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06/09/2016

Trafic d'art

 

 

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Dans les pays démocratiques et développés, l'argent est devenu la seule balise. 
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Trafic d'art - bande-annonce - ARTE - YouTube :
 


Depuis des années, les biens culturels pillés inondent le marché légal en toute impunité. Premières victimes de ce trafic, les Etats exigent la restitution des trésors volés. Pendant des années, ces requêtes ont été ignorées mais, depuis les saccages commis par Daech, en Syrie et en Irak, une véritable prise de conscience s'est opérée. Le trafic d'oeuvres d'art, qui représente le troisième plus gros trafic de la planète, nourrit la violence et la corruption, est instrumentalisé à des fins de légitimation des pouvoirs en place, qu'ils soient politiques ou économiques. Et, en bout de chaîne, le marché privé des antiquités fonctionne en dehors de toute législation internationale, favorisant l'écoulement de biens volés.

Trafic d'art Le grand marchandage _ ARTE Documentaire 2016 



Le trafic d'antiquités, troisième au monde après ceux de la drogue et des armes, pèse jusqu'à 6 milliards d'euros. Galeries et grands musées exposent une multitude d'objets issus de pillages, blanchis et revendus illégalement. «Un circuit en vase clos où tout le monde ferme les yeux, déplore le détective privé Arthur Brand. Les marchands d'art ne veulent rien dire, les collectionneurs ne veulent rien savoir, la police n'a pas le temps. » Mais de plus en plus de pays pillés exigent la restitution d'oeuvres nationales, et les images de la destruction de Palmyre par Daech, soupçonné de financer en partie ses actes terroristes en revendant des objets volés, ont choqué le monde entier. Les prémices d'un sursaut ?
 
Menée auprès d'une multitude d'acteurs, cette enquête dense et minutieuse éclaire le fonctionnement des réseaux du trafic, du pilleur de tombes au collectionneur, et détaille tout ce qui leur permet d'exister : l'échec des conventions de l'Unesco, qui obligent pourtant vendeurs et acheteurs à justifier l'origine des objets ; les déficiences du système de certificats ; le peu d'intérêt des élus et l'absence conséquente de règles communes en Europe.
 
Un tour plutôt exhaustif de la question, bien ficelé et nourri d'exemples concrets, qui met en lumière l'étendue du chemin qui reste à parcourir pour démanteler ce marché aux « proportions industrielles ». — Marie-Hélène Soenen

 
Spécial Investigation - Trafic d'art, le trésor de guerre du ... - YouTube 
 
 
 Mardi 06 20:55 - 22:25
http://icon.telerama.fr/label/television/grand/4.png") 100% 0% no-repeat;" class="tra-4">Trafic d'art
Documentaire
 
Ces fortunes colossales et très visibles, accumulées par des financiers, des industriels ou des hommes politiques, ont redéfini le système de valeurs.

Constatant qu'il était possible de devenir milliardaire non seulement en entreprenant avec audace et compétence, mais aussi par le biais du pouvoir d'État, des réseaux ou de la corruption pure, et qu'une fois acquises, les fortunes, petites ou grandes, lavaient les délits ou les crimes commis pour les obtenir, la classe moyenne et supérieure mondiale a intériorisé un rapport cynique à l'argent, devenu le critère dominant du succès – peu importe le moyen de l'obtenir. Une fois acquis, il blanchit les âmes les plus noires. La seule morale consiste à se remplir les poches.
 
Syrie - Palmyre libérée : une reconquête symbolique et stratégique (Partie 1) #DébatF24
 
Le culte de l'argent a contaminé les politiques. Les dictatures ont ouvert le bal : depuis 1980, s'enrichir rapidement tout en restant à n'importe quel prix au pouvoir est devenu le principal passe-temps des despotes. La religion de l'argent roi rend les dirigeants politiques et les chefs d'entreprise cyniques et égoïstes, et surtout indifférents aux drames sociaux, sanitaires ou économiques que ce culte induit. Les dirigeants d'entreprise se focalisent sur le profit maximum. L'argent étouffe les autres valeurs.
 
Ces dirigeants ne sont pas méchants ou malsains : ils fonctionnent logiquement, dans le système de valeur dominant qui s'impose à eux comme l'air qu'ils respirent
 
Prisonniers de la loi d'airain du profit à court terme, ils commettent des déprédations massives, en toute bonne conscience
 
A la poursuite des pilleurs de temples - bande-annonce ... - YouTube 


En 1972, pendant la guerre civile au Cambodge, une statue représentant un prince et appartenant à un ensemble qui retrace l'épopée du Mahabharata est arrachée au temple millénaire de Koh Ker. 
 
A la poursuite des pilleurs de temples - Documentaire Arte ... - 
 

Le Pillage d'oeuvre d'art finance les mafias, les régimes corrmpus et le terrorisme

L’heure semble donc être à l’action. Selon plusieurs études, l’EI aurait la main sur des actifs dont le montant est estimé à 2 000 milliards de dollars (1 800 milliards d’euros), chiffre qui intègre notamment la valorisation des richesses globales des zones qu’il contrôle, dont les ressources pétrolières et gazières. L’Etat islamique peut également revendiquer des revenus annuels de 2,9 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros). A titre de comparaison, le budget des talibans, par exemple, est évalué entre 53 millions et 320 millions de dollars (entre 49,7 et 300,3 millions d’euros), et celui du Hezbollah entre 160 millions et 363 millions de dollars (entre 150,1 et 340,7 millions d’euros).

Trafic infographie VF

Les œuvres d’art

Les amateurs d’objets archéologiques, qui dans le monde entier achètent des pièces pillées en Syrie et en Irak, « participent au financement du groupe Etat islamique et donc du terrorisme », dénonçait vendredi 13 novembre à Paris le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie, Maamoun Abdulkarim.

Selon des calculs du Wall Street Journal, la vente d’antiquités et d’œuvres d’art en provenance de ces régions procurerait environ 100 millions de dollars par an à l’EI.

Mardi, le président François Hollande a annoncé des mesures contre le trafic d’œuvres d’art massivement pratiqué par l’EI pour financer ses opérations terroristes.

« En ce moment même, l’organisation terroriste Daech délivre des permis de fouille, prélève des taxes sur les biens qui vont ensuite alimenter le marché noir mondial, transitant par des ports francs qui sont des havres pour le recel et le blanchiment, y compris en Europe. »

Face à ces pratiques, la France va instaurer un « droit d’asile » pour les œuvres d’art menacées provenant en particulier de Syrie et d’Irak. Cette disposition figurera dans la loi « liberté de la création » que la ministre de la culture, Fleur Pellerin, doit faire voter au Parlement.


 

"Le trafic d’art n’est pas nouveau. Il empruntait déjà les mêmes routes il y a 40 ans !" " 

"Au bout de la chaîne, ce sont les acheteurs qui sont les véritables coupables.

Arthur Brand - 11/03/2015

 
 
Spécial Investigation - Trafic d'art, le trésor de guerre du terrorisme


Pilleurs de trésors - Spécial Investigation 

Ils parcourent les cinq continents et sillonnent les mers du monde à la recherche de vestiges archéologiques précieux.

 

Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi : citoyen actif

Trafic d'art -Créé le mardi 06 septembre 2016

Esclavage, rançons, pétrole, pillage… Comment l’Etat islamique se finance Le Monde.fr |

Du Moyen-Orient à l'Europe : un vaste trafic d'œuvres d'art | ARTE Info

Spicee - Trafic d'art : le trésor de guerre du terrorisme



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20/11/2012

Gaz, pétrole : guerres secrètes

 

Spécial investigation

Magazine d'information  

 
Lundi 19 novembre 2012 de 22:25 à 23:20 sur Canal+
Voir dans la grille
 

On aime un peu Gaz, pétrole : guerres secrètes

 Gaz, pétrole,  guerres secrètes, Spécial investigation investication, enquête,  enquête, spécial investication, gaz de schismeEn 2011, une coalition armée emmenée par la France a attaqué la Libye du colonel Kadhafi. Officiellement, il s'agissait d'intervenir au nom des droits de l'Homme. Mais un document a circulé, stipulant que Total pourrait exploiter 35 % du pétrole libyen en cas de changement de régime. L'accès aux hydrocarbures était-il, au fond, la véritable raison de cette guerre ? Au début des années 2000, c'est l'Espagne qui aurait fermé les yeux sur un projet de coup d'Etat en Guinée équatoriale dans l'espoir de retrouver un accès aux réserves off-shore de son ancienne colonie. Patrick-Charles Messance a rencontré des hommes de l'ombre qui témoignent pour la première fois devant une caméra, et lèvent un coin du voile sur ces opérations à hauts risques.
Gaz et pétrole: Guerres secrètes

 

gaz,pétrole,guerres secrètes,spécial investigation investication,enquête,spécial investication,gaz de schismeL'industrie américaine connaît une éclaircie. Les biens auparavant fabriqués en Chine le sont à présent à nouveau aux Etats-Unis -- c'est ce qu'on appelle le "reshoring". 

Ccette nouvelle tendance qui arrive subrepticement. Scott Huff, directeur d'Innovate International, une entreprise dans le développement de produits et la fabrication en sous-traitance pour plusieurs industries, est très impliqué dans le reshoring. Voici ce qu'il en dit :


"Cela va à l'encontre du paradigme que les gens ont accepté [à propos de ce qui est fabriqué en Chine]. Mais les gens ont en général 10 ans de retard dans leurs perceptions. Tout ce qui coûte cher à transporter aux Etats-Unis, il faut envisager de le fabriquer aux Etats-Unis. Les coûts de transport qui sont économisés et le fait de ne pas avoir à transporter des stocks permet de dégager du cash".

Ceci est particulièrement important aujourd'hui, alors qu'il est difficile de financer le commerce. Une entreprise a toujours une certaine somme immobilisée dans des factures en attente d'être encaissées (créances) et dans des stocks. Généralement, les banques en financent une bonne partie. J'étais banquier avant de commencer à écrire des lettres d'information. Financer ces actifs négociables était une partie de mon travail (l'autre partie était de financer l'immobilier.) Mais aujourd'hui, les banques prêtent moins facilement pour de nombreuses raisons que nous ne détaillerons pas ici.

Le résultat de tout ceci ressemble à ce que nous voyons dans le marché du crédit hypothécaire : des taux extrêmement faibles auxquels peu d'emprunteurs ont accès. Par conséquent, les industriels doivent réduire la voilure ces derniers temps.

"Donc, si vous pouvez alléger votre processus de fabrication, vous pouvez dégager de la liquidité. Une façon de faire cela est de le faire localement et de faire circuler les dollars plus rapidement". Ainsi, on n'a pas à immobiliser du cash dans des marchandises qui se trouvent dans un bateau en provenance de Chine.

- La Chine devient chère...
Naturellement, cette renaissance ne tire pas son origine que dans les coûts de transport. Beaucoup des facteurs que nous avions évoqués en mai dernier sont encore d'actualité aujourd'hui. A savoir : il devient coûteux de faire des affaires en Chine.


"La grande époque des exportations chinoises est terminée", remarque Scott. "Maintenant, il devient difficile de travailler dur. L'ajustement du renminbi [la monnaie chinoise] a un peu allégé la pression qui pesait sur les sociétés d'exportation mais le coût de la vie ne cesse d'augmenter -- en particulier la nourriture et le logement. Et ces coûts ne baisseront pas. Il y a toujours une limite à ce qu'on peut faire avec les monnaies".

Des prix de l'énergie aux Etats-Unis moins chers poussent également cette tendance au reshoring. Les entreprises chimiques et celles qui produisent des engrais veulent s'implanter durablement aux Etats-Unis et profiter des ressources en gaz naturel bon marché. En Asie, le gaz naturel coûte au moins quatre fois plus cher.

"La production de gaz naturel est parvenue au point où nous ne pouvons plus la stocker entièrement", explique Scott. "Le prix du gaz naturel devrait même être encore plus bas. Et ce qui est fabriqué à partir de gaz naturel, comme par exemple les plastiques oléfines, le propylène et l'éthylène, devraient être meilleur marché à fabriquer ici. Nous devrions avoir le propylène et l'éthylène les moins chers au monde aux Etats-Unis".

Il pourrait en aller de même avec le pétrole. La production américaine est en hausse de 25% depuis 2008 -- depuis que de nouvelles technologies ont permis d'exploiter de nouvelles ressources. Au moment où j'écris ces lignes, le prix du West Texas Intermediate, le standard dans la fixation du prix du pétrole aux Etats-Unis, est en baisse de près de 16% sur les douze derniers mois.

L'avantage concurrentiel de la Chine sur les coûts a ainsi été détruit de plusieurs façons. Toutefois, relocaliser aux Etats-Unis ne va pas sans difficultés -- entre autres, on constate un manque de savoir-faire industriel.

"Des expériences se déroulent dans l'Illinois et le Michigan et dans des endroits qui sont traditionnellement des centres d'excellence pour certains de ces processus industriels", explique Scott. "Un outilleur qui a des capacités et qui a suivi les évolutions technologiques -- eh bien, disons simplement qu'il n'y a pas beaucoup d'outilleurs au chômage. Il existe pléthore d'opportunités en ce moment puisque tout le monde essaie de se relocaliser".

Scott décrit également un renversement des rôles pour le moins fascinant :

"La grande majorité de mes ingénieurs d'études sont Chinois et travaillent dans mon bureau en Chine", raconte Scott. "Ces hommes sont avec moi depuis cinq ans ou plus, et pour certains depuis mon installation en Chine. J'y suis depuis huit ans. Ils ont acquis beaucoup d'expérience".

"Donc", continue-t-il dans un gloussement, "nous commençons aujourd'hui à faire venir certains employés des Etats-Unis pour travailler avec eux. C'est en quelque sorte un renversement des rôles. Nous avons des ingénieurs d'études qui établissent des schémas de conception en Chine pour que les produits soient fabriqués à Chicago. Il y a huit ans, je prenais quelques Américains plus âgés et expérimentés en Chine pour m'aider à travailler avec ces jeunes concepteurs chinois. Et maintenant c'est le contraire. A présent j'envoie de jeunes diplômés américains en Chine pendant six mois pour apprendre au contact des personnes qui maîtrisent le savoir-faire".

source Le reshoring, ou comment les Etats-Unis se réindustrialisent



La relocalisation de l'économie pour des choix pragmatique, ne créra pas forcément des emplois. Ce peut être par une robotisation accrue ou demander plus de flexibilité a une masse salariale déjà bien maléable.

C'est surtout le résultat de politique désastreuse en terme économique, social et écologique avec le lancement de la prospéction de gaz de schisme.

A voir :

 

11/11/2012

l'agrobusiness prend le large

 

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L'afrique : "nouvel eldorado des spéculateur"  -

 indigné révolté, Enjeux alimentaires et profits - citoyenactif, L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin - Altermonde : " D'un côté, l'obésité, la précarisation accrue touche les pays développés ( page FB. De l'autre, la famine s'abat sur le Soudan et dans la Corne de l'Afrique (Article paru ICI : France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014)

humour 147.jpgUn bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « :" C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro.  

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L'internationalisation de l'alimentation ; LES EMEUTES DE LA FAIM, Enjeux alimentaires et profits

humour 97.jpgCitation :

Les prix alimentaires sont repartis à la hausse. Cette constatation de la FAO ne vous étonnera pas. .

Si la FAO est plus crédible que l'INSEE dans ses méthodes de mesure, elle avait tout de même estimé que les prix étaient restés stables en juillet et en août, ce qui est très contestable. Elle constate désormais une augmentation de 1,4% des prix alimentaires en septembre, tirés par les produits laitiers (+7%) et par la viande (+2,1%).

Cette augmentation sans frein des prix alimentaires m'a conduit à faire de l'agrobusiness un des piliers des recommandations de Défis & Profits. Nous avons en portefeuille une série de valeurs qui couvrent toute la filière, de la terre agricole jusqu'à la distribution.

La terre agricole, justement, ne cesse de prendre de la valeur. Pourquoi donc ?

Il semble que certains investisseurs, plus visionnaires et plus anticipateurs que d'autres, ont pris conscience que la bombe à retardement qu'est la surpopulation. La valeur de l'hectare de terre ou de pré n'a cessé de progresser au cours des 15 dernières années en France (+40% !). Ce phénomène se retrouve dans de nombreux pays, avec une modulation suivant le contexte local.

Mais l'augmentation du nombre de bouches à nourrir met la pression sur les produits agricoles, tandis que le marché des terres agricoles est de plus en plus étroit vu la pénurie qui s'annonce : rien qu'en France, 7 000 hectares de bonne terre disparaissent chaque année sous la poussée de l'urbanisation.

Et puis, en période de crise monétaire telle que celle que nous vivons, la terre, comme la forêt, est un actif tangible et devient une valeur refuge.

Ailleurs, la terre cultivable est achetée en masse par la Chine ou les pays arabes. Je vous ai déjà parlé de ce qui se passe en Afrique et qui prend parfois une tournure dramatique pour les populations locales. C'est vrai pour les terres, c'est aussi vrai pour les forêts. Et même en France, les Chinois achètent du bois, à défaut de pouvoir prendre pied dans les forêts elles-mêmes, dans des quantités en croissance exorbitante (+300% en 5 ans !). Ce bois brut (les grumes) nous revient sous forme de meubles fabriqués par les fils du Ciel.

Ce n'est pas seulement la qualité de nos arbres qui attire les Chinois mais c'est qu'en procédant de la sorte, ils protègent leurs propres forêts. Vous voyez où se niche la guerre, dorénavant entamée, pour les ressources naturelles !

Au passage, sachez que les Chinois ont mis en place des taxes très faibles sur l'importation du bois et des taxes élevées sur l'importation des produits finis en bois, histoire de protéger aussi leur industrie : la guerre commerciale aussi fait rage.

Naturellement, la cupidité chinoise pour les chênes et les hêtres français a des conséquences sur l'approvisionnement de nos scieries et sur les prix. La réaction en chaine se déclenche alors de manière implacable : manque de matière première dans les scieries, baisse d'activité, baisse de l'investissement productif, fermetures, chômage…

Pour en revenir à la FAO, cela fait un certain temps qu'elle s'alarme des achats massifs de terres agricoles.

Entre 2000 et 2010, ce sont quelques 200 millions d'hectares qui ont été vendus ou loués, souvent au détriment des populations locales. En mai dernier, la FAO a adopté des directives visant à réguler l'achat de terres dans les pays pauvres, reconnaissant qu'une mauvaise gouvernance de la propriété terrienne conduit à la vulnérabilité, la faim, la pauvreté et est source de conflits et de dégradations environnementales.

Ce ne sont que des directives qui ne revêtent pas de caractère contraignant ; il est probable que l'appât du gain de court terme et la corruption conduiront à la poursuite de la vente des meilleures terres dans les pays en développement.

Si les surfaces cultivables reculent, hypothéquant la capacité mondiale à nourrir la population, une autre menace pèse sur la production agricole mondiale : la sécheresse.

Celle qui vient de sévir aux Etats-Unis a déjà eu des conséquences : augmentation du prix des céréales, du prix de l'éthanol à la pompe, baisse provisoire des prix de la viande (car on abat les troupeaux que l'on ne peut nourrir) avant une forte augmentation pour cause de pénurie. Ainsi, la récolte de maïs aux Etats-Unis était de 314 millions de tonnes en 2011, elle ne sera que de 274 millions de tonnes en 2012 malgré une surface semée atteignant un record, selon le Department of Agriculture. Unechute de 40 millions de tonnes !

Et encore, les professionnels estiment que ce sera pire. Comme 40% de la production part en éthanol, imaginez la pression sur les prix qu'il y aura sur les autres 40% destinés à nourrir le bétail et sur les 20% directement consommés par les humains !

Comme cela prend du temps pour que l'inflation se diffuse dans tout le système, attendez-vous à voir les effets de la hausse des prix (y compris de ce côté-ci de l'Atlantique) en 2013…

Car dans le même temps, la sécheresse touche aussi un autre grand producteur de céréales : la Russie. La récolte étant moins bonne, les exportations de céréales passeraient de 10/12 millions à 5/6 millions de tonnes, d'après les analystes russes. Or ils ont déjà été exportés, au moins sur le papier. Il est donc illusoire d'attendre une compensation de la faiblesse américaine de la part de la Russie qui en sera bien incapable.

La raréfaction des céréales disponibles va donc faire augmenter leur prix, au niveau mondial . Vous retrouverez bientôt cette augmentation dans le prix de votre baguette de pain, dans les prix de la viande (les poulets de grain, par exemple) et des produits laitiers. Ces derniers proviennent d'animaux nourris au fourrage ; or la sécheresse a grillé les prairies et le foin est devenu plus rare et plus cher.

Je pourrais continuer la litanie des pays dévastés par la sécheresse : Brésil, Argentine, Australie. Tous sont des pays exportateurs de produits agricoles. L'Inde est frappée par la sécheresse pour la quatrième fois depuis 2000. La mousson y a été plus faible de 10% environ cette année. Les climatologues laissent penser que de grandes sécheresses sont à venir dans les décennies prochaines, entrecoupées d'épisodes pluvieux inhabituellement intenses qui n'arrangent rien car les eaux ruissellent au lieu d'irriguer.

L'Inde est sensible aux variations climatiques car même si l'agriculture ne représente que 15% de l'économie, environ la moitié de la population travaille dans des exploitations agricoles. Et l'augmentation inévitable des prix des denrées alimentaires sera cruelle pour les millions de pauvres qui vivent dans le sous-continent indien.

Surpopulation, corruption, événements climatique, l'agrobusinesss… tout s'accorde pour faire de l un investissement incontournable sur le moyen/long terme sur des sociétés qui balaient toute la chaine de production : terres agricoles et la production, semences, engrais, eau, distribution...

source : Agriculture : prix et rareté font le bonheur de l'investisseur
Jean-Claude Périvier, rédacteur en chef de Défis & Profits

cF A VOIR : Golman Sachs , Les Etats-Unis le terrorisme institutionnalisé - hensozu, La face cachée du pétrole - citoyenactif , Géopolitique & Histoire, Documentaire, agriculture, envronnement, enjeux énergétiques, l'afrique, "mine d'or", pour les investissements, selon pékin , pétrole, crise pétrolière, 1973, campagne de manipulation, , crise, capitalisme, bataille de l'énergie, chine néolibéralisme, global warning, catastrophe, spéculation, l'agence internationale de l'énergie, l'arabie saoudite, délocalisation , risques climatiques

 
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