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06/03/2014

Le nouveau capitalisme

 

Bonjour à toutes et à tous!

 Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ».Comme il avait raison.
 

La crise. Quelle crise ?
la photo de Denis BeauchampLa crise. Quelle crise ?Pourquoi parler de crise ? 
La crise. Quelle crise ?

Posted on 22 avril 2012 by risc , Merde in France (english) Textes en Français

 

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme . Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

 "La social-démocratie, c'est le projet d'un capitalisme régulé dans l'équilibre des intérêts entre salariés et patrons. C'est cette idée que producteurs et entrepreneurs jouent un rôle complémentaire, et que la lutte de classe ne doit jamais franchir la ligne jaune de « l'intérêt général ». Un intérêt général qui se révèle systématiquement être l'intérêt du capital.
Selon cette acception, le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) et les Verts sont les trois principaux p artis sociaux-démocrates en France. Avec des nuances dans la radicalité et dans le degré d'intégration au système mais avec, in fine, une vision et un objectif commun."

La social-démocratie est un courant socialiste réformiste aujourd’hui non-marxiste, incarné en particulier par les socialismes allemand et scandinave. Les partis sociaux-démocrates sont étroitement liés aux organisations syndicales, ce qui explique la préférence et la pratique de la négociation, de la concertation pour réformer la société, plutôt que les luttes sociales.

La social-démocratie est peu à peu convertie au « social-libéralisme » et a intégré les thèses du libéralisme : économie de marché, liberté d’entreprendre, limitation du rôle de l’Etat aux périodes de crise.

Un sentiment d’exaspération traverse les sociétés occidentales. Le crédit des partis traditionnels est entamé ; les promesses d’un avenir meilleur après des années de rigueur sont démenties par la persistance du chômage et par l’approche d’une nouvelle bourrasque économique (lire « Le temps des colères »). Une vague migratoire, des lois sécuritaires et la peur du terrorisme complètent le tableau. La réponse des partis de gouvernement classés à gauche hésite entre la réaffirmation des utopies technologiques de la Silicon Valley (lire « Les démocrates américains envoûtés par la Silicon Valley ») et le recours à une « stratégie du choc » qui, au prétexte de libérer l’entreprise et l’individu, s’en prend frontalement au droit du travail. Mais sortir de la nasse imposerait peut-être au contraire de rehausser ses ambitions (lire « Pour la république sociale »)

Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ».Comme il avait raison.

François Hollande sur le pacte de responsabilité

: « il ne s'agit pas de changer de chemin, mais d'aller plus vite »… pour faire des cadeaux au patronat ? cf voir la finance imaginaire

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit.

 

. l. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système.

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

A lire La crise. Quelle crise ?

PENSER CRITIQUE
Kit de survie* éthique et politique

Pour situations de crise[s]

Les agents économiques ne produisent plus, eux mêmes, ce dont ils ont besoin ; ils acquierent des biens et des services sur des services et des marchés.

 

 

La semaine passée aura encore été une semaine d'absence relative de résultats. Du coup, elle aura été marquée par les orientations de politique économique. Ainsi, autant la semaine d'avant avait été marquée par la FED et la BCE, autant la semaine dernière a été marquée par le discours de François Hollande. Un discours qui a pris les marchés, les journalistes et les politiques à contre-pied, car axé sur une politique de l'offre : "Il ne peut y avoir de création d'emplois dans la durée sans les entreprises. Il nous faut produire plus, il nous faut produire mieux. C'est donc sur l'offre qui faut agir. Sur l'offre ! Ce n'est pas contradictoire avec la demande. L'offre crée même la demande". Les économistes reconnaitront là une inspiration néo-classique, qui est une première pour un socialiste. Hollande s'en défend, mais le libéralisme est totalement hérité de la pensée néo-classique! Il profite de l'inculture économique ambiante pour s'en défendre.  La culture économique de Mr Hollande tranche avec l'inculture économique de son prédécesseur.

Opération séduction de François Hollande auprès des investisseurs mondiaux

Le président français reçoit aujourd'hui des patrons de poids lourds de l'industrie mondiale mais aussi des responsables de fonds koweïtien, qatari et chinois. Lire

 

 

Aujourd'hui, il y a une économie d'échanges fondée sur la division du travail, au plan mondial. Cela a provoqué une forte spécialisation des économies nationales en fonction de leurs avantages respectifs ( cf voir les Théorie explicative du commerce mondial : la théorie de l'avantage absolu d'Adams Smith, l'avantage relative de David Ricardo)

 

Une société fonctionnement sur l'endettement, le crédit, la consommation et la course aux profits :

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme pur des livres I et II, nous sommes montés dans l’échelle des fictions pour arriver enfin à la dernière d’entre elles, celle qui garantit toutes les autres : l’endettement de l’Etat. L’endettement de l’Etat est « purement fictif » (Capital, vol. III, p. 465). C’est son existence qui donne au capital la dimension d’un rapport social et politique. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

Faut-il dire adieu à la croissance  ? Durant deux jours seront déclinés rencontres, animations, débats et projections consacrés aux grandes questions économiques et sociales du moment / Should we say goodbye to the growth? During two days will be declined meetings, events, debates and projections on the broad economic and social issues of the day

 

