réserves stratégiques pour faire baisser le cours du pétrole ».
Pourquoi maintenant ?
Ah là réside tout le problème. Le pétrole est certes cher... mais ce depuis les troubles au Proche et Moyen-Orient de 2011. Le conflit de moins en moins latent entre les Etats-Unis, Israël et l'Iran n'a pas arrangé les choses mais après tout, cela fait plusieurs mois que le cours du baril se maintient confortablement au dessus des 100 $ le baril.
Pourquoi décider maintenant d'utiliser les stocks stratégiques
1. Peur sur la croissance mondiale. « Raison fondamentale, alors que marchés et gouvernements se prennent à rêver de reprise de l'économie mondiale, le prix du pétrole fait tache (d'huile). Pour résumer, les gouvernements craignent les conséquences létales du cours du pétrole sur leur croissance et surtout sur la consommation des ménages ».
"Toutes les économies ne sont pas aussi résistantes face à l'envolée du cours du brut. Selon les calculs de Patrick Artus, responsable de la recherche économique chez Natixis, une hausse du prix du baril n'affaiblira quasiment pas l'Allemagne, touchera la France, et pénalisera beaucoup plus encore l'Espagne. Ainsi, l'impact d'une hausse de 10% du prix de l'or noir en 2012 amputerait l'équivalent de plus d'un tiers de la croissance française prévue pour 2012 (0,5% escompté par Bercy)", nous apprend Le Figaro.
2. Des raisons politiques. Le timing ne vous aura pas échappé, la France comme les Etats-Unis sont en période électorale. Et comme, "en pleine campagne électorale, un litre d'essence autour de 1,45 euro, ça fait désordre".
Conclusion, tous les candidats à la présidentielle tricolore se sont emparés du sujet... avec des propositions que l'on peut qualifier de créatives
Aux Etats-Unis, même cause, même conséquence : l'Iran devient un enjeu de campagne majeur. Entre les faucons décidés à faire rendre gorge à l'Iran et les modérés qui hésitent à se lancer dans un nouveau et dispendieux conflit, le prix de l'énergie devient une des clés des discours des démocrates comme des républicains. En puisant dans ses réserves de pétrole, le gouvernement américain espère rassurer ses concitoyens sur sa capacité à maintenir le gallon d'essence dans des limites de prix raisonnables.
C’est même devenue une arme électorale Réserves stratégiques : arme électorale mais piège pour l'économie ....
Puiser dans les réserves est-ce efficace ?
"Certains pensent que non. Ce qui explique d'ailleurs en grande partie la réticence de l'Allemagne à l'autoriser. Le dernier précédent en date (à l'été dernier, et pour compenser l'effondrement de la production libyenne) n'avait eu qu'un effet limité".
« A noter d'ailleurs que l'objectif de ces réserves est progressivement dévoyé. Au départ, elles étaient censées permettre aux pays de ne pas se laisser prendre au dépourvu en cas de chute brusque de la production de pétrole. Aujourd'hui, les gouvernements sont tentés de les utiliser pour contrôler les prix du pétrole... à des fins essentiellement politiques voire électoralistes ».
L'utilisation des réserves pourra-t-elle être efficace cette fois-ci ? un probable retournement des cours du pétrole. Une tendance confirmée par le cours des majors du secteur, ici suivit via le tracker iShares S&P Global Energy (IXC) :
Si l'utilisation des réserves stratégiques se confirme, le cours du brut pourrait continuer à baisser... jusqu'à un certain point. "Une telle décision de l'AIE, qui pourrait d'ailleurs n'être prise que dans trois mois, selon la plupart des experts, 'serait un pansement sur une grosse blessure ouverte', a estimé hier sur BFM TV l'économiste Thierry Porcher. Certes, a reconnu de son côté le président de l'UFIP, Jean-Louis Schilansky, 'ce n'est pas une solution structurelle" mais si cela peut apporter 'une bouffée d'oxygène"", souligne-t-il pour le Bulletin de l'Industrie Pétrolière.
Comment en profitent ils ?
Les réserves ne sont qu'un artifice à court terme pour maîtriser les cours du pétrole. A plus long terme, comme le rappelle régulièrement Florent, augmenter la production est la seule solution.
Et les mieux placés pour cela ne sont pas les pays du Proche et Moyen-Orient... mais les Etats-Unis. Je cite Florent : "Investir sur le secteur pétrolier américain est probablement une des meilleures opportunités du moment".
Source: think thank financier. Chronique Algora.: l'intérêt ici est d'orienter leurs investissements vers les secteurs qui ont le plus besoin de développer leurs capacités de production.)
