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13/12/2017

Le climat et moi

Noir c'est noir

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C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

Victor Hugo

 

puits de petrole en feu
Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

"Des trucs abjects et manipulations de l'info, c'est la période. Après le mieux pour trouver des éléments de discours et se faire une idée est encore sur la page pro-aéroports:"

A lire Oui à l'aéroport de Nantes Atlantique à Notre Dame des Landes

Aller consommer , dormir, votez quand cela les arrange.... L'avenir incertain, on le laisse à la prochaine génération.

 Stéphane Foucart, journaliste au service Planète, a répondu à vos questions sur le manifeste publié par quinze mille scientifiques qui mettent en garde contre la destruction rapide du monde naturel.

"LE BON SENS de Bertrand Piccard : "

 

"Puisqu'on ne peut pas changer le caractère de l'être humain, essayons de composer avec son fonctionnement " - Bertrand Piccard http://www.electron-economy.org/article-33203407.html   

"(...) Si le développement durable ne suscite le plus souvent auprès du public qu'un intérêt un peu craintif, c'est qu'il est encore le plus souvent associé à un sacrifice financier et à une restriction de confort ou de mobilité. C'est cette tendance qu'il faudrait inverser, car personne n'est prêt, même au risque de détruire la planète, à régresser dans son niveau de vie.Nos petits-enfants termineront sans doute leur vie sans pétrole, mais je pense que l'être humain est en général d'avantage motivé par son intérêt personnel à court terme que par une compassion à long terme pour ses semblables ou son environnement. Puisqu'on ne peut pas changer le caractère de l'être humain, essayons de composer avec son fonctionnement..."(...) Il a manqué jusqu'à maintenant aux énergies renouvelables, souvent prisonnières de partis politiques minoritaires, une véritable politique de promotion, de marketing. ""Bertrand Piccard nous fait une démonstration de sagesse e montrant, grâce à son exemple d'avion solaire que tout être humain peut oeuvrer au bien être de la planète et faire des économies.Tout est une question de bon sens et de volonté, cette fois si individuelle.Il va donc à l'encontre des idées reçues, qui voulait que le développement durable soit inutile, à l'encontre de notre bien être.

L’idée mise en avant, c'est que l'on a le choix entre deux chemins :- Soit ne rien faire et on va vers la catastrophe, la plus part des gens sont d'accord

- Soit on va vers l'innovation, une nouvelle prise de conscience et une nouvelle relation avec le vivant : Pour vivre en harmonie avec le vivant.Il nous présente ces actions pour construire une vie en adéquation / harmonie avec la natureNous avons aussi droit à une Interview de Pierre Henri GOUYON : Professeur au Muséum d’Histoire Naturelle

 Mais la vidéo ( la-spirale-du-vivant)  :http://www.terre.tv/#/fr/science-education/reportage/2139...

 
 
Climat. Deux ans après la signature de l'accord de Paris, Emmanuel Macron organise ce mardi un nouveau rendez-vous, axé sur le financement de la transition énergétique, le One Planet Summit (photo AFP). Coup d'accélérateur ou simple outil de communication ?

Laurent Fabius et le climat :

"Il y a beaucoup d'initiatives formidables mais les chiffres sont catastrophiques"

 

 

 

Le sommet climat qui est organisé mardi à Paris est très attendu par les ONG. Un sommet pendant lequel une cinquantaine de dirigeants vont tirer un premier bilan de la COP21 de Paris et dégager des sources de financement, entre finance verte et entreprises responsables.

One Planet Summit : « L’impulsion politique manque cruellement »

Armelle Le Comte, d’Oxfam France, a répondu lors d’un tchat aux questions des internautes, expliquant que « les solutions pour répondre à l’urgence climatique existent et l’argent aussi ».A l’occasion du One Planet Summit qui se tient aujourd’hui à Paris, Armelle Le Comte, responsable climat et énergie d’Oxfam France, a répondu aux questions des internautes du Monde.fr. Selon elle, « les Etats, à commencer par la France, doivent donner l’impulsion, fixer des cadres ambitieux afin d’inciter les secteurs privé et public à réorienter leurs financements vers la transition bas carbone ».

One planet summit : Macron en chef d'orchestre - On va plus loin (12/12/2017)

En savoir plus sur 

A lire One Planet Summit : sept batailles que l'humanité a déjà perdues face ...One Planet Summit : où en est-on des financements internationaux ...