Sans croissance, point de salut ! répètent à l'envi les gouvernements européens. Mais à long terme, faut-il réellement faire de l'augmentation du PIB l'alpha et l'oméga du progrès humain ? Aujourd'hui, le PIB comme instrument de mesure de la richesse est de plus en plus contesté, nous obligeant à imaginer de nouveaux indicateurs et à nous interroger plus profondément sur le contenu même de la richesse Pourquoi parler de crise ? /

 

 

 « Spectacle à tous les étages ! | Page d'accueil | Les croûtes de Bush »  vendredi, 28 février 2014Farce tranquille du capitalisme patient - zebre plus ultra

 

 

Les "capitalistes patients" embaucheront quand la conjoncture sera meilleure. D'ici là nous sommes priés de les croire sur parole et le gouvernement est sommé de leur accorder  les royales baisses des charges qu'ils exigent. Elles se feront par un effort supplémentaire de 50 milliards d'euros d'économie. Sur le dos de qui se feront ces économies et qui paiera la note ? C'est si peu un mystère que le gouvernement est incapable d'oser le dire.

 

Quant au  Pacte de responsabilité : présenté comme un "donnant-donnant de Hollande aux entreprises", c'est un miroir aux alouettes où les pigeons donnent tête baissée.

 

Ce en quoi il rejoint le gouvernement PS qui se garde de chiffrer les créations d’emplois attendues.

Comme le démontre Frédéric Lordon : "Les entreprises ne créent pas l’emploi : elles « opèrent » l’emploi déterminé par la conjoncture. Si l’on veut de l’emploi, c’est à la conjoncture qu’il faut s’intéresser, pas aux entreprises."

« la conjoncture est un processus qui, dans une certaine mesure se laisse piloter. C’est précisément l’objet de cette action qu’on appelle la politique macroéconomique. Mais, de cela, le gouvernement " socialiste " a manifestement abdiqué toute velléité : ligoté par les contraintes européennes qui ont si bien neutralisé toute possibilité de politique économique active, et ayant renoncé par avance à tout effort de retrouver quelque marge de manœuvre en cette matière, il ne lui est plus resté qu’à dévaler avec tout le monde la pente de l’idéologie libérale-entrepreneuriale pour former le puissant raisonnement que si ce sont les entreprises qui créent les emplois, alors il faut être très gentil avec les entreprises. »

Les entreprises ne créent pas l’emploi  par Frédéric Lordon - La pompe à phynance - 26 02 2014

Sauve qui peut !, Ce soir Enfants forçats, Le chomage a une histoire, Andre Gorz, Laboratoire et cobayes, Le poison grec, Hollande, vrai changement?, Les "marchands de doute" ? L'Europe au bord du suicide !, ‘Les Vivants et les Morts’

 

 

 

.Les différentes structures du système capitaliste

 

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Le nouveau capitalisme

 

« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c’est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l’après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (…)

 

La crise du capitalisme « fordiste » de l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux Etats-Unis et en Europe. Ce nouveau « régime de croissance », qualifié de « fordiste » par l’école de la Régulation, repose sur 4 piliers principaux :

·         Le rapport salarial « fordiste », organisant le partage des gains de productivité issus des principes tayloriens de l’organisation scientifique du travail sur la base d’un compromis capital/travail. Ce compromis est le fruit de négociations entre patronat et syndicats au niveau des branches et des entreprises. Il a permis une hausse rapide des salaires ;

·         Des politiques économiques actives, budgétaires et monétaires, dont l’objectif est d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises ;

·         L’Etat-providence, c’est-à-dire un système de protection sociale fondé sur la solidarité entre les classes sociales et entre les générations ;

·         Des systèmes financiers administrés, destinés à assurer le financement de l’accumulation du capital productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles et contrôlés par les autorités monétaires.

Cet environnement institutionnel a contribué à créer un contexte économique et social d’une grande stabilité, particulièrement favorable à l’accumulation du capital industriel et à la croissance de la production : c’est la période des Trente glorieuses. La croissance est alors soutenue par la progression de la demande (…) et surtout par la progression du pouvoir d’achat des salaires découlant de leur indexation sur les gains de productivité et sur les prix. Enfin, la fixation administrative des taux d’intérêt garantit aux entreprises un coût du capital stable et bas, ce qui stimule l’investissement.

Ce régime de croissance rapide s’est essoufflé à partir des années 1970 avec le ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation. La décélération des gains de productivité a été un facteur décisif et est allée de pair avec une baisse des profits des entreprises. Cette évolution résulte de la perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail ainsi que de la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus, conflits qui créent des tensions inflationnistes. Les événements de 1968 et l’échec des accords de Grenelle en France en sont l’illustration.

La crise du capitalisme fordiste résulte aussi de la déstabilisation du Système monétaire international (SMI). Les rythmes d’inflation différant selon les pays, le régime de changes fixes – qui assurait la stabilité des monnaies entre elles dans le cadre du SMI de Bretton Woods – est remplacé par un système de changes flexibles en 1973. Cette crise du SMI vient fragiliser (…) les économies [qui] deviennent de plus en plus interdépendantes. C’est le début du processus de mondialisation. (…)

 

 

Les débuts du « capitalisme actionnarial »

A partir de la fin des années 1970, en réaction à la crise du régime fordiste, les politiques économiques changent de cap dans les principaux pays industrialisés. Ces politiquent prennent place dans trois domaines principaux : une nouvelle régulation macroéconomiques, la libéralisation du système financier et, en France, la privatisation de la quasi-totalité des grandes entreprises industrielles et financières.