08.03.2012
Le potentiel de l'Afrique attise toutes les convoitises
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique a toujours été un point chaud du globe. L'exploitation des richesses minières et du pétrole en particulier exacerbe les rivalités locales, sans parler des luttes entre grandes puissances, par procuration. La stabilité du continent est périodiquement remise en question que ce soit pour des raisons religieuses, tribales, ethniques, ou pour le contrôle des richesses du sous-sol. La présence internationale existe et pèse, depuis de nombreuses années, dans tout le continent. Voir Naomi Klein - la stratégie..., web-reportage "Nigeria : la..., [Projection] "Main basse..., Agir contre le bétonnage des terres nourricières - Convergence des luttes - Basta ! Globalia de Jean Christophe..., Le groupe de Vincent Bolloré a bien obtenu des marchés publics - LeMonde.fr
Le néo-colonialisme est donc le fait des pays émergents, le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine
L'Afrique est de plus en plus courtisée par les pays émergents
On ne compte plus les visites des dirigeants indiens, chinois, turcs, russes, vénézuéliens. Cette coopération est montée en puissance ces dernières années, avec de grandes capacités de financement de la part de ces pays émergents.
L'Inde, par exemple, bénéficie des réseaux de la diaspora indienne, surtout en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud. Les sociétés indiennes se sont positionnées sur des domaines bien particuliers, comme les télécommunications, le transport routier, ou l'exploitation des phosphates, offrant aussi ses services dans les nouvelles technologies où elle a une compétence reconnue. Elle a octroyé des crédits à huit pays africains pour des projets économiques et sociaux et pour le développement d'infrastructures, en partie confié à des entreprises indiennes.
Est-ce pour des raisons historiques (trois millions d'Africains y ont été déportés en tant qu'esclaves en un siècle et demi), toujours est-il que les dirigeants brésiliens se veulent solidaires du continent africain, au-delà des intérêts économiques. De solides relations se sont nouées avec l'Afrique du Sud, des transferts de technologies agricoles adaptées au climat tropical sec se mettent en place. Et les expériences réussies de l'ex-président Lula pour faire reculer la pauvreté intéressent les capitales africaines.
L'Afrique l'a bien compris et trouve son intérêt à se tourner vers le Brésil qui exporte des protéines végétales, procède à des investissements miniers, importe du pétrole. Réciproquement, le Brésil a trouvé dans l'Afrique du Sud un partenaire de choix, suffisamment développé pour que les échanges soient productifs pour les deux pays.
C'est ainsi que l'Afrique est devenue un enjeu entre le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine…
Vers un néo-colonialisme chinois ?
L'entrée en jeu des Chinois, dont l'intérêt est d'accaparer les richesses minières à tout prix, ne peut que compliquer la géopolitique locale. Les relations de la Chine avec l'Afrique sont pour l'instant économiques – le commerce entre les deux zones a été multiplié par cinq en six ans.
C'est une évidence : la Chine a besoin des matières premières et du pétrole africains ( voir La dépendance chinoise au... ). Elle trouve en plus des débouchés pour ses propres entreprises dans le secteur des travaux publics, des télécommunications, ou du textile. La Chine, riche en devises, en profite pour proposer des financements pour le développement d'infrastructures pour lesquelles elle prescrit également les services de ses entreprises.
Depuis maintenant une bonne décennie, la Chine s'efforce d'être omniprésente en Afrique, sûre d'arriver ainsi à capter les richesses locales. Les Chinois ne s'en cachent pas vraiment. Tenez, selon l'AFP, le ministre chinois des Affaires étrangères, en visite en Namibie début janvier, a comparé l'Afrique à une "mine d'or" pour les investissements étrangers. Le ministre arrivait d'une tournée au Niger et en Côte-d'Ivoire : "L'Afrique est une terre fertile pour les investisseurs étrangers, et c'est une mine d'or pour attirer les investisseurs étrangers, spécialement pour les infrastructures, qui sont le sang et les muscles d'un pays".
Le ministre a signé un accord de coopération incluant un prêt de 2,5 millions d'euros à la Namibie. Celle-ci est un grand désert peu peuplé (2,3 millions d'habitants) et pourtant, 27 sociétés chinoises y sont actuellement actives dans les travaux publics, les mines, l'ingénierie et les services financiers. Selon la Banque mondiale, environ 35 000 Chinois y vivent actuellement. En Namibie, où elle est intervenue directement en construisant des routes, des écoles et des hôpitaux dans des régions reculées, comme dans les autres pays, la Chine tente de se rendre indispensable et de prendre de solides positions dans l'exploitation des ressources minières ainsi que dans les investissements d'infrastructures.
Les Etats-Unis ont réagi récemment en créant un nouveau commandement militaire américain centré sur l'Afrique, avec pour objectif de protéger l'accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques. Ce qui revient à éviter qu'une autre puissance, comme la Chine, l'Inde, le Japon ou la Russie, obtienne des monopoles ou un traitement de faveur.
