26.01.2012
Grèce, Hongrie, même combat ?
France, FESF, Société Générale... les dégradations s’accumule dans la Zone euro depuis quelques jours, mois..
« Les rendements des obligations européennes ont chuté. Les indices des actions européennes se sont stabilisés, et la plupart ont même connu une hausse ».
Si l'on veut trouver le point vulnérable de l'Europe libérale du 21e siècle, nul besoin de chercher plus loin que l’incapacité des dirigeants politique ( par volonté ou manque de volonté) de sortir les peuples de la misères et de la précarisation. Prenons l’exemple de la Hongrie. Le pays fait partie de l'Union européenne mais n'en a pas encore adopté la monnaie.
Le parti au pouvoir -- élu en 2010 avec une majorité des deux tiers -- en a eu tout simplement assez des directives de Bruxelles et de Washington. A tel point que l'Union européenne menace de poursuivre en justice le pays.
« Comme l'explique Daniel McAdams, conseiller en politique étrangère du républicain Ron Paul, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a, entre autres "péchés", "... profité de son mandat pour amener la banque centrale hongroise sous la surveillance de responsables élus, plutôt que de la laisser sous le contrôle de bureaucrates grassement payés qui, le plus souvent, obéissent aux ordres de leurs homologues étrangers aux dépens de ceux qui paient leurs salaires".
"Il ne s'agit pas réellement d'un mouvement pour 'en finir avec la Fed' en Hongrie mais on pourrait certainement voir cela comme une tentative de réduire le pouvoir apparemment sans limites d'un Ben Bernanke hongrois non élu".
Mais Orban se heurtent a des limites : « avec la hausse des rendements obligataires hongrois, Moody's qui a abaissé la dette du pays au rang d'investissement spéculatif, et avec un forint qui a chuté de 15%, il a envoyé un émissaire à Washington il y a quelques jours pour quêter du secours auprès du Fonds monétaire international. Il devra peut-être se plier à la loi de la banque centrale pour obtenir cette aide... et pour éviter l'action en justice dont le menace l'Union européenne ».
Entre-temps, "le prix d'un sauvetage des créditeurs de la Hongrie"( le figaro, Paul Jourion), écrit McAdams, "sera un nouveau programme d'austérité pour sa population. Il semble que le gouvernement est pris de panique et acceptera tout pourvu que le FMI l'aide. Mais les responsables politiques feraient bien de jeter un regard sur la Grèce, où la 'réforme' du FMI produit ses résultats habituels ( chomage, précarité,...)". Voir Plan de sauvetage, Grèce -
Pourquoi la population actuelle devrait-elle être pressée comme un citron pour rembourser les emprunts contractés par le régime communiste dans les années 1970 et 1980, les dettes illégitimes du capitalisme ? Les plans de sauvetage européens ne fonctionnent pas, mais ils permettent à l’Union européenne d’asseoir un pouvoir centralisé au détriment des Etats-nations, écrit Anatole Kaletsky dans le Times ( voir Le fédéralisme à coups de plans de sauvetage | Presseurop (français)
La Grèce devrait faire défaut et aller à la faillite, mais les grecques devraient se mobiliser avec dignité. Cela est valable bien sur depuis longtemps pour également écrire cela à propos de la Hongrie.
Ne pas oublié que les pays du sud ont subit les mêmes pressions de la logique libérale et une précarisation accrue.
A voir aussi PDF] Les années Mobutu (1965-1989) - CADTM, FAUT-IL REMBOURSER DES DETTES ODIEUSES, MAIS ..., 2012 : La délocalisation, et paupérisation en Europe? , 2012, paupérisation Europe, l'année de la Chine ? , La dette au cœur du système économique mondial Exposé de Julie ... - local d'attac
09:30 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bce, union européenne, fédéralisme fmi grèce irlande plan de sauvetage, portugal, hongrie, euro










