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10/02/2017

Les guerres cachées contre Daech

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Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie. 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 

« Mossoul tombera, la question c’est en combien de temps et avec combien de pertes »
Dimanche 19 février, l’armée irakienne a lancé une vaste offensive visant à récupérer l’ouest de la ville de Mossoul, considérée comme le dernier bastion important de l’organisation djihadiste Etat islamique en Irak.
En progressant vers l'aéroport de la grande ville du Nord, l'armée irakienne a rencontré une forte résistance des djihadistes.Cliquez ici pour agrandir l'infographie Le village d'Albou Seif se trouve sur un éperon rocheux qui domine le fleuve Tigre. À l'est se dessine la partie orientale de Mossoul, tout juste reprise par les forces irakiennes. Au nord se devine l'aéroport de la ville, encore aux mains de Daech. C'est l'objectif de la Force de réaction rapide (FRR), les unités spéciales de la police irakienne, avec la base militaire de Ghazlani, attenante.C'est leur bataille. L'aéroport de Mossoul aurait dû être repris au mois de décembre dernier, voire plus tôt encore, mais les djihadistes se sont montrés plus coriaces que prévu Décryptage de cette nouvelle offensive avec Hélène Sallon, du service International du Monde.

  

 
 11:09 Enquête sur ces musulmans des quartiers qui vivent sous la pression de l’islam radical Dans de nombreuses villes, un contrôle social agressif incite la communauté musulmane à respecter les rites et les codes d’un islam rigoriste. Des résistances s’organisent, non sans difficulté.

Vision trop courte pour l’antiterrorisme

Christophe Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, ont enquêté pendant un an et demi auprès des agents, cadres de haut rang ou opérationnels sur le terrain.Jacques Follorou

 Le temps est venu de dresser l’inventaire des failles qui ont conduit aux attaques terroristes sur le sol français. Auteurs de Où sont passés nos espions ?, Christophe ­Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, savent raconter les histoires, comme celles des allées et venues à travers l’Europe des auteurs de l’attaque du 13 novembre 2015 à Paris. Le propos est clair et pédagogique. Il donne une vue d’ensemble, surtout de l’organisation des services de l’Etat.
 
Dans « Une ligne dans le sable », l’historien James Barr revient sur les rivalités franco-britanniques au début du XXe siècle.

A lire : Vision trop courte pour l’antiterrorismeAux origines du chaos proche-oriental 

Cent ans après les accords Sykes-Picot qui ont tracé ses frontières, la région est en proie au chaos. Un « grand jeu » dont l’Iran est le gagnant.Analyse. La conquête des quartiers rebelles de la ville par les troupes de Bachar Al-Assad ébranle le système des Nations unies, paralysé comme aux pires moments de la guerre froide par les vetos russe et chinois.

 
La bataille pour Mossoul va-t-elle sonner le glas de l’'Etat islamique ? Depuis 2 ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant l’'organisation de l’'Etat Islamique est toujours là. Ce documentaire nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’'Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux de cette "troisième guerre mondiale".

There are more than 5,100 US forces in Iraq, and up to about 500 in Syria.

 Source: News agencies, 

 
 Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 
 
 
L’émergence de l’EI est due à la marginalisation des sunnites d’Irak depuis 2003. Si, une fois reprise, Mossoul n’est pas confiée, d’une manière ou d’une autre, à une administration à dominante arabe sunnite, le terreau sur lequel a fleuri le djihadisme sera inchangé : l’EI aura été démantelé, mais le radicalisme islamiste renaîtra sous une autre appellation, au prétexte de la défense des sunnites. Entre les différentes forces qui progressent vers la « capitale » de l’EI en Irak, il y a un plan de bataille commun, mais, hélas, pas d’accord politique pour le jour d’après la victoire militaire.

Lire aussi :   Irak : la bataille de Mossoul se joue aussi à BagdadCRITIQUEUN OEIL SUR LA SYRIELa croisade de Poutine en Syrie
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/#5utxjTIo8H18gAMY.99

Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.
 
 
 
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Le monde sous les bombesJeux de pouvoirs Créé le dimanche 11 décembre 2016 ENQUÊTE Comment Lafarge a exposé ses employés aux rapts en Syrie 8 Le cimentier français a maintenu sa cimenterie en fonctionnement jusqu’en septembre 2014. Les salariés rétifs faisaient l’objet de menaces, voire de licenciements. De 2011 à septembre 2014, en pleine guerre civile, la cimenterie de Jalabiya a fonctionné au prix d’arrangements avec des groupes armés, dont des djihadistes.ENQUÊTE Le jeu dangereux de Lafarge en Syrie 8



Riche en pétrole et auréolée d’un passé illustre, la grande cité du nord de l’Irak reste un objet de convoitises. Les multiples communautés qui y vivent ont été tour à tour victimes et bourreaux des forces qui cherchent à s’en emparer. 

Près de quatre-vingt-dix ans après leur découverte, les ressources pétrolières de Kirkouk sont toujours au cœur des tensions politiques autour de la ville. L’enjeu est de taille, le volume de brut récupérable des champs pétroliers géants de Kirkouk étant estimé à 40 % de l’ensemble des réserves de brut de l’Irak, deuxième pays producteur, derrière l’Arabie saoudite, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).


RÉCIT
Irak : Kirkouk, la guerre d’après par  Allan Kaval (Kirkouk (Irak), envoyé spécial

 

Ces richesses considérables et convoitées se trouvent cependant dans une zone grise, disputée depuis 2003 et la chute de Saddam Hussein entre le gouvernement de Bagdad et les factions kurdes qui jouissent d’une large autonomie dans le nord du pays. Cette zone est aujourd’hui plus troublée encore par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

 

Les revenus des champs de pétrole de Kirkouk sont répartis à égalité entre l’Etat irakien et le gouvernement de la région autonome kurde (GRK).

RÉCIT Irak : le pétrole, manne considérable et convoitée Allan Kaval (Kirkouk, Irak, envoyé spécial)

 
Le plus inquiétant, dans ce grand jeu de culbuto mondial, est, comme le soulignent les divers interlocuteurs de Fritel, que « bombarder sans avoir de programme politique sérieux derrière » est la porte ouverte au chaos. —

Les autorités iraniennes ont annoncé le 10 février 2017 le démantèlement près de Téhéran d'une cellule terroriste liée à l'Etat islamique qui cherchait à "saboter" les manifestations liées au 38e anniversaire de la Révolution de 1979.

Avec la conquête d’Al-Bab, la Turquie consolide son influence dans le nord de la Syrie Cette localité est passée jeudi sous le contrôle des forces spéciales turques et de brigades rebelles syriennes, alliées à Ankara dans le cadre de l’opération « Bouclier de l’Euphrate ». Les civils ont payé très cher cette victoire.

 

» Lire aussi - Iran: manifestations de masse contre TrumpLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)

C’est une petite bataille, en termes militaires et un enjeu crucial, en termes géopolitiques. A l’échelle de la guerre en Syrie, la reconquête d’Al-Bab, une bourgade agricole, à l’est d’Alep, contrôlée depuis 2014 par l’organisation Etat islamique (EI), n’a rien d’un épisode-clé. Mais la multiplicité des forces en présence transforme cette opération a priori sans envergure en un test géopolitique majeur. Ankara et ses alliés rebelles assiègent Al-Bab depuis deux mois, dans le cadre d’une vaste offensive conjointe, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », lancée à la fin de l’été, qui a déjà permis de déloger l’EI de Djarabulus et de Dabiq, deux localités proches de la frontière. L’objectif d’Ankara est de se doter dans le nord de la Syrie d’une zone de sécurité, un protectorat qui ne dit pas son nom, débarrassée non seulement des djihadistes, mais aussi des séparatistes kurdes Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK),

La Russie est intervenue pour faire cesser des combats dans le nord de la Turquie entre l'armée syrienne et les rebelles syriens soutenus par la Turquie, apprend-on auprès des deux camps.

» Lire aussi - La Turquie et la Russie s'accordent sur un cessez-le-feu en Syrie

La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

Le rôle du PKK est au centre de la rivalité entre les deux puissances sunnite et chiite.

La prise d’Al-Bab, qui renforce la « zone de sécurité » de la Turquie dans le nord de la Syrie, ne va pas arranger les relations entre Ankara et Téhéran, principal soutien du président syrien Bachar Al-Assad, qui y voit une violation de sa souveraineté. Bien que parrains, avec la Russie, de la trêve imposée en Syrie lors des pourparlers d’Astana, la Turquie et l’Iran voient leurs ambitions régionales respectives s’opposer de plus en plus frontalement. Les deux voisins se sont affrontés verbalement comme jamais ces derniers jours, jetant un doute sur la solidité de l’attelage mis au point dans la capitale du Kazakhstan.

Malgré leurs rivalités ancestrales, Ankara et Téhéran s’étaient toujours gardés d’exposer ouvertement leurs divergences mais, cette fois-ci, la tension est palpable

COMPTE RENDU La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

 

Longtemps à couteaux tirés

Les combats vont mettre à l’épreuve la solidité du rapprochement entre Ankara et Moscou. Tutrices respectives des opposants et du régime syriens, longtemps à couteaux tirés, les deux puissances ont entamé depuis l’été une fragile coopération, qui en l’état actuel de l’échiquier militaro-diplomatique constitue la seule chance de désescalade en Syrie

Il s'agit de la première confrontation entre les deux parties belligérantes qui luttent chacune de leur côté contre l'Etat islamique dans le secteur.

L'accrochage entre forces gouvernementales syriennes soutenues notamment par la Russie et les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), épaulés par Ankara, a eu lieu hier dans un village situé au sud-ouest d'Al Bab, ville tenue par l'Etat islamique.

Un responsable d'une alliance militaire combattant en soutien au gouvernement syrien a confirmé l'accrochage. "Les Russes sont intervenus pour contrôler la situation", a-t-il déclaré sous le sceau de l'anonymat.

On ne sait pas si les heurts décrits par les deux camps ont eu lieu au même endroit que la frappe aérienne russe qui a tué par erreur trois militaires turcs hier.

 

"The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

L'histoire sans fin contre...

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

 Inside Story - Is ISIL embracing a new approach?

 

Source: News agencies

 
Le régime Assad a repris le contrôle de la deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire depuis 2011.En vue des discussions d’Astana, les émissaires de Moscou multiplient les contacts au sein de tous les courants anti-Assad. « Les Russes ne sont pas comme les Iraniens, ils ne croient pas que Bachar Al-Assad puisse redevenir un jour le président de tous les Syriens, expose Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition, régulièrement consulté par des envoyés du Kremlin. Aux opposants, ils disent la chose suivante : “Si vous reconnaissez la souveraineté de l’Etat et la légitimité de Bachar, alors nous vous aiderons à vous constituer en alternative et à gagner les élections.” Ils cherchent des gens susceptibles de cautionner un tel processus, un profil à la Qadri Jamil, mais avec plus de légitimité. »

Après cinq ans de guerre, pourquoi aucune intervention internationale n’a-t-elle arrêté le massacre ? Le point avec lejournaliste Marc Semo.
 Russia proposed the intra-Syrian negotiations in coordination with Turkey and Iran to reinforce a shaky ceasefire.
 