Cette réaction des Etats-Unis face à la pénétration de la Chine en Afrique n'en est qu'à ses débuts, mais se concrétise assez vite. Ainsi, le Congrès américain a-t-il autorisé, il y a trois mois, le déploiement d'une centaine de soldats en Ouganda, pour des opérations de conseil et de formation, visant à éradiquer la rébellion armée sévissant dans l'ouest du pays et surtout au Congo, où elle commet les pires atrocités.
Une croissance économique de plus de 7% par an jusqu'en 2030. La raison principale en est l'instabilité politique, l'absence de règles juridiques réelles, le manque de formation des populations en âge de travailler et par une insuffisance dans le domaine de la santé, une démographie défavorable (corrompu et despotiques entretenu par l’occident y voyant là un bon moyen de maintenir la population précaire et donc un vivier de masse salariale tout en entretenant un discours officiel de lutte contre le terrorisme) , une inflation forte et des investissements trop faibles.
, la croissance annuelle de l'Afrique a été de 5,5% par an au cours de la dernière décennie, soit sa meilleure performance depuis l'indépendance dans les années 60.
Une main-d’œuvre à bas coûts, un grand marché intérieur en croissance, des ressources naturelles, autant d'atouts pour un potentiel considérable de développement pour les 20 prochaines années …
La consommation est d'ores et déjà une composante majeure de la croissance africaine
Une étude de Standard Chartered Bank estime à 7% la croissance annuelle moyenne de l'Afrique jusqu'en 2030, en s'appuyant sur la croissance chinoise et indienne. Car la demande asiatique va en effet continuer en 'Afrique en maintenant des prix élevés pour les matières premières.
Ou des investisseurs, spéculateurs en soif de profit et alors que leur marge bénéficiaire se réduit en Europe, dans les pays industrialisés; que les révolutions dites " arabes" ont bouleversé la donne politique
De plus, comme vous l'avez vu, le rôle de la Chine devient significatif dans la fourniture d'aides au développement dans la construction d'infrastructures. Or le grand défi est de fournir des infrastructures et des emplois à une population qui devrait augmenter de 50% entre 2010 et 2030. Le problème est que la croissance générée par les matières premières n'est que peu créatrice d'emplois. De plus cette soumission au néocolonialisme chinois en autre fait éclater les injustices, les tissus familiaux et sociaux et expulsion de terrain....
La solution réside dans un développement de la société civile, la mise en place de démocratie participative ou les peuples et pays seraient souverain. Pour cela cela doit passer par un rejet de l'impérialisme néolibérale L'Afrique face à la mondialisation: le point de vue syndical
Les raisons de la colère, L'Europe des lobbies, Le système Poutine Jeudi 5... , Du 5 au 12 mars, non à l’austérité généralisée ! | Collectif pour un audit citoyen de la dette
09:01 Publié dans Finance,Economie, société, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, international, finance, économie, société, l'exploitation des richesses, minières, pétrole
22.02.2012
[fal75] Tous au FAME
Bonjour à tous! MERCI D'AVANCE DE FAIRE CIRCULER CE MESSAGE !
Le FAME - Forum Alternatif Mondial de l'Eau ouvrira ses portes du 14 au 17 mars 2012 à Marseille. Vous y êtes tous invités, pour faire entendre votre parole, découvrir, échanger, apprendre, construire des stratégies ou faire la fête et, en tous cas, pour renforcer nos différents mouvements ! Pensez à consulter l'ensemble du programme du forum, qui s'étoffe de jour en jour : www.fame2012.org/fr/programme/programme-du-fame
Ci-dessous, en cliquant sur ce lien - http://www.fame2012.org/files/eauext.pdf, vous trouverez les détails du programme de l'un des axes thématiques du FAME, « Eau et extractivisme », qui vous propose de participer à 5 ateliers et tables rondes consacrés aux problèmes et aux résistances générés par l'exploitation des hydrocarbures (et en particulier des gaz et pétrole de schiste), l'industrie minière, les grands barrages hydroélectriques, et l'extractivisme en tant que tel.
Ces activités se dérouleront le 15 et le 16 mars et réuniront des représentants de communautés paysannes et indigènes, des membres d'assemblées populaires et de collectifs citoyens, des universitaires et des associations de différents pays du monde (France et autres pays d'Europe, différents pays d'Amérique latine et d'Asie, Etats-Unis, ...).
Nous espérons vous voir nombreux à Marseille !
