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13/08/2018

Dépression, une épidémie mondiale ?

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Genre : Santé

Origine : français

Realisateur : Michèle Dominici

Année : 2014

 

Dépression, une épidémie mondiale ?

"ça vous grattouille ou ça vous chatouille ?" extrait de Knock 1951

Engagé comme officier de santé sur un paquebot, Knock, sans aucune qualification mais professionnel de l'arnaque, voit rapidement en la médecine une source de profit. Diplôme en poche, il vient remplacer dans un village, le docteur Parpalaid, parti à la retraite. Knock a son idée sur la manière d'étoffer la patientèle de son prédécesseur.

 

 

Revoir un moment inoubliable du cinéma: Dr Knock"ça vous grattouille ou ça vous chatouille ?" extrait de Knock 1951 ...

 
Le docteur Knock, nouvellement installé à Saint-Maurice, persuade tout ses consultants qu'ils sont malades.

Voulant assurer le triomphe de la médecine qu'il fait passer avant l'intérêt des malades, et souhaitant devenir le maître des habitants du village et de ses environs, le docteur Knock arrive à Saint-Maurice pour succéder au docteur Parpalaid, brave honnête homme mais dont la clientèle est rare. L'état de santé du pays est excellent.
Se rendant compte qu'il a été dupé par son prédécesseur, mais loin de se décourager, Knock fait comprendre à chaque patient qui se presse à ses consultations que tout bien portant est un malade qui s'ignore. Le résultat ne se fait pas attendre. Tout le village se retrouve au lit. Entre le charlatan talentueux et l'ignorance des villageois le combat était gagné d'avance.

Le film dénonce les abus de certains médecins qui font croire à tous leurs patients qu'ils sont malades, et met en lumière l’asservissement à la médecine moderne, le rôle suprême du médecin, son autorité absolue, et son aboutissement commercial.

 Knock (1951) – gloria.tv

Dépression, une épidémie mondiale ?

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la dépression affecterait 350 millions de personnes dans le monde et le nombre de cas ne cesserait de croître. A la une des journaux, on parle d'épidémie. Quant à la consommation mondiale d'antidépresseurs, elle a doublé en une décennie, de 2000 à 2011. Du Japon à la Grèce en passant par l'Allemagne, les Etats-Unis, la Suisse et la France, des médecins, des philosophes, des sociologues, des anthropologues et des travailleurs sociaux, tous témoins et acteurs de ce phénomène, s'interrogent sur les racines et les conséquences de cette vertigineuse «épidémie».

Près de quatre cents millions de personnes seraient atteintes de dépression à travers le monde, et la consommation d’anti­dépresseurs a presque doublé dans les pays de l’OCDE ces dix dernières années. Mais y a-t-il réellement plus de malades qu’avant ? Ou la dépression est-elle juste plus souvent diagnostiquée ?

Pour répondre à ces questions, Michèle Dominici convoque une foule de spécialistes, psychiatres, anthropologues, socio­logues ou philosophes, et envisage le phéno­mène dépressif sous toutes les coutures. S’il est mieux diagnostiqué, il est aussi sorti du domaine strictement médical pour entrer dans le langage commun, souvent confondu avec la déprime ou la démoralisation. A qui profite cette bana­lisation de la dépression ? Le psychiatre Allen Frances estime que les fabricants de médicaments s’en sont largement emparés : « Ils ont compris que le meilleur moyen de vendre des pilules c’est de vendre des maladies, de les promouvoir. » De coller l’étiquette « dépression » sur les maux du quotidien, en somme. Le médecin va plus loin en interrogeant la responsabilité de l’OMS, qui a « un intérêt particulier à ce que les maladies soient très communes » et à gonfler les chiffres, puisque « c’est ainsi que son budget est défini »…

Cette enquête extrêmement riche nous emmène plus loin dans la réflexion, prenant un tour philosophique passionnant. Dans quelle mesure est médicalisé, toujours plus à l’excès, le mal-être inhérent à une société qui ne cesse de nous désigner seuls responsables de nos malheurs, sans en interroger les causes collectives et sans jamais fournir de véritable solution ?

 

Dépression, une épidémie mondiale ?Pandémies, Une Menace Mondiale - Vidéo dailymotion, La dépression Documentaire Trés intérésseant En francais n

Glyphosate: Monsanto condamné, «un jugement qui devrait faire date» plus au niveau politique que judiciaire

A lire aussi :

Demain, tous crétins ? , ÉPIDÉMIES, LA MENACE INVISIBLEPISTÉS PAR NOS GÈNESL'énigme de l'autismeSanté : la loi du marchéLe capitalisme nuit...

