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12/11/2017

Ou va la Pologne ?

 

Pour moi, tout courant d’idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste.
Pour moi, le fascisme est surtout l’idée de mener les masses par une «minorité», par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l’idée de la dictature.
VOLINE

 " Gare alors aux troupeaux de tondeurs, car là ou il y a il y a un troupeau, il y aura forcément des tondeurs et des mangeurs de troupeau" - Bakounine
 

Flores Magon avec la "macron-isation des mentalités et le retour des bigots toutes religions confondues, cette citation n'a jamais été autant d'actualité
 
De Orbán à Trump, on assiste à une instrumentalisation croissante du phénomène religieux comme véritable marqueur ethnique et identitaire. Une monstruosité politique qui est donc loin d’être purement américaine.

 

 Où va la Pologne ? - Le film | ARTE Info : Nourri des images de manifestations qui ont fait l'actualité, celles en faveur du droit à l'avortement comme celles des militants conservateurs, ce documentaire ausculte la fracture d'une Pologne "au bord de la guerre civile".


 

Ou va la Pologne ? - YouTube

La Pologne s’interrogeait, dimanche 12 novembre, au lendemain d’une fête de l’indépendance sous haute tension dans les rues de Varsovie. Samedi, quelque 60 000 personnes ont participé à une marche nationaliste, à l’appel de l’extrême droite.

La banalité du mal, cela rappel le concept de Hannah Arent pour son devoir désobéissance civique.... On doit réagir face a des rouages qui nous " dépassent"

11.11 Warszawa, Marsz Narodowców i blokada OBYWATELEK RP "Faszyzm Stop".
11.11 Varsovie, mars nationaliste et blocus citoyens rp "fascisme stop".
 

Le rassemblement se tenait sous le mot d’ordre officiel « Nous voulons Dieu », une expression rappelant un chant catholique interprété parfois aujourd’hui comme un rejet de l’islam, auquel le président américain Donald Trump avait fait référence en juillet, lors d’une visite à Varsovie. Le président américain avait alors félicité la Pologne pour sa défense « de la civilisation occidentale ». A l’unisson, les manifestants ont scandé samedi des slogans appelants à la violence et à la xénophobie, tels que « La Pologne pure, la Pologne blanche ».

Cette « Marsz Niepodległości », inaugurée en 2009 et réputée comme le plus grand événement fasciste et nationaliste d’Europe, a rassemblé des participants venus de divers horizons européens. Une participation saluée par certains des orateurs à l’origine du rassemblement, qui ont martelé que « la culture chrétienne est supérieure à la culture islamique ».

Pas de condamnation

 

NEWS / EUROPE Thousands of nationalists, fascists march in Warsaw

 
 

Des milliers de nationalistes et de fascistes se rassemblent à Varsovie samedi pour assister à une "Marche de l'indépendance" annuelle sous la bannière: "Nous voulons Dieu".

Le rassemblement, qui a commencé à 15h00 (14h00 GMT) heure locale, coïncide avec la fête  Poland's independence le 11 novembre

 

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Selon les organisateurs, l'événement est le plus grand rassemblement "patriotique" de ce type en Europe.

"Nous attendons quelque chose comme 100 000 personnes cette année", a déclaré David Chater, d'Al Jazeera.

Certains des chants tôt dans la journée comprenaient: "Grande Pologne nationale, la religion est la base de la nation polonaise, la Grande Pologne catholique et une nation à travers les frontières".

Ayant été lancé en tant que plus petit rassemblement en 2009, il attire aujourd'hui des dizaines de milliers de sympathisants, dont de nombreux pays voisins.

Depuis 2012, un groupe de sympathisants connu sous le nom de mars guard a été recruté pour assurer la sécurité.

Beaucoup de participants sont de jeunes nationalistes, qui protestent contre l'Islam et l'UE.

 
The march tends to draw tens of thousands of nationalists [Agnieszka Pikulicka-Wilczewska/Al Jazeera]

La popularité du rassemblement démontre les divisions de plus en plus profondes dans la société divisée de la Pologne.