 
Pour le Monde Bachar Al-Assad, une victoire à la Pyrrhus 35 Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.La tragédie d’Alep rappelle les dirigeants occidentaux à leurs errements. Que peut encore faire l’Europe ? Et la France ? Marc Semo, journaliste spécialiste de géopolitique au « Monde », a répondu à vos questions. Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.  La Russie et l’Iran sont désormais comptables de l’avenir de la Syrie. Mais les deux puissances, sans lesquelles la dictature de Bachar Al-Assad n’aurait pas survécu, ne s’entendent pas forcément sur ce qu’il convient de faire. CHRONIQUE Alep, après la chute 13. Pour François Burgat : « C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires » 25 Selon le politologue et spécialiste du monde arabe, le désastre syrien provient de la mortifère erreur du désengagement proche-oriental de Barack Obama et de la focalisation des Occidentaux sur le combat exclusif contre l’organisation Etat islamique.François Burgat (Politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence)
 
 
Pour les universitaires Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, « La chute annoncée d’Alep est d’abord le résultat de l’isolement croissant d’une insurrection confrontée à la répression sans limites d’un régime bénéficiant de l’appui de forces étrangères » au premier rang desquelles les Etats-Unis qui souhaitent la victoire de Bachar Al-Assad, et de la Turquie, obsédée par la liquidation du PKK. « Rien n’a pu créer le choc moral qui aurait pu sauver Alep, comme si, au désengagement stratégique des Etats occidentaux, répondait l’abandon de nos valeurs », concluent-ils.

« Espérons que l’histoire ne lui fera pas payer trop vite et trop cher ces énièmes manquements à ses vieilles ambitions humanistes », analyse le politologue François Burgat qui insiste sur le discrédit des Occidentaux : « la mobilisation kurde d’une part et djihadiste d’autre part ont peu à peu borné leurs agendas syriens respectifs. C’est donc sur l’autel de l’irrédentisme kurde et du djihadisme transnational que la révolution populaire syrienne a été très égoïstement sacrifiée ».

Five years since the civil war began, more than 450,000 Syrians have been killed in the fighting, more than a million injured and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes. 
 
Comment imaginé que cette paix honteuse signé par les russes, le régimes syriens, le gouvernements turcs et une partie de l'opposition modérée va faire arrêter ce cycle de violence débuté il y a 5 ans. La situation est revenu au point de départ avec un gouvernement corrompu, dictatorial et meurtrier au pouvoir,  et alors qu'une population bombardée nuit et jours qui a vu sa famille, ses voisins ou amis massacrés dans des bombardements absurdes" et meurtriers, que la moitié de la population sont des réfugiés internes ou externes, que le tissus sociales et familiales a été rompu alors.... ne voudront pas chercher la vengance.... Elle va prendre d'autres formes plus complexes, et donc plus difficile a arrêter.
 
Dani Kappani craint autant un encerclement total qu’une intensification des bombardements. Mais pour lui, gagner Idlib était « la seule option. D’autres militants et combattants ont choisi de resterà Mouadamiya, en retournant sous le contrôle d’Assad. Pour moi, cette réconciliation qu’impose le régime à des villes où ses forces ont tué et affamé les gens est insupportable. »

« J’étais heureux qu’ils soient sortis vivants de cet enfer, raconte Abeer Hussein, une habitante d’Atareb, jointe par WhatsApp, qui a observé l’arrivée des Alépins depuis le toit de sa maisonnette.Mais eux avaient l’air si triste. Ils ressemblent aux Palestiniens de 1948 [date de la création dIsraël, qui a poussé à l’exode des centaines de milliers de Palestiniens]. Ils ne parlent que d’une chose, retourner sur leur terre, alors que leur exil commence à peine et qu’il promet d’être long et douloureux. »
 
Les évacuations de centaines d’hommes d’Alep-Est, dans des camions arborant le portrait officiel d’Assad, rappellent la tragédie de Srebrenica, souligne l’écrivaine, réalisatrice et journaliste Sylvie Matton.

 

 


 
Editorial du « Monde ». Après le rapport d’Amnesty International dénonçant la violence du régime de Bachar Al-Assad, l’ONU devrait ordonner une enquête indépendante De 2011 à 2015, 13 000 personnes, pour la plupart des civils, ont été pendues dans une prison du nord de Damas. Durant la même période, dans le même établissement, la prison de Saidnaya, des milliers d’autres détenus ont été tués sous les coups, la torture ou sont morts de faim, de soif, de maladie et d’épuisement.

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »

Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français. Le plus triste dans cette affaire est qu’elle ne surprend pas ou à peine. Le plus terrible est qu’elle vient corroborer tant de témoignages recueillis par ailleurs. Même au regard de l’histoire d’une région aussi tourmentée que le Moyen-Orient, la violence du régime de Damas contre sa propre population reste sans équivalent.

Cette violence est au cœur de la crise syrienne, au moins autant que la présence dans le pays des hordes djihadistes d’Al-Qaida ou de l’organisation Etat islamique. La barbarie de ce régime est partie intégrante de cette tragédie. Impossible de fermer les yeux au prétexte rebattu, jusqu’à l’obscénité, qu’« il faut faire avec », car « l’alternative serait pire encore », ou tel autre argument de ce type avancé au nom du réalisme. Mais comment traite-t-on avec un régime qui a massacré des dizaines de milliers de ses compatriotes ? Et comment imaginer l’avenir de la Syrie avec Bachar Al-Assad ? Seuls les Syriens peuvent répondre à ces questions.

« Une politique d’extermination »

L’organisation parle d’une campagne organisée au plus haut niveau de cette dictature. La machine de mort de Saidnaya rappelle le dossier « César ». En 2014, ce photographe légiste a fait sortir de Syrie un stock de 50 000 photos de prisonniers morts de faim, de maladie ou de torture dans les geôles d’Al-Assad.

Qui sont ces milliers de Syriens dont la vie a ainsi été broyée ? Amnesty International dénonce « une politique d’extermination » destinée à écraser par la terreur la moindre dissidence. C’est la logique de ce régime. Il ne peut supporter d’autre opposition que l’islamisme le plus radical, lequel justifie précisément l’existence dudit régime, présenté, à l’intérieur comme à l’extérieur, comme l’ultime bouclier face à la sauvagerie djihadiste. La barbarie des uns entretient celle des autres : telle est l’histoire du drame syrien. Celle d’une complicité dans le crime de masse.

En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. La situation empire chaque jour un peu plus dans la deuxième ville du pays, qui subit les bombardements incessants des forces de Bachar Al-Assad et de ses alliés. L’une des autres guerres, à laquelle ne participent ni Damas ni la Russie, est celle conduite contre lEtat islamique. Là, la coalition que pilote Washington en Syrie marque des points et prépare une offensive contre Rakka, le fief de l’EI. Mais là aussi, c’est le règne des milices pilotées par l’étranger (Turquie, Arabie saoudite etc.). La guerre ne s’arrêtera pas avec la chute d’Alep. Et, ce jeudi 24 novembre, des barils d’explosifs viendront à nouveau tuer et mutiler dans les ruines d’une ville qui fut l’un des joyaux de la région.


EDITORIAL A Damas, un « abattoir humain » au cœur de la crise syrienne 44

 "Le front d’Alep est assez représentatif de l’enchevêtrement de groupes armés aux agendas politiques et aux soutiens internationaux divergents" LE MONDE |

 

 

Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

La conférence d’Astana pourrait accélérer la reconversion des insurgés dans la lutte antidjihadiste. Derrière l’ordre du jour officiel, à savoir la consolidation du cessez-le-feu décrété fin décembre 2016, « ce que la conférence d’Astana va entériner, c’est la fin de l’idée de renversement du régime », constate Assaad Al-Achi, une figure de la dissidence syrienne, qui dirige l’ONG Baytna Syria. « Une nouvelle phase s’ouvre, dont le mot d’ordre implicite sera le recyclage des rebelles dans l’antiterrorisme », poursuit-il. Autrement dit, dans la lutte contre les djihadistes, non seulement de l’organisation Etat islamique (EI), mais aussi du Front Fatah Al-Cham, proche d’Al-Qaida.

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

iAnkara soutient les rebelles mais est associé à Moscou et Téhéran. Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, il importe de sortir la tête haute de l’isolement et des impérities diplomatiques qui furent les siennes, lui qui ­assurait, il n’y a pas si longtemps, que les jours de Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie étaient comptés. Sa priorité n’est plus de voir le ­tyran de Damas partir, mais d’empêcher l’apparition d’une région autonome kurde dans le nord de la Syrie.

 

Le royaume hachémite est le seul Etat arabe convié aux négociations sur le cessez-le-feu en Syrie organisées par le Kremlin à Astana, au Kazakhstan. Les postes- frontières jordaniens ne rouvriront pas tant que l’armée régulière syrienne n’aura pas repris le contrôle de ses propres terminaux, a ainsi déclaré le chef d’état-major à la BBC. Et les stages de formation que dispense Amman aux insurgés de la région sud visent à les préparer à combattre l’EI et non les forces pro-Damas, a insisté le général.Deux gages qui contredisent la politique de soutien clandestin à l’insurrection, suivie jusque-là par le royaume

Gérées depuis Amman par le Military Operation Center, une cellule de coordination, placée sous l’égide de l’Agence américaine de renseignement (CIA), ces livraisons ont baissé de volume après le début de l’intervention de Moscou en Syrie, à l’automne 2015. En échange, les bombardements russes ont – relativement – épargné les rebelles du front sud. L’intégration de la Jordanie dans le processus d’Astana pourrait conduire à la fermeture définitive de cette filière d’armement. Ce qui ouvrirait la voie, à moyen terme, à la reconquête de la région de Deraa par les forces gouvernementales. Avec la bénédiction tacite de la Jordanie.

COMPTE RENDU Syrie : le difficile exercice d’équilibre de Recep Tayyip Erdogan Marie Jégo (Istanbul, correspondante),  La Jordanie se rapproche de l’axe Moscou-Damas

Alep, chronique d’une révolution impossible

La répression du régime et la radicalisation des groupes armés ont eu progressivement raison des idéaux du soulèvement de la ville, en 2012.LE MONDE Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.


Que reste-t-il comme options aux Occidentaux face à un régime syrien, renforcé par sa victoire annoncée à Alep et soutenu par la Russie et l’Iran ?, s’interroge le chercheur Joseph Bahout.

En perdant Alep, la rébellion se retrouve expulsée de la « Syrie utile », l’axe nord-sud qui relie les principales villes du pays, et risque d’être cantonnée à une guérilla rurale. Le régime triomphe mais il est loin d’avoir retrouvé sa légitimité. Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) Alep, un tournant majeur dans la guerre civile syrienne - Le Monde

Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

- Les combattants chiites libanais le Hezbollah, profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militairea progresséen quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

«Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

Le chef du Hezbollah a jugé aujourd'hui que les propos entendus à Washington à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sonnaient le glas du processus de paix israélo-palestinien.