Et ce sont les mêmes pollueurs qui se présentent aujourd’hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ces imbéciles du show business subventionnés par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement de nos habitudes de vie suffirait à sauver la planète du désastre. Et pendant qu’ils nous culpabilisent, ils continuent à polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudo-écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens véreux à cours de slogan publicitaire. Mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s’agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant.

 

Climat. «On est en train de perdre la bataille» contre le réchauffement et le changement climatique, a averti le président Emmanuel Macron lors du sommet «One Planet Summit» à Paris devant des dizaines de dirigeants mondiaux. «On ne va pas assez vite et c’est ça le drame», a lancé le chef de l’Etat. «On doit tous bouger car on aura tous à rendre compte», a-t-il lancé à son auditoire.

Copenhague, l’impossible accord ? 1 Des millions d’hectares de forêt amazonienne ouverts à l’exploitation minière

Sommet sur le climat

Climat. Deux ans après la signature de l'accord de Paris, Emmanuel Macron organise ce mardi un nouveau rendez-vous, axé sur le financement de la transition énergétique, le One Planet Summit (photo AFP). Coup d'accélérateur ou simple outil de communication ?

Charline résume : à la COP21 on a pris des décisions, à la COP22 on a pris la peine de vérifier si on avait pris des bonnes décisions, et à la COP23 on se demande comment on va faire pour les appliquer…

"One Planet Summit", avec Jean-Yves Le Gall - France Inter

Le sommet OnePlanet s’ouvre aujourd’hui avec des chefs d’état, des banques et des entreprises pour développer la finance verte. « Jusqu’à présent c’est de polluer qui était rentable. Maintenant, c’est le développement durable qui peut rapporter du cash »… Le Billet de Charline dans le 7/9 par Charline Vanhoenacker (7h55 – 12 Décembre 2017) Retrouvez toutes les chroniques de Charline Vanhoenacker sur http://www.franceinter.fr

 

 

Hong-Kong, paradis pour le secret bancaire et place forte de HSBC qui y réalise la majeure partie de ses profits. 

 Charline demande pardon au monde de la finance ! Le Billet de Charline

Greenwashing : des entreprises apparemment plus vertes

A l'occasion du One Planet Summit à Paris, les entreprises, les banques et les investisseurs vont annoncer des initiatives pour le climat. Cela correspond-il pour autant à un véritable engagement de leur part ? Pas sûr.

Un manifestant tient un panneau annonçant le «green washing de Macron» le 26 septembre 2017 à Paris 

La France a lancé une obligation verte il y a six mois, un outil financier qui doit permettre de financer des projets verts. Une initiative qui ne vient qu'allonger la liste des produits réputés écologiques ou, à tout le moins, responsables. Mais qu'est-ce qui est réellement vert ?

En souscrivant à des produits financiers réputés respectueux de l'environnement, les investisseurs (banques ou assureurs) choisissent de financer des projets éoliens, solaires, de rénovation thermique ou encore de transports à faible émission de CO2. Mais ces projets ne sont soumis à aucune règle contraignante. Et certains, comme Attac, dénoncent déjà des pratiques assez floues.

 

A ce stade aucun label ne garantit ce qu'une obligation verte peut ou ne peut pas financer.

Même chez les trois premiers émetteurs d'obligations vertes, la Banque européenne d'investissements, KfW et la Banque Mondiale, il reste difficile d'avoir des garanties sur ce que leurs produits ont permis de financer et leurs résultats sur le terrain.

Un coup de peinture verte

Un coup de peinture verte qui permet à certains  de s'offrir une bonne conscience climatique à moindre coût : c'est le greenwashing. Et ça marche. 

 

Quand Total et EDF viennent parler climat - Le Moment Meurice ...

 
 

Le taux de croissance des obligations vertes est impressionnant : dix ans après l'émission de la « première obligation verte par la Banque européenne d'investissement, le marché, encore marginal, est en plein essor. Alors qu'il ne représentait que 4,5 milliards de dollars en 2012, il a dépassé les 100 milliards en novembre 2017 et pourrait atteindre 130 milliards d'ici à la fin de l'année, si l'on en croit les données publiées par la Climate Bond Initiative, qui promeut ce type d'instruments.

Du côté de Bercy, on reconnaît que ces projets financés vont du vert pale au vert foncé. Mais après la Pologne, la France est le premier Etat a avoir lancé une obligation verte de 7 milliards cette année, dont un comité indépendant sera chargé de garantir que l'argent finance bien des projets respectueux de l'environnement.