Côté pratique, si vous vous y prenez un peu en avance, le voyage et le séjour ne vous reviendront pas forcément cher, par exemple :
ð La Coordinationde l'Eau Ile-de-France a réservé des billets de train au départ de Paris au tarif de groupe : 20€ le billet, 40€ a/r. Pour en profiter si vous êtes sur Paris, dépêchez-vous, CONTACT ICI (
http://assiseseau-idf.fr/?page_id=11) ou Julie Morineau, Coordination eau Ile-de-France, tel 09. 82.31.73.84
ð Hébergement à Marseille : inscrivez-vous au plus vite sur le site www.fame2012.org pour être hébergés solidairement chez l'habitant ou pour qu'on vous conseille une option de logement au plus bas prix possible
ð IMPORTANT : En général, pensez à vous inscrire sur le site www.fame2012.org (pour permettre notamment aux organisateurs d'estimer la quantité de nourriture et autres besoins logistiques). L'équipe du FAME est constituée essentiellement de bénévoles, qui mettent tout en œuvre pour vous accueillir dans les meilleures conditions
PROGRAMME FAME – AXE THEMATIQUE « EAU ET EXTRACTIVISME »
ð www.fame2012.org/files/eauext.pdf
Eau et Extractivisme : du Nord au Sud, un modèle, des luttes
Mines, puits de pétrole et de gaz, plantations ou élevages industriels, barrages hydroélectriques géants...,- tous les jours, de nouveaux territoires sont transformés en zones de sacrifice destinées à fournir matières premières et énergie.
L'exploitation à grande échelle de la nature et de ses « ressources » s'accélère de façon exponentielle dans les pays du « Sud », enfermés dans ce « rôle » depuis l'époque des colonies. Bouleversements sociaux et transformations culturelles inévitables, altérations souvent irréversibles des écosystèmes, pollutions aux effets dévastateurs pour la santé, - les impacts des industries extractives sont connus et dénoncés. Au Nord aussi, la prédation avance : la récente avalanche de projets d'exploitation d'hydrocarbures dans les pays occidentaux montre bien que, même si les contextes diffèrent, aucun territoire n'est définitivement épargné. Partout, au Sud, comme au Nord, éclatent des conflits entre populations victimes ou menacées, entreprises et pouvoirs publics. Dans de nombreux endroits de la planète, s'organisent des résistances, se structurent des mobilisations et naissent des mouvements populaires qui s'opposent aux « mégaprojets » d'exploitation de la nature.
« L'eau vaut plus que l'or », - proclament les graffitis sur les murs des villes et villages d'Argentine, du Pérou, de Colombie... et d'ailleurs, « Boire ou conduire, il faut choisir », - scandent les militants anti-gaz de schiste français. L'eau, qui « n'a pas de prix », est, presque toujours, au centre de ces combats. Continuellement, l'accès à l'eau, sa disponibilité ou sa qualité se voient directement menacés. Chaque industrie a son « livre noir». Les mines à ciel ouvert polluent les cours d'eau et les aquifères (produits toxiques et métaux lourds provenant de drainages acides), dégradent les zones de recharge hydrique, détériorent les glaciers et le permafrost. Dans des régions déjà victimes de stress hydrique, des millions de litres d'eau sont utilisés quotidiennement pour les activités minières au détriment des besoins des populations. L'extraction d'hydrocarbures de schiste requiert aussi d'énormes quantités d'eau. Chaque opération de fracturation hydraulique consiste à injecter dans le sous-sol entre 10 et 20 millions de litres d'eau, mélangée à du sable et des adjuvants chimiques, dont une partie seulement remonte à la surface et dont le retraitement pose de sérieuses questions. L'exploitation pétrolière a un lourd passif : pollutions de l'eau douce et de l'eau de mer, accidentelles (marées noires) ou systématiques (delta du Niger, Amazonie équatorienne ou péruvienne...) qui provoquent de véritables tragédies environnementales, sanitaires et humaines. Les grands barrages hydroélectriques sont à l'origine de la disparition des poissons de nombreux fleuves, ce qui équivaut à la destruction des économies locales basées sur la pêche. La liste est longue...
Le terme « extractivisme » nous vient de l'Amérique hispanophone*. Faisant référence, au départ, aux activités extractives au sens strict (mines et hydrocarbures), il est de plus en plus utilisé dans les milieux universitaires et militants pour désigner, par extension, l'accélération de toutes les activités d'exploitation des ressources naturelles à échelle industrielle (y compris l'agriculture chimique et jusqu'aux infrastructures facilitant ces différentes activités) et la place centrale de ces secteurs d'activité pour les économies exportatrices de matières premières. Enfin, « l'extractivisme » définit aussi l'une des caractéristiques essentielles du système économique et social dominant, qui ne peut assurer sa pérennité et sa reproduction sans l'extraction continue des « ressources naturelles ». La surexploitation de ces « ressources » fournit effectivement une base matérielle indispensable à nos économies de croissance et à nos sociétés de consommation. L'exploitation de la nature au meilleur prix (et donc sans égard pour l'environnement ni pour les hommes) conditionne aussi la promesse du « développement » pour les régions et les pays qui restent condamnés à poursuivre cet horizon, toujours fuyant, mais tellement nécessaire pour que les rouages qui garantissent la prospérité des prospères ne cessent de tourner.