 

Depuis son entrée en guerre aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie – officielle en 2013 –, l’organisation chiite libanaise armée a pris de l’envergure. Le « Parti de Dieu  » n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban. RÉCIT Syrie - Liban : le Hezbollah, machine de guerre 51 Le Hezbollah n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban, une force politique capable d’imposer son agenda sur la scène nationale, dictant, par exemple, le tempo de la récente élection de Michel Aoun à la présidence du pays. Il s’impose désormais, selon le politologue Ali Mourad, comme un « acteur régional non étatique » incontournable du Proche-Orient. Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.

D’une insurrection d’envergure nationale, même si ses perspectives de victoire ont toujours été très limitées, le mouvement anti-Assad se voit rétrogradé au niveau d’une guérilla, cantonnée dans des villes moyennes et des zones rurales, sans continuité les unes avec les autres.

Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

Tendance, favorable à Damas, Moscou  Téhéran, Hezbollah Libanais , Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra ) et Etat Islamiste

La guerre n’est pas terminée. Le retour en force de l’organisation Etat islamique (EI) à Palmyre indique combien l’opération de reconquête du régime sera longue. Dans le patchwork d’enclaves encore sous son contrôle, la rébellion compte entre 100 000 et 150 000 hommes en armes. Mais éparpillés, divisés, parfois encerclés, ces combattants sont peu susceptibles de renverser la tendance, favorable à Damas, Moscou et Téhéran.

Le groupe Etat islamique, pourtant absent de la bataille d’Alep, en apparaît comme le principal vainqueur et reprend l’offensive à Palmyre, analyse l’historien Jean-Pierre Filiu. L’historien Jean-Pierre Filiu déplore que la ville syrienne soit toujours sous le contrôle de l’organisation Etat islamique en raison d’un « accord par défaut entre Washington et Moscou ». Soyons clairs résume t'ilc : la chute de Rakka ne règlera pas à elle seule le problème jihadiste en France. Mais tant que Rakka demeure aux mains de Daech, une menace grave pèse sur notre pays. Il est tant d’en tirer enfin toutes les conséquences et de sortir de notre « terrible solitude ». Avant une nouvelle tragédie


Le monde La province d’Idlib deviendrait-elle le pendant syrien de la région yéménite du Hadramaout, où les Etats-Unis multiplient les frappes contre le réseau Al-Qaida ?Idlib, terminus des naufragés de la révolution syrienne Les groupes armés et radicaux y font régner leur ordre.Les rêves d’Hossam Ayash s’y sont brisés.

« Il n’y a plus de révolution ici ou, du moins, plus celle qu’on voulait mener. Il y a la guerre, juge amèrement le jeune homme. Il n’y a pas de règles claires. Il n’y a que la loi du plus fort. »

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

A lire Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l'EI - Le MondeUne figure de la révolte syrienne rejoint l'État islamique - Le FigaroDaech, al-Nosra, Armée de l'Islam : les sept familles du djihad en Syrie

La rebellion suite a l'accord russo-turc est en voie d'éclatement, de division : Depuis la chute d'Alep-Est, les combats fratricides se multiplient entre groupes rebelles syriens.

C'est une conséquence de la cuisante défaite subie par les rebelles à Alep-Est fin décembre. Le plus puissant des groupes insurgés non djihadistes, les salafistes d'Ahrar al-Cham, vient de fusionner avec cinq autres factions armées dans leur dernier bastion du nord-ouest de la Syrie. Il s'agit de mieux résister aux attaques que leurs ex-amis du Front Fatah al-Cham, l'ex-branche syrienne d'al-Qaida, ont lancées contre eux après leur évacuation d'Alep-Est, fin décembre. Dans la foulée de leur repli dans la région d'Idlib, où Fatah al-Cham est solidement implanté, celui-ci a accusé certains insurgés d'avoir conspiré pour mieux «isoler» ce groupe classé comme «terroriste» par la communauté internationale.

Les griefs portés par les djihadistes du Front Fatah al-Cham contre les autres rebelles sont nombreux. Ils leur reprochent surtout d'avoir communiqué leurs positions aux Américains

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» À Idlib, en Syrie, la guerre est déclarée entre djihadistes et rebelles

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Une nouvelle alliance de factions djihadistes syriennes, qui comprend l'ancien Front al Nosra, a juré d'intensifier le combat contre l'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais, dans le but de chasser du pouvoir le président Bachar el-Assad.

Hachem al Cheikh, le chef du Hayat Tahrir al Cham, alliance formée au mois de janvier, a également dit, dans son premier discours enregistré dans une vidéo, que ses forces aspiraient à "libérer" la totalité du territoire syrien. "Nous assurons au peuple que nous allons engager une intensification des opérations militaires contre le régime criminel. Nous attaquerons ses casernes et ses positions et mènerons une nouvelle lutte de libération", a-t-il expliqué.

Hayat Tahrir al Cham, qui signifie Organisation de libération du Levant, résulte de la fusion du Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra, naguère affilié à Al Qaïda) et de plusieurs autres groupes. L'alliance djihadiste a enrôlé des milliers de combattants qui ont déserté ces dernières semaines les groupes de l'Armée syrienne libre (ASL, plus modérée), indignés qu'ils étaient par la volonté de leurs dirigeants de prendre part à un processus de paix avec le régime Assad.

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Les affrontements des deux derniers jours entre des rebelles proches du groupe Etat islamique (EI) et une autre faction islamiste dans le nord-ouest de la Syrie ont fait plusieurs dizaines de morts, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces combats opposent le Djound al Aqsa, jugé idéologiquement proche de l'EI, et le groupe Tahrir al Cham (Libération du Levant), nouvelle alliance formée le mois dernier par plusieurs factions dont le Front Fateh al Cham, ex-Front Al Nosra, qui dit avoir rompu avec Al Qaïda.

Les deux factions se disputent le contrôle de ressources et de territoires, principalement dans nord de la province d'Hama et dans le sud de celle, voisine, d'Idlib.

Tahrir al Cham a pris au moins six villages au Djound al Aqsa depuis lundi, précise l'OSDH, qui fait état de 69 morts au total.

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» Syrie: l'ONU s'alarme pour les lieux assiégés

Les djihadistes assurent leur emprise sur l’Est syrien en prévision de la chute de Mossoul, leur « capitale » irakienne. Les djihadistes auraient acheminé  des renforts depuis leur « capitale », Rakka.

A Deir ez-Zor, la grande ville de l’est syrien, nichée dans un coude de l’Euphrate, la guerre d’usure qui oppose depuis deux ans et demi les forces loyalistes aux troupes de l’organisation Etat islamique (EI), tourne lentement à l’avantage des djihadistes. Trois semaines après l’attaque surprise qui leur a permis de couper en deux le secteur sous le contrôle du gouvernement, les hommes au drapeau noir consolident leurs positions. Alors que par le passé, leurs percées étaient suivies d’une rapide contre-offensive, cette fois-ci, l’armée régulière et ses supplétifs n’ont pas regagné le terrain perdu.

Malgré le soutien de l’aviation russe, les combattants pro-Damas ne parviennent pas à rétablir la jonction entre la poche de l’aéroport, au sud-est, qui est vitale pour leur ravitaillement, et les quartiers d’habitations d’Al-Joura et Al-Qoussour, au nord-ouest, qui abritent environ 90 000 civils

 

« Capitale bis de l’EI »

« On a l’impression que Daech veut nettoyer le terrain avant la chute programmée de Mossoul [son quartier général en Irak, que les forces de Bagdad sont en train de reconquérir], poursuit Abou Ahmed. Ses troupes qui reculent là-bas pourraient venir se réfugier à Deir ez-Zor, qui deviendrait ainsi la capitale bis de Daech, à côté de Rakka, plus au nord. »

Selon Deirezzor24, un site d’informations local, l’offensive des soldats du « califat » a été facilitée par deux facteurs : l’arrivée de combattants irakiens, très expérimentés, et le butin de guerre saisi à Palmyre, en décembre 2016. Une vidéo diffusée sur Internet, peu après leur reconquête de la cité antique, 200 km à l’ouest de Deir ez-Zor, montrait des djihadistes en train d’ouvrir des caisses remplies de fusils d’assaut, à l’intérieur d’un campement militaire russe évacué à la hâte.



COMPTE RENDU L’Etat islamique accroît sa pression sur l’armée syrienne à Deir ez-Zor 14 Benjamin Barthe (Gaziantep, envoyé spécial) COMPTE RENDUL’EI lance une offensive majeure à Deir ez-Zor en Syrie 9 Madjid ZerroukyEn difficulté en Irak, l'Etat islamique progresse en Syrie - Le Monde

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech

 

03/05/2015

Globalia. JC Ruffin

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"Le meilleur des monde"

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .

 Globalia de Jean Christophe Ruffin

 LE PEUPLE A –T’IL PERDU LE POUVOIR ?

Y’a-t-il péril en la démocratie ? Les français ( les européens)cet hiver, semblent en tout cas convaicu. Tel est l’enseignement éloquent du sondage exclusif Philosophie magazine/TNS-Sofres :: Un français sur deux estime en effet que la démocratie a reculé ces dix dernière années, là ou seulement un sur cent pense qu’elle a progressé ! Et de ce fait, constate le philosophe Jacques Rancière, tout se passe désormais comme si l’élite avait confisqué au peuple les manettes du pouvoir. Mais a qui la faute ? Aux élus indifférents au bien commun ? Aux citoyens, qui par innactivisme, vident la substance de la démocratie- le régime de sa substance ? Ou à l’idéologie des lumières qui, par une étrange ruse de la raison éclairée, a métamorphosé la scène politique en théâtre parodique, comme l’analyse  Jean Claude Miller ? Rappelons-nous donc l’histoire démocratique, d’Athène a New Delhi, est une épopée riche d’inventivités embarquées populaire : Ainsi peut être, ferons nous mentir le soupçon d’inefficacité qui, depuis Platon, pèse sur l’idée du «  Pouvoir par le Peuple ».

Tous les observateurs politiques et la plupart des philosophes vous le diront : la démocratie, entendue au sens le plus littéral du terme comme le gouvernement direct du peuple, est chose impossible, tout simplement irréalisable. Comment pourrions-nous associer à chacune des décisions collectives devant être prises en une seule journée la totalité des quelque 65 millions de citoyens français? C'est là un rêve vain, l'application n'est pas encore disponible sur iPhone et, en attendant, force est de bricoler des institutions peu ou prou démocratiques, d'accepter un compromis

« 49% des français disent que la démocratie a reculé lors des dix dernières années, 14% estiment qu’elle a progressé » « La démocratie comme idée de pouvoir peut disparaitre sous une forme douce » «  L’élection est la forme de reproduction de l’oligarchie »

Moralité ? Moralité, voter à intervalle régulier ne suffit pas, nous dit dans un billet très lucide, Audrey Pulvar! Il nous faut, comme sur les marchés dont nous dénonçons tous les jours les dérives, il nous faut «prendre une participation» dans l’organisation de la Cité… au sens grec du terme

Pour Platon, la démocratie : «  gouvernement de la multitude , est débile en tout et sans puissance »

Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin ( Globalia de Jean Christophe...…) De la guerre froide au... au grand jeu Hollande : pacte avec le MedefLa raison d'Etat"Hollande : Pacte avec le Medef". - l'indigné révoltéDSK : Flamme bourgeoise,...10 mai 1981 - 15 mai 2011 ,...Xavier Niel, futur maître...,, Hollande et le patronatAffaire cahuzac

Cela ressemble aussi  au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin . Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher Ce qui m'intéressait, c'était d'essayer de montrer comment un système fondé sur la liberté pouvait devenir totalitaire. Les totalitarismes récents, comme le communisme, étaient fondés sur la norme, la contrainte, l'interdiction. Mais notre période de prospérité et de liberté pourrait bien aboutir elle aussi à la soumission totale et surtout à l'aliénation totale : aucun dirigeant globalien n'a de prise sur le destin de son pays, sauf le petit groupe de très grands patrons qui détient les vrais pouvoirs. 