Le greenwashing à toutes les sauces

Au-delà de la finance et des investissements propres, le greenwashing touche aussi les pratiques internes des entreprises. Ce qui produit des exemples cocasses, comme le rappelle Attac dans son rapport : le nouvel aéroport de Mexico City, réputé neutre en carbone, ou encore, en Espagne, des raffineries et des usines chimiques du géant pétrolier Repsol, rénovées sur le plan thermique.

Car le greenwashing, c'est souvent simplement de la communication pour valoriser des actes "verts" ou des produits. Avec des astuces très répandues dans les campagnes marketing, comme le changement de l’emballage d'un produit, la mention "éco", "bio" ou "naturel", ou encore l'invention de son propre label, certifié par soi-même.

 Guillaume Meurice a écouté Emmanuel Macron au "One planet summit" et c'était beau. Maintenant, il est soulagé. Il sait que la finance va sauver la planète. Il a parlé aux gens de la croissance verte de suite après.

 

 La start-up planète green et tout le toutim - Le Moment Meurice ...

 

 bitcoin vert.

Sauvez le climat, inventez le bitcoin vert ! Bitcoin et autres cryptomonnaies, Crypto Monnaies, Pour sauver la planète, le climat, les ours polaires et les abeilles, "il est impératif d’instaurer un bitcoin vert". L’avenir de l’humanité en dépend. Quel est le rapport entre le climat et le bitcoin, vous demandez-vous ? Aucun, mais aujourd’hui pour attirer l’attention, il faut le mot magique « bitcoin ».

Enfin, en cherchant bien, vous pouvez trouver aussi un lien : le minage du bitcoin consomme de l’électricité. Minage et échanges consomment plus d’électricité que 159 pays, très exactement 30,23 TWh par an. Une seule transaction absorbe la consommation journalière de plus de neuf foyers américains, selon le Bitcoin Energy Consumption Index. Globalement, l’énergie électrique consommée pourrait alimenter 2 798 666 foyers.

Nul doute que les intervenants du One Planet Summit, regroupés à Paris (à grands coups de traces carbones larguées par leurs avions) vont se pencher sur cette question fondamentale pour l’avenir de l’humanité. Avec un nom aussi prétentieux que One Planet Summit, attendez-vous à ce qu’on y gaspille des milliers de milliards. Gaël Giraud, le flamboyant économiste de l’Agence française de développement (1), nous prévient (2) :

« Il est urgent de réorienter les flux financiers vers l’économie verte. Le but est d’arriver à des engagements forts en matière de financement, domaine où l’on est particulièrement en retard. Le coût des infrastructures qui permettront de limiter la hausse de la température mondiale à +2°C à la fin du siècle est situé entre 43 000 milliards d’euros et 77 000 milliards pour les 15 prochaines années. C’est l’ordre de grandeur du PIB mondial annuel. »

 

 

Cash investigation - Marketing vert : le grand maquillage / intégrale

Cash investigation – Climat: le grand bluff des multinationales / intégraleCash Investigation révèle les dessous d’un étrange marché, celui des «quotas carbone». Créé par l’Union européenne il y a dix ans, il était censé inciter les industries lourdes à réduire leurs émissions de CO2, ce gaz qui dérègle le climat. Mais ce système est aujourd’hui dévoyé au profit des plus gros émetteurs de CO2, pour lesquels polluer peut même s’avérer rentable. Total n’hésite pas à investir des milliards de dollars au Canada pour exploiter le pétrole le plus sale de la terre. Dans la région de Melbourne en Australie, Engie, qui cultive son image d’entreprise verte, exploite toujours l’une des plus vieilles centrales du monde. En février 2014, elle a provoqué un incendie qui a duré 45 jours, asphyxiant toute la région. Elise Lucet reçoit responsables politiques, experts et grands patrons. Présenté par Elise Lucet France 2 #cashinvestigation

 

Cash investigation – Climat: le grand bluff des multinationales / intégrale

 

Méditerranée: Les batailles du gaz – Le dessous des cartes – 03.05.14 (Arte)

 

 

Méditerranée orientale : gaz, le grand échiquier

 

 