 

Les principaux piliers du régime fordiste sont remis en cause. Les politiques de rigueur salariale déconnectent l’évolution des salaires de celle des gains de productivité, les politiques de libéralisation et de privatisation font reculer la régulation publique et les réformes financières  bouleversent la logique du système financier : l’économie d’endettement administrée fait place à une économie de marchés financiers libéralisée. A la suite de ces choix politiques et idéologiques, un nouveau régime de croissance se met progressivement en place : le « capitalisme actionnarial », dans lequel la finance de marché joue un rôle central. La création de richesse financière par les entreprises en constitue le cœur. (…) Ses principales caractéristiques sont : (…) le rôle primordial des marchés d’actions et des investisseurs (…), la prépondérance de la logique actionnariale induisant de nouvelles formes de gouvernement d’entreprise ; (…) la perte d’autonomie des politiques économiques face aux marchés financiers (…) »

 

Extraits de D. Plihon (2003), Le nouveau capitalisme, Paris, La Découverte, coll. Repères, pp. 48-

 

 

 

Politique budgétaire :relance de l’économie par la hausse des dépenses publiques. L’état peut par exemple décider de financer des mesures de réduction d’impôt afin de relancer la consommation.

 

Politique monétaire :relance de l’économie par la hausse de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie. Auparavant, les états pouvaient contrôler la quantité de monnaie en circulation dans leur économie en jouant sur les taux d’intérêt. De nos jours, une baisse des taux directeur de la banque centale peut entraîner une baisse des taux d'intérêt d’emprunt et donc une hausse de la demande de la part des ménages, puisqu'il diminue ainsi le coût des emprunts et donc augmente les achats à crédit des ménages, tout en assurant aux entreprises des possibilités d'investissement à bas coûts leur permettant ainsi de répondre à cette accélération de la demande tout en évitant l'inflation.

 

Politiques permettant d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises :  voir ci-dessus.

 

Système financier administré : Le capitalisme fordiste des 30 glorieuses repose sur un système financier administré fondé sur le financement bancaire.

 

Le capitalisme du XIXe siècle est atomisé et concurrentiel. Puis après la Seconde guerre mondial, apparaît le capitalisme dit « fordiste »par l’école de la régulation. Une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux USA et Europe. Il repose sur 4 piliers institutionnels :

  • le rapport salarial « fordiste » : organise le partage de gains de productivité issus du système taylorien.
  • Politiques économiques actives, budgétaires et monétaires.
  • L’État-Providence : système de protection social.
  • Des systèmes financiers administrés (assurer le fin de l’accumulation du K productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles contrôlés par les autorités monétaires.
Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard
 

1)      Suite au régime fordiste, quel nouveau régime s’est progressivement mis en place ?

L’essoufflement de la croissance dans les années 1970 avec ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation provoque une baisse des gains de productivité et des profits des entreprises. La perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail entraîne la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus. Le capitalisme va devenir un capitalisme actionnarial.

On assiste à un vaste processus de transformations économiques, sociales, politiques à l’échelle mondiale. C’est l’émergence d’un nouveau capitalisme mondialisé sous l’effet de deux grandes forces : les nouvelles technologies et la globalisation financière. Ainsi s’opère une transition vers une nouvelle forme de capitalisme dominé par la finance et le savoir. Le nouvel état de l’économie porte plusieurs noms : le new age : âge d’or illustré par le modèle américain = croissance économique forte et durable (grâce aux nouvelles technologies et l’économie de marché) ou encore la nouvelle économie qui est l’ensemble des entreprises appartenant au secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication et dont le développement économique est fondé sur internet dans un nombre toujours plus grand d’activités).

 

2)      Qu’est-ce que la libéralisation des marchés financiers ? A quoi servent les marchés financiers ?

 

Les vingt dernières années ont été témoin de la libéralisation du secteur financier dans la plupartdes pays de l’OCDE. L’objectif premier était d’accroître l’efficacité du système financier, mais les implications macro-économiques ont sans doute été au-delà de cet objectif, affectant les fluctuationsdu cycle et les mécanismes de transmission des politiques monétaires et fiscales. Plus précisément, la déréglementation financière, avec une compétition accrue dans le secteur des services financier, devrait avoir relaxé les contraintes de liquidité des ménages, grâce à l’extension des crédits, et permettre ainsi un niveau de consommation plus élevé.

Un marché financier, comme tout marché, est un lieu de rencontre au sein duquel des acheteurs et des vendeurs achètent et vendent. Comme dans n'importe quel marché, le prix de vente et d'achat est déterminé par le niveau de l'offre et de la demande. Les marchés financiers assure un rôle de financement. Les agents économiques qui ont des besoins de financement peuvent trouver en face d’eux des agents disposés à avancer des fonds excédentaires en contrepartie d’une rémunération appropriée pour des financements à long terme et le marché monétaire par des financements à court terme.

 La tendance à la préouverture
Préouverture Paris : vers une cinquième semaine consécutive de hausse ?
Transgène : une augmentation de capital de 45,5 millions d'euros à 10 euros l'action

Interview de la semaine
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Le marché financier se présente donc comme une composante du marché de capitaux qui permet le financement de l’économie. C’est le lieu d’émission et d’échange des valeurs mobilières, principalement les actions et les obligations.  