Agata Szczesniak, membre de l'unité de journalisme d'investigation indépendante Oko Press, a déclaré à Al Jazeera:

«Ces personnes sont en colère, elles sont frustrées qu'elles blâment les musulmans qui ne sont pratiquement pas présents en Pologne."Ils accusent également les élites libérales européennes des échecs de l'Etat."Ils sont fortement anti-réfugiés et anti-immigrants, et fortement nationalistes".

Angelika, 21 ans, a déclaré à Al Jazeera:

«Pour moi, le 11 novembre est le jour le plus important du calendrier et la Pologne a retrouvé son indépendance ce jour-là."Si ce n'est pour le combat et la persistance de notre peuple, nous ne serions pas ici aujourd'hui, dans la mémoire de ceux qui se sont battus pour notre pays, je participe à la marche chaque année."

Alexandra, 30 ans, à Varsovie, a déclaré qu'elle était inquiète de l'augmentation du nombre de jeunes participant à des événements d'extrême droite.

"Je suis attristé par le fait que ces dernières années, le Jour de l'Indépendance est devenu une occasion de violents affrontements et de promotion de vues d'extrême droite", a-t-elle déclaré à Al Jazeera."Ce qui m'inquiète aussi, c'est que par rapport aux années précédentes, je peux voir beaucoup de très jeunes, qui sont un terrain fertile pour les solutions faciles offertes par les nationalistes", a-t-elle ajouté.

'We Want God'

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Le slogan "Nous voulons Dieu" vise à rappeler que la Pologne est toujours le bastion de la foi et de la religiosité en Europe, ont affirmé les organisateurs.

Le président de l'association de la Marche de l'Indépendance, Robert Bakiewicz, a déclaré lors d'une récente conférence de presse que les manifestants veulent faire face à l'Europe athée et réagir à "l'invasion des immigrés".

"Nous rappelons l'église de combat, qui fut pendant des siècles la clef de voûte et le fondement de l'Europe", a-t-il déclaré. "Nous voulons montrer le catholicisme non pas comme une foi de faiblesse, mais comme une foi de personnes fortes".

Beata Szydlo, actuelle première ministre, dirige le parti de droit et de justice populiste de droite. Jeudi, elle a déclaré lors d'une conférence à Varsovie que la Pologne était "en faveur d'une UE où les traditions chrétiennes ne sont pas de la censure".

La Pologne a refusé d'accueillir des réfugiés, les autorités affirmant que les personnes d'origine musulmane constituent une menace pour la sécurité. Moins de 1% de la population polonaise est musulmane.

 
Since 2012, a group of sympathisers known as the march guard was recruited to provide security [Agnieszka Pikulicka-Wilczewska/Al Jazeera]

La marche de l'indépendance se termine souvent par des affrontements entre manifestants et policiers, mais le niveau de violence a chuté au cours des deux dernières années, peut-être en raison de la victoire électorale de Law and Justice.

Dans une déclaration sur son site Internet, les organes ont déclaré que les manifestants avaient été empêchés de marcher sous l'influence de l'alcool alors qu'ils avertissaient les gens de "se comporter de manière appropriée".

 
 

"We want God" is the slogan of this year's in . Polish are chanting "Great Catholic Poland"  - Replies - 22 Retweets - 22 likes - Twitter Ads info and privacy

 

Ailleurs, vendredi, les groupes d'extrême droite Tous les jeunes polonais et le camp national radical ont organisé une conférence sur :

«la vision après l'effondrement de l'Occident, c'est-à-dire le vieux monde dans l'ère post-Union européenne ... changements économiques et choc de l'avenir ".

Richard Spencer, un célèbre suprématiste blanc américain, avait été désigné pour participer, mais a été retiré de l'ordre du jour.

Le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, a averti vendredi que le "sioniste blanc" autoproclamé ne devrait pas apparaître publiquement dans les pays d'Europe de l'Est, surtout en raison de ses opinions sur l'Holocauste. Spencer a déjà été accusé d'antisémitisme.