How natural gas could be a geopolitical game-changer in the Mideast

Mots-clés :

 réchauffement climatique : toute l'actualité sur France Inter 

 climat : toute l'actualité sur France Inter 

Le climat et moi - France Inter 

Notre-Dame des Landes et le climat - France Inter 

Charline demande pardon au monde de la finance ! - 

Accueil -  Quels risques climatiques majeurs -  Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique - cnikos

Arctique, la conquête glaciale Par Enkolo dans Accueil le Menace sur l’artique 25 novembre 2017 Arctique, la conquête glacialeArctique, la conquête glacial - indigné révolté
 

09/12/2017

Total lance Yamal,

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De la servitude moderne

 

  « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

 

 

Avec une belle unanimité, les observateurs interrogés (géologues, analystes, pêcheurs, politiques) tirent la sonnette d’alarme. Et, in fine, préviennent : les calculs et les projections existants ne permettraient plus d’évaluer correctement les risques futurs, les dangers causés par une surexploitation sans contrôle. Seule certitude ? « On ne sait pas où l’on va. »

 Les défenseurs de l’environnement expriment des craintes pour la biodiversité, notamment pour les réserves de poissons.C’est l’amère ironie du Grand Nord : la consommation de gaz et de pétrole est directement responsable du changement climatique, et c’est précisément la fonte de la banquise qui va permettre de faciliter le transport d’hydrocarbures à travers l’Arctique.


Story of Stuff (2007, OFFICIAL Version)

 

Total lance Yamal, son mégaprojet gazier dans l’Arctique russe

Une première cargaison de gaz liquéfié a quitté, vendredi, le site sibérien inauguré par Vladimir Poutine. Ce projet va permettre à la Russie d’exporter du gaz vers le monde entier dans LE MONDE ECONOMIE | | Par Nabil Wakim (Sabetta (Russie)

Un désert de glace battu par les vents, des milliers d’hommes qui s’affairent autour de bâtiments métalliques, une tour qui crache du feu : Yamal semble l’endroit idéal pour tourner un remake de L’Empire contre-attaque. A plus de 4 000 kilomètres au nord de Moscou, le mégaprojet gazier de Total et Novatek semble avoir poussé sur une autre planète.

 

Sans frontières - Russie : Un chantier hors normes - 2016/05/19

La construction du site – parfois qualifié de plus grand chantier du monde – a mobilisé plus de 60 000 personnes pendant quatre ans. Le temps de bâtir dans cette zone totalement vierge une usine de liquéfaction de gaz, un port, un aéroport et une zone d’habitation entièrement tournée vers l’exploitation gazière. Quelque 27 milliards de dollars (23 milliards d’euros) pour vaincre les défis de la glace et du froid.

Pour s’installer dans une région gelée huit mois par an, il a fallu mobiliser 10 chantiers navals en Asie pour construire 140 modules immenses, les transporter par bateaux et les assembler sur place. « C’est comme un jeu de Lego géant, finalement ! », s’amuse Christophe Thomas, l’un des responsables des opérations pour Total. Le groupe pétro-gazier français, qui participe au projet à hauteur de 20 %, a invité Le Monde à visiter le site, vendredi 8 décembre, pour le départ du premier méthanier brise-glace rempli de gaz naturel liquéfié (GNL).

 

Poutine et l'Arctique, que veut-il vraiment?

Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique de Vincent CollenLe 08/12 image: (Cliquez sur la carte pour l'agrandir). - Les Echos


 
Arctique, la conquête glacial

 
+VIDEO. Le site de production de gaz naturel liquéfié à 23 milliards d'euros est inauguré ce vendredi. Il permet au pétrolier français, actionnaire à hauteur de 20 %, de se renforcer dans les hydrocarbures à bas coût.

C'est une journée historique pour Total, pour la Russie et pour le secteur gazier. Ce vendredi dans la péninsule de Yamal, au Nord de la Sibérie, une première cargaison de gaz naturel liquéfiée (GNL) sera chargée à bord du « Christophe-de-Margerie »,  un navire méthanier brise-glace de 300 mètres de long . Patrick Pouyanné, le PDG de du pétrolier français, inaugure ce projet gazier géant aux côtés du président russe Vladimir Poutine.

Géant, Yamal LNG l'est d'abord par l'investissement nécessaire : 27 milliards de dollars (23 milliards d'euros), l'un des plus importants jamais réalisés pour le gaz naturel liquéfié, même s'il ne s'agit pas d'un record. Total détient 20 % du projet qui est opéré par le russe Novatek, actionnaire à 50,1 %. Le solde du capital est détenu par deux groupes chinois : le pétrolier CNPC et le fonds Silk Road.