La baisse tendancielle du taux de profit est un concept central du marxisme, qui affirme que le taux de profit dans une économie capitaliste est condamné à chuter tendanciellement, en raison de l’augmentation de l’intensité capitalistique au détriment du travail

Karl Marx, Semer des dragons !

 la grèce,néolibéralisme

Ce point de vue n' est du toutt erroné car il existe bel et bien une baisse tendancielle du taux de profit inhérente au capitalisme. Dit autrement, et si rien n’est fait, le système capitaliste se consume et voit son taux de profit diminuer inexorablement. Face à cette tendance, Marx souligne qu’il existe des contre-tendances. Il n’y a donc rien de contradictoire à parler d’une baisse tendancielle du taux de profit et de reconnaître avec Nicholas Kaldor que ce taux est resté stable sur deux décennies. Car s’il est resté stable, ce n’est qu’au prix de devoir injecter régulièrement dans le système, lors de crises, des contres-tendances qui lui redonnent du souffle.

Citons quelques contres-tendances :

  • une économie de guerre ;
  • une expansion des marchés (impérialisme et colonialisme) ; accentuée par la chute du système stalinien (maoïste…) lors de la guerre froide
  • l’innovation technologique ;
  • le marketing consumériste inventé par Edward Burnays

La crise permanente : La chute de la Grèce ferait office, comme Lehman en son temps, de déclencheur d'une nouvelle dépression des marchés. C’est bien l'analyse que font nombre d'investisseurs, alors que l'étau se resserre autour d'Athènes.

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La mort de la classe populaire et moyenne ?

 

Peut-on avoir une classe moyenne sans un secteur manufacturier ?

 

La façon dont on répond à cette question repose sur la manière dont on traite la question suivante : les pays ont-ils ou devraient-ils avoir de nos jours des "intérêts nationaux ?" Du point de vue du consommateur, il importe certainement peu que les objets soient fabriqués dans le pays lui-même. Aujourd'hui, on peut obtenir ce qu'on veut, en provenance de n'importe quel coin du monde.

 

Mais le système mondialisé actuel -- une chaîne d'approvisionnement diversifiée et mondiale, une logistique en flux tendu, de l'énergie bon marché et de grands conteneurs maritimes -- est encore tout jeune et peut-être pas si solide qu'on le croit lorsque les désaccords entre pays s'exacerbent.

 

En d'autres termes, veut-on être dépendant de technologies clés ou d'articles disponibles sur les marchés libres et ouverts ? Après tout, la pratiquent le libre-échange n'empèche pas l'état d'intervenir pour protéger les " fleuront français" comme les entreprises du CAC 40. Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme. Chacun protège son propre marché, que ce soit pour des raisons de chômage ou parce qu'il considère les technologies clés comme quelque chose qui ne devrait pas être confié à des étrangers.

 

Au 21ème siècle, avons-nous besoin d'une base industrielle pour avoir une économie en bonne santé ? Peut-être pas.

 La Grèce fait le tour du monde
Les investisseurs sont particulièrement inquiets car la sortie de la Grèce commence sérieusement à se matérialiser. Après le Bank run (bank run )  , la fuite des capitaux, le vote du 17 juin pourrait sonner le glas de l'intégration européenne de la Grèce. Cf Panique bancaire - Wikipédia, Source: Lesechos via Realinfos, BankRun du 15 Septembre | Facebook, Bankrun expliqué , l'argent dette + Cantona - YouTube,

Un rôle majeur tout au long de l'histoire
Toutefois, l'histoire montre que le secteur manufacturier a joué un rôle important pour faire accéder un grand nombre de personnes à la classe moyenne. C'est le travail qualifié qui a permis d'employer des millions de personnes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

 

Le revenu par habitant a alors augmenté, tout comme le PIB et les salaires en valeur réelle. L'assiette de l'impôt a augmenté elle aussi. Les années 1950 et 1960 représentent l'âge d'or des Etats-Unis, l'époque où General Motors régnait sur le monde.

 

 Le passage à une économie "basée sur les services" est qualifiée par la majorité à la fois d'inévitable et de bénéfique. Mais l'est-elle réellement ? Si vous n'avez pas la somme des connaissances et les capitaux nécessaires pour fabriquer des biens -- et comment pouvez-vous les fabriquer de manière compétitive, en quantités massives, avec une main-d'oeuvre mondialisée ? -- alors il ne fait aucun doute que cela change la nature de votre marché intérieur de l'emploi.

 

 Aux Etats-Unis, le déclin de l'industrie s'est traduit par plus de travail à temps partiel, à des salaires réels plus bas, pour plus de monde. Et sans doute, cela a également signifié un travail moins satisfaisant pour les employés, un travail dont ils ne pouvaient plus être fiers et grâce auquel fonder une famille.

 

 . On a également assisté à un déclin structurel du taux de participation de la main-d'oeuvre, avec moins de personnes qui recherchent du travail et plus de gens qui sont licenciés et pointent au chômage.

 

Avec un libre échange, les prix des produits manufacturés sont certes plus bas mais les salaires ont eux aussi baissé. Qu'est-ce que vous pensez que cela signifie pour la qualité de vie ? Vous avez accès au crédit pour acheter des biens et des services moins chers mais votre salaire réel baisse, de même que la satisfaction que vous tirez de votre travail. Est-ce une bonne affaire ? Est-ce équitable ?