With reporting by Agnieszka Pikulicka-Wilczewska in Warsaw: @Aga_Pik

SOURCE: AL JAZEERA NEWS

 la photo de EMDT.

EMDT Très en forme en ce moment, avec un nouveau visuel qui claque !

 
Aucun texte alternatif disponible.

 

1 En Pologne, 60 000 personnes défilent à l’appel de l’extrême droite , Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actif, Où va la Pologne ?, 13 novembre 2017 LE MONDE ENTIER DEVIENT FASCISTE ,  Ou va la Pologne ?Qu'est-ce que le fascisme ?

 

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02/11/2017

Hate in Trump's America

 
 
L'inquiétant tournant religieux des populistes euro-américains
Par Nadia Marzouki , Chargée de recherche au CNRS et professeur invité à la Kennedy School de Harvard. et Duncan McDonnell, Professeur associé à La School of Government and International Relations de l’université de Griffith, à Brisbane, en Australie
 
Donald Trump, le 1er novembre, lors d'un meeting dans le Wisconsin. 
 
De Orbán à Trump, on assiste à une instrumentalisation croissante du phénomène religieux comme véritable marqueur ethnique et identitaire. Une monstruosité politique qui est donc loin d’être purement américaine.

«Levez la main si vous n’êtes pas un conservateur chrétien.» C’est ainsi que Donald Trump prenait récemment son public à partie lors d’un meeting dans l’Iowa. Lorsque quelques personnes levèrent la main, il interpella le reste de l’auditoire : «On les garde dans la salle ? Allez, on les garde…»

Cet épisode illustre bien les efforts de Trump pour apparaître comme un fidèle chrétien. Depuis le début de la campagne, il prétend jouer le rôle de sauveur. Sa mission est de défendre le peuple chrétien contre toutes sortes de menaces, notamment celle que représentent les musulmans auxquels il faudrait interdire l’entrée aux Etats-Unis.

Trump n’a rien inventé…

Rire ou s’épouvanter de la dernière sortie du «Donald» est devenu le passe-temps favori des Européens. Pourtant, cette monstruosité politique est loin d’être purement américaine. Trump n’a, d’une certaine façon, rien inventé. L’instrumentalisation de la religion par la droite populiste dans les démocraties occidentales n’est pas nouvelle. Comme nous le montrons dans l’ouvrage que nous venons de publier avec Olivier Roy, Saving the People ? How Populists Hijack Religion, cela fait des années que les leaders populistes européens qui semblent avoir inspiré Trump utilisent la religion pour déterminer qui fait partie ou non du bon peuple. Aujourd’hui, la standardisation et la synchronisation des populismes européens et américains offrent une image inquiétante de la condition des démocraties occidentales.

La rhétorique de la droite populiste parodie plus qu’elle ne promeut le discours religieux. Elle promet au «peuple» une rédemption morale et met en garde contre le risque de damnation. Pour les populistes, le peuple, toujours vertueux, est doublement menacé, par, en haut, les élites libérales corrompues et, en bas, par une série d’«autres» dangereux, en particulier les musulmans.

Au-delà de l’apocalypse

Mais les populistes d’extrême droite ne se contentent pas de prêcher l’apocalypse. Ils offrent aussi à leurs adeptes le salut et la disculpation. Ils leur disent qu’ils ne sont en rien responsables des crises que traverse le pays. Au contraire, ces citoyens irréprochables sont les victimes des élites et des «étrangers». Soutenir un chef populiste, c’est donc une condition nécessaire pour qu’un peuple cesse de devenir une victime passive et qu’un pays «redevienne grand» comme dirait Trump.

Surtout, la religion des populistes n’est pas une affaire de foi ou de valeur, mais un marqueur identitaire qui permet de distinguer ceux qui peuvent être inclus de ceux qui doivent être exclus de la communauté politique. C’est ce qui permet de comprendre pourquoi les évangéliques de droite votent pour Trump, alors que son style de vie n’a rien de religieux.