 Edgar Froese - Kamikaze 1989, Full AlbumKamikaze (part1) - Vidéo dailymotion

 

14/11/2017

Demain, tous crétins ?

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Le visage dans les nuages

Aucun texte alternatif disponible.
 
  
 
La thématique est le lien entre les bouleversements climatiques et l'évolution des maladies ...et l'intelligence . La dégradation généralisée de son environnement, de l’air qu’il respire et de la nourriture qu’il consomme ; le stress de ses conditions de travail et de l’ensemble de sa vie sociale, sont à l’origine des nouvelles maladies de l’esclave moderne. Il est malade de sa condition servile et aucune médecine ne pourra jamais remédier à ce mal. Seule la libération la plus complète de la condition dans laquelle il se trouve enfermé peut permettre à l’esclave moderne de se libérer de ses souffrances.
 
 
Les pesticides sont plus dangereux qu’on ne le pense. Ils rendent les enfants et les adultes moins intelligents, d’après une nouvelle étude scientifique effectuée à la demande du Parlement européen. En plus, les pesticides pourraient être à l’origine de cancers, du diabète et d’autres problèmes de santé.

 

 [HS] Trump = Idiocracy ?

Alors que les Etats-Unis viennent de vivre la pire tuerie de masse de leur histoire, le président américain, raillé et critiqué depuis des mois, est-il encore crédible ? Jamais un dirigeant américain n’aura été autant moqué et tourné en dérision. Caricatures, sketches, éditoriaux caustiques… En moins d’un an à la tête du pays, Donald Trump est devenu la risée des Etats-Unis. Les grandes émissions populaires de télévision, les fameux late night shows, enregistrent des records d’audience chaque fois qu’elles caricaturent le chef de l’Etat. Se moquer du président, ça fait vendre ! A Los Angeles, sur le célèbre Walk of Fame de Hollywood Boulevard, l’étoile de Donald Trump gravée dans le trottoir est l’objet de crachats quotidiens, et a été vandalisée une vingtaine de fois.

 Envoyé spécial. Donald Trump fini de rire ? 5 octobre 2017 (France 2)

De Orbán à Trump, on assiste à une instrumentalisation croissante du phénomène religieux comme véritable marqueur ethnique et identitaire. Une monstruosité politique qui est donc loin d’être purement américaine.

Ou va la Pologne? , La marque Trump ,  Trump sur pied de guerre - Indigné révolté, Trump : Docteur Folamour? 

 
Les perturbateurs endocriniens: Le quotient intellectuel a augmenté jusqu'au milieu des années 90, et depuis, il baisse année après année...
 
 

«Demains, tous cretins ?» : rattrapez le documentaire Arte sur les perturbateurs endocriniens

Replay.

[Le texte qui suit est extrait de Screenshot, les recommandations hebdomadaires TV/VOD de Libé]

Marre des perturbateurs endocriniens ! Ils sont de sortie, mis à toutes les sauces, ils sont devenus plus dangereux que le sida, le paludisme ou la maladie d'Alzheimer réunis, et on est même prêt à laisser de côté les millions de morts dus au tabac au XXIe siècle si rien ne change dans nos pratiques tabagiques. Bref, quand on a vu qu'Arte diffusait un documentaire sur le sujet, au titre aussi péremptoire que débilitant – «Demain, tous crétins ?»–, on y est allé sur la pointe des pieds. Une heure plus tard, on en est ressorti, non seulement troublé, mais surtout intéressé.


 

 

 Demain, tous crétins ? - Capture d'écrans

Depuis vingt ans, en effet, des scientifiques ont pu noter que les capacités intellectuelles diminuaient à l'échelle mondiale, après une longue période où elles n'avaient pourtant cessé d'augmenter. La cause ? La présence inédite et massive de perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui changent le fonctionnement de la thyroïde, et dans le cas d'une femme enceinte interviennent dans le développement cérébral du fœtus. Ces perturbateurs sont partout, présents dans les pesticides, les cosmétiques, les mousses de canapé ou encore les plastiques. Aux Etats-Unis, chaque bébé naîtrait ainsi avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade racontent cette glissade, en s'appuyant sur la parole de chercheurs, comme la biologiste Barbara Demeneix, spécialiste de la thyroïde, ou la biochimiste américaine Arlene Bloom, qui mène depuis les années 70 un combat acharné contre l'utilisation des retardateurs de flammes. Au moins, c'est clair, c'est un documentaire engagé. Mais il est sobre. Et se révèle très efficace.

 
 

 

A lire sur Liberation.fr
 
Lorsque je surfe sur le Net, je tombe sur des médicamments qui rendent intelligents ou ceux qui rendent fous. Des médicamments nous incitant à commettre des crimes...
 