 

La désindustrialisation n'est pas la même pour tous
Les cités-Etats (comme Singapour) et les Etats-nations (comme la Suisse) sont en bien meilleure position pour dé-industrialiser ou se spécialiser (technologie de dessalement à Singapour, horlogerie en Suisse, par exemple). Mais cela ne fonctionne pas toujours aussi bien.

 

Regardez comment la finance et la City dominent l'économie du Royaume-Uni. La classe populaire et moyenne a été balayée. Les prix de l'immobilier dans les grandes villes grimpent en flèche. Il y a les gens très très riches... et les autres.

 

Le documentaire : Ainsi squattent-ils , un documentaire de Marie Maffre 2013 – 90' illustre bien cette problématique :

Dans nos villes, des milliers de mètres carrés sont vides. Au pied de ces immeubles, sur les trottoirs dorment les sans-abris. De jeunes militants refusent cette aberration sociale et décident, collectivement, de faire revivre ces maisons abandonnées. Elles deviennent des lieux de vie, de partage où s’inventent de nouvelles façons de lutter pour favoriser le vivre ensemble, l’ouverture à l’autre, le mélange social. En s’ancrant dans les immeubles occupés par le collectif Jeudi Noir, ce film explore les complexités de leur militantisme

 

Même chose en Amérique, même si le phénomène est plus ou moins atténué par le boom du gaz de schiste, grâce auquel l'énergie bon marché a ramené certains types d'usines sur les terres américaines. Mais alors même que l'économie passe des services pour les masses à la finance pour les élites, combien de gens peuvent devenir trader en obligations ou agents immobiliers dans un pays de 300 millions d'habitants ?

 

Au 20ème siècle, la fabrication de masse est allée de pair avec la création d'une classe moyenne solide.

 

Dans le monde occidental, la classe populaire et  moyenne est sous la pression des coûts de main-d'oeuvre plus bas sur les marchés émergents  et de la part "des élites". La révolution technologique n'arrivera pas suffisamment à l'avance parce que la guerre est déjà là... et elle est pour vous. 

 

MANIFESTE CNT-AIT 71

27 juin 2013, 11:48

Constatant que la situation sociale et économique ne cesse de s'aggraver, La CNT-AIT 71 syndicat anarchiste ré-affirme ses principes :
-que le consensus et la collaboration au pouvoir des organisations politiques ou syndicales n'entrainent qu une accélération de la destruction de nos conditions de vie.

De ce fait nous refusons toute alliance avec des partis, des syndicats ou associations réformistes, électoralistes etou dictatoriaux.


-que la seule solution est la lutte par la base que ce soit sur les lieux de travail comme dans le reste de la société par le biais de comités de lutte et de conseil libre.

-que l'anarcho-syndicalisme est le meilleur outil théorique-pratique pour faire face à la situation actuelle.


Son projet est l'instauration du communisme anarchiste soit :


-le refus et l'abolition du capitalisme ( propriété privée ou étatique)
-le refus et l'abolition du principe d autorité sous quelque forme que ce soit :Etat, hiérarchie religieuse , patronale ou autres.

et donc :
– pour l'émancipation économique et sociale
– pour une gestion collective par la base et fédéraliste.
 

 

"Tant qu'il n'y aura pas d'égalité économique et sociale, l'égalité politique sera un mensonge."
(Michel Bakounine)

 

Un vent glacial venu de l'Est

Homs, chronique d'une révolte

Homs, chronique d'une révolte

Le nouveau capitalisme

 

Faites le deuil du monde d'hier, Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer ! 

 

 DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTube, Crise aux pays des merveilles, Lien entre capitalisme et l’endettement - Antalya, La Finance imaginaire - Hensozu

 

BA Les Infiltres Vendredi Prochain 22H50 Sur France 2 [ Inédit ] Pôle Emploi entretien #1 - YouTube :  

Reportage "Ils luttent contre le chômage" - YouTube :57 min Enquête : "Pôle emploi : Peugeot-Sochaux, Cadences en Chaîne - YouTube : 53 min , Pôle emploi au coeur de la crise :Nouveau Parti d'Emmanuel...Recul du Front de gauche,...Comprendre le capitalisme...

 

 n A lire État libéral dégénéré , Grande Bretagne : Un contrat Ultralibéral - L’indigné Révolté

  Suivez jour après jour les évènements marquant de la crise de la zone euro grâce à cet « article évolutif ».    13 septembre :   Agitations autour d’un éventuel 3e plan d’aide grec  Hausses d'impôts et croissance : la mise en garde des économistes   Sur le même sujet impôt sur le revenu : le gel du barème pénalisera 16 millions de foyers l'an prochain, Par Lucie Robequain : « Nous créons de toutes pièces une crise artificielle », Par Frederic Schaeffer : A gauche, le ton de Hollande rassure, le tour de vis inquiète, Par Elsa Freyssenet : La droite cherche le bon angle d'attaque, Par Isabelle Ficek : « Il manque encore un grand dessein, un grand récit », Par Pierre-Alain Furbury : Le Pen dénonce le « tournant de la rigueur » Par Isabelle Ficek

 "L'Equipe" lance un plan d'économies, avec 46 départs volontaires à la clé

18/03/2013

Les pays européens en récession

N
 
Les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer.

 

. l. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme pur des livres I et II, nous sommes montés dans l’échelle des fictions pour arriver enfin à la dernière d’entre elles, celle qui garantit toutes les autres : l’endettement de l’Etat. L’endettement de l’Etat est « purement fictif » (Capital, vol. III, p. 465). C’est son existence qui donne au capital la dimension d’un rapport social et politique. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement - Antalya

 
Faites le deuil du monde d'hier
En conservant votre argent sous votre matelas ou dans une banque, vous aviez des rendements réels négatifs en raison de la hausse des prix, tare inhérente à toute monnaie fiduciaire. En effet, une banque centrale est toujours tentée de créer "un peu plus" de monnaie qu'il n'y a de véritable création de richesse.
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La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Modèle Japonais généralisé : Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur Chypre, symbole de l’Europe en difficulté ?- citoyenactif, néolibéralisme : dates et noms, "Nous ne vivons pas une crise, mais un coup d'Etat anti social" -, Le crime de la Fed -  saltabank : Tout est dit : présentation du groupe 

 "Les gens sont faciles à tromper, surtout quand ils n'ont accès qu'à "l'information publique". Quand ils ne sont plus à la portée de la "voix du messager", ils n'ont pas plus d'idée de ce qui se passe que les "planificateurs" eux-mêmes. On les encourage à croire que les plans collectifs sont bénéfiques. Souvent, ils suivent le mouvement -- pendant des décennies -- alors même que dans leur vie quotidienne, de nombreuses preuves contredisent les principes desdits plans et en sapent les promesses. C'était par exemple le cas en Russie et en Chine après l'arrivée des communistes, où les schémas extravagants des planificateurs ont duré pendant 70 et 30 ans respectivement."

Les pays européens en récession… et ceux qui risquent d'y plonger

 
Sur les 27 membres de l'Union européenne, 9 ont déjà sombré dans la récession. Et bien d'autres pourraient suivre. Découvrez, pays par pays, la situation économique du vieux continent grâce notre carte interactive.
Et le marasme risque de perdurer. Les économistes s'attendent, certes, à une légère reprise de l'activité au second semestre. Mais l'Union européenne ne devrait afficher qu'une très légère croissance sur l'ensemble de l'année (+0,1% selon la Commission). Surtout, 8 pays resteront probablement en récession. Le plongeon du PIB devrait même atteindre 4,4% en Grèce, 3,5% à Chypre et 2% en Slovénie…

 
 
 
 
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Passez la souris sur le nom d'un pays pour faire apparaître la variation du PIB au cours des deux derniers trimestres et la prévision pour 2013. Ceux qui sont déjà en récession s'affichent en rouge, ceux qui risquent d'y plonger, en orange, et ceux toujours en croissance, en vert. cf voir ce post L'Europe au bord du suicide !
 
Vous avez certainement lu certaines des dépêches relatives au “sauvetage” de Chypre. L’île avait un besoin urgent de 17,5 milliards d’euros pour éviter une banqueroute — mais Bruxelles et le FMI — sous la supervision de Berlin— n’étaient disposés à lui octroyer qu’un prêt de 10 milliards d’euros au maximum. Cela contraint Chypre à supporter environ 40% de l’effort financier. Vous rappelez-vous les représentations d’Atlas soutenant le monde ? Si Chypre flanche, c’est l’euro qui va au tapis, nous expliquait-on depuis six mois.

Vu le PIB de l’île — voisin de 20 milliards d’euros mais qui s’est contracté de 2,4% en 2012 et devrait décroître de 3,5% en 2013 –, recevoir un prêt de 17 à 18 milliards d’euros aurait fait exploser le ratio dette/PIB et l’aurait porté à un niveau insoutenable.

Cependant, trouver en interne 7,5 milliards d’euros de toute urgence relevait également de la mission impossible. Cela a forcé le gouvernement de Nicosie à opter pour une série de privatisations — et surtout pour l’instauration d’une taxe exceptionnelle de 6,75% sur tous les dépôts bancaires s’agissant de compte d’un montant inférieur ou égal à 100 000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil.

Cette taxe — si le Parlement finit par la voter — entrerait en vigueur mardi (lundi étant férié). Cela couperait l’herbe sous le pied des épargnants qui ont commencé à dévaliser les distributeurs automatiques de billets ce week-end.

▪ Faut-il s’attendre à un bank run ?
"Aux dernières nouvelles, un amendement prévoirait une exemption de taxes pour les comptes inférieurs à 25 000 euros… Toutefois, nombre de particuliers en détiennent plusieurs, de telle sorte que le rapprochement et la consolidation de la totalité des avoirs sous un même nom laisserait peu d’épargnants indemnes. Si le Parlement chypriote tergiversait, nous pourrions assister à un bank run historique au sein même de la Zone euro. Ce serait là un scénario catastrophe pour les finances de l’île car l’efficacité de la taxation sur les dépôts repose sur les montants estimés vendredi soir"

La pensée de l’économiste français Frédéric Bastiat : “quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes qui vit au sein des élites de la société, ce groupe finit par façonner pour lui-même tout un système juridique qui légitime le pillage, et un code moral qui le glorifie. ( Un procédé qui a reçu l’aval de Bruxelles et du FMI… ainsi que des banquiers créanciers de  la city et de Wall Street,  mario monti  )

 
Pourquoi ça ne fonctionne pas...
 

1) dégradation → tension brutale sur les taux → renchérissement du coût de la dette → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → tension supplémentaire sur les taux, etc. ;

et

2) dégradation → austérité forcée → récession → détérioration de la situation budgétaire et emballement de la dette → austérité renforcée, etc. – ( Frédéric Lordon )*

Et tout ceci avec le concours - voire la complicité  - des décideurs publics. On comprend que tout ce beau monde qui dîne (et dort ) préfère se passer de gens compétents qui apportent des solutions et non des problèmes.