" Qui peut croire que la démocratie est le souci de Nicolas Sarkozy, lui qui recevait Bachar Al-Assad à Paris en juillet 2008 et lui rendait visite en septembre, soutenait les dictateurs tunisien et égyptien et ne disait mot du massacre de Gaza lors de l'invasion israélienne de décembre 2008 ?
Une petite anecdote significative : en ce temps-là, les journalistes du Figaro avaient reçu pour instruction de leur direction de ne plus évoquer dans leurs articles les prisonniers politiques en Syrie. "  (Alain Gresh)
 

Bachar Al-Assad reçu quatre fois par l'Elysée sous Sarkozy : le 12 juillet 2008, le 3 septembre 2008, le 13 novembre 2009 et le 9 décembre 2010.

 > "A propos de la Syrie" - Alain Gresh 23 février 2012 - Nouvelles d'Orient  - Les blogs du Diplo


 
La privatisation de la guerre s'est aggravée avec Obama” : Elections américaines | Robert Greenwald, réalisateur et producteur de films militants, dénonce “l'emprise croissante des entreprises privées sur les conflits”. Un business douteux que Barack Obama a laissé prospérer. Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d’un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre : 


Suite aux attentats et aux derniers rassemblements dispersés par les forces de l'ordre , je me suis rappelé de ces musiques et les paroles d'un très bon livres : Globalia de Jean Christophe Ruffin ( vous trouvez un extrait de son interview plus bas) 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p. En PD F
 
 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ

 
Évitez aussi d'être, comme moi, atteint d'une funeste « pathologie de la liberté », vous deviendriez vite l'ennemi public numéro un pour servir les objectifs d'une oligarchie vieillissante dont l'une des devises est :
« Un bon ennemi est la clef d'une société équilibré. » 

Soixante ans après sa parution, le génial roman d'anticipation de Ray Bradbury semble plus actuel que jamais. Il continue d'inspirer de jeunes romanciers qui inventent la SF d'aujourd'hui. . Montag, c'est la parfaite incarnation de l'angoisse de l'homme moderne face à la puissance de la Grande Machine.

 

Un scénario globalien : Année après année, grâce à des technologies de plus en plus sophistiquées, nos vies deviennent plus transparentes. Les réseaux sociaux depuis plus intrusifs, les téléphones sont mis sur écoute à cause de crises gouvernementales et les téléphones portables ressemblent de plus en plus à des implants électroniques. Heureusement, tout cela ne semble pas trop nous préoccuper, car on nous vend Foursquare comme la tendance dernier cri à ne pas manquer et Linkedin ou facebook sont des moyens de rester connecté 7/7 et 24/24... Au risque de se faire virer. A-t-on réellement besoin de cette myriade d’outils de communication ? Y répondre divise l’Allemagne, où les Google cars donnent de l’urticaire à certains citoyens… Et une autre question en découle : y-a-t-il une limite à la mise à l’index de l’humanité ?

Notre dossier

Foursquare : ma liberté contre une ristourne ? par Giuseppe Pierri

Lois européennes sur la vie privée : entre protection et exploitation par Emmanuel Haddad, Federico Iarlori, Katharina Kloss

Facebook, twitter , linkedIn : de l'utilité des réseaux sociaux par Carla

Fuites de Wikileaks : portraits peu flatteurs des Européens selon Washington par Argemino Barro

Facebook, polars, RDA : les «balances» sont partout par Emmanuel Haddad

Allemagne: un ministre veut que Facebook soit considéré comme un média

Le ministre allemand de la Justice, Heiko Maas, a estimé aujourd'hui que Facebook devait être considéré comme un média et non comme une plateforme technologique de partage de contenus.

Ce statut placerait Facebook sous la législation encadrant les médias, le rendant notamment responsable des contenus propageant des discours racistes ou de haine. "A mon avis, il devrait être traité comme un média, même s'il ne correspond pas au concept de télévision ou de radio", a dit le ministre allemand à l'issue d'une réunion avec les ministres régionaux de la Justice à Berlin.

Les autorités allemandes ont engagé un programme de surveillance, qui court jusqu'en mars prochain, consistant à voir combien de messages racistes signalés à Facebook par des internautes sont effacés dans un délai de 24 heures. Si les résultats de l'étude ne sont pas satisfaisants, a dit Heiko Maas, il sera favorable à des mesures législatives.

Des utopies négatives

(….)  le Meilleur des mondes, d'Aldous Huxley, paru en 1932, avec 1984, de George Orwell, qui date de 1949, et avec le moins connu (mais néanmoins très important) Nous autres, du dissident soviétique Eugène Zamiatine, publié à Paris en 1929.

Meilleur des mondes de Huxley.

13 novembre: Hollande veut "rassembler les Français" jusqu'en mai

François Hollande a appelé vendredi soir à "se souvenir" et faire preuve de "solidarité" vendredi soir au Stade de France, près d'un an jour pour jour après les attaques du 13 novembre 2015 qui avaient fait 130 morts, affirmant aussi sa volonté de "rassembler les Français" jusqu'à la fin de son mandat."Tant que je serai président de la République, jusqu'au mois de mai prochain, je ferai en sorte de rassembler les Français. Ensuite, ils auront à faire un choix, ce sera le leur, mais jusqu'au mois de mai, je serai là pour assurer la cohésion et la protection des Français", a aussi déclaré le chef de l'Etat, au plus bas dans les sondages à six mois de la présidentielle.

"Oui, le terrorisme nous frappera encore" mais l'Europe vaincra (Valls)

Le premier ministre, qui a également accordé une interview à la BBC qui sera diffusée dimanche et lundi, profite de cette tribune pour répéter les grands axes de son discours sur le terrorisme (effort nécessaire sur la défense, meilleure protection des frontières extérieures...). Il soutient à nouveau la proposition de Bruxelles de créer un "Esta" européen, du nom du document de transit réclamé pour chaque entrée aux Etats-Unis.» Un an après le 13 novembre, un week-end d'hommages sobre, » Un an après les attentats, les photos qui montrent que la vie a repris

Lutte antiterroriste: 70% des Français refusent de remettre en cause les libertés publiques

Sept Français sur dix refusent de remettre en cause les libertés publiques au nom de la lutte antiterroriste, selon un sondage publié vendredi, à la veille du week-end de commémorations des attentats du 13 novembre, qui avaient entraîné l'instauration de l'état d'urgence."Le risque zéro n'existe pas et il y aura toujours un risque d'attentat", estiment 79% des personnes interrogées, contre 16% pensant qu'il est "possible d'empêcher tout risque d'attentat", d'après ce sondage réalisé par Viavoice pour Libération.*Sondage réalisé en ligne du 3 au 7 novembre auprès d'un échantillon de 1.002 personnes de plus de 18 ans (méthode des quotas).Immédiatement après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, dont les commémorations se tiendront dimanche, le gouvernement avait décrété l'état d'urgence sur tout le territoire. Il est toujours en vigueur un an après.La France a dans le même temps musclé comme jamais son arsenal juridique et policier mais, à l'approche de la présidentielle, le débat sur la meilleure riposte aux attaques djihadiste

Plusieurs attentats déjoués en Russie Plusieurs attentats préparés en Russie par des militants liés au groupe djihadiste Etat islamique (EI) à Moscou et à Saint-Pétersbourg ont été déjoués et dix "terroristes" en provenance d'Asie centrale ont été arrêtés, a annoncé samedi le Service fédéral de sécurité (FSB).

60 millions de Français désormais fichés dans une même base de données.
Le texte est passé presque inaperçu. En plein week-end de la Toussaint, un décret publié dimanche au Journal Officiel a autorisé la création d’un gigantesque fichier informatique contenant les informations personnelles et biométriques de 60 millions de Français, comme l’a repéré le site NextInpact. Ce fichier, baptisé TES (titres électroniques sécurisés), regroupe désormais "toutes les données à caractère personnel commun aux passeports et carte d’identité".

Le but : rassembler les informations communes aux passeports et aux cartes nationale d’identité, comme les empreintes digitales, le domicile, l’adresse de messagerie électronique ou encore les coordonnées téléphoniques de (presque) l’intégralité de la population française. La mise en place de cet immense fichier a cependant fait l’objet de nombreuses réserves de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), l’institution chargée de veiller au respect de la vie privée.

Il contiendra notamment de nombreuses données personnelles, comme la couleur des yeux, la taille, le domicile, l’adresse de messagerie électronique et les coordonnées téléphoniques.

Plus sensible, le TES regroupera aussi les empreintes digitales et la photo numérisée du visage de près de 60 millions de Français. La CNIL, consultée pour avis par le ministère de l’intérieur, avait pourtant suggéré l’adoption de "dispositifs présentant moins de risques pour la protection des données personnelles", comme "la conservation de données biométriques sur un support individuel exclusivement détenu par la personne". Une recommandation que n’a pas suivi le gouvernement.

 

un lien.



Globalia :Un grand roman d'aventures et d'amour où Rufin, tout en s'interrogeant sur 
le sens d'une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de l'obsession sécuritaire et du rapport nord sud, évoque la rencontre entre les civilisations et les malentendus, les espoirs et les violences qui en découlent.La Guerre de l'ombre, La guerre ne subit pas la crise, Sans-papiers expulsés : une aubaine pour la sécurité privée

"La protection, ce sont les limites. LES LIMITES, C'EST LA LIBERTÉ."
 

Terrorisme d'État - Wikipédia : Le terrorisme d'État consiste en l'exercice illégitime par l'État de son monopole de la violence à partir du moment où cette violence est d'une part en contradiction avec le contrat décrit par Thomas Hobbes selon lequel l'individu accepte d'abdiquer une partie de sa liberté en échange de la protection de l'État et qu'elle ne vise pas au maintien, menacé, de l'État mais à un accroissement de ses prérogatives. Le terrorisme d'État est donc un enjeu taxinomique puisqu'il met en cause non seulement l'image protectrice de l'État mais aussi la nature des rapports que l'État entretient avec la violence

 

 Loi d’amnistie des syndicalistes - ZEC plus Ultra : Le gouvernement vient de refuser cette loi d'amnistie pour les syndicalistes pour des faits concernant la précédente mandature, alors que celle-ci avait été votée par la majorité de gauche du sénat, élus socialistes compris!. Derrière la loi d'amnistie se joue aussi la condamnation de la politique de ses prédécesseurs dont la brutalité a contraint nombre de salariés à se mobiliser et à agir. Le gouvernement envoit un signe politique inquiétant en faveur de la violence patronale. Une façon de les inciter à poursuivre la répression en toute impunité!

 

Rassemblement de luttes, témoignages de militants sanctionnés. 

 avec la présence de Thierry Lepaon Secrétaire Général de la CGT." 

 > document au format PDF:



 Source : http://www.cgt94.fr/spip.php?article905

 

La description de l’économie de Globalia n’est guère précise. On apprend simplement qu’elle est dominée par les monopoles et de ce fait étroitement contrôlée par une poignée de chefs d’entreprises mondiales. L’influence qu’ils exercent collectivement est pratiquement sans limites, au point de déposséder les institutions démocratiques de la réalité du pouvoir. L’abstention lors des consultations électorales est généralisée. Comme l’avoue un député : . L’abstention lors des consultations électorales est généralisée. Comme l’avoue un député : « Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens »

C’est aux travailleur-se-s de décider de l’organisation du travail, aux citoyen-ne-s de décider de la finalité et de la répartition de ce qui est produit, d’évaluer les besoins de la société. La première étape démocratique c’est donc l’expropriation des patrons. Le reste n’est que vaine agitation.Afficher la suite
Alternative libertaire - Pour moraliser la vie politique, il faut en finir avec le pouvoir...

Le cauchemar climatisé...   Ce qui est étonnant, avec ces romans antitotalitaires inspirés non seulement par la sauvagerie du fascisme et du stalinisme, mais également par la folie du contrôle total dans les démocraties commerciales, c'est qu'ils continuent d'être remisés au second rayon. En 1953, lorsque Fahrenheit 451 a paru en feuilleton aux Etats-Unis, il faisait pourtant figure de roman très sérieux. Pourquoi cette relégation dans les banlieues de la littérature, dont le seul George Orwell a fini par être extrait ?

 

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Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

  Par ailleurs les progrès continus de la technique, l’automatisation industrielle ont raréfié les emplois productifs et, au nom toujours de l’épanouissement personnel, les Globaliens sont vivement encouragés à « se consacrer à des activités de leur choix » plutôt qu’à chercher un travail. Ils sont alors rémunérés au même titre que s’ils remplissaient un « emploi courant », mais ce revenu garanti, s’il permet de vivre et de bénéficier de nombre des raffinements de la modernité, n’apporte pas une véritable abondance à ses titulaires.   

 État libéral dégénéré : » Le bout de la logique 1  l L'argent sans foi ni loi 2, mis sur facebook, La " crise" permanente , " la sortie du capitalisme "


 
Les nouveaux pauvres : La crise provoque-t-elle de nouvelles pauvretés ? Les effets économiques, un temps amorti par le système social français, affectent désormais les personnes en situation fragile. Les conséquences sont d'une ampleur sans précédent, rapporte l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Quelles sont les initiatives sur le terrain ? La rédaction de KTO vous propose état des lieux et réflexion : 90 minutes en direct, pour stimuler les actions de proximité.
Emission du 18/03/2010
 
 

 

Depuis 2008, nous sommes rentrés dans une crise du capitalisme d’une ampleur comparable à la crise de 1929. Si une série de phénomènes déjà bien présents : endettement massif, pauvreté, chômage, etc, s’accélèrent, la perspective de changements importants et rapides de notre mode de vie s’ouvrent dans une mesure qu’il est encore difficile d’estimer. Une chose est sûre : comme le récitaient en cœur les médias britanniques durant les émeutes de l’été 2011, le business doit continuer.

 - Le Japon à l'envers   Contact   Partager ce blog 
Sans-abris à Ôsaka, avril 2012 (DR/Mathieu Gaulène) Comprendre le capitalisme japonais - citoyen actif - Les blogs : Capitalisme et racisme - International Bolshevik Tendency :, Conférence-débat > "Haïti, problèmes et perspectives un an après le séisme" avec Camille Chalmers

 

 
Sénégal : Les confidences de Jean-Christophe Rufin
 

 

 

Globalia est avant tout un roman d'aventures, mais sous-tendu par une réflexion sur l'état du monde…

  Jean-Christophe Rufin : Une réflexion qui repose sur deux idées principales : d'abord, imaginer l'évolution possible des rapports Nord-Sud, sujet que je connais assez bien puisque, par profession, je voyage entre pays riches et pays pauvres. Ensuite, explorer l'inattendu des démocraties, qui, après avoir triomphé dans les années 1990, commencent à révéler de plus en plus un caractère sinon totalitaire, du moins pas si paradisiaque qu'on le prétend. Tocqueville, d'ailleurs, s'était déjà interrogé sur ce paradoxe de l'évolution démocratique.

En pratique, la communication américaine semble devoir s'aligner, à l'avenir, sur celle utilisée par le britannique Tony Blair : "combat contre le fanatisme", "promotion des valeurs démocratiques", etc.
Le "choc des civilisations" a appris à se déguiser. Cela ne le rend que plus dangereux".

Jean Christophe Rufin pour son livre Globalia
 
 
p94 : non zone : les ennemis sont repoussée dans les non zone. Les non zones sont isolées, morcelées, a ce point bombardées que toute force organisée y a été cassée. " nous sommes victimes de notre succés, en un sens. La protection social a bien travaillé. Les églises, les mosquées, les synagogues, les sectes, les banlieue, les associations sont truffés d'indicateurs. Tout est donc sous controle et nous n'avons plus d'ennemie digne de ce nom. Le danger,  nous l'avons repoussé dans les non zones. Non, c'est certain, les candidats ne viendront plus spontanément. Si nous voulons de bon ennemis, ce sera à nous de susicter des vocations. La votre par exemple.
 
p99 - 193 : la criminalisation des jeunes
 
P127- 231 - 254 :  :bombardement et mafieux
 
Globalia, société qui prône l'harmonie universelle, s'impose aussi par le chaos...
  Jean-Christophe Rufin: C'est un système mou qui a besoin d'un ennemi pour exister. Regardez ce que vient de se passer en Irak : on a assisté à la destructuration d'un pays qui n'était certes pas une démocratie, mais qui était fortement structuré et qu'on a plongé dans le chaos total. Si l'on systématise ce comportement, cela donne Globalia.
 
p 170 bombardement : "A près les bombardements, en générale, les globaliens envoie toujours des . C'est bizarre, mais vous êtes comme cela vous autre. Quand il y a une frappe quelques part, il faut s'attendre quelque à des distributions humanitaires pas loin. Quand des représailles étaient annoncées, mentions étaient toujours faite immédiatement auprès d'une assistance des populations touchées. Ainsi la population de Globalia était non seulement renforcée dans l'idée que la société les défendait mais qu'elle le faisait au nom d'une douceur érigée en principe dont elle était la meilleure- et la seule garante de ce monde"., >Le coup de force de la départementalisation - Survie France, MAYOTTE, DROIT DES PEUPLES, DROIT INTERNATIONAL, OU IMPERIALISME FRANÇAIS, Départementalisation de Mayotte : sortir de l'ambiguïté, faire face aux responsabilités - Sénat, >Altermonde,  Bahreïn : plongée dans un pays interdit : a voir sur ARTEs.  Bahreïn : plongée dans un pays interdit : (Paris) - Manifestations pacifiques, gaz, tirs policiers à balles réelles, blessés, torture, morts. Depuis le 14 février 2011, le Bahreïn, majoritairement chiite
(1,2 million d’habitants), est dans la rue, protestant contre la famille royale sunnite elle restitue l'essentiel : le courage d'une population prête à payer de sa vie le prix de la liberté, l'impunité d'un régime bénéficiant d'un véritable black-out médiatique et de l'inertie de la communauté internationale.


Comment se fait-il qu'une pensée tenue par le tsiny et le tody, ce "retour des choses", ne puisse coller avec des scènes telles qu'elles sont rapportées et décrites par le directeur de l'Alliance française de Diego Suarez, quatre années durant, dans son livre "Rade terminus" ? Déjà en 1898, dans "Les Temps Nouveaux", sur le sujet "Patriotisme-Colonisation
 
p 262 : les mafieux constiuent une caste qui recrute ses membre un peu partout, selon des critères. " Pourtant Baikal leur trouvait un air  de famille. S'il ne provenait pas d'un air de parrenté, peut etre était il seulement le fruit d'un mimétisme.Le teelurien ( le mafieux en globalien) livrer un déserteur ( Baikal) a la " protection  social" ( organe de sécurité, organe anti terroriste... ici de Globalia) était la décision la plus évidente. Ils savent monnaie leur leurs services au prix fort

 


 
Revenons a ce qui nous intéresse :
 
 
27 nouveaux cadavres d'enfants viennent d'être découverts en Syrie. Pour empêcher d'autres tragédies, il faut stopper l'approvisionnement en armes du régime d'Assad. Il existe un moyen d'y parvenir, mais il faut agir vite et de manière concertée.

 Les marchands de peur. La bande à Bauer et l'idéologie sécuritaire ...

Globalia et Syrie

Globalia, société qui prône l'harmonie universelle, s'impose aussi par le chaos…

  Jean-Christophe Rufin : C'est un système mou qui a besoin d'un ennemi pour exister. Regardez ce que vient de se passer en Irak : on a assisté à la destructuration d'un pays qui n'était certes pas une démocratie, mais qui était fortement structuré et qu'on a plongé dans le chaos total. Si l'on systématise ce comportement, cela donne Globalia.

Un porte-avions russe au large de la Syrie pour renforcer la présence militaire russe dans cette zone  Cette annonce intervient sur fond de tensions accrues entre la Russie et l'Occident sur le règlement de la crise en Syrie, où un conflit armé entre les rebelles et les forces du président Bachar al-Assad a fait plus de 300.000 morts depuis 2011. La Turquie : Face à La...La Turquie : Face à La....

Les guerres cachées contre Daech
 
La bataille pour Mossoul va-t-elle sonner le glas de l''Etat islamique ? Depuis 2 ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant l''organisation de l''Etat Islamique est toujours là. Ce documentaire nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d''Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux de cette "troisième guerre mondiale".
 
La bataille pour Mossoul, qui vient de commencer, va-t-elle sonner le glas de l'organisation État islamique ? Depuis deux ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant, le groupe terroriste est toujours là, imposant sa loi sur une partie de la Syrie et de l'Irak, et envoyant ses kamikazes à l'assaut des cinq continents. Comment quelques dizaines de milliers de combattants résistent-ils aux meilleures armées du monde ? En face, quels sont les véritables objectifs des acteurs de cette guerre ? Lutter contre l'internationale de la terreur ou dépecer le territoire aujourd'hui contrôlé par Daech ? La lutte contre le terrorisme cacherait-elle en réalité un conflit plus large, qui ébranle déjà l'équilibre mondial ? 
Témoignages rares


Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

 

 

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech

 

 

 

Découpés en chapitres, visionnables à la demande, interactifs…Trois documentaires : « France 5 se lance massivement dans l’aventure avec Portraits d’un nouveau monde, une collection de vingt-quatre web-docs mise en ligne entre février et décembre… », Afrique : 50 ans d’indépendance «

 

« Cameroun, autopsie d'une indépendance » Cameroun: Autopsie d'une pseudo independance - YouTube

 

« C'est une guerre dont on ne parle jamais. Du milieu des années 50 à la fin des années 70, la décolonisation du Cameroun s'est faite dans la violence… en silence. »

Biens mal acquis profitent toujours, enquête sur un pillage d'Etats :

Mercredi 16 janvier de 23h10 à 00h20 sur France 3  
Magazine de reportages  (....) . PDF]  Biens mal acquis, à qui profite le crime - CCFDFrançafrique 3 L'argent roi 1 - Vidéo Dailymotion Françafrique 1 La raison d'Etat - Vidéo Dailymotion :   Nice/Françafrique : Sarko et l'Afrique 1/2 - YouTube :Armées Privées - guerres...


L'obsession sécuritaire

On a souvent évoqué le contexte du maccarthysme pour éclairer la genèse de Fahrenheit 451. Bradbury n'a jamais confirmé ou infirmé cette hypothèse. En revanche, certaines scènes du film de François Truffaut évoquent de toute évidence les autodafés nazis. Mais, autant que les folies du XXe siècle, ce sont les mutations présentes de la techno-science économique que le roman de Bradbury donne à mieux penser. Le bonheur obligatoire, avec abrutissement télévisé en flux continu, calmants et antidépresseurs, ça ne vous dit rien ? Ecolos : ennemis d'EtatLa Torture made in USA

La Torture made in USA [fr] - YouTube :

 

 

 Les politiques de Bush passant outre la convention de Genève, l'ONU , les ont ainsi délégitimés. Ainsi lorsque l'Egypte d'Al Sissi torture des prisonniers dans le Sinaï, il explique sans réfléchir que les Etats Unis l'on fait avant lui. Cela a permis de légitimer la tortures. Nous en voyons les résultats. Turquie. Après 5 jours de soi-disant opération "antiterroriste", on compte déjà 1050 arrestations effectuées par la police turc. 97% d'entre-eux sont kurdes. Et les médias mainstream continuent de parler d'opération contre daesh...

via Collectif Alternative Libertaire  Bruxelleshttps://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1015323...

Dans la tête de l'extrême droite
Attention a ses Sites a surveiller/ personnes ( lié aux mouvementx d'extrême droite/ néonazis)  :
le retour aux sources ( source caractéristiques de l'extrême-droite )

Terrorisme d’Etat : Europol, la gauche et les anarchistes - source non- Fides  le lundi 29 avril 2013

Dans le cadre de l’accord global entre l’Union Européenne et le Mexique en cours de négociation, on apprend dans un journal mexicain (Alarma por los anarquistas mexicanos, la CH, 24 avril 2013) qu’Europol, dans un document interne du 4 avril 2013, insiste non seulement sur une coopération contre le narcotrafic, mais aussi contre ETA (dont certains membres seraient réfugiés au Mexique) et contre les anarchistes : "México est très importante pour Europol à cause des nombreuses attaques anarchistes extrémistes qui ont été commises là-bas(...) Les auteurs proclament fréquemment qu’elles ont été perpétrées en solidarité avec des anarchistes incarcérés dans l’Union Européenne"

 On apprend ainsi que les informations fournies par le Mexique alimenteront la base de donnée d’Europol sur le "terrorisme interne" en Europe, nommée Analysis Work Files Dolphin.

 

- Pour la France, les bureaucrates ont décidé de mentionner à cette rubrique "un nombre d’incidents motivés par l’expulsion de demandeurs d’asile", et concluent plus généralement leur analyse des menaces (p29) par "en 2011, des anarchistes ont rejoint les rangs des protestations en France et en Italie lors de manifestations contre la construction du futur aéroport de Notre Dame des Landes à Nantes et la ligne de train à grande vitesse en Italie en Val de Susa". En réalité, c’est presque mot pour mot la déclaration du ministre de l’intérieur Manuel Valls lors d’une conférence de presse le 5 novembre 2012 après une réunion ministérielle sur l’organisation internationale de la police Interpol : "[ce dernier] a aussi préconisé davantage de coopération face "aux formes de violence provenant de l’ultra-gauche, de mouvements d’anarchistes ou d’autonomes", en citant "des groupes violents" gravitant autour de projets comme la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin ou l’aéroport de Notre Dame des Landes en France" (AFP, 06/11/2012). Le copié/collé en kit des sous-Bauer de ministère, en quelque sorte. 

Repris de Brèves du Désordre 



> Guadeloupe : la politique du mépris - Communiqué de la LDH (février 2009)

Ce sondage révèle une chose : A voir maintenant sur France 2 intéressant : On aime beaucoup Le business de la peur

Suite aux attentats et aux derniers rassemblements dispersés par les forces de l'ordre , je me suis rappelé de ces musiques et les paroles d'un très bon livres : Globalia de Jean Christophe Ruffin ( vous trouvez un extrait de son interview plus bas) 
 
 

Le business de la peur : un documentaire salutaire
 
Cash Investigation consacré au « Business de la peur », que l'on peut revoir sur le Pluzz ou bien sur Youtube. Cette enquête a été réalisée notamment par deux journalistes indépendants, Jean-Marc Manach et Jean-Pierre Canet. L'émission se présente ainsi : « La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. Cash investigation révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe. Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices. L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle. Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain. Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ? ».


La piraterie et l'émergence des sociétés militaires privées : 
 

 


La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. «Cash investigation» révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe. Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices. L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle. Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain. Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ?


En 1981, quand Alain Peyrefitte faisait de la sécurité la première des libertés, Pierre Mauroy inversait la proposition. Depuis, la gauche, à commencer par Manuel Valls, a adopté cette posture hier affichée par le FN.
De la bouche d'un gaulliste à celle d'un Premier ministre socialiste. En passant par une affiche de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen dans les bras, pour les régionales en Paca, en 1992. « La sécurité, première des libertés » est une formule qui a fait du chemin, avant d'être reprise par Manuel Valls le 13 avril, dans l'hémicycle, pour défendre le controversé projet de loi sur le RENSEIGNEMENT.
 
L'affiche du Front national en 1992 (FranceTVinfo.fr)


Associée à la droite et l'extrême droite jusqu'aux années 90, l'expression n'est aujourd'hui plus du tout discriminante et constitue, comme le notaitLibération en 2013 après une sortie d'Estrosi sur le SUJET, « un poncif du débat public » depuis vingt ans. Il n'y a qu'à voir sa fréquence dans les débats parlementaires et les questions écrites (dédicace à toi, Eric Ciotti). Il faut dire que le SUJET se prête particulièrement bien aux finasseries dialectiques. C'est d'ailleurs un classique du bac philo.
Du temps de Pierre Mauroy


L'image (caricaturée) d'une gauche, défenseur des libertés publiques et rétive à l'autorité, qui fait face à une droite partisane de l'ordre, de la propriété et de la sécurité, n'est aujourd'hui plus aussi claire. Elle l'a pourtant été : ainsi, au gaulliste Alain Peyrefitte, qui répète que « la sécurité est la première des libertés » lors de l'examen de sa loi « Sécurité et Liberté », le socialiste Pierre Mauroy rétorque, en mars 1981 :
« Pour la droite, la première liberté, c'est la sécurité. Nous inversons la proposition : pour nous, la première sécurité est la liberté. »
La loi portée par Peyrefitte, alors garde des Sceaux, comprenait, selon ses détracteurs, 95 fois le mot « sécurité » et 5 fois le mot « liberté ». Ce débat – passionné – est généralement UTILISÉ pour dater le début du débat « sécuritaire ». Ce mot entre d'ailleurs dans le vocabulaire au début des années 80. A l'époque, la gauche, VENT debout contre la droite « liberticide », demande son abrogation lorsqu'elle arrive au pouvoir. C'étaitun engagement de campagne de Mitterrand (n° 52).


A l'époque, Peyrefitte réussit (page 15 du PDF) déjà l'exploit de la synthèse. Non, liberté et sécurité ne sont pas antagonistes :


« Certains feignent de penser que tout renforcement de la sécurité se fait aux dépens de la liberté ; et qu'en revanche, il faut se résoudre à payer toute extension des libertés par une croissance de l'insécurité. Dieu MERCI, il n'en est rien ! Le gouvernement ne vous propose pas de résoudre la quadrature du cercle. Liberté et sécurité sont solidaires : voilà le vrai. La sécurité est la première des libertés. »
Jospinade
Là, comme dans tant d'autres domaines, la frontière entre la droite et les socialistes va tendre à s'estomper.
C'est en 1997 qu'au Parti socialiste, le tournant sécuritaire a pris forme. A l'époque, l'insécurité est un thème à la mode. Lors d'un colloque organisé par le gouvernement de Lionel Jospin, à Villepinte, le ministre de l'Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, s'efforce de démonter l'équation supposée entre « gauche » et « laxisme » avec des formules chocs tels que « dur avec le crime, dur avec les causes du crime » (page 5 du PDF).
Le « Che » est connu pour son amour de l'ordre républicain, mais il s'appuie en l'occurrence sur la déclaration de politique générale de Jospin, qui le 19 juin de la même année, affirmait (page 2 du PDF) :
« La sécurité, garante de la liberté, est un droit fondamental de la personne humaine. »


C'est même une priorité de son gouvernement (derrière le chômage, quand même). La formule ne quittera plus le PS, comme en 2009, dans la bouche du maire de Lyon, Gérard Collomb – proche de la ligne Valls.
Retour en 1789


Pour justifier cette pirouette sémantique, la gauche fait appel à la fameuseDéclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, texte révolutionnaire s'il en est, qui fait figurer la « sûreté » parmi les droits naturels et imprescriptibles de l'homme dans son ARTICLE 2 :


« Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression. »
Mais sécurité n'est pas sûreté. L'ancien ministre de la Justice socialiste Robert Badinter le rappelle dans un entretien au Monde, en janvier 2004 :
« Ce qui est consacré dans la Déclaration des droits de l'homme, c'est la sûreté, c'est-à-dire l'assurance, pour le citoyen, que le pouvoir de l'Etat ne s'exercera pas sur lui de façon arbitraire et excessive. Le droit à la sûreté, c'est la garantie des libertés individuelles du citoyen. »
Le célèbre avocat-blogueur Maitre Eolas ne dit pas autre chose lorsqu'ilinvite à « relire la notice » – la DDHC.
« La première des libertés » sert de figure rhétorique pour demander toujours plus :
LOPSI  : « La sécurité, première des libertés » est le slogan de ce projet de loi, dès sa sortie du Conseil des ministres, en juillet 2002 (présidence Chirac).LOPPSI : « La sécurité représente la première des libertés. Ce projet de loi a pour ambition de permettre l'application PLEINE et entière de ce droit légitimement revendiqué par les Français. » (Eric Ciotti, rapporteur, en décembre 2010, présidence Sarkozy).RÉDUCTION du risque de récidive criminelle : « Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, la sécurité est la première des libertés des Français, car elle est celle qui permet le réel EXERCICE de toutes les autres. » (Michèle Alliot-Marie, garde des Sceaux, en novembre 2009, présidence Sarkozy) ;Responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants : « Parce que le droit à la sûreté proclamé par la Déclaration de 1789 est la première des libertés, il nous appartient d'adapter notre législation pénale sur la responsabilité parentale, conscients que la répression est une composante essentielle de la prévention. » (proposition de loi de députés UMP, en avril 2000)Qui a dit ?
Bref, pas très malin pour les socialistes. D'ailleurs, les meilleures critiques de la formule, ce sont eux-mêmes, les socialistes. Ainsi, Jean-Jacques Urvoas,président PS de la commission des Lois, a un jour (lointain) écrit sur son blog :