Pendant le FAME, représentants de communautés paysannes et indigènes, membres d'assemblées populaires et de collectifs citoyens, universitaires et associations de différents pays du monde se retrouveront autour des activités de l'axe thématique « eau et extractivisme » afin de partager expériences et idées, construire des stratégies pour contrer l'extractivisme sous ses multiples facettes et réaffirmer la centralité de l'eau comme source de vie et bien commun de l'humanité, tout en se posant la question des alternatives au modèle actuel de société. Ces différentes réflexions ne pourront être que poursuivies grâce aux articulations que le forum nous permettra de créer.
Coordination de l'axe thématique : Anna Bednik (journaliste, membre des collectifs ALDEAH et « Ile-de-France non aux gaz et pétrole de schiste » et de l'association France Amérique Latine).
www.aldeah.org - www.franceameriquelatine.org – www.stop-petrole-de-schiste77.com
*Note : Le sens donné au terme « extractivisme » en Amérique hispanophone et ailleurs dans le monde diffère de son usage au Brésil, où il désigne plus spécifiquement les activités de prélèvement et de commercialisation des produits « de la forêt » non-cultivés (gommes, fibres, fruits, bois, etc.).
Ateliers et Tables rondes de l'axe thématique « Eau et extractivisme » :
15 mars
10h - 12h30 : Or noir contre or bleu : résistances citoyennes face à l'avancée des transnationales pétrolières (Dock E - Dock des Suds, Rue Urbain V)
13h - 18h (double session) : Eau et industrie minière en Amérique latine : désastres écologiques, résistances sociales (Salle 3, Cabaret Rouge)
16 mars
10h-12h30 : « De l'eau qui fait pschitt » : eau et gaz et pétrole de schiste (Salle 2, Cabaret Rouge)
13h-15h30 : Eau et barrages hydrauélectriques (Salle 2, Cabaret Rouge)
15h30-18h : Contrer l'extractivisme, défendre l'eau. Table ronde de synthèse de l'axe thématique (Salle 2, Cabaret Rouge)
Détails des ateliers et tables rondes :
Or noir contre or bleu : résistances citoyennes face à l'avancée des transnationales pétrolières (Atelier).
15 mars, 10h-12h30 - Dock E - Dock des Suds, Rue Urbain V, Marseille
Avec l'épuisement des réserves conventionnelles d'hydrocarbures, la course à d'autres gisements, en particulier non conventionnels, est devenue mondiale, les compagnies pétrolières repoussant chaque jour la frontière du possible mais surtout de l'acceptable, au prix d'impacts toujours plus lourds pour les peuples et l'environnement. En particulier, quel que soit le type de projet, l'extraction de ces hydrocarbures affecte fortement l'eau avec des conséquences environnementales et sociales irrémédiables et partout sur la planète : au large des côtes, en pleine mer, sur terre, tant dans les forêts primaires que dans les « zones humides », autour des mégapoles... Comment les populations s'organisent pour résister face aux multinationales ? Les outils juridiques à leur disposition étant rares, quels peuvent être leurs moyens d'action ? Coordination de l'atelier : Vincent Espagne (Coordination nationale des collectifs contre les gaz et huile de schiste, Grégory Lassalle (Collectif Guatemala), Juliette Renaud (les Amis de la Terre). http://nongazdeschiste.eu - http://collectif-guatemala.chez-alice.fr - www.amisdelaterre.org
Présentation de l'atelier. Juliette Renaud (Les Amis dela Terre)
Guatemala, le cas PERENCO. Projection d'un extrait du documentaire de Grégory Lassalle (Collectif Guatemala) «Dérives de l'art, dérivés du pétrole ».
Questions/réponses avec le réalisateur.
Le permis exclusif de recherche « Rhône Maritime » et le projet de forage « Gold » (France). William Grandordy (Collectif « Le Var dit non au gaz de schiste, le Var dit oui à la transition énergétique »).
Questions/réponses.
Les pollutions à Fos-sur-Mer et autour de l'Etang de Berre (France). Pierre Aplincourt (Président URVN-FNE Provence-Côte d'Azur).
Questions/réponses.
Revue d'actualité
Exploitation des sables bitumineux à Madagascar et au Canada, Deepwater Horizon, Procès Chevron-Texaco, Nigéria...
Compléments d'information par les intervenants et des participants à l'atelier.