Le commencement de la fin - Frédéric lordon - La pompe à phynance ,  : " Le commencement de la fin "


Mais ces plans échouent quoi qu'il arrive -- parce que non seulement ils retardent l'avenir, mais en plus ils ne mènent pas à l'issue attendue . En général, les concepteurs déclarent que le peuple doit faire des sacrifices mais que tout finira bien. "On ne peut pas faire d'omelette sans casser des oeufs",. Les gens veulent bien casser quelques oeufs (surtout s'ils appartiennent aux autres) pendant quelque temps. En fin de compte, le problème, c'est l'omelette : elle n'apparaît jamais sur la table. Et le repas qui finit par arriver est immangeable
 
" Toutes les planifications centrales ne produisent pas des calamités de cette taille, bien entendu. Mais toutes, dans la mesure où elles sont efficaces, sont repoussantes. Plus elles atteignent les objectifs du planificateur, plus elles interfèrent avec les buts privés et plus elles nuisent au progrès de l'humanité"
 
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Le modèle allemand: des "minijobs" payés rien du tout. Mais qu'est ce qu'on attend! , La dette ou la vie !

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Un petit article sur les emplois précaires sous payés mis en place en Allemagne par la social démocratie, qui décidément a dans ce pays une très longue histoire de trahison (plus qu'ailleurs)... 

 conclusion : De La Servitude Moderne [Jean-François Brient] Fr 2009 : De la servitude moderne est un livre et un film documentaire de 52 minutes produits de manière totalement indépendante ; le livre (et le DVD qu’il contient) est distribué gratuitement dans certains lieux alternatifs en France et en Amérique latine. Le texte a été écrit en Jamaïque en octobre 2007 et le documentaire a été achevé en Colombie en mai 2009. Il existe en version française, anglaise et espagnole. Le film est élaboré à partir d’images détournées, essentiellement issues de films de fiction et de documentaires.

L’objectif central de ce film est de mettre à jour la condition de l’esclave moderne dans le cadre du système totalitaire marchand et de rendre visible les formes de mystification qui occultent cette condition servile. Il a été fait dans le seul but d’attaquer frontalement l’organisation dominante du monde. Site Officiel>
Et comme toujours, à chacun et chacune de se forger sa propre opinion ! 3 e tour social I

 d'angela merkel,capitalisme,crise,zone euro,'allemagne,austérité,l'eurozone,mario draghi

26/03/2012

La crise pour les même... Tant qu'il y aura de l'argent ...

LVMH et APPLE : Le snobisme (argent roi) mène le monde par le bout du logo

Inutile de faire l'inventaire des catastrophes du moment : entrée confirmée de la zone euro en récession, risque de contagion de la crise européenne au reste du monde si rien n'est fait rapidement selon les experts de l'OCDE, menace de dégradation collective de tous les pays de la zone euro selon l'agence de notation Moody's, des taux d'intérêt qui restent perchés à des niveaux astronomiques et intenables pour l'Italie, l'Espagne et le Portugal. Voir Etat de la grece, Europe

Photo 073.jpgLes exemples de « risques extrêmes » sont nombreux. (Au moins sept) :

-       Sortie de la Grèce de la zone euro ? Taux d'intérêt italien insoutenables ?  Détérioration de la situation en Espagne après les élections législatives ?  Echec du Fonds européen de stabilité financière ? Contagion de la crise à toute la zone euro ?   Forte récession, « crédit crunch » ou faillite de banques ? Eclatement de la zone euro ?

Nous sommes plongés depuis quatre ans dans un monde à deux vitesses : d'un côté, les classes moyennes occidentales dépérissent ; de l'autre, une étroite frange de la population des pays émergents vient de passer du statut de "classe aisée" à "riche et ultra-riche". Le nombre de milliardaires en Chine a tout simplement décuplé depuis 2007.

Désormais, l'homme le plus riche de France, dont la fortune gravit rapidement les échelons du classement européens, c'est le patron et premier actionnaire privé de LVMH, principal fournisseur mondial des ultra-riches du Proche et de l'Extrême-Orient. Tout cela vous le savez peut être pas.

Photo 096.jpg Le luxe résiste à tout depuis 2008

Ce qui vous intéressera plus sans doute, c'est de savoir si cette tendance va continuer. Les riches resteront-ils riches et le luxe battra-t-il à nouveau des records dans ce monde en crise ? La croissance ralentissant en Chine, voyons ce qu'anticipent les analystes.

La progression du titre LVMH depuis le début de la grande crise fin 2008 est très emblématique du bon comportement du luxe -- si possible ostentatoire et clairement identifiable par le biais d'un sigle de marque universellement reconnaissable. « La hausse du titre s'est amorcée dès la mi-novembre 2008 (dans la zone des 40 euros) précédant de quatre mois le rebond du CAC 40 (qui atteindra son plancher mi-mars 2009). LVMH ne mettra ensuite que 24 mois pour tripler de valeur (à 120 euros dès le 1er novembre 2010) avant d'engranger 6% supplémentaires mi-décembre pour culminer aujourd'hui sur les 129 euros ».