Il faut comprendre ce soutien dans le contexte d’une polarisation politique telle que l’adhésion à un parti relève aujourd’hui plus d’une logique d’adhésion tribale que d’une préférence rationnelle. Comme l’explique le sociologue Philip Gorski, «le trumpisme est une forme séculière de nationalisme religieux». La religion y fonctionne, comme dans tous les populismes de droite que nous avons examinés, comme un marqueur ethnique et identitaire. Robert P. Jones suggère de même dans son livre sur la fin de l’Amérique blanche chrétienne que le soutien au nationalisme religieux de Trump exprime une nostalgie pour l’Amérique des années 1950, celle d’avant les droits civils, l’égalité de genre et le mariage homosexuel.

C’est dans cette perspective aussi qu’on peut expliquer l’importance du thème de la menace islamique dans la campagne de Trump, dans un pays où les musulmans ne représentent qu’à peine 1% de la population globale. Là encore, Trump a reproduit presque mot pour mot le script des populistes européens. Pour ceux-ci comme pour Trump, la culture nationale est réduite à une série de codes et de symboles qui servent de marqueurs identitaires. La Ligue du Nord en Italie, l’UDC en Suisse ou le Parti de la liberté en Autriche ont tous fait campagne contre la construction de mosquées et de minarets. Ces partis affirment que les mosquées menacent l’intégrité du territoire de la communauté autochtone.

Les idées d’invasion, d’infiltration, de complot et de remplacement sont devenues des lieux communs du répertoire populiste euro-américain. On a vu aussi se propager l’argument selon lequel l’islam n’est pas une religion, mais plutôt un code militaire et juridique, une idéologie politique qui est sous-jacente à un plan de conquête des démocraties libérales occidentales. C’est ce qu’affirme Geert Wilders depuis des années. Pauline Hanson a inclus cet argument à sa campagne électorale en Australie cette année.

Entre discours mainstream et populistes

Bien qu’extrêmes, ces arguments lancés par la droite populiste sont devenus très courants dans les débats publics. Un cercle vicieux s’est mis en place par lequel les discours mainstream et populistes s’alimentent réciproquement. Comme l’affirme le politologue Cas Mudde, nous vivons de plus en plus clairement dans un zeitgeist populiste, où la religion tout comme la culture sont réduites à des modalités d’appartenance.

Des voix s’élèvent parmi les autorités religieuses et les théologiens pour résister à cette instrumentalisation du religieux. Le théologien évangélique Miroslav Volf rappelait dans un entretien récent que le christianisme est une affaire de foi, et de défense du bien commun et de valeurs. A ce titre, il affirme que la vision du monde d’Hillary Clinton «est plus en phase avec la foi chrétienne que celle de Donald Trump».

Plutôt que de s’indigner des provocations du candidat républicain comme s’il s’agissait d’un phénomène purement américain, reflétant la prétendue bigoterie de l’électorat évangélique local, il importe de s’interroger sur le double processus de formatage qui s’affirme sous nos yeux : celui des discours populistes européens et américains, qui se servent tous de la religion comme d’un marqueur identitaire ; et celui des discours populistes et mainstream.

On assiste ainsi, sous l’influence de la droite populiste, à une instrumentalisation croissante de la religion dans le discours politique occidental pour exprimer l’appartenance et non la croyance, pour défendre la chrétienté et non le christianisme, pour exclure et non pour inclure. Le défi, pour ceux qui tiennent aux démocraties séculières occidentales, sera de briser ces murs, réels et symboliques, que les populistes euro-américains, de Orbán à Trump, veulent construire à tout prix.

Saving the People ? How Populists Hijack Religion, co-dirigé par N. Marzouki, D. McDonnell et Olivier Roy, a été publié par Hurst en Europe et par Oxford University Press aux Etats-Unis.

Nadia Marzouki Chargée de recherche au CNRS et professeur invité à la Kennedy School de Harvard. , Duncan McDonnell Professeur associé à La School of Government and International Relations de l’université de Griffith, à Brisbane, en Australie
 

Hate in Trump's America

Fault Lines examines the rise of hate in the United States and the toll it is taking on communities across the country.