80.000 pilotis plantés dans la glace

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Le site de production a été construit sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les navires méthaniers. - Crypt and Share pour Total

Yamal est également hors normes par sa situation géographique, à 600 km au Nord du cercle polaire Arctique. Les installations, qui s'étendent sur deux km2, ont été bâties sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les méthaniers.

Il a fallu construire un aéroport, des jetées pour les navires et un camp pouvant loger jusqu'à 32.000 personnes pendant les travaux . Autre défi, le projet a été financé sans recourir au dollar en raison des sanctions américaines contre la Russie. Total et ses partenaires ont fait appel à des banques européennes, russes et chinoises.

 

La première ligne de production qui entre en activité pourra livrer 5,5 millions de tonnes de GNL par an. Deux autres lignes doivent entrer en service en 2018 et 2019, portant la capacité à 16,5 millions de tonnes. Le gaz sera acheminé par l'Ouest vers l'Europe. Pour la première fois, les méthaniers pourront aussi emprunter  la route maritime par l'Est , accessible entre juin et novembre. « Cela permettra de relier l'Asie en 15 jours par le détroit de Bering contre 30 via le canal de Suez », explique Mike Borrell, directeur de l'exploration-production de Total pour la Russie.

VIDEO. Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique

 

Premier projet low-cost pour Total

Patrick Pouyanné en est très fier, le projet a été mené à bien « sans retard et sans dépassement de budget »« C'est rare dans le secteur du GNL », relève Samuel Lussac, analyste chez Wood Mackenzie. La dévaluation de la devise russe a aidé, environ 40 % des investissements étant libellés en rouble. Et Moscou a accordé des exemptions fiscales sur douze ans. « Les actionnaires de Yamal ont surtout fait de gros efforts pour contenir les coûts. Il s'agit du premier grand projet low-cost pour Total », commente Thierry Bros de l'Oxford Institute for Energy Studies. L'investissement nécessaire pour produire un million de tonnes ne dépasse pas 1,6 milliard de dollars à Yamal, contre plus de 4 milliards pour  Ichthys en Australie , un autre projet de GNL plus ancien dont Total est aussi actionnaire.

 

La commercialisation du gaz liquéfié à Yamal est sécurisée : 95 % de la production a été prévendue dans le cadre de contrats sur vingt ou vingt-cinq ans, à un prix indexé sur les cours. « Notre point mort est assuré avec un baril à 45 dollars jusqu'en 2030, à 30 dollars au-delà une fois la dette remboursée », explique Mike Borrell.

Les défis de l'environnement arctique

Le premier acheteur est... Total lui-même. Le pétrolier français n'est pas seulement un producteur de GNL mais aussi un acteur du trading, se hissant au deuxième rang mondial  avec l'acquisition de l'activité amont d'Engie . Novatek et CNPC se sont eux aussi engagés sur des volumes ainsi que le russe Gazprom et l'espagnol Gas Natural.

« Des risques » d'exécution demeurent cependant, en particulier parce que la logistique reste un défi dans « le rude environnement de l'Arctique », souligne Wood Mackenzie. La voie maritime via le détroit de Bering n'est pas éprouvée. « Sa viabilité en tant que route majeure pour le GNL est incertaine », prévient le consultant.

 

Climat : vers le point de rupture ?
Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique

"Le changement climatique, l'impuissance de l'ONU, les noeuds dans notre cerveau pour changer de modèle et rendre notre Terre plus vivable...Tout ça en data, interview, graphisme et reportage, ça valait bien 90 minutes de #Datagueule spécial"

 

05/11/2017

Lien entre changement climatique et santé

 Trump’s push for fossil fuels overshadows Bonn climate talks

 
 
 

Les pays les plus puissants du monde doivent se réunir dans la ville Germany de Bonn pour la conférence annuelle sur le climat, qui vise à mettre en œuvre l'accord de Paris sur le climat.

Mais avec le scepticisme du président américain Donald Trump à l'égard du changement climatique et sa pression pour les combustibles fossiles sur l'énergie propre, il y a des préoccupations au sujet des efforts continus pour lutter contre le réchauffement climatique.

Trump a également menacé de retirer les États-Unis de l'accord.