Débat : Mobilisations citoyennes locales mises en réseau pour une stratégie globale de résistance face aux transnationales pétrolières.
Eau et industrie minière en Amérique latine : désastres écologiques, résistances sociales (Série de 3 tables rondes).
15 mars, 13h-18h - Salle 3, Cabaret Rouge (Espace voisin du Dock des Suds), Marseille
Si l'histoire de l'exploitation des métaux pour l'exportation à grande échelle a débuté en Amérique dite « latine » avec la colonisation espagnole et portugaise, les dernières décennies ont été témoins d'une accélération fulgurante des projets miniers dans la région (l'Amérique latine est devenue dans les années 2000 la première destination mondiale des investissements dans l'exploration minière). Les mégaprojets miniers, menés en grande majorité par des corporations transnationales, vont invariablement de pair avec de graves impacts sociaux et environnementaux (destruction des écosystèmes et des « systèmes de vie » des communautés natives et paysannes, occupation des territoires, transformations culturelles et sociales) et mettent tout particulièrement en danger la qualité et la disponibilité de l'eau, que l'industrie minière utilise en énormes quantités (en compromettant l'accès à l'eau des populations locales, en dégradant et polluant les sources, en détruisant les glaciers, etc.). L'expansion de la « méga-industrie minière » provoque de nombreux conflits et résistances de la part des communautés victimes ou menacées, souvent criminalisées et brutalement réprimées. La série de trois tables rondes « Eau et extractivisme en Amérique latine » fait intervenir des acteurs directs de ces mouvements populaires, qui nous aideront à comprendre le contexte et les fondements de l'essor minier actuel, à connaître les principaux impacts des exploitations minières à grande échelle, à comprendre les motifs et les stratégies des mouvements de résistance et à réfléchir sur les outils et les moyens d'action. Coordination des tables rondes: Anna BEDNIK (ALDEAH, Collectif « Ile-de-France non aux gaz et pétrole de schiste » et France Amérique Latine, France).
www.aldeah.org - www.franceameriquelatine.org – www.stop-petrole-de-schiste77.com
Participants :
Clemente AYALA VICENTE, Institut Mallku pour le Développement Soutenable, Puno, Pérou
Mourik BUENO DE MESQUITA, Centre d'Études Régionales Andines “Bartolomé de las Casas”, Cusco, Pérou
Virginia CERF, Caja Roja, Neuquen, Argentine.
Françoise CHAMBEU et Raquel NEYRA, Collectif Conga No Va, Pérou/France
Efraín Rufino CONDORI RAMOS, dirigeant du Comité de lutte de la province de Melgar et des communautés du fleuve Ramis, bassin du lac Titicaca, Pérou.
Carlos GONZÁLEZ et l'Association écologiste INTI CHUTEH, qui se consacre à la préservation de l'eau dans la province de San Juan, zone aride dépendante des glaciers et du permafrost de la cordillère des Andes pour son approvisionnement en eau, Argentine
Grégory LASSALLE, Collectif Guatemala, France
Carlos PÉREZ GUARTAMBEL, kichwa, président de la Fédération d'Organisations indigènes et paysannes de l'Azuay (FOA) et de l'Union des systèmes communautaires de l'eau (UNAGUA), Equateur.
Lino PIZZOLON, Observatoire de l'Eau – Université Nationale de la Patagonie SJB, Assemblée de Voisins Autoconvoqués Non à la Mine, Esquel, Argentine.
13h00 - Introduction. Généralités sur l'industrie minière en Amérique latine. Anna Bednik
13h10 - Session 1. Eau et industrie minière en Amérique latine : contextes, impacts et conflits
Eau et mines en Equateur: discours et réalité, développement minier ou « buen vivir » et souveraineté alimentaire ? Carlos Pérez Guartambel
Méga-industrie d'exploitation des métaux et vol d'eau (Patagonie et Puna, Argentine). Lino Pizzolon
Spoliation de l'eau et destruction des systèmes de vie dans le bassin de Locumba (Pérou). Clemente Ayala Vicente
Destruction des glaciers de haute montagne par les méga-mines d'or. Carlos González et Inti Chuteh (avec projection de vidéos)
Questions/réponses et discussion entre tous
14h45 - Session 2. Résistances sociales à l'industrie minière : ampleur, motifs et stratégies des mouvements, répression et criminalisation des luttes
San Miguel Ixtahuacán à la défense de l'eau (Guatemala). Grégory Lassalle (avec projection de vidéos)
Communautés natives unies contre les mines dans le bassin du lac Titicaca (Pérou). Victoires et coûts humains. Efraín Rufino Condori Ramos
Agua si, Conga no va: résistance massive au projet minier Conga (Pérou). Raquel Neyra et Françoise Chambeu (avec projection de vidéos)
Lutte contre les projets miniers et pour l'eau dans le sud de l'Equateur. Carlos Pérez Guartambel
Résistances victorieuses à la méga-industrie minière : Assemblée de Voisins Autoconvoqués d'Esquel (Argentine). Lino Pizzolon
Questions/réponses et discussion entre tous
16h30 - Session 3. Comment défendre l'eau et les droits des communautés face à l'industrie minière ? Scénarii, outils et stratégies d'action
Depuis l'expérience, la participation et l'action. Exemple de la résistance au projet minier de Campana Mahuida en territoire mapuche, Patagonie argentine. Virginia Cerf (avec projection de vidéos)
Apporter des preuves des pollutions : outils techniques pour les communautés. Lino Pizzolon
Ouverture du débat : quels outils et stratégies ? Mourik Bueno de Mesquita
Questions/réponses et discussion entre tous
« De l'eau qui fait pschitt » : eau et gaz et pétrole de schiste (Atelier).
16 mars, 10h-12h30 - Salle 2, Cabaret Rouge (Espace voisin du Dock des Suds), Marseille
En de nos nombreux points de la planète, les entreprises pétrolières et gazières ont jeté leur dévolu sur des ressources énergétiques dont l'extraction nécessite des techniques extrêmement destructrices pour l'environnement et nocives pour les populations, comme la fracturation hydraulique et de nombreuses autres techniques de stimulation de la roche ou des gisements. La fracturation hydraulique – ou 'fracking'- gaspille des précieuses ressources d'eau et pose un risque énorme pour la qualité d'eau.
Partout, et notamment contre l'exploitation des gaz et huiles de schiste, se développent des résistances pour s'opposer à ces pratiques, préserver les territoires et développer des alternatives. Ainsi, suite à des mobilisations citoyennes, la fracturation hydraulique est actuellement interdite, ou sous des formes diverses de moratoire ou restrictions, dans plus de 90 lieux de la planète pour une demi-douzaine de pays.
Cet atelier, réunissant des expériences de différents pays, aura pour fonction de partager des informations, échanger sur la situation dans nos pays, servir de caisse de résonance internationale à nos luttes et discuter des prochaines initiatives communes au niveau européen et international.
Coordination : Geert De Cock (Food and Water Watch Europe) et Maxime Combes (AITEC et ATTAC France). www.foodandwaterwatch.org/europe - http://aitec.reseau-ipam.org - www.france.attac.org
Introduction et lecture des messages des mouvements contre les gaz et huiles de schiste qui ne peuvent pas assister au FAME 2012. Vincent Espagne (Coordination nationale des collectifs contre les gaz et huile de schiste).
Campagne contre le gaz de schiste aux Etats-Unis. Wenonah Hauter (Food & Water Watch)
Mobilisation contre les hydrocarbures de schiste en France : Explications sur la mobilisation et l'interdiction de la fracturation hydraulique. Estelle Tardy (Groupe scientifique de la Coordination nationale des collectifs contre les gaz et huile de schiste, Collectif Causse Méjean, Lozère) ; Mobilisation locale en Provence/Côte d'Azur. Yesmina Remilet, Josiane Le Goff & Valérie Hannock (Collectif "Le Var dit non au gaz de schiste, le Var dit oui à la transition énergétique").
Mobilisation contre le gaz de schiste en Bulgarie. Borislav Sandov (National civil committee against shale gas studies and exploration through hydraulic fracturing in Bulgaria),
Mobilisation contre le gaz de schiste en Pologne. Collectif Syrena
Mobilisation contre le gaz de schiste en Allemagne. Rozenn Le Calvez (des collectifs allemands contre la fracturation hydraulique)
Mobilisation contre le gaz de schiste en Irlande.
Sous réserve : Mobilisations en Grande Bretagne, Autriche, Roumanie ; L'économie noire des gaz de schiste. Chantal Viala (Collectif Bassin de Thau - France)
Conclusions et débat : comment renforcer la mobilisation contre les hydrocarbures de schiste au niveau européen et international ?
Eau et barrages hydroélectriques (Table ronde).
16 mars, 13h-15h30 - Salle 2, Cabaret Rouge (Espace voisin du Dock des Suds), Marseille
L'objectif de cette table ronde est de débattre de la relation entre l'eau et les barrages hydroélectriques à partir de deux perspectives : la perspective militante des luttes locales contre les barrages et une vision plus générale, celle qui cherche à connaître les contextes politique et économique à l'intérieur desquels sont mis en place les projets de génération d'hydroélectricité. Cette table ronde cherche à unir des représentants de la société civile et des victimes des barrages hydroélectriques pour une meilleure compréhension des tendances et impacts du développement de l'hydroélectricité. Coordination : Zachary Hurwitz, International Rivers (Etats-Unis), www.internationalrivers.org
13 :00 - Luttes locales contre les barrages.
Combattre les grands barrages au Chili : que se cache derrière ? Juan Pablo Orrego (Ecosistemas, Chili)
Conflits environnementaux autour de l'eau et des barrages en Colombie. Danilo Urrea (CENSAT Agua Viva, Colombie)
La lutte des Mayas Ixil du Guatemala pour défendre l'eau et le territoire contre l'attitude coloniale et raciste de la multinationale italienne ENEL. Consejo de la Juventud Maya, Garifuna y Xinca- Consejo de Comunidades indígenas del Territorio Ixil- Fundamaya (Guatemala)
Sécurité et hégémonie dans la politique turque en matière d'hydroélectricité. Serhat Resul (The Right to Water Campaign and the Initiative to Keep Hasankeyf Alive, Turquie)
Discussion
14h30 - Nouvelle économie politique de l'énergie hydraulique
Barrages, nouveaux acteurs financiers et mécanismes de développement propre (MDP). Analyse et discussion stratégique. Caterina Amicucci (CRBM, Italie) et Ronack Monabay (Les Amis de la Terre et Counter Balance, France)
« Lavage vert » de l'énergie hydraulique: critique de l'HSAP (Hydropower Sustainability Assessment Protocol : Protocole d'évaluation de la durabilité des barrages hydroélectriques). Zachary Hurwitz (International Rivers, Etats-Unis)
Développement destructeur : la mauvaise gestion de l'eau dans le bassin du fleuve Indus. Sindhi Coalition (Pakistan)
Discussion
Contrer l'extractivisme, défendre l'eau. Table ronde de synthèse de l'axe thématique « Eau et extractivisme »
16 mars, 15h30-18h - Salle 2, Cabaret Rouge (Espace voisin du Dock des Suds), Marseille
Cette table ronde réunira les participants aux différentes activités de l'axe thématique « eau et extractivisme » (hydrocarbures, gaz et pétrole de schiste, mines et barrages) pour un débat « intersectoriel », où les différents groupes pourront présenter leurs conclusions et entamer une réflexion commune sur les moyens d'action et l'intérêt des articulations. A partir du travail initié lors du FAME, la défense de l'eau sera-t-elle l'élément fédérateur pour construire des convergences concrètes et utiles entre les mouvements très divers qui combattent les multiples visages de l'extractivisme, au Sud, comme au Nord? Coordination: Anna Bednik (Collectifs ALDEAH et « Ile-de-France non aux gaz et pétrole de schiste », association France Amérique Latine) et Juliette Renaud (les Amis de la Terre). www.aldeah.org - www.franceameriquelatine.org - www.amisdelaterre.org
15h30 : « Eau et extractivisme » : Contexte général
« Eau et extractivisme » depuis une perspective globale. Quelles articulations avec d'autres problématiques du FAME ? Mourik Bueno de Mesquita (Centro Bartolomé de las Casas, Cusco, Pérou).
Surconsommation et politiques de sécurisation d'accès aux matières premières. Fanny Simon (AITEC, France)
Questions/réponses
16h00 : « Eau et extractivisme » : Conclusions des travaux du FAME
Conclusions des ateliers et tables rondes de l'axe thématique: hydrocarbures (Vincent Espagne, Coordination nationale des collectifs contre les gaz et huile de schiste, France), gaz et pétrole de schiste (Geert de Cock, Food and Water Watch Europe, Belgique), mines (Lino Pizzolon, Observatorio del agua, Argentine) et barrages (Zachary Hurwitz, International Rivers, Etats-Unis).
Questions/réponses et tour de table des propositions d'action
16h30 : « Eau et extractivisme » : nos mouvements, notre mouvement ? Echange d'expériences et convergences, pour quel agir ?
Agir en justice : empêcher la mise en œuvre des projets extractivistes, défendre les droits des victimes et lutter contre la criminalisation des résistances. Antonio Gustavo Gómez (procureur général à la Cour fédérale de Tucuman, Argentine).
Moyens d'action juridiques, au Sud et au Nord. Discussion entre tous.
Hors champ juridique, quels moyens d'action pour contrer l'extractivisme ? Discussion entre tous.
Les réseaux de mouvements contre l'extractivisme : « se connaître et se reconnaître ». Exemple de l'Assemblée Nationale des victimes environnementales (ANAA) au Mexique. Graciela González (un Salto de Vida, Mexique)
Réseaux, quel intérêt à y prendre part ? Quelles articulations possibles suite au FAME ? Discussion entre tous
MERCI DE FAIRE CIRCULER LARGEMENT !!! www.fame2012.org/files/eauext.pdf
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