LVMH : +350% de hausse en trois ans, soit depuis la crise de 2008

« Alors certes, le séisme du 11 mars 2011 au Japon provoquera une consolidation du titre jusque vers les 100,80 euros. Mais six semaines suffiront pour lui permettre de retrouver son zénith de fin 2010 (début mai) et il ne lui faudra que trois mois supplémentaires pour inscrire un nouveau record absolu à 132,65 euros, le 27 juillet dernier ».


Les stratèges étaient convaincus que LVMH ferait office de refuge dans des circonstances de menaces de récession aux Etats-Unis et de menaces d'éclatement de la Zone euro. Ce n'était pas mal joué puisque LVMH ne reculera pas en deçà de ses précédents planchers de mars, c'est-à-dire les 100 euros testés dans l'immédiat après-Fukushima.

Et là, une fois encore, LVMH devance largement le rebond des indices occidentaux. Le titre a commencé à se redresser dès le début du mois d'octobre 2011 (et gagnera plus de 25% en l'espace de trois semaines).

Le titre fut ensuite victime d'un peu de désaffection mi-décembre avec la peur que les pays émergents ne soient impactés par la récession qui frappe la Zone euro (test des 150 euros le 16 décembre)... puis une nouvelle vague haussière de six semaines s'est déclenchée avec le premier LTRO de la BCE et le cours a renoué avec ses sommets historiques dès le 3 février.... LVMH s'est joué de tous les précédents, malgré une hausse de 350% en trois ans !

APPLE et LVMH : la crise ne touche pas tout le monde


Depuis l'été 2011, le titre réalisait donc un parcours qui n'avait rien à envier à celui d'APPLE. Mais là s'arrête la comparaison car le parcours boursier du titre depuis le décès de son fondateur Steve Jobs (le 6 octobre 2011) est tout simplement hors norme : +70% en cinq mois (entre 355 et 600$)... et +50% depuis le 1er janvier (entre 405 et 609,65$, dernier record historique en date).

Les points communs entre les deux entreprises sont pourtant nombreux : succès populaire incontestable des produits, marges de profit considérables, existence de véritables fans capables de faire la queue durant des heures sous la pluie pour être les premiers à posséder l'objet de leur convoitise...

Autre point commun, ce sont des produits absolument inessentiels et incomparablement plus chers que ceux de marques "lambda" remplissant un service équivalent : la dimension en plus, c'est celle du snobisme. Et c'est la toute la puissance d'une marque de luxe ! Ce sont des produits chers et qui tracent une frontière entre ceux qui veulent faire connaître qu'ils ne sont pas victimes de la crise... et ceux qui n'ont clairement pas les moyens de se doter du superflu.

« Du côté des gérants, il existe aussi une sorte de syndrome de l'effet d'attraction exercé par APPLE ou LVMH. Un portefeuille de "vainqueur" ne peut se passer d'une ligne significative de l'un ou de l'autre de ces deux titres.
D'où cette spirale haussière qui ne peut s'arrêter qu'aux ultimes frontières de l'absurdité en termes de valorisation. En ce qui concerne APPLE, le titre se paye cinq fois le chiffre d'affaires, contre 2,5 fois pour LVMH... mais Hermès se paye dix fois le CA
 ».

La futilité pèse désormais plus de 660 milliards de dollars


Que le luxe suscite des appréciations irrationnelles n'étonnera personne, c'est lié à son essence même et en théorie peu importe qu'un sac à main, une bouteille de champagne, un téléphone portable incrusté de pierres précieuses coûte une fortune, cela ne mobilise l'argent que de l'acquéreur...

« On ne sort pas de la sphère de la futilité ni du champ d'action de la fortune privée. Sauf que le futile pèse désormais 550 milliards de dollars (environ 400 milliards d'euros) en ce qui concerne APPLE, et 66 milliards d'euros (environ milliards de dollars) en ce qui concerne LVMH ! »

« Ces deux titres sont des titans en termes de capitalisation, non seulement en valeur algébrique mais également par rapport à leurs indices de référence respectifs, le Nasdaq et le CAC 40. Leur poids relatif est devenu si considérable, leur influence indicielle si hégémonique (APPLE pèse pas moins de 36% du Nasdaq 100) que leur tendance respective pourrait préfigurer celle des marchés d'ici fin 2012 ».

« Il importerait au fond assez peu que l'Europe se tire de la crise de la dette ou que l'Amérique échappe à une vague d'inflation au cours des prochains mois ».

Si le rythme des ventes de champagne, d'iPad ou de maroquinerie venait à décroître dans les pays émergents, Wall Street ou Paris consolideraient mécaniquement, du seul fait du dégonflement de la bulle Apple, ou Hermès/LVMH.

Conclusion : c'est d'une certaine manière le snobisme ((argent roi)  qui mène le monde ! Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ... " En effet ce capitalisme souffre d'une crise de la valorisation qui date de la période précédente.

 ( La valorisation est le mécanisme par lequel le capitalisme extrait de la plus-value du procès de production ; Plus concrètement, cela veut dire que c'est la part qui reste au patron  sur le prix d'une marchandise une fois enlevé le cout du travail, des matières premières et des machines.)

 Le capital a réussi à restaurer son taux de profitLe problème c'est que c'est un tour de passe passe, parce qu'il y a un  autre facteur dans le fonctionnement du capitalisme : celui des débouchés "
«Et en la fin du capitalisme, passez une bonne soirée. Tout comprendre sur les enjeux du pétrole et de la spéculation ( cliquez ici)"»

 
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