01 Nov 2017 11:11 GMT RacismUnited StatesDonald Trump

 
 
Dans la première semaine après que Donald Trump a remporté l'élection présidentielle américaine, les United States ont vu une forte augmentation des crimes de haine et des personnes attaquées en raison de leur race, leur appartenance ethnique ou leur religion.

Les crimes de haine se sont manifestés de multiples façons, y compris des graffitis sur des lieux de culte, des écoles et même des homes, des railleries racistes et des rassemblements suprématistes blancs.

Les médias aiment dire que c'est la faute de Trump, ou c'est Trump qui a causé ça. Je dirais que Trump est un mégaphone que nous avons rallies..

Eli Mosley, nationaliste blanc et organisateur de rallye

Le Southern Poverty Law Centre (SPL) a signalé plus de 1 000 incidents constitués de crimes de haine un mois seulement après les élections présidentielles de novembre 2016.

De nombreux analystes attribuent cela à la rhétorique de discorde que Trump lui-même a utilisée pendant la campagne qui a saisi les tensions raciales dans le pays. Ces tensions couvaient sous la surface mais sont maintenant ouvertes.

Cette rhétorique s'est intensifiée tout au long de la campagne et s'est poursuivie - continued  après l'élection avec "une promesse d'interdire l'entrée des musulmans aux Etats-Unis, d'attaquer la famille d'un soldat américain tué en Irak, de se moquer d'un journaliste du New York Times handicapé". occurrences

"C'est un premier pas vers la réalisation de quelque chose auquel Trump a fait allusion plus tôt dans la campagne, à savoir le premier pas vers le retour de l'Amérique", a déclaré l'ancien dirigeant du KKK David Duke lors d'un rassemblement de suprématistes blancs en août dernier. Charlottesville, Virginie.

Quelques instants plus tard, James Fields, également un suprématiste blanc, conduisait sa voiture à travers une foule de manifestants antiracistes, tuant une jeune femme et blessant des dizaines d'autres lors d'un rassemblement de divers groupes d'extrême droite, dans les plus récentes manifestation du crime de haine.

Trump a blâmé l'incident sur "les deux parties" affirmant "qu'il y a deux côtés à une histoire" dans ce qui semblait être une tentative d'assimiler les actions des suprématistes blancs aux actions de ceux qui les manifestaient.

Fault Lines examine comment la haine est en train de se jouer à travers l'Amérique de Trump et les conséquences qu'elle entraîne pour les communautés à travers le pays.
 

16/09/2017

The State

n

 

Une étude sociologique menée directement auprès de djihadistes permet de mettre diverses théories à l’épreuve du terrain. #abonnés la publication de Le Monde

 
Au terme de cette étude, publiée le 7 août, peut-on en conclure qu’il existe des constantes dans la radicalisation d’un individu ? Oui, répondent les auteurs de l’enquête, à condition de raisonner en termes de processus plutôt que de seuls déterminants psychosociologiques, pour pouvoir « mettre en résonance les causes structurelles et les choix individuels qui vont construire un parcours militant de plus en plus violent ».

Pas de passé militant

Parmi les caractéristiques que l’on retrouve fréquemment, figure le fait que presque aucun de ces hommes n’a de passé militant et ne dit avoir été victime de discrimination en amont de son implication dans une entreprise terroriste.

« Tous arrivent tardivement à la religion, explique Romain Sèze. Ce sont des “born again” [venus à la foi à l’âge adulte] ou des convertis. Cet apprentissage tardif est individualisé, le plus souvent autodidacte dans un premier temps

LEMONDE.FR
 

Daech, paroles de déserteurs - Arte 15 mars 2016 - Video Dailymotion

sculé vers Raqqa .