La «liste noire» des médicaments sans ordonnance à éviter

Rhume, toux, mal de gorge, grippe et troubles intestinaux : dans les médicaments disponibles sans ordonnance, près d'un sur deux est «à proscrire», selon le magazine 60 millions de consommateurs qui dévoile ce mardi une «liste noire» de produits parmi ceux les plus vendus.

Lire aussi : 1,4 tonne de médicaments illicites saisis en une semaine en France

En bonne place figurent des «stars anti-rhume» comme Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume. Ce sont des cocktails de deux à trois composés actifs : un vasoconstricteur (nez bouché), un antihistaminique (nez qui coule) et du paracétamol ou de l'ibuprofène (mal de tête). Ces tout-en-un cumulent des risques de surdosage et d'effets indésirables gravissimes (accidents cardiovasculaires, neurologiques, vertiges...), selon 60 Millions.

 «En somme pour décongestionner un nez bouché, on met un bazooka à la disposition des malades», selon ce hors-série qui évoque notamment la pseudoéphédrine. Un produit que refuse par exemple de vendre le gérant d'une pharmacie bordelaise, relate le journal. «Cette substance expose à des risques d'accidents cardio-vasculaires et d'AVC», observe le Pr Giroud qui qualifie ces médicaments à proscrire de «dangereux». «Ils devraient être retirés du marché».

 

Censure.

Depuis le coup d'état manqué de 2016, l'Etat turc serre la vis à tous les niveaux de la société civile. Le site ActuaLittérévèle cette semaine que le gouvernement a ainsi retiré 140 000 livres des bibliothèques du pays. «Les publications sur le mouvement Gülen [du nom de Fethullah Gülen, opposant d'Erdogan] ainsi que celles de maisons d'édition fermées par décret du gouvernement, présentes dans les 1142 bibliothèques placées sous notre juridiction, ont été retirées d'urgence », a expliqué le ministre turc de la Culture, Numan Kurtulmuş.

Selon ActuaLitté, qui cite la radio allemande Deutsche Welle, des ouvrages de Baruch Spinoza, Albert Camus ou Louis Althusser font partie des livres mis à l'index. 

Le QI des Français en chute libre selon Les Échos, L'Europe du Nord est particulièrement touchée par cette baisse et reste par conséquent largement distancée, au classement des QI moyens dans le monde, par les pays asiatiques notamment.
 
Conduire et regarder la télévision nuiraient à l'intelligence
 
 France Télé.

Le vote a débuté à France Télévisions, où les journalistes se prononcent ce mardi sur une motion de défiance contre leur présidente, Delphine Ernotte. Question posée : la capacité de la dirigeante à «préserver la qualité et les moyens de l'information» du groupe public. Trois syndicats ont aussi appelé à la grève mercredi. Notre article.

Une Américaine de 20 ans a plaidé coupable d'avoir tiré à bout portant sur son petit ami tandis qu'il serrait contre son torse une encyclopédie, croyant que le livre arrêterait les balles.Monalisa Perez a plaidé coupable d'homicide involontaire et a accepté de purger une peine de six mois d'emprisonnement. La peine doit encore être confirmée par un juge du Minnesota en début d'année prochaine, ont rapporté hier des médias locaux.

Lire aussi : Alerte aux escrocs de la médecine

Requiem for a Dream - Indigné révolté  Requiem For A Dream DIRECTORS CUT 2000 Full Movie


Parmi 62 médicaments, près d'un sur deux est tout simplement «à proscrire»

 

LIRE AUSSI:

L'automédication tire la croissance des pharmaciesMaladies imaginaires le nouveau jackpot pour les labos

 

 

 

 
Glyphosate.

Alors que le vote européen sur le glyphosate vient une nouvelle fois d'être reporté, Franceinfo a publié en octobre dernier une carte des départements français les plus accros au pesticide à partir des données 2016 publiées par Eaufrance. Dans le top 3, on retrouve l'Aube, la Charente-Maritime et la Charente où les ventes de glysophate «sont trois fois supérieures à la moyenne de l'ensemble des départements français».

 
 n «Le scénario de l'effondrement l'emporte» - blog indigné révolté
 
 

29/10/2017

Notre avenir en pièces détachées

Dans une société qui donnait a chacun la possibilité du plein épanouissement jusqu'au age les plus avancée de la vie. Les femmes étaient habillé de textile  fluo , le corps et le visage tenu dans une éternelle jeunesse grâce aux sport et a la chirurgie esthétique. Exhibé avec  tranquillité  son abandon,  et la lenteur, aux marques que le temps  imprime sur le corps, revendiquer ouvertement son mépris du corps , du mouvement, de la couleur, de la santé, en un mot des règle de la société, était une insulte à la collectivité, que tout autