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05/06/2016

Merde in France

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Depuis 2008, nous sommes rentrés dans une crise du capitalisme d'une ampleur comparable à la crise de 1929. Si une série de phénomènes déjà bien présents : endettement massif, pauvreté, chômage, etc, s'accélèrent, la perspective de changements importants et rapides de notre mode de vie s'ouvrent dans une mesure qu'il est encore difficile d'estimer. Une chose est sûre : comme le récitaient en cœur les médias britanniques durant les émeutes de l'été 2011, le business doit continuer.
 
 
Le nouveau capitalisme  : "
Le nouveau capitalisme
 
« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c'est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l'après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (...) 
 
      Suite au régime fordiste, quel nouveau régime s'est progressivement mis en place ?
 
collectif RISCdont les textes affirment le caractère structurel de la crise actuelle du capitalisme.
 
On entend a l'extrême gauche et même à l'extrême droite une volonté de revenir a des politique kénésienne ( nationalisation, controle accrue de l'Etat sur l'économie, grand plan routier productiviste.et de l'activité industrielle...) et une nostalgie des années 50 à 70 avec le pleine enplois. C'et moyens efficace a l'époque, ne le serait plus aujourd'hui pour combattre le chomage de masse, la précarisation, la contestation sociale de l'ordre morale et économique. Elle était du en France a reconstruction a marche forcé de l'Europe après la destruction des structures économique et politique  pendant la première et la seconde guerre mondiale et ensuite avec une orientation vers une logique libérale puis néolibérale en adhérant au blog de l'est contre le blog de l'est. Ensuite la crise de la dette, puis la crise écologique ( catastrophe climatique, innondation, sécheresse, cyclone....) sont autant de conséquence de la crise structurelle du capitalisme

 
L'essoufflement de la croissance dans les années 1970 avec ralentissement de la croissance et la montée de l'inflation provoque une baisse des gains de productivité et des profits des entreprises cf l'effondrement du SMI. le taux de profit plonge. La perte d'efficacité des méthodes tayloriennes d'organisation du travail entraîne la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus. Le capitalisme va devenir un capitalisme actionnarial. cf La vitesse n'est que...l'Etat et la noir finance : NOIRE FINANCE - La grande pompe à phynances - Arte EP01.flv

 
Pourquoi parler de crise ?
 
Merde in France
Posted on 22 avril 2012 by risc
Aujourd'hui, la France n'est pas touchée par la crise de la même façon que d'autres pays européens comme la Grèce, l'Italie, l'Espagne, l'Irlande, le Portugal, etc. Cela ne veut pas dire qu'elle ne le sera pas mais, pour l'instant, les mesures d'austérité n'ont pas divisé les salaires par deux et les coupes budgétaires n'empêchent pas l'Etat de maintenir encore une certaine protection sociale (sécurité sociale, allocations familiales et de chômage, revenu minimum, aide au logement..) de la population.
 
Plusieurs pistes peuvent être avancées pour comprendre pourquoi la crise ne nous touche pas encore de plein fouet.
 
Rappelons tout d'abord que la France fait partie des dix premières puissances économiques mondiales.Qu'elle a été un des pays fondateurs de l'Union Européenne et de la zone Euro et qu'elle a largement bénéficié du Marché Commun Européen. Qu'elle fut également un empire colonial dont l'héritage lui profite encore aujourd'hui. En gros, elle a une place privilégiée sur l'échiquier économique mondial.
 
La France a profité de la croissance générale entre 1945 et 1973. Ses entreprises ont prospéré durant « les trente glorieuses » grâce à un prolétariat à la productivité optimale, formé et maintenu en bonne santé par un Etat-providence fort, avec un niveau de vie en hausse régulière.
 
Ajoutons que, à l'issue de la seconde guerre mondiale, de grandes entreprises publiques furent constituées (comme l'Agence France Presse) et d'autres entreprises (comme Renault) nationalisées, le tout venant s'additionner aux nationalisations de 1936 pour constituer un pool d'entreprises publiques conséquent et profitable.
 
2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu'il a pris en l'espace d'un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d'abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s'est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination des produits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l'offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins.
 
Ce qu'on appelle le compromis fordiste[1] : augmenter les salaires en échange d'une meilleure productivité et augmenter ainsi la consommation (ou l'art de donner plus pour reprendre encore plus) a très bien fonctionné en France où les conventions collectives sont négociées au niveau national conjointement par les instances patronales et syndicales. Dans ces négociations, les syndicats ont toujours joué leur rôle de partenaires du patronat en co-gérant la force de travail et en encadrant les luttes.
 
Enfin, l'Etat français a de nombreux atouts pour soutenir ces fonctionnements : centralisé depuis le XVIème siècle, il s'est doté d'une administration forte et répartie sur tout le territoire et d'une police efficace disposant d'un savoir-faire et d'un matériel de pointe. Et tout cela en restant encore aujourd'hui un Etat social, un Etat-providence.
 
Néanmoins la France n'est pas le village d'Astérix et elle n'a pas échappé à la crise générale du capital et aux processus de restructuration qu'elle entraîne depuis les années 70. Des entreprises sont délocalisées, d'autres réduisent leurs effectifs ou ferment leurs portes, 9,5% de la population active (déclarée) est au chômage en fin 2011, le coût de la vie augmente bien plus vite que les salaires et les aides et revenus indirects provenant des avantages sociaux que l'Etat-providence avait mis en place se rétrécissent progressivement, mettant à mal le compromis fordiste.C'est ce pouvoir que la révolution informationnelle commence de fissurer.
 
Cash investigation - Salariés à prix cassé : le grand scandale / intégrale
 

 
 
 
 
 
 

Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d'une crise budgétaire et de divers programmes d'austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu'il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l'État comme ce qui permettrait d'imposer des limites aux « dérèglements du marché ».
 
« Avec plus d'État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l'État n'est pas ce qui s'oppose à la sphère de l'économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l'économie. La raison en est simple: il doit se servir de l'argent pour financer ses projets. Lorsque l'économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l'Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté

 La gueule de l'emploi - INFRAROUGE
 
uel est donc leur secret ?


Adam Smith, Ricardo défendait le libre arbitre du marché, "la main invisible"; l'autorégulation par le marché des crise et de la croissance : Le marché ! Hélas, "le marché" évoque en France la "finance sans visageLa Finance imaginaire : La Finance imaginaire ) ., une compétition impitoyable broyant les faibles et favorisant l'émergence de forts sans aucun scrupules. Or l'expression "le marché" désigne avant tout -- non pas les places financières sur lesquelles se pressent les brasseurs d'argent -- mais un système dans lequel s'exerce une concurrence dure, une guerre économique entre états et entre entreprise.

Mais pour que s'exerce une concurrence loyale, encore faut-il garantir les mêmes droits à chacun, ne pas accorder passe-droit et prébendes au lobby le plus puissant, que l'Etat n'interviennent pas de "façon caché " afin de sauver le système capitaliste ( système bancaire, automobile, immobilier ....)  par un protectionnisme déguisé . Ainsi l'Etat va défendre Boeing contre Airbus, Apple contre Samsung ... et vice et versa
 
"Plus l'Etat est corrompu plus il y a de lois"
Corruptissima re publica, plurimae leges
Tacite
 
De lois en règlements, circulaires et décrets, nous sommes passés du Code civil et de "nul n'est censé ignorer la loi" à un labyrinthe inintelligible dont le but est de donner "un droit à"... à n'importe quel groupuscule poursuivant ses propres intérêts. Le juge juge non pas le fond de l'affaire, mais le plus souvent la forme. Il va se voir confirmer ou infirmer dans ces convictions par les agruments du demandeurs ou défendeurs aux pourvois et par ces avocats. Ainsi cela créer de fait des inégalités entre ceux qui ont les moyens de se défendre ( les dominants : patrons contre salariés, ...) ceux qui ont encore les moyens d'être dans un syndicats puissants .... Mais les exclus : chomeurs, les chomeurs, les sans papiers.... s'en trouvent  presque automatiquement exclus. Le syndicalisme est resté dans une forme vieille école dans son rapport avec l'économie et le patronat.
  Attention danger travail Pierre CARLES 2003
 
 
Donner la parole à certains RMIstesqui, notamment, tiennent une posture pour le moins
Au bout de cinq ans je ne peux plus me servir de mes mains. J'ai mal aux mains. J'ai un doigt, le gros, j'ai du mal à le bouger. J'ai du mal à toucher Dominique le soir. ça me fait mal aux mains. La gamine, quand je la change, je ne peux p...as lui dégrafer ses boutons. Tu sais, t'as envie de pleurer dans ces temps là. Ils bouffent... Ils ont bouffé des mains. [...] C'est tout ça, tu comprends? T'as du mal à écrire, j'ai du mal à écrire, j'ai de plus en plus de mal à m'exprimer. ça aussi c'est la chaîne pour nous. C'est dur de... Quand t'as pas parlé pendant neuf heures t'as tellement de choses à dire que t'arrives plus à les dire, que les mots ils arrivent tous ensemble dans la bouche. Et puis tu bégayes, tu t'énerves. Tout t'énerve, tout. [...]

C'est dur la chaîne. Moi maintenant je peux plus y aller j'ai la trouille d'y aller. C'est pas manque de volonté, c'est la peur d'y aller, la peur... La peur qui mutile encore davantage, la peur que j'puisse plus parler un jour, que je devienne muet. Je lisais avant, j'ai lu un tas de livres, maintenant je n'ai plus envie de lire. Je n'ai plus envie ! Le besoin ne se fait plus sentir de lire ! Non pas que je connaisse tout, au contraire, mais j'ai plus envie... J'en ai plus besoin.

Et puis quel débouché qu'on a... Je suis rentré à dix-huit ans chez Peugeot en sortant de l'école. J'te dis, j'ai tellement mal aux mains, j'ai tellement des grosses mains, mes mains me dégoûtent tellement et pourtant je les aime tellement, mes mains. Je sens que je pourrai faire des trucs avec mais j'ai du mal à plier les doigts. Ma peau, elle s'en va, je vais pas me l'arracher. C'est Peugeot qui me l'arrachera. Je lutterai pour éviter que Peugeot me l'arrache. C'est pour ça que je veux pas m'arracher ma peau. J'veux pas... J'veux pas qu'on touche mes mains. C'est tout c'qu'on a. Peugeot essaie de les bouffer, de les user, et ben on lutte pour les avoir. C'est de la survie qu'on fait."

, à 37 minutes 53 secondes.
 
 
 
 
L'inégalité est croissante entre le dominant ( le rentier, le patrons, ....) et le précaire, le prolétaire sur les moyens de luttes, de survit dans un système de crise permanente et structurelle du système capitalisme néolibéral . La façon la plus rapide d'avoir plus d'argent consiste à dépenser moins. C'est beaucoup moins fatigant et difficile pour le rentier, le patron de dépenser moins et  vouloir / pouvoir gagner plus, de couper dans ses couts et dans son budget que pour le prolétaire, le précaire qui est surbordonnée au bon vouloir des miette du patron  . Dans le premier cas, on peut devenir plus riche paresseusement ( la rente ) , dans le second cas, il faut se démener. C'est pour cela qu'un pauvre -- qui n'a que le minimum vital -- a plus de mal à devenir riche que celui qui l'est déjà et n'a pas de mal à dépenser moins en coupant dans le superflu.
 

 
Concrètement aujourd'hui les États n'ont le choix qu'entre deux politiques : austérité draconienne ou création monétaire, c'est-à-dire recours à la planche à billets. La première mène à la récession violente, la seconde à l'explosion d'une inflation incontrôlable.
 
Generation Quoi : Master chômage et master classe - INFRAROUGE
 
Le "modèle social" français a peur de la concurrence
Nous sommes environnés de pays dans lesquels la dépense publique représente 5% à 10% de moins de PIB qu'en France : la Suède, la Suisse, l'Allemagne, la Grande Bretagne, les Pays-Bas... En fait le seul pays qui dépense plus que nous parmi les 27 pays de l'Union européenne est le Danemark.

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Generation Quoi : Bac ou crève - INFRAROUGE

 
Cela ne s'est pas fait du jours au lendemain et participe a un travail de sappe du patronat, du système gouvernementale et de certains syndicats cosncient ou non ( CFDT, CFTC...°


Le syndicalisme reste pour la plupart de la vieille école dans leurs rapport avec l'Etat et le patronant. Ils rèvent pour la plupart, dans leur forme hierarchique, moins défendre le salariés et dénoncés l'ordre social ( inégalitaire ; dominant / dominés) que de garder une place sur l'échéquier politique, prendre des voix aux autres et avoir des rémunération de leurs adhérent. En tout cas, pas de dénonciation structurelle du capitalisme avec la défense de l'utogestion ou la charte d'amiens ( sauf pour le folklore ( les luttes de LIP), mais entre les paroles et les actes, il y a plus d'un pas à franchir.
 
Bien sur, la CNT, une partie de SUD Solidaire et de la CGT s'y réfèrnte encore, mais cela ne suffit pas a changer durablement le rapport de force
 
Des entreprises publiques sont privatisées et les services publics gérés de plus en plus en tant que centres de profit.

Du coup, depuis les années 80, les luttes deviennent de plus en plus défensives : on ne se bat plus guère pour une augmentation de salaire mais pour conserver son travail, son niveau de vie, obtenir de meilleures conditions de licenciement.
 
L'histoire du syndicalisme français Fr 2003 4l5 La crise du syndicalisme 1ère partie Toute l'his
 
Parallèlement à ces luttes de négociation (avec le patronat et/ou l'Etat), se développent de plus en plus des révoltes urbaines comme les émeutes dites « de banlieue » de 2005 qui ont éclaté un peu partout dans le pays avec des affrontements quotidiens avec la police, des attaques de commerces, des saccages et incendies de bâtiments publics.
 
Ainsi, le prolétariat lutte à différents niveaux et ce peut être aussi bien avec des revendications très défensives que sans revendication du tout en s'affrontant directement à la police et aux infrastructures de l'Etat, en pillant et détruisant les marchandises qu'il peut si difficilement s'offrir d'ordinaire.
 
Les luttes défensives les plus emblématiques sont celles qui précédent des fermetures d'usine comme, en 2000, celle des travailleurs de Cellatex. Ceux-ci avaient menacé de faire sauter leur usine et de déverser des milliers de litres d'acide sulfurique dans la rivière voisine pour obtenir une compensation spéciale à leur licenciement de plus de 22 000 euros et des garanties particulières de reconversion.
 
Le moyen de pression utilisé, qui sera repris dans plusieurs autres entreprises en liquidation au cours de la décennie qui suit, peut sembler avant toutspectaculaire. Mais, outre le fait que ce type de moyen d'action est en rapportavec la violence des attaques des capitalistes, il s'inscrit aussi dans la lignée du syndicalisme de conflit et des pratiques d'action directe [2].
 
Les syndicats, s'ils savent eux-mêmes très bien jouer de ces pratiques pour soutenir leurs propres objectifs, ne parviennent pas toujours à maîtriser les séquestrations de dirigeants, les occupations violentes et les destructions diverses causées à la marchandise et à l'outil de travail par une base « déchaînée », pratiques qui se sont multipliées ces dernières années en même temps que les fermetures de sites de travail. D'où de nombreux conflits des syndicats avec leur base.
 
Le moteur du mode de production capitaliste, c'est l'accroissement constant des profits.
Pour y parvenir en situation de crise, il faut diminuer encore plus le coût global du travail (augmentation de la productivité, création de zones franches, réduction de taxes et de charges sociales...) et, pour cela, rendre le travail de plus en plus flexible et précaire (horaires et durée des contrats au gré du patronat, travail par intérim ou en sous-traitance, externalisation forcée de travailleurs obligés de se mettre à leur compte...).
 
En conséquence, les gouvernements successifs ont pour mission de réformer le contrat de travail et de diminuer les dépenses liées à la reproduction de la force de travail (santé, enseignement, retraite et aides diverses).
 
Sur le contrat de travail, l'une des réformes les plus marquantes porte sur les conditions du départ en retraite. C'est cette réforme, commencée en 1993, qui provoque le mouvement de lutte de l'automne 2010. Depuis la fin mars, les syndicats avaient déjà organisé 7 journées d'action et de manifestations contre cette réforme. En octobre démarre une série de manifestations et de grèves reconductibles (en vrac : SNCF, routiers, raffineries de pétrole, éboueurs et agents municipaux, cantines scolaires, crèches et autobus à Marseille, lycées et universités...) qui vont durer jusque vers la fin novembre.
 
La contestation de la réforme se solde par un échec total et son application suivra inexorablement son cours. Pour la première fois, alors que de précédents projets de réforme du contrat de travail (comme par exemple : le « Plan Juppé » en 1995 (Grèves 1995: ou le Contrat Première Embauche en 2006), avaient été amendés ou annulés sous la pression des luttes, l'Etat français n'a fait aucune concession, montrant ainsi que toute revendication était irrecevable.
 

 
Raté dans ses objectifs « politiques » visés par les syndicats (lesquels ont tout de même bien réussi à épuiser les luttes avec 14 journées d'action et de manifestations en 8 mois !), ce mouvement a globalement mis en évidence la faiblesse du niveau des luttes en regard de la violence d'une attaque aiguisée par la crise et d'un rapport de force nettement en faveur du capital.
 
Cependant, ce mouvement a aussi vu se développer des pratiques de luttes au-delà du refus de la réforme du système des retraites, sur la base de l'achat global de la force de travail qui comprend tous les coûts nécessaires non seulement à payer les travailleurs mais aussi à ce qui leur permet de rester productifs, de survivre et de faire survivre leur foyer. Il a de ce fait impliqué le prolétariat au sens large, au-delà de la seule classe ouvrière et des catégories d'âge et d'activités directement concernées par cette réforme.
 
La difficulté croissante de l'activité de grève – et encore plus celle d'une grève avec occupation- ( en cause, notamment: la perte de revenu insupportable pour beaucoup dans le contexte présent, la peur fréquente de perdre son emploi et de mettre en danger son entreprise dont celui-ci dépend, les restrictions du droit de grève dans certains secteurs, les statuts atomisés des travailleurs au sein d'une même entreprise...) et l'impossibilité de faire grève our une fraction non négligeable du prolétariat (chômeurs, intérimaires, précaires, assistés sociaux, travailleurs au noir, sans papiers...) ont favorisé le développement :
 
- des pratiques de blocage hors des lieux de travail proprement dits : on «bloque» les raffineries et les incinérateurs à leurs entrées (sans hélas les arrêter totalement ce qui impliquerait ensuite une longue remise en route que les syndicats ont veillé à éviter ! !) ; des travailleurs municipaux d'autres secteurs d'activité se retrouvent pour bloquer un incinérateur dont le personnel n'est pas lui-même déclaré gréviste ; les « bloqueurs » appellent des groupes ou des individus extérieurs à venir les rejoindre etc.. ce qui, potentiellement, permet de dissocier ou d'associer librement grève et blocage et ouvre les lieux de travail et les collectifs de lutte à tous, sachant que les syndicats même « inviteurs » ont bien veillé au grain tout de même ![3].
 
- des « AG Interprofessionnelles », instances anti et/ou para-syndicales qui intègrent travailleurs syndiqués ou non, chômeurs, précaires, retraités, étudiants, titulaires des minima sociaux etc ...et tentent des coordinations directes globales et non plus sur la base d'une profession, d'un métier, d'un secteur, d'une entreprise. Malheureusement, ces AG ont souvent été investies par des groupes d'extrême gauche, leur donnant un sens organisationnel et avant-gardiste.
 
Viennent se rajouter aux deux phénomènes précédents :
 
- le fait que ce mouvement est entré en synergie avec une série de conflits antérieurs et/ou parallèles portant sur des revendications salariales et de conditions de travail notamment dans les raffineries de pétrole et différentes entreprises publiques ou para-publiques (les hôpitaux parisiens, le musée du Louvre, les archives nationales, les éboueurs, les travailleurs du port de Marseille...).
 
- la forte mobilisation des lycéens, pourtant pas encore intégrés au monde du travail mais réagissant en futurs exploités, au besoin avec violence (cf. les saccages au centre-ville de Lyon et au tribunal de commerce de Nanterre)
 
Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi a surgi le slogan Bloquons l'économie. Même si ce slogan n'est pas plus « révolutionnaire » (il ne s'agit pas de « détruire l'économie ») qu'il ne s'est révélé efficace (le moins qu'on puisse dire c'est que l'économie française n'a été que très modérément « bloquée » !!!), il présente l'intérêt de sortir de la sphère des revendications partielles pour s'en prendre directement à l'économie.
 
Du côté du coût de la reproduction de la force de travail, les réformes portent sur la baisse des dépenses de santé et d'éducation et, plus généralement, la rentabilisation des services publics, la hausse des cotisations sociales et des taxes, des réductions et suppressions de minimas sociaux... Si la mise en place des réformes a été progressive depuis les années 80, elle s'accentue depuis la crise de 2008, rendant la survie de plus en plus difficile à la majorité de la population, et encore plus aux travailleurs précaires, « réservistes » de la force de travail, et aux travailleurs surnuméraires, ceux dont le capital n'a plus l'usage. Pour ces derniers, la seule chance à s'employer est le secteur de l'économie informelle, lequel appartient tout de même en réalité à l'économie globale.
 

 
Cette situation implique un contrôle social accru de l'Etat par un renforcement de la répression : fermeture des frontières, chasse aux sans-papiers, conditions tyranniques d'obtention ou de maintien des allocations de chômage et des minima sociaux, coupures de gaz et d'électricité et expulsions locatives en toutes saisons, enfermement des jeunes déviants... deviennent notre paysage quotidien et suscitent régulièrement des résistances et révoltes de prolétaires subissant l'accroissement de leurs difficultés financières et une répression de plus en plus omniprésente.
 

 
L'émission du jour
 CLIQUEZ ICI POUR ÉCOUTER L'ÉMISSION du mardi 18 février 2014
 
 

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris
 
 
Nos vies discount enquête sur la casse sociale H264 848x480
Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles
 
RISC – Revue Internationale Sur la Crise | Paris :
 
revue risc | Tant qu'il y aura de l'argent ... 
 
La révolution technologique 2LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? : citoyen actif, Je reprends LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ?  et Pourquoi parler de crise ?  
DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTubeCrise aux pays des merveillesLien entre capitalisme et l'endettement - Antalya, La Finance imaginaire - Hensozu
 BA Les Infiltres Vendredi Prochain 22H50 Sur France 2 [ Inédit ] Pôle Emploi entretien #1 - YouTube :   
Reportage "Ils luttent contre le chômage" - YouTube :57 min Enquête : "Pôle emploi : Peugeot-Sochaux, Cadences en Chaîne - YouTube : 53 min , Pôle emploi au coeur de la crise :Austérité à tous les étages Créé le vendredi 24 mai 2013 Modèle allemand & social libéralisme Créé le lundi 20 mai 2013 Dossier d'été: l'austérité Créé le dimanche 28 juillet 2013 1 , Grande Bretagne : Un contrat Ultralibéral Créé le mardi 03 juin 2014 , NOS VIES DISCOUNT Créé le mercredi 20 mars 2013 , affaire Jérome CahuzacCréé le mercredi 03 avril 2013 Modèle allemand & social libéralismeCréé le lundi 20 mai 2013
Les receleurs en politique Créé le dimanche 18 août 2013

 

 

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24/05/2014

fabrique des pauvres

 De La Servitude Moderne  par ClaVieFrere2011
 
" Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s'effondrer. Mo pessimisme sur tout ce qu'elle fait pour nous entrainer dans sa chute"

 Le Monde Diplomatique - L'art D'ignorer les Pauvres ,
 
 


 Bref, une vidéo a je sais pas si vous ne l'avez pas vu  vu. Le mouvement des indignés, doit être une des solutions de créer des mobilisations rassemblements avec les syndicalismes ( mais hors corporation), les anarchistes, féministes....  Il faut rassembler les luttes dispersées, sortir de l'égoisme et des luttes individuelles pour élargir les champs de combat

Europe, le mépris des peuples
Le mercredi 21 mai 2014

(dessin : Rainer Hachfeld)

« Quelle est la différence entre une machine folle et l’Union européenne ? Quand une machine dérape, elle s’arrête, pas l’Union européenne. » Ainsi s’exprime Herman Van Rompuy, pourtant président du Conseil européen !

 

Des salaires qui ont baissé dans 18 États sur 27, alors que dans la seule zone euro on compte 18,9 millions de chômeurs dont 3,5 millions sont directement imputables à la doctrine de Bruxelles. Faillite sociale, aveuglement économique, voilà « l’Europe dont plus personne ne veut : un monstre incontrôlable », selon l’UMP Henri Guaino. Ce mépris des peuples fait le miel de l’extrême droite en Europe et le succès de Marine Le Pen qui s’est contentée de voler les analyses et les prises de position que la gauche critique s’efforce de faire entendre depuis des années.

 

Comment en est-on arrivé là ? Entretien avec Coralie Delaume (Europe, les États désunis, aux éditions Michalon) et Aurélien Bernier (Désobéissons à l’Union européenne). Entretien : Daniel Mermet Programmation musicale :
  
Sag warum, par Camillo Felgen

 

 es Sales Majestés - Sois pauvre et tais-toi ! - YouTube :Les Sales Majestés - Sois pauvre et tais-toi ! - YouTube :



 
 

 

 

Documentaire poignant vu sur Arte, ou "la folie du système capitaliste global et les intérêts des puissantes multinationales".

On voit bien que pour que quelques individus s’enrichissent , ceci ne peut se faire systématiquement qu’au détriment d’un autre. C’est une règle impitoyable qui se vérifie chaque jour et qui est en train de créer une véritable bombe à retardement dans notre société.

Cela montre clairement que la pauvreté n’est pas une fatalité, mais bien une conséquence de la politique menée par nos gouvernements, inféodés au grand capital, tous partis confondus…

 

Comment faire pour plus de solidarité dans  ce contexte, pour avoir une action concrète et ne pas culpabiliser, et ne pas penser qu’il n’y a rien à faire?

 

 

Et là encore les avis divergent. D'un côté, certains signaux ont de quoi inquiéter, et tout particulièrement celui du coût salarial.