Enquête Nick Clark, d'Al Jazeera,

Pendant l'année en cours, la température moyenne de la planète a gagné 1,1°C par rapport au début de l'ère industrielle.

» 2017, une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées , LIRE AUSSI : » A Myanmar, la montée des eaux engloutit une pagode

 

Des milliers de personnes ont manifesté samedi à Bonn pour réclamer des actions plus fortes contre le réchauffement mondial, à commencer par la fin du charbon, deux jours avant l'ouverture de la conférence climat de l'ONU.

EN IMAGES - COP23 : une manifestation contre le réchauffements » LIRE AUSSI - Réchauffement : un rapport pointe la responsabilité de l'homme

«Oui à la justice climatique, non au charbon !» Les manifestants ont commencé à défiler dans le centre de l'ancienne capitale fédérale allemande, en direction des abords du site où se tiendra la COP23, au bord du Rhin.

«Il faut tirer un trait sur le charbon», énergie fossile la plus nocive de toutes, réclamaient les marcheurs, une foule de tous âges venue à l'appel d'une centaine d'organisations comme Oxfam, le WWF, Greenpeace.

L'accord de Paris contre le réchauffement adopté fin 2015 par la communauté internationale, est «une lueur d'espoir. Mais les gouvernements ne font pas assez pour mettre un terme à la crise climatique», soulignent les organisateurs, quelques jours après la publication d'un rapport alarmant de l'ONU sur ce sujet.

«S'attaquer au changement climatique implique de sortir rapidement des énergies fossiles, notamment du charbon, et un soutien suffisant aux pays pauvres», disent-ils encore.

La manifestation visait aussi la politique énergétique de l'Allemagne, hôte d'une conférence qui, pour la première fois, sera présidée par un petit État insulaire, Fidji, comptant parmi les zones les plus menacées par le réchauffement. Un rassemblement est prévu dimanche devant une mine de lignite proche de Bonn.

Les délégués de quelque 200 pays, dont les États-Unis qui ont annoncé leur retrait, seront réunis jusqu'au 17 novembre.

LIRE AUSSI:

» Une COP23 pour concrétiser l'accord de Paris

 LE SCAN ÉCO - Alors que la COP23 s'ouvre ce lundi à Bonn, un rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) montre que la concentration de dioxyde de carbone dans l'air a atteint un record en 2016. Le Figaro fait le point sur les émissions de CO2 émises par les différents secteurs d'activité, ainsi que sur leur évolution depuis 1990.

» COP23 : quels secteurs émettent le plus de CO2 en France ?

 Le nombre de victimes du terrorisme a baissé de 10% en 2015, révèle une étude de l’Université du Maryland. Pourtant nos gouvernants ne mènent toujours pas de véritable politique écologique mais nous abreuvent de lois antiterroristes au détriment de nos libertés. Ils sont responsables de crime contre notre humanité et de crime contre nos libertés démocratiques.

Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé

Un rapport estime que les vagues de chaleur ont notamment, chez certains individus, provoqué du stress thermique, et aggravé une insuffisance cardiaque pré-existante. dans le Monde.fr avec AFP |

»Amazonie : recul de 16% de la déforestation

Le gouvernement brésilien a annoncé un recul  de la déforestation en Amazonie : recul de 16% de la déforestation entre juillet 2016 et août 2017, et défendu sa politique environnementale face aux critiques récentes de mouvements écologistes.

". "Nous détruisons la forêt à un rythme plus lent, mais la destruction continue", a déploré Paulo Moutinho, chercheur de cet institut ( l'ONG Ipam (Institut d'Étude environnementale de l'Amazonie) .

D'après l'INPE, 7.893 km2 de forêt avaient été détruits sur un an en août 2016, contre 6.207 pour la même période en 2015. "Il s'agit de chiffres bien supérieurs à l'objectif fixé par le gouvernement en 2009, visant à passer sous les 3.500 km2 en 2020", a critiqué M. Moutinho.

LIRE AUSSI :» Amazonie: le Brésil affirme que la déforestation ralentit» Déforestation : comment l'homme détruit la planète

 
 14% des Portoricains fuiront à cause de Maria

Près d'un demi-million de Portoricains vont quitter leur île caribéenne d'ici 2019, fuyant les ravages de l'ouragan Maria, soit 14% d'une population déjà frappée depuis dix ans par une profonde crise économique, selon des chercheurs.