 

 

Des transfuges de l’organisation État islamique témoignent. Un documentaire exceptionnel sur la vie quotidienne et les pratiques de Daech et sur les conditions de ce périlleux travail d’exfiltration... Des témoignages illustrés par des vidéos, souvent d'une grande violence, trouvées sur les téléphones portables de combattants de l'État islamique ou de déserteurs. En aidant les déserteurs à fuir et en recueillant leurs témoignages, les membres du réseau veulent dénoncer les mensonges de l’EI et son culte de la violence  
Les déserteurs de lÉtat Islamique 

 

ootball d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News :  Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif

A lire  A lire Homs, chronique d'une révolte

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-

Le replis depuis un an de Daesch ne vient pas des frappes a répétition, ou d'une / des coalitions anti daesch aux intérêts contradictoires, mais de la fermetures des frontières empêchant les nouvelles recrues d'arriver et de l'aliénation d'une partie de la population aux contrôle de ce mouvement autoritaire, répressif...

ARTE+7 | Daech, paroles de déserteurs : Daech, terrorisme, soldat, Syrie, Turquie , Géopolitique Daech, paroles de déserteurs 

 
Trailer | The State | New Drama | Coming Soon

 The State est une mini-série britannique créé par Peter Kosminsky et diffusée entre le 20 et 23 août 2017 sur Channel 4. En France et en Suisse elle est diffusée depuis le 4 septembre 2017 sur Canal +Wikipédia Plusieurs jeunes britanniques se rendent en Syrie pour rejoindre les rangs de Daesh.

 
Elle cherchait à percer les mystères de l'endoctrinement par Daech. La minisérie britannique The State, qui suit quatre jeunes Britanniques ayant rejoint l'organisation terroriste, n'est pas du goût de tous outre-Manche, et surtout pas des tabloïds britanniques.
 
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Un autre journaliste du Guardian juge que la minisérie est “bien documentée et fondée sur des histoires vraies” :
C'est ce qui a été le plus difficile pour M. Kosminsky : comment permettre aux spectateurs de s'identifier à ces personnages et même de trembler un peu pour eux, sans en faire l'apologie.”
 
Royaume-Uni. “The State”, la série sur Daech qui fait polémique

Pour Le telérama Une fiction très documentée relate l'histoire de Britanniques partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie. Avec une volonté d'objectivité qui provoque le débat. Avec The State, Peter Kosminsky s'empare d'un sujet brûlant : celui des Britanniques qui abandonnent leur patrie au nom du djihad.
 

En 2007, il avait exploré une thématique approchante dansThe Britz (Les Graines de la colère), avec l'histoire d'une fratrie musulmane en Angleterre. « Le film évoquait le processus qui transforme les gens en terroristes », explique le réalisateur. Le sujet de la radicalisation a été largement abordé dans la presse et au cinéma, mais, à ma connaissance, aucune fiction n'a encore raconté ce qui se passe pour les volontaires étrangers une fois arrivés en Syrie. C'est cette confrontation entre le fantasme et la réalité que j'avais envie d'explorer. »

 
“Nous avons eu accès à une documentation foisonnante sur le Web, à des blogs, des posts Facebook.”
 

Censée se dérouler à Raqqa, dans le fief syrien de Daech — mais tournée en Espagne —, la série offre un aperçu très documenté de ce qui était resté jusque-là un angle mort de la fiction : la formation des combattants, le bourrage de crâne idéologique, mais aussi la vie quotidienne des femmes : « Parachuter des Anglaises ayant grandi dans un environnement libéral au cœur d'un système où elles sont considérées comme des citoyens de seconde zone, c'est l'aspect que je trouvais le plus intéressant. Shakira, la femme médecin désireuse de travailler à l'hôpital de Raqqa, incarne ce paradoxe : intellectuellement, elle accepte d'entrer dans une organisation où les femmes sont mises à l'écart, mais viscéralement, cela la révolte. »

“Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant.”
 
La série ne détaille ni le passé des protagonistes, ni les raisons de leur endoctrinement. Mais au fil des épisodes se dessinent des motivations diverses. Ainsi découvre-t-on le sentiment d'exclusion dont souffre Ziyaad, venu accompagner son copain Jalal en Syrie : « Lorsqu'il parle de son foyer, il dit qu'il ne retournera jamais dans ce taudis », explique Ryan McKen, qui l'incarne. Il n'a jamais trouvé sa place en Angleterre, s'y est senti harcelé en tant que musulman. » Tout l'inverse de Jalal, qui, selon l'acteur Sam Otto, « partait avec toutes les chances dans la vie ». Etudiant prometteur, Jalal a suivi les traces de son frère, mort au combat, tout en venant d'un milieu éclairé « qui ne prédisposait pas à l'extrémisme ».


C'est également le cas d'Ushna, jeune fille radicalisée en ligne. « Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant », explique son interprète, Shavani Cameron, qui, pour caractériser le personnage, s'est inspirée de l'histoire de trois adolescentes du quartier londonien de Bethnal Green parties pour la Syrie en 2016. « Ushna a des points communs avec elles : une scolarité sans problème, une famille solide. La grande question est donc : pourquoi est-elle partie ? Il me semble qu'elle voyait la vie au sein de l'Etat islamique comme une sorte de conte de fées. Le film montre à quel point elle est ignorante, à l'image des jeunes filles endoctrinées sur les réseaux sociaux qui écrivent des tweets très immatures, avec des cœurs partout... »


“Plus la connaissance du Coran est poussée, ancrée, moins les gens sont disposés à se radicaliser.”
 
Avec The State, le réalisateur qui, depuis vingt ans, empoigne des thématiques de société (la guerre en Bosnie dans Warriors, le conflit israélo-palestinien dans Le Serment) agit en défricheur, désireux de privilégier le débat. « Je savais que ce serait compliqué, s'amuse-t-il. C'est plus facile de faire un épisode de Game of thrones !
»
The State -1- (TV Mini-Series 2017)
 
 

nJacob critique le témoignage d'une djihadiste sur France 2

Le chef de file des députés LR à l'Assemblée, Christian Jacob, s'est dit jeudi "choqué" par la diffusion, la veille, au journal télévisé de 20 heures de France 2 d'un témoignage d'une jeune française de 27 ans ayant appartenu au groupe Etat islamique. "Je suis choqué qu'elle soit l'invitée de France 2 (...) On est en face de terroristes, de gens qui ont choisi de quitter la France et de livrer la guerre à la France", a-t-il déclaré lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP.

 

Christian Jacob choqué "que l'on mette au 20 Heures de @France2tv quelqu'un qui soutient les réseaux terroristes !"  - 1717 réponses - 7272 Retweets - 5353 j'aime - Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

 "Des femme très jeunes, parties pour une société idéalisée, dont les "maris" sont morts, qui ont vu la défaite, subies les bombardements, l'exode et l'emprisonnement, désormais avec de jeunes enfants à charge, doivent passer devant les tribunaux pour ce qu'elles ont pu faire, ou ce dont elles ont été de fait complices même si ce n'est pas ce pourquoi elles étaient parties, mais ne présentent probablement guère de danger une fois en France".

Environ 1.700 Français partis rejoindre le djihad

Selon le gouvernement français, environ 1.700 Français sont partis rejoindre les zones djihadistes irako-syriennes depuis 2014. Sur ce total, 278 sont morts - chiffre qu’il admet lui-même sous-évalué - et 302 sont revenus en France à ce jour. Les autres ont été capturés en Syrie ou Irak, peut-être tués dans les combats ou ont fui vers les derniers territoires tenus par l’EI ou d’autres foyers djihadistes, en Libye, notamment.

A Roubaix, Amine Elbahi continuera à lutter pour que sa sœur et ses neveux reviennent un jour en France. Car il en est sûr, « si on interdit à tous ces Français, notamment les enfants, de revenir sur leur territoire, on risque à terme de créer de nouvelles tensions et une nouvelle génération de djihadistes ».

liées à l’EI.

Amine, qui pense sa sœur et ses neveux aux mains des FDS, a écrit, vendredi, au président Macron pour lui demander de « permettre aux mineurs et aux femmes avec enfants (français) de rentrer en France ». VIDEO

MOTS-CLÉS : enfantdjihadSyriedjihadismeroubaix

"Il faut aussi penser à ces enfants orphelins avec leurs parents qui ont été assassinés, que ce soit lors des attentats de Nice, de Paris de Londres ou ailleurs. Un peu de compassion pour les familles!", a-t-il ajouté. "Moi, cela me choque que l'on mette au 20 Heures de France 2 quelqu'un qui soutient les réseaux terroristes, qui a été, si j'ai bien compris, mariée trois fois ou quatre fois avec des terroristes et qui a fait le choix de livrer la guerre à la France. C'est ça la réalité!", a-t-il déclaré.

France 2 a diffusé mercredi soir le témoignage d'une jeune femme de 27 ans faite prisonnière à Raqqa en Syrie qui demande à être rapatriée en France avec ses trois enfants.

Tueries de Toulouse et Montauban : « l'Oslo » de la France - Rue89  Les crimes de Toulouse, Montauban, et de nouveau Toulouse ce lundi matin, coïncidant avec la campagne électorale, risquent de générer emballements et récupérations de toutes sortes. Il y a suffisamment d'horreur dans ces drames pour tenter d'échapper à ces pièges qui sont tendus aux Français et à leurs représentants politiques. Le lien reste à établir avec certitude entre ces trois actes criminels, même si les enquêteurs le font prudemment ce lundi matin, sur la base des premiers éléments.
 
Un caractère « communautaire »
 
Il y a néanmoins un point commun à toutes les victimes de cette série noire de meurtres froids : elles ont toutes un caractère « communautaire ». Les tués sont d'origine maghrébine, ou antillais, musulmans ou juifs En direct - Fusillade devant un collège juif à Toulouse: Au moins 3 morts, 2 armes différentes utilisées

Le procureur a pris des réquisitions maximales, eux ont tenté de dissiper le souvenir omniprésent des attentats du 13 novembre: le tribunal correctionnel de Paris rend mercredi son jugement pour sept Strasbourgeois, poursuivis pour un séjour en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014. Une "extrême dangerosité": c'est ce qu'a décelé le procureur Nicolas Le Bris dans les prévenus de la filière dite "de Strasbourg", dont Karim Mohamed-Aggad. Son frère Foued, qui était du voyage en Syrie, a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan. 

Un reportage du Journal du Dimanche révèle aujourd'hui que l'administration pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne), où est incarcéré Salah Abdeslam depuis plus de deux mois et où il est censé être totalement isolé et surveillé 24 heures sur 24, s'est aperçue que ce dernier pouvait échanger, la nuit, avec d'autres détenus.

Réalisant l'incident, ses "voisins" ont aussitôt été transférés dans d'autres cellules

 

 Canada: condamné pour avoir tenté de rejoindre l'EI Ismaël Habib, 29 ans, était devenu en juin le premier adulte au Canada déclaré coupable à l'issue d'un procès pour un chef d'inculpation prévu par la loi antiterroriste votée sous le précédent gouvernement conservateur. "Son adhésion à l'idéologie de l'EI est totale", a noté le juge Serge Delisle avant de prononcer la sentence. "Il était prêt à tout faire pour l'Etat Islamique, même mourir". une motivation personnelle" de sa part pour aller en Syrie, celle "d'aller rejoindre sa femme et ses enfants". 

La loi antiterroriste canadienne adoptée par le précédent gouvernement conservateur permet de porter des accusations contre toute personne soupçonnée d'"une participation à une activité d'un groupe terroriste", selon le code pénal.

Cela vise également les cas où un individu "quitte ou tente de quitter le Canada".

 

Image aljazeera.com NEWS/SYRIA'S CIVIL WAR : 5,600 'have returned home' from ISIL-held areas

 

The State -2- , The State -3- , The State -4  (TV Mini-Series 2017)

  THE STATE (El Estado Islámico) Cap II FULLHD (NATGEO)

 
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