 

Le graphique ci-dessous représente l'évolution du coût salarial dans la Zone euro. Vous n'avez pas besoin de moi pour le commenter car il est fort clair : les salaires s'effondrent dans les pays du Sud. cf De la servitude moderne 

 

La guerre des salaires en Zone euro

Alors oui, certes, cela fait gagner en compétivité, mais à quel coût  :

 

"Les gérants continuent de se succéder devant les micros et les caméras pour nous vendre des lendemains qui chantent et faire l'apologie des pays du Sud qui redémarrent grâce à une compétitivité retrouvée.

 

Ils oublient de souligner que cette merveilleuse compétitivité a été obtenue grâce à l'effondrement des salaires (Grèce, Portugal, Espagne, Italie) qui constitue justement l'origine du cycle déflationniste que la BCE se fait fort de combattre y compris, nous fait-elle comprendre, par le biais d'expédients non conventionnels. ' (comprenez : des embauches à des salaires de misère et un écrémage impitoyable des effectifs chez les 50/60 ans qui coûtent trop cher aux entreprises)."

Austérité à tous les étages

Sur ce dernier point, le paragraphe 11( c’est le point 11 de la déclaration finale du sommet) évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d’économie Paul Krugman à s’étrangler sur son blog :  

 « Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »

 

Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre : ce n’est pas ainsi que l’Europe sera remise à flot  source Austérité à tous les étages : L'indigné, Le "modèle" allemand ( google , citoyenactif), Le gouvernement annonce un geste sur les cotisations retraites des fonctionnaires, Chômage en avril: «Pas d'amélioration», ni «d'aggravation significative», annonce François Rebsamen

 


 

Zone euro en déflation

Ce tableau reprend les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) de la Zone euro. A noter, que ces indices ne prennent en compte ni l'énergie, ni les produits alimentaires saisonniers."La déflation frappe surtout les pays qui ont pratiqué l'austérité, à savoir réduit leurs déficits budgétaires, diminué leurs nombres de fonctionnaires et réduit leurs prestations sociales.

 
Merci pour vos commentaires…generation precaire - YouTube
 
 

 n A lire : Documentaire Génération-Précaire, Génération Précaire | Facebook

 

Les déportés du libre échange - videos.arte.tv :Piñata mexicaine pour les enfants. Restauration légère traditionnelle mexicaine en continue.Los deportados de libre comercio - YouTube :

« Les déportés du libre échange »

Dans son film, Marie-Monique ROBIN dénonce les effets de l'ALENA, accord de libre-échange entre le Canada, les USA et le Mexique, entré en vigueur le 1er janvier 1994.

Au nom du «libre-échange», le Mexique a progressivement démantelé le système qui avait pourtant permis son autosuffisance alimentaire pendant des décennies. Ce traité inique a laminé l'agriculture mexicaine et contraint 3 millions de petits paysans à rejoindre les bidonvilles ou tenter leur chance comme travailleurs clandestins aux Etats-Unis, tandis que progressent les taux de malnutrition (mais aussi d'obésité) et de pauvreté dans tout le pays.

Actuellement, TAFTA, l'accord transatlantique en négociation, dans le plus grand secret, entre les USA et l'Union Européenne, obligera les États, au nom du libre-échange, à démanteler leur lois et règlements au profit des multinationales. C'est un véritable hold-up sur la démocratie qui se prépare...« Les déportés du libre échange »  Film de Marie Monique Robin

Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/33181
Source : http://casa-poblano.fr/

Un cinquième cycle de négociations entre l'Union européenne et les États-Unis a débuté ce lundi 19 mai à Arlington (Virginie) et se poursuivra jusqu'au 23 mai.

 

Selon un document de négociation secret rendu public ce lundi par le Huffington Post, l'Union européenne propose aux États-Unis de libéraliser complètement le marché transatlantique de l'énergie et des matières premières.

Pour mieux comprendre :

Le document de négociation en anglais : http://france.attac.org/IMG/pdf/ttipenergyrm_nonpaper.pdf

Comment faire pour plus de solidarité dans  ce contexte, pour avoir une action concrète et ne pas culpabiliser, et ne pas penser qu’il n’y a rien à faire? 

Yourope  Une Europe sans frontières ? samedi 24 mai à 14h00 (26 min) , Rediffusion mardi 27.05 à 7h15, Rediffusion mercredi 28.05 à 3h45Les élections européennes de ce week-end sont l'occasion pour "Yourope" de poser la question des frontières internes de l'Union. Ont-elles vraiment disparu ? Sont-elles encore présentes dans le quotidien des jeunes Européens ?Dossier En savoir plus

Les élections européennes de ce week-end sont l'occasion pour « Yourope » de poser la question des frontières internes de l'Union. Ont-elles vraiment disparu ? Sont-elles encore présentes dans le quotidien des jeunes Européens ? Depuis l'entrée de la Lituanie dans l'UE un village est coupé en deux. Moitié en Europe, moitié en Biélorussie. Autrefois purement formelle, la frontière qui le traverse est devenue très difficile à franchir. Une difficulté pour les jeunes dans une région qui n'offre aucune perspective d'avenir. A l'inverse, d'autres territoires ont connu un essor économique notable après le grand élargissement de 2004. Un exemple parmi d'autres : la zone frontalière entre l'Allemagne et la Pologne est l'une des plus dynamiques de l'UE.

YOUROPE ARTE - démocratie participative - mobilisation ... - YouTube :

ESF - Européens sans frontières :

Yourope | ARTE :

Fabrique des pauvres – L’indigné Révolté

 

Bruxelles Business

Looking for Europe

Argent, sang et démocratie

Austérité à tous les étages : L'indigné

Foire aux questions abstentionnistes - citoyenactif

Lobby Planet - Saltabank 

Vidéo Le lobby des armes s'invite dans la campagne - Replay TV :  

Lobbycratie, lobby, influence, lobbying, analyse et commentaires ... : 

fabrique des pauvres - citizen khane

 

Assommons les pauvres !NOS VIES DISCOUNTCréé le mercredi 20 mars 2013

09/02/2013

"Modele" allemand

Les Allemands sont-ils bien placés pour nous faire la leçon ?

:Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux  Austérité à tous les étages

Si l’on résume, l’Europe s’apprête à vivre avec :

  • des taux d’intérêts à court terme en hausse (la BCE vient de relever son taux directeur) ;

  • des programmes de rigueur budgétaire, partout ;

  • des efforts de compétitivité redoublés, qui pèseront sur les salaires.

Sur ce dernier point, le paragraphe 11 évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d’économie Paul Krugman à s’étrangler sur son blog :

« Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »

Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre : ce n’est pas ainsi que l’Europe sera remise à flot

 

  
le Japon

 
Source : Capital
07/02/2013
© REA
Certes, ils ont réussi à réformer leur marché du travail, à boucher le trou de leur Sécu et à regonfler leur compétitivité en maîtrisant leurs salaires. Mais derrière ces indéniables succès, l’économie de nos voisins cache des facettes moins reluisantes.

« Le plus gros problème de l’Europe ? C’est la France. » Lars Feld n’a pas peur de dire tout haut ce que Berlin pense tout bas. En novembre dernier, cet économiste réputé, l’un des cinq «sages» qui conseillent Angela Merkel, a entamé la rédaction d’un rapport officieux à la demande du ministre des Finances, Wolfgang Schäuble. Le sujet : les réformes à recommander d’urgence à l’Hexagone pour restaurer sa compétitivité. «Notre gouvernement est préoccupé parce que la France ne fait rien pour éviter de sombrer», a justifié Lars Feld. «Vous êtes le seul pays à refuser de se réformer avant qu’il ne soit trop tard : on aimerait vous aider», renchérit Stefan Kooths, de l’IFW de Kiel, l’un des six grands instituts économiques allemands.

Ils ne manquent pas de confiance en eux, nos voisins ! Après avoir administré de sévères remontrances budgétaires à la Grèce, seriné leurs recommandations de bonnes réformes à l’Italie et imposé la règle d’or à toute l’Europe, voilà qu’ils se penchent sur le cas français. A Bercy, on assure officiellement que leurs conseils sont les bienvenus. Mais, dans les couloirs, les membres des cabinets grognent. «A jouer ainsi les donneurs de leçons, les Allemands commencent à agacer leurs partenai­res», commente l’économiste Charles Wyplosz. «Peut-être, rétorque René Lasserre, directeur du Centre d’information et de recherche sur l’Allemagne contemporaine (Cirac). Mais ils ne sont quand même pas si mal placés pour donner des conseils à leurs voisins.»

A première vue, cela ne fait pas de doute. Pointé du doigt comme le maillon faible de l’Europe il y a tout juste dix ans, le pays d’Angela Merkel affiche aujourd’hui l’un des plus bas taux de chômage du continent). Il faut dire qu’il a su réformer son économie avec un pragmatisme et une réactivité inimaginables chez nous. «Notre méthode est simple : nous mettons tout le monde autour d’une table et nous agissons sur-le-champ, quitte à ajuster a posteriori ce qui fonctionne mal, résume Henrik Uterwedde, directeur de l’Institut franco­allemand de Ludwigsburg. Vous, vous tergiversez pour accoucher d’une souris.»

De fait, alors que nous peinons toujours à écorner notre système de protection sociale, celui de nos voisins a pu être profondément remanié en moins de dix ans : l’âge de départ à la retraite a été repoussé de 65 à 67 ans, la durée d’indem­nisation du chômage ramenée de 32 à 12 mois, le montant des allocations réduit, et les gaspillages dans la santé traqués pour de vrai… Résultat : de l’autre côté du Rhin, la Sécu a enregistré un excédent de 12 milliards d’euros en 2012, du jamais-vu depuis la réunification. Et les dépenses publiques ont pu être ramenées de 49,3 à 45,6% du PIB en dix ans, tandis que les nôtres culminent toujours à plus de 56%.

La réforme du marché du travail s’est révélée tout aussi radicale. Là encore, les syndicats ont fait preuve d’un pragmatisme impensable dans notre village gaulois : ils ont accepté, et même soutenu, toutes les mesures susceptibles d’améliorer la flexibilité. «C’est la meilleure façon de lutter contre le chômage», se justifie Dierk Hirschel, l’économiste de la Confédération allemande des syndicats (DGB). Son organisation a ainsi appuyé la création de contrats spécifiques, censés accélérer le retour à l’emploi des personnes qui en sont éloignées : les «mini­jobs» (400 euros par mois pour un temps partiel de 15 heures par semaine au plus, exonéré de charges) et les «jobs à 1 euro» de l’heure, sortes d’emplois d’insertion réservés aux chô­meurs de longue durée, qui touchent en parallèle leurs indemnités.

Dans la foulée, les syndicats ont accepté que les licenciements et le recours au temps partiel soient facilités. Résultat : la compétitivité des entreprises a grimpé en flèche. «Nous pouvons désormais adapter en permanence nos effectifs au niveau des commandes», témoigne ainsi Mathias Kammüller, vice-président exécutif de Trumpf, une PME familiale spécialiste de machines-outils haut de gamme. En période basse, les salariés travaillent trente-cinq heures par semaine, mais montent à quarante heures en cas de surchauffe, pour un salaire identique. Et au plus fort de la crise, en 2009, le recours massif au chômage partiel a permis de sauver tous les emplois, alors que les ventes de Trumpf avaient chuté de près de 40%.

 

Avec l'imbroglio italien, de nombreux hommes et femmes politiques allemands sont montés au créneau (notamment M. Steinbrück, le champion du SPD, parti de gauche allemand) pour délivrer la bonne parole et rappeler qu'aucun changement politique démocratique ne saurait détourner un pays de ses obligations en matière de rigueur et de réduction des déficits.

humour 115.jpg Le peuple a voté contre l'austérité ? Cela n'a aucune importance...
... Les nouveaux élus feront ce que veut Berlin, tout comme les malheureux députés grecs il y a 18 mois. Le scrutin populaire les avait conduits au Parlement d'Athènes pour refuser le dépeçage économique du pays... mais la première loi qu'ils votèrent -- sous la pression de Bruxelles, du FMI et  d'angela merkel-- fut la braderie de tous les fleurons sous tutelle étatique (aéroports, loterie, stades de sport, concessions portuaires) sous prétexte de privatisation..

L'ajustement budgétaire s'opère essentiellement par la seule variable que l'Etat contrôle, c'est-à-dire les salaires des fonctionnaires et les retraites. En y ajoutant la hausse des taxes (sur l'essence et les denrées alimentaires), la chute du pouvoir d'achat avoisine 50% en cinq ans.

L' 'allemagne, elle, n'a nul besoin de faire baisser les salaires "en interne" pour demeurer compétitive. En effet, les entreprises germaniques ont décidé depuis longtemps (chute du Rideau de fer) de délocaliser leur production dans les pays de l'Union européenne où les salaires sont les plus bas.

Et l'Europe est une mine d'opportunités pour qui sait exploiter les inégalités salariales : les rémunérations en Allemagne, France, Pays-Bas, Finlande, Suède, Autriche, Danemark sont le double ou le triple de celles versées aux salariés en Grèce, au Portugal ou en Slovénie. Elles sont aussi 7 à 9 fois plus élevées que celle versées aux Roumains, lituaniens ou Lettons et 10 fois plus élevés que celles perçues par des Bulgares.

A titre de comparaison, prenons l'Amérique du Sud. Alors que les différences semblent gigantesques, aux yeux d'Européens non avertis, entre les économies industriellement les plus développées (Brésil, Argentine, Chili) et les plus faibles (Paraguay, Bolivie, Equateur...), la différence entre les salaires minimum légaux est de l'ordre de 1 à 4. Ce sont donc des disparités nettement plus faibles qu'au sein de notre propre Union européenne.

L'Allemagne, un commerce qui roule
Une fois produits dans les pays à bas coûts salariaux, les biens intermédiaires (semi-finis) sont rapatriés en Allemagne sans payer de taxes d'import/export (comme les règlementations commerciales européennes l'y autorisent), pour être assemblés en bout de chaîne de production. Ils sont ensuite réexportés principalement vers les autres pays d'Europe avec le label Made in Germany... et les tarifs haut de gamme (c'est-à-dire des marges très confortables) qui vont avec.

L'Allemagne fait d'une pierre deux coups puisque les produits finalisés sur son sol et revendus majoritairement au sein de l'Eurozone apparaissent dans la balance de ses exportations (dont le solde positif se chiffre en centaines de milliards d'euros)... alors qu'une partie importante de ce total n'est en réalité que le résultat de l'assemblage de produits importés.

En 2011, les excédents commerciaux de l'Allemagne provenaient à 80% de ses échanges avec les autres pays de l'UE. Pour schématiser, cela représente en moyenne 150 milliards d'euros vis-à-vis des autres pays de la Zone euro, 80 milliards vis-à-vis de l'Europe hors Zone euro, et 50 milliards avec le reste du monde (dont la Chine pour moitié).

Les marchés applaudissent cette splendide mécanique qui gagne à tous les coups. Il ne faut pas chercher beaucoup plus loin la raison d'un retour du DAX 30 à 3% de ses records historiques absolus de l'été 2007...

De même, ce n'est pas un hasard si les élections italiennes ont coulé la bourse de Milan et restauré le système de vases communicants avec des actifs germaniques : Bunds et actions.

Qu'en dit le DAX 30 ?

Compte tenu de la sous-performance chronique des établissements financiers de l'indice ces cinq dernières années, la plupart des grandes valeurs industrielles -- à l'exception notable de Siemens et de Volkswagen -- ont surpassé leurs records de 2007 ou 2008.

Si l'on compare leurs performances financières par rapport à leurs concurrentes respectives italiennes, japonaises, françaises et surtout britanniques, la différence n'est pas aussi considérable que les épargnants se l'imaginent.

En achetant des valeurs allemandes, les investisseurs internationaux ont d'abord voulu placer leurs avoirs dans un coffre-fort dont ils sont sûrs qu'il contiendrait toujours de l'euro-mark et pas de l'euro-sud ou de l'euro-PIIGS.

A lire : Articles de l-indigne taggés "précarisation" - l'indigné ...

 Le modèle allemand: des "minijobs" payés rien du tout. Mais qu'est ce qu'on attend!

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Un petit article sur les emplois précaires sous payés mis en place en Allemagne par la social démocratie, qui décidément a dans ce pays une très longue histoire de trahison (plus qu'ailleurs)...

samedi, 13 août 2011 - ZEC plus ultra

 : " Le commencement de la fin "

Les politiques font du business, il est normal que les agences de notation fassent de la politique. Elles ont  aussi ce talent particulier de transformer des situations gérables en crises inextricables :  Irlande, Grèce, et Portugal en ont fait les frais. C'est au tour des États-Unis  de connaître la joies du cercle vicieux créé par les pronostics de l'opinion financière :

1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;

et

2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )

> Le commencement de la fin - Frédéric lordon - La pompe à phynance

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"Blabla de zinc" de Chimulus

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 Autre atout de l’Allemagne : elle dispose d’un tissu de PME soudées, qui chassent en bande. Tandis que les grands groupes français pressurent sans relâche leurs fournisseurs, leurs homologues allemands les emmènent avec eux à la conquête de nouveaux marchés. «Bosch nous a demandé de lui construire une machine laser sur mesure que les Chinois seraient incapables d’imiter et il nous a laissé le temps qu’il fallait, se réjouit Mathias Kammüller. Grâce à cela, nous som­mes tous deux devenus leaders sur un nouveau segment.» Aujourd’hui, Trumpf réalise 70% de son chiffre d’affaires à l’export.

Mais tout n’est pas rose pour autant de l’autre côté du Rhin. Prenez le marché du travail. Certes, l’Allemagne est au plein-emploi. Mais les 2 millions de jobs qui ont été créés depuis 2001 sont presque tous «atypiques». Près d’un travailleur sur quatre travaille aujourd’hui à temps partiel. Et dans les services, la majorité des postes – jusqu’à 75% dans la restauration – sont désormais précaires. Les entreprises auraient tort de se priver : à la différence de l’industrie, le secteur tertiaire n’abrite aucun syndicat assez puissant pour défendre effica­cement les salariés. Il y a quel­ques mois, la chaîne de droguerie low-cost Schlecker s’est ainsi fait prendre à licencier des employés en CDI payés 12,80 euros de l’heure, pour réembaucher des intérimaires à 6,80 ­euros ! «Dans la distribution, tout le monde fait ça», regrette Henrik Uterwedde.

Pas étonnant que le nom­bre de CDI à temps plein (23,6 millions) n’ait pas augmenté d’un iota ces dernières années. Et que de plus en plus d’Allemands restent coincés dans les «minijobs» (plus de 1,5 million de personnes) et les «jobs à 1 euro» (280 000), pourtant censés n’être qu’une étape vers l’em­ploi classique. Mariechen Schäfer, 49 ans, occupe ainsi ­depuis six ans un minijob de caissière à Berlin. «Dès qu’un employeur traditionnel voit cela sur mon CV, son visage se décompose : la plupart d’entre eux nous considèrent comme des boulets», témoigne cette ancienne secrétaire de direction. «Le marché du travail allemand se rapproche désormais du ­modèle britannique, pour le meilleur – la réactivité – et pour le pire – la pré­carité», résume Steffen Lehndorff, de l’université de Duisbourg-Essen.

A lire : Documentaire Génération-Précaire

Certes, on peut estimer que des bataillons de salariés précaires sont toujours préférables à une armée de chômeurs. Mais si la tendance se poursuivait, le dynamisme du pays pourrait en pâtir. D’après l’OCDE, le taux de travailleurs pauvres dépasse aujourd’hui les 22% et les inégalités ont augmenté plus vite que dans le reste de l’Europe ces dix dernières années. Les 10% des ménages les plus aisés détiennent désormais 53% de la richesse privée du pays, contre 45% il y a dix ans. Pendant la même période, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (60% du ­revenu médian, soit 952,10 euros par mois pour une personne seule, contre 964 euros en France) est passé de 12,2 à 15,9%, contre 13,8% chez nous. «A trop vouloir nous con­centrer sur nos performances à l’export, nous avons oublié que l’objectif premier de la politique économique est de réduire les inégalités», reconnaît Steffen Lehndorff.