Des dizaines de milliers d'habitants ont déjà fui vers les Etats-Unis depuis le passage dévastateur de Maria. «La baisse de la population de Porto Rico (...) a de nombreuses répercussions économiques sur l'île», souligne auprès de l'AFP Jorge Duany, anthropologue à l'université international de Floride (FIU).

Spécialiste du sujet, il cite notamment le vieillissement de la population entraîné par cet exode, la fermeture des écoles et la chute du nombre de contribuables pouvant apporter aux finances publiques.

Coups de chaleur, pertes de productivité, expansion des maladies transmises par les moustiques… Le changement climatique a déjà un impact concret sur notre santé, avertit un rapport publié mardi 31 octobre, qui invite à « accélérer la transition vers une société bas carbone ».

Lire aussi :   L’OMS appelle à mettre la santé au centre des politiques climatiques

Les « symptômes » provoqués par l’augmentation des températures moyennes et la multiplication des « événements climatiques extrêmes » sont « clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu’on ne le pensait auparavant », souligne le document, publié dans la revue médicale britannique The Lancet.

Par exemple, entre 2000 et 2016, le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d’environ 125 millions, atteignant un record de 175 millions de personnes exposées en 2015, les conséquences pour leur santé allant « du stress thermique ou coup de chaleur à l’aggravation d’une insuffisance cardiaque pré-existante ou à un risque accru d’insuffisance rénale liée à une déshydratation ». Sur la même période, la hausse des températures a par ailleurs réduit de 5,3 % la productivité des travailleurs dans les zones rurales, estime le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d’action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4 % depuis 1950, tandis que le nombre de personnes infectées était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes

Baptisé « Compte à rebours sur la santé et le changement climatique », ce rapport entend mesurer tous les ans jusqu’en 2030 les progrès réalisés pour quarante indicateurs clés concernant ces deux sujets. Lancé en 2015, il est élaboré par vingt-quatre organismes de recherche et organisations internationales, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Ses auteurs reconnaissent qu’il est difficile de démêler les impacts liés au changement climatique de ceux causés par la démographie, la pauvreté ou encore la pollution.

Lire aussi :   Santé et changement climatique : un appel à l’action immédiate

Entre 2000 et 2016, le nombre de catastrophes climatiques (ouragans, inondations, sécheresses…) a augmenté de 46 %, observent-ils. Si l’on ne peut pas encore attribuer de façon certaine ce phénomène au changement climatique, le lien est « plausible », et il y a peu de doute qu’il y aura, à l’avenir, une hausse de la « fréquence et de la gravité » de ces épisodes, ajoutent-ils.

Après quinze ans d’« inaction relative », les progrès vers une société bas-carbone et pour s’adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment à l’occasion de l’accord de Paris sur le climat, reconnaissent-ils.

Lire aussi :   D’ici à 2100, deux Européens sur trois seront affectés par des catastrophes climatiques

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses « barrières technologiques, financières et politiques » restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s’adapter et limiter l’impact sur la santé avertit le rapport.

 
 
Ca chauffe.

Le mot est lâché. L'écart est «catastrophique» entre les promesses nationales de limitation des émissions de gaz à effet de serre et les réductions qu'il faudrait opérer pour maintenir le réchauffement en-dessous de 2°C.

C'est le responsable environnement de l'ONU qui fait cette mise en garde inquiétante, à six jours de la COP23.

«Les engagements actuels des Etats couvrent à peine un tiers des réductions d'émissions nécessaires, creusant un écart dangereux» annonciateur de grands déréglements (canicules, inondations, super-ouragans...), souligne Erik Solheim, directeur du Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE), qui publie son rapport annuel sur l'action climatique mondiale : «Gouvernements, secteur privé, société civile doivent combler cet écart catastrophique».

 The Devastating Effects of Pollution in China

(Part 1/2)

 (Part 2/2)

nigeria child mortality due to pollution-related illnesses rises

 
 
 

La mortalité infantile au Nigeria due aux maladies liées à la pollution augmente.

Et les opérations pétrolières dans la région du delta du Niger sont mises en cause.

Les chercheurs disent que 16 000 nourrissons sont morts en 2012 - mais ce chiffre continue de croître avec une plus grande contamination de la nourriture, de l'air et de l'eau.

Ahmed Idris d'Al Jazeera rapporte de la région du Delta au Nigeria. AfricaNigeria , Health NEWS /NIGERIA Nigeria child mortality due to pollution-related illnesses rises

 

 
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