« C'est l'occasion pour moi de dire que je ne comprends pas le slogan répété à satiété selon lequel “la sécurité serait la première des libertés”. [...] Si je suis de gauche, c'est d'abord parce que je veux vivre dans un pays libre ! [...] Et s'il faut conjuguer la sécurité avec notre DEVISE républicaine, alors affirmons que “ la sécurité est la garantie de l'égalité ”. Voilà le combat historique de la gauche ! »


Et Moscovici, qui n'est pas à une contradiction près (il a été le « dépensier » ministre des Finances français avant de devenir l'« austère » commissaire européen), s'enflamme dans son LIVRE « Défaite interdite » (Flammarion, mai 2011) :


« [...] La gauche [doit] assumer son approche particulière de la sécurité, faite d'un balancement équilibré entre prévention et sanction. Il nous faudra pour cela mettre le doigt sur les errements sécuritaires de la droite, dénoncer l'idée que “la sécurité est la première des libertés”, comme le répète sans cesse Nicolas Sarkozy. Non, la première des libertés , en vérité, c'est bien la liberté elle-même : un Etat démocratique ne saurait accepter que les moyens mis en œuvre pour ASSURER la sécurité soient attentatoires aux libertés. »
Manuel Valls lui-même, dans son LIVRE « Sécurité : la gauche peut tout changer » (éditions du Moment), sorti en avril 2011, écrivait que « l'opposition affichée systématiquement entre sécurité et liberté [lui paraissait] toujours un peu creuse. » Tout en moquant :
« Ceux qui tentent d'échapper à ce piège idéologique en affirmant, rapidement, que la sécurité est la première des libertés. »


Il n'en conclut pas moins :
« L'institution policière [...] a favorisé l'émancipation de l'individu. »
Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d'une « infraction reposant sur des faisceaux d'indices concordants » afin de mettre « hors d'état de nuire, les individus soupçonnés d'être de potentiels terroristes avant qu'ils ne passent à l'action. »
On n'est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est COMPLÈTEMENT nié. Bye, bye la liberté.
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  Bye, bye la liberté.
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« L'empire américain et ses nouveaux barbares : discussions autour de la qualification du rôle
des États-Unis dans le monde »
 
 

 
Nord-Sud_Corinne Arnould : Dans le cadre du jeudi de l'Ecologie du 28 avril 2011 sur les rapports Nord-Sud : "A propos des peuples autochtones, comment pouvons nous faire ensemble ? Corinne Arnould de l'Association "Paroles de Nature" prône la reconnaissance de la terre et de la spécificité des peuples autochtones. Elle nous invite à reconnaître également leur spécificité propre en favorisant leur auto administration dans le cadre de l'Etat.

 

 

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Al-Khalifa, au pouvoir depuis la fin du XVIIIe siècle.Pour aller plus loin

Dans le cadre du projet Echos des Alternatives (www.alter-echos.org), à plusieurs reprises, nous avons été confrontés à des conflits sociaux-environnementaux dus à l’accaparement des ressources naturelles, par des multinationales dotées d’une véritable impunité. A l’occasion du Forum Social Mondial de Dakar, nous avons rencontré Alejandra Alayza Moncloa, de l’organisation péruvienne Red Globalization con Equitad. Elle explique comment l’accord de libre-échange que l’Union Européenne exige de la Colombie et du Pérou, aujourd’hui soumis au Parlement européen, contribue à protéger les investisseurs européens au détriment de la démocratie, des droits sociaux et des exigences environnementales :

Union européenne : la ratification de l’accord avec la Colombie et le Pérou serait « une honte ».

Une délégation de syndicalistes et de défenseurs des Droits de l‘Homme de Colombie est actuellement en France pour expliquer son opposition à la ratification de cet accord. Plusieurs initiatives auront lieu les 4, 5 et 6 mars à Paris (voir ici), dont une réunion publique ce mardi soir (voir ici). Une analyse approfondie de l’accord est disponible ici.

N'hésitez pas à diffuser ce message. Voir aussi dans le même thème  Keny Arkana : « Un autre monde est possible ».

Ravages du libre-échange au Burkina Faso, zoom sur les coopératives

 Avec la révolution conservatrice, le libre-échange a envahi le monde. 
Pour voir la suite, cliquez ici : http://www.m-pep.org/spip.php?article2435

D'un côté, l'obésité, la précarisation accrue touche les pays développés ( page FB. De l'autre, la famine s'abat sur le Soudan et dans la Corne de l'Afrique (Article paru ICI :France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014) . 

Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

 "Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin." Ethipie, Kenya, Chine et Etats Unis sont en première ligne.

 Jean Christophe Servant : « La menace Boko Haram sert les intérêts de beaucoup de personnes » - Afri : pour Le Monde diplomatique

La prison de Fleury-Mérogis filmée par des détenus

Dans L’Afrique de l’ouest en croisade contre les huiles asiatiques publié dans "Les Afriques"Enfin ce dernier article :

A l’occasion de la conférence internationale sur le climat à Durban (COP17), Alter-Echos (www.alter-echos.org) a interviewé Jonathan Deal, président de l’association Treasure the Karoo Action group et pourfendeur des gaz de schiste en Afrique du Sud, notamment dans sa région, le Karoo. Confronté à d’importantes vagues de protestation, le gouvernement sud-africain a du s’engager sur deux moratoires consécutifs :

Gaz de schiste en Afrique du Sud : un moratoire sous haute pression !, Contre l'apartheid climatique : 10 000 manifestants en Afrique du Sud



« L'empire américain et ses nouveaux barbares : discussions autour de la qualification du rôle
des États-Unis dans le monde »
 
 

 

 

Comment ? Grâce à sa perception parfaite des cycles économiques et sa découverte du concept de "destruction créatrice".  Les crises de la dette extérieure de l'Amérique latine au XIXe ... 

Ces conséquences ont bien sur aussi un impact environnementale, car ces multinationales / ces capitaux ont dans un premier temps pompé les ressources sans prendre en compte la sécurité humaine et de l’environnement, puis en se retirant rapidement, elles ont ruiné les pays et empêcher celui de mettre en place des structures adéquate de redistribution de richesse, d’infrastructures adéquates pour réduire la consommation et le gaspillage


 
Violence policière contre la révolution : Mai 68

 

 




Minority Report 2002 1080p BluRay x264 YIFY

 cf  : La loi de Santé : un passage en force dès le 19 novembre - Actusoins 
 
Montrouge : les étudiants dentistes toujours mobilisés après le suicide de Mathieu « Mathieu, on ne t'oublie pas ». Les banderoles sont encore là, tendues dans le hall de la faculté, où se réunissent ce mardi soir en... LEPARISIEN.FR



 Freedom and Survival - The Freeter Union

 

La Canaille - Arrêtez ce Train


 

 Angèle Konate-Mevi, initiatrice de la coopérative CFAM (1975).

Pour soutenir financièrement la coopérative CFAM, vous pouvez envoyez vos dons à l’adresse suivante :


Escoop secrétariat
Pavillon Thoureau
21500 Montbard

Pour plus de renseignements : tél : 03 80 92 00 77

 [1] Forces Armées Rwandaises, qui commettront le génocide des Tutsi l’année suivante

[2] Front Patriotique Rwandais

 > 1793-94 : La Révolution abolit l'esclavage. 1802 : Bonaparte rétablit l'esclavage - Par Florence Gauthier, Université Paris VII Denis Diderot.CGT Val-de-Marne : Contre les politiques d'austérité, pour une véritable sécurisation de l'emploi et des salariés, pour l'amnistie sociale !

 > Hérodote, " 20 mai 1802 Bonaparte légalise l'esclavage"

Politique fiction : Globalia de Jean-Christophe Rufin Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p. 

Rétablissement de l'esclavage - ZEC plus Ultra, Entretiens avec Jean-Christophe Rufin pour Globalia, Gallimard Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), l'assemblée de la Convention votait l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.e.Il y a 20 ans… la France encadrait une guerre au Rwanda sans que les Français soient au courant Yves Benot, "La démence coloniale sous Napoléon"traité d'Amiens du 25 mars 1802, le gouvernement britannique restituait les colonies françaises de la Martinique, de Tobago et de Sainte-Lucie. Les 16 et 18 mai suivants, Bonaparte faisait voter le maintien de l'esclavage dans ces colonies restituées :Conférence-débat > "Haïti, problèmes et perspectives un an après le séisme" avec Camille Chalmers

« la sécurité est la première des libertés. : citoyen actif 

globalia - citizen khane

Globalia de Jean Christophe Ruffin - l'indigné RévoltéArticles de l-indigne taggés "globalia" - l'indigné Révolté- Skyrock.com

Jean Christophe Rufin : Globalia
Un livre, un jour - 10/02/2004 - 02min11s
Depuis la vallée d'Aoste en Italie, de La Salle, Olivier BARROT, présente le roman d'anticipation de Jean-Christophe RUFIN, "Globalia"Images d'illustration issues du livre.

 LIBERTE OU SECURITE : FAUT IL CHOISIR ?
 
Sur le blog de citoyenactif : Ecolos : ennemis d'Etat
 
Sur le blog de Citizen Khane  : Ennemis d'Etat
 
 Vers un État d'Exception Permanent
ASSIGNEZ-MOI !
Quelque Chose Se Prépare

extrait monde diplomatique, un scénario Globalien, le scénario, entretien de JC Ruffin, autre sujets similaires  Xavier Niel, Les patrons orphelins de DSK, 10 mai 1981 - 15 mai 2011"Le grand bond en arrière"" - Citizen Khane

 


 
Alain Bauer et le consortium de la peur, 8 août (extrait du livre : " Alain Bauer, comme Yves Roucaute et de nombreux néoconservateurs, vient de la gauche libérale et anticommuniste
 
Ecouter également Europe et Nouvel Ordre Mondial, Edward Bernays, le père de la propagande, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, Le gouvernement mondial débusqué en état modifié de conscience, Les vrais maitres du monde ???, A la vision d'un économistes parmi d'autres du système capitaliste /the vision of one among many economists  of capitalism, devise du capitalisme "Tout s'écroule, je gagne donc de l'argent. Mais si tout s'envolait, Hedge funds: un nouveau conflit bloque le vote du Parlement, j'en gagnerais aussi, Quand la réalité dépasse nos pires fictions !, Comment la « machine à bulles » ( Goldman Sachs ) est entrée dans la tourmente, Warren Buffett soutient Goldman Sachs et son patron

 

 Qu’est ce que le capitalisme : Comprendre le capitalisme japonais,

 La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”, La Guerre de l'ombre, La guerre ne subit pas la crise, “La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”, Sans-papiers expulsés : une aubaine pour la sécurité privée, procès de Sonja Suder et Christian Gauger, surveillance : rapport sur les rassemblements de personnes, Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde , : lobbies industrielsguerres secrètes ,, enquête , gaz de schisme, Gaz, pétrole : guerres secrètes : Spécial investigation Magazine d'information 

 

oir Le peuple at-il perdu le pouvoir - JOURNAL POLITIQUE de Dominique ... daté du 30 janv. 2011 , Voici les sites qui parlent de Le peuple a-t-il perdu le pouvoir ? : LE PEUPLE A –T’IL PERDU LE POUVOIR ? THE PEOPLE ARE LOST THE POWER?

 

Pour en savoir plus : Dialogue L'époque - Alexandre Lacroix (format PDF) , Une Hongrie en pleine dérive autoritaire prend la tête de l'Europe .. source le monde, Traité de Lisbonne rejeté, Libéralisme - Anarchopedia, La crise de l'anarchie néolibérale, Emmanuel Todd, sociologue des démocraties, Blog de Paul Jorion » SCHEMA DE DEMANTELEMENT DE LA CIVILISATION ... , N° 1235 - Rapport d'information de MM. Didier Migaud et Gilles ...

24/07/2014

Malgré tout, la Palestine vivra

 

 

Quel suspense insoutenable dans les épisodes de "Marion-aka-Marine-Le-Pen-aura-t-elle-ses-500-signatures ?". Seuls les moins de vingt piges qui n'ont pas eu la "chance" de connaître plusieurs élections pestilentielles présidentielles auront probablement gobé le "buzz" créé par la représentante de l'extrême-droite française qui lui a permis de faire parler d'elle et beaucoup moins de son nauséeux projet pour la France. Quand le Front National joue la carte de la victimisation face à "l'establishment" (dont une partie, par ailleurs, reprend à son compte les idées aux relents racistes et sectaires), on ne peut qu'être affligé par l'attitude de ce parti dont la principale activité consiste à trouver des boucs émissaires avec des variantes selon les époques. J'ai choisi de reproduire ici le communiqué d'A.L, car il est symptomatique de la dérive droitière et xénophobe qui n'a plus honte de s'afficher tandis que l'on constate un durcissement de la répression à l'égard de toute la mouvance antifasciste lorsque cette dernière ose dénoncer un climat de plus en plus propice à l'exclusion de certaines catégories de la population, une tendance encouragée par les dirigeants actuels à vouloir diviser les citoyens en créant des distinctions ethniques, religieuses, économiques... La recette est ancestrale : Diviser pour mieux régner ! 

"Communiqué d'Alternative Libertaire Publié le 12 mars 2012 par Commission antifasciste  

Solidarité avec les militantEs antifascistes inculpéEsUne répression terrible s’abat sur dix militantEs antifascistes, interpelléEs à Paris dans la soirée du 8 mars alors qu’ils et elles collaient des affiches contre la tenue des « Assises de la nationalité, de la citoyenneté et de l’identité », organisées par le Bloc identitaire, groupe aux idées racistes revendiquées. Pour de simples affiches, ces militantEs ont été gardéEs à vue 48h, avant d’être déférréEs samedi soir au parquet de Paris en ayant fait un passage à la section antiterroriste de la brigade criminelle !! Au total ce sont plus de 60h qu'ils et elles ont passées dans les locaux de la police puis de la justice.
Rien dans les actes ni dans l'attitude des militantEs ne justifiait cette garde à vue et ce déferrement.


Grâce à la mobilisation des organisations, réseaux et sympathisantEs antifascistes, ils et elles ont été libéréEs ce dimanche avec des procès verbaux signifiant des inculpations pour participation à un groupe formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou des destructions pour dégradation de biens.
Cela leur vaut d'être convoquéEs pour être jugéEs devant la 29e chambre du Tribunal de grande instance de Paris le 7 mai 2012.
Aussi nous dénonçons ici une répression purement politique.


Une surenchère répressive sur les militantEs antifascistes
Nous dénonçons une véritable stratégie d’intimidation menée par la Justice.
A chacune des apparitions publiques des organisations antifascistes, que ce soit face aux catholiques intégristes ou aux divers néo-nazis adeptes du « saucisson-pinard », les ordres du pouvoir sont clairs : la police protège systématiquement l’extrême droite.
Les organisations engagées dans le combat contre l'extrême droite tentent ni plus ni moins d’alerter l’opinion contre la banalisation du racisme et des idées d’extrême droite, et de s’opposer à leurs représentants de tous poils.
Nous dénonçons une criminalisation croissante de ce combat.

Une Justice à deux vitesses
Rappelons qu’il y a à peine trois mois, deux membres de la mouvance catholique intégriste ont été arrêtés au théâtre du Rond-Point, alors qu'ils s’apprêtaient à en détruire le système de sécurité. Ces deux-là n’ont écopé que d’une dizaine d’heures de garde à vue et d’un banal rappel à la loi, avant de repartir… tranquilles. Une différence de traitement aussi criante manifeste clairement la propension du pouvoir et de sa police à « couvrir » des groupuscules violents et liberticides. Sans oublier la couverture de la justice dont bénéficient des ministres en poste lors de leurs « dérapages » tout à fait contrôlés à l’encontre des immigré-e-s ou lorsqu'ils affirment qu'il existe une inégalité de valeur entre, ce qu'ils appellent, les « civilisations »...
Nous dénonçons donc un pouvoir qui encourage les expressions d’intolérance, de conservatisme et de racisme, et qui défend ceux qui les répandent.


Une indulgence coupable
Si le gouvernement les protège, c’est que les fascistes lui sont très utiles : d’abord ils diffusent efficacement ses idées, désignant les mêmes boucs-émissaires (étranger-e-s, musulman-e-s, chômeurs-ses, et combien d’autres encore), popularisant les mêmes solutions radicales qui consistent à stigmatiser et exclure. Mais en plus, ils sont un ennemi majeur pour le mouvement social, à qui ils font barrage par leurs attaques, leur propagande et leurs provocations.


Nous ne supporterons pas plus longtemps une situation où les fascistes ont les mains libres tandis que l’on enferme ceux et celles qui les dénoncent et organisent la mobilisation et une riposte militante face à eux.
Nous interpellons la population sur la répression éhontée qui sévit sur le mouvement antifasciste en particulier et sur le mouvement social en général.
Nous exigeons que les poursuites à l'encontre des 10 militant-e-s antifascistes soient abandonnées et appellons à la mobilisation de toutEs en solidarité."

Premiers signataires : Alternative libertaire, Les Alternatifs, Ras l'Front Marne la Vallée, Emancipation tendance intersyndicale, CNT Etpreci 75, CNT Santé social, UD CNT 95, Section carrément anti Le Pen (SCALP), Fédération Total respect / Tjenbé réd (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies et le sida), SUD Culture Solidaires, Action antifasciste Paris banlieue (AFA), Christianisme social, Solidaires Paris, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Etudiant.

 

Le 17 juillet, Israël a lancé une offensive terrestre contre la bande de Gaza alors que les bombardements israéliens ont déjà fait plus de 200 morts. Comme toujours, le gouvernement israélien prétend « assurer sa sécurité » en éliminant des « terroristes » mais, en réalité, ces attaques touchent surtout la population civile, y compris des enfants, et viennent renforcer le climat de terreur et de colère qui règne en Palestine.

Israël : État colonial !

Depuis 1948, la Palestine subit l’occupation israélienne, et des centaines de milliers de personnes ont été chassées de leurs terres, de leurs maisons, de leur pays. Depuis 1967, la Cisjordanie et la bande de Gaza sont colonisées, étouffées, ruinées par l’occupant.

Depuis 1967, Israël ne respecte aucune des résolutions de l’ONU et a même entrepris, depuis 2002, la construction d’un mur de séparation qui déborde largement des frontières reconnues internationalement et lui permet de s’accaparer à la fois des territoires et des ressources en eau.

Des résistances en Palestine comme en Israël

Face à cela, la résistance existe, que ce soit en Palestine ou en Israël. Car il ne faudrait pas croire que toutes et tous les Israéliens soutiennent le gouvernement Netanyahou : il existe au contraire des groupes israéliens, comme les « Anarchistes contre le mur », qui dénoncent et combattent l’apartheid organisée par les partis sionistes.

Conference BDS ULB 15-12-2010 part3

1/5 israel palestine anarchistes contre le mur - Vidéo Dailymotion :

Le sionisme, pire ennemi des Juifs progressistes

De même, en France, face aux institutions (comme le CRIF) et aux groupes de combat (comme la LDJ) qui se font les porte-parole de l’extrême droite israélienne, il existe des organisations progressistes juives qui refusent que le gouvernement israélien parle au nom de tous les Juifs et qui refusent l’instrumentalisation de la Shoah par les partis sionistes.

La Palestine vivra !

Nous condamnons la politique colonialiste d’Israël ainsi que la passivité coupable des puissances occidentales et des Etats arabes qui soutiennent, par leurs déclarations cyniques ou leur silence complice, l’impérialisme israélien. Ainsi, Valls et Hollande, qu’on n’avait pas entendus depuis le début de l’offensive israélienne, font tout pour discréditer le mouvement de soutien au peuple palestinien. En France, la solidarité avec le peuple palestinien s’exprime notamment par la campagne « Boycott Désinvestissement Sanctions » (BDS) contre Israël, que nous appelons à rejoindre et à amplifier.

Halte au sionisme ! Halte à l’antisémitisme !

Nous condamnons également les groupes qui, comme la LDJ, prétendent défendre l’ensemble des Juifs mais défendent en réalité uniquement les partis nationalistes israéliens. Contrairement à eux, nous ne confondons pas les Juifs et les sionistes.

COMPRENDRE (9) : le Sionisme - Ligue de Défense Juive - LDJ 2013

2 Au fait, qu'est-ce que la Ligue de défense juive ?

 

Et si nous dénonçons le sionisme, nous dénonçons aussi les partisans de Soral ou Dieudonné qui veulent diffuser leur haine des Juifs dans le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. La résistance du peuple palestinien n’a rien d’une guerre de religions, malgré ce que voudraient nous faire avaler les intégristes religieux des deux bords : il s’agit d’une lutte contre le colonialisme de l’occupant israélien !

  • Non à la colonisation en Palestine !
  • Non aux bombardements à Gaza !
  • Non au sionisme et non à l’antisémitisme !
  • Oui à la résistance contre l’apartheid et pour une Palestine libre de ses choix, laïque et démocratique !
  • Oui au retour des réfugié-es chassé-es de leurs terres !

Malgré tout, la Palestine vivra  -

18 juillet 2014 par Secrétariat aux relations intérieures / 462 vues

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 La loi du plus fort

Manif de Samedi

Les raisons de la colère 

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 Ligue de défense juive, ldj, Dieudonné, Alain bonnet soral, Alain soral, extrême droite,

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