 

Comme si cela ne suffisait pas, le pays voit également son taux de natalité s’effondrer. D’après les prévisions de Bruxelles, sa population aura diminué de près de 20%, à l’horizon 2060. L’Allemagne aura alors 66 millions d’habitants, soit moins que la France (73 millions), un citoyen sur trois aura plus de 65 ans et le pays ne comptera plus que trois actifs pour un retraité, contre six aujourd’hui. Cette chute vertigineuse de la natalité est facilement explicable. Chez nos voisins, les femmes qui continuent de travailler après avoir eu des enfants sont en effet traditionnellement très mal vues.

«C’est difficile à imaginer chez nous, mais on les considère comme des mères indignes, témoigne David Sejourné, spécialiste du management franco-allemand, marié à une Allemande. Du coup, beaucoup préfèrent renoncer à la maternité pour ne pas sacrifier leur carrière.» Et les effets sur la croissance se font déjà sentir. Selon l’OCDE, le vieillissement a coûté 0,2 point de PIB au pays en 2011. D’ici à 2030, la facture devrait monter à un point de PIB par an. Inquiétant.

A lire :le Japon : La crise de la fécondité au Japon
 "A l'instar du japon, nous pourrons avoir un lien entre crise et la baisse de la natalité : Zone euro : la crise porte un coup à la natalité - Le Figaro :

Nos voisins, si donneurs de leçons sur l’austérité budgétaire, sont-ils au moins des modèles de gestion publique ? Pas autant qu’ils veulent le laisser croire. Car enfin, eux aussi ont un peu tendance à bidouiller les chiffres officiels quand ça les arrange… Pendant la crise, par exemple, le gouvernement a omis de prendre en compte dans son budget 20 milliards d’euros de prime à la casse, dissimulés dans le fonds spécial ITF. Grâce à quoi, ­Angela Merkel a pu afficher un déficit public de 3,1% en 2009 au lieu de 5,2%. Et se vanter ­auprès de ses partenaires de se rapprocher plus vite qu’eux des critères de Maastricht. «C’est de la manipulation comptable pure et simple», observe Sylvain Broyer, de Natixis. «Si nous avions fait la même chose avec notre plan de relance, Bruxelles nous serait tombé dessus», grince-t-on à Bercy.

Les frasques de l’Allemagne, par contre, n’émeuvent pas grand monde. Emprunts pour la réunification, dépenses de relance, dettes des chemins de fer… Cela fait des années que Berlin loge discrètement des sommes colossales dans des fonds spéciaux au fonctionnement opaque, les Sondervermögen. Si bien qu’aujourd’hui ils abritent 40% de la dette du pays !

Ajoutons que les collecti­vités locales allemandes affrontent des difficultés financières que l’on ne soupçonne même pas chez nous. L’Etat ne cesse en effet de leur confier de nouvelles missions (versement des aides sociales à la petite enfance et à la vieillesse, entretien des bâtiments publics…), sans augmenter leurs moyens. «Un peu comme chez vous, mais en pire», remarque Hans-Peter Busson, spécialiste du sujet chez Ernst & Young. Résultat : leur dette atteint 653,92 milliards d’euros, soit plus de 25% de l’endettement total du pays, contre 161,3 milliards chez nous (8,8% de notre ardoise).

Pour limiter l’hémorragie, les deux tiers des municipalités ont été contraintes de réduire de 50% leur budget d’entretien des routes et des bâtiments scolaires. Et la moitié d’entre elles ont fait flamber les tarifs d’accès à leurs équipements municipaux, comme les stades – quand elles ne les ont tout sim­plement pas vendus ou fermés. «Des dizaines de piscines sont à l’abandon dans tout le pays», se désole l’économiste Stefan Kooths.

Plus grave encore, le taux d’investissement public du pays est aujourd’hui l’un des plus bas de l’OCDE (1,5% du PIB, contre 3,2% chez nous), et ça fait dix ans que ça dure. Certes, la qualité des infrastructures reste globalement satisfaisante. «Mais si on continue à ce rythme, nos trottoirs seront bientôt en aussi piteux état que ceux des villes américaines», s’alarme Hans-Peter Busson.

Reste un dernier point de faiblesse de l’économie allemande : ses ban­ques publiques régionales, les Landesbanken, sont dans un sale état. Avant la crise, elles ont en effet massivement spéculé sur les subprimes, et elles ont perdu. «Elles manquent aujourd’hui de capitaux, sont très peu transparentes et vont devoir réviser leur modèle économique pour survivre», prévient Pascal Ordonneau, consultant spécialiste de la finance. Pour le moment, elles peuvent encore tenir. Mais si Bruxelles y mettait son nez, elles se verraient contraintes de dévoiler la totalité de leurs pertes et d’accélérer leur restructuration. Ce serait du pire effet sur les marchés. Angela Merkel, qui espère bien être réélue en septembre prochain, est prête à tout pour l’éviter. Il y a deux mois, elle a réussi à convaincre la Commission de repousser son projet de contrôle de l’ensemble des banques européennes. Aux calendes grecques, bien sûr…

Marie Charrel

 une photo de blague de arnaud.

 

A lire : État libéral dégénéré , Le Japon a tout" bon" ! , le chômage : mission impossible , ARTE Reportage ( Chine : le déclin de Wenzhou), Pourquoi parler de crise ? - l'indigné, La malédiction du gaz de..., bataille de l'énergie 2 , Bien mal acquis profite..., Vers des médias low cost à..., L'argent sans foi ni loi 2 , la 'destruction créatrice' 2 , Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi :

Articles de Frédéric Lordon
sur son blog
"La pompe à phynance" :

> " Quatre principes et neuf propositions pour en finir avec les crises financières ", 23 avril 2008 (également in Jusqu’à quand ? Pour en finir avec les crises financières, Raisons d’agir, Paris, 2008) ; et aussi « Si le G20 voulait... », 18 septembre 2009.

> "Pour un système socialisé du crédit ", 5 janvier 2009

> "Au-delà de la Grèce : déficits, dettes et monnaie", 17 février 2010.

> " La dette publique, ou la reconquista des possédants ", 26 mai 2010.

> " Qui a peur de la démondialisation ? ", 13 juin 2011

A voir :  Manager de transition, L'art D'ignorer les Pauvres , Situation du travail en FranceAttention Danger Travail ,

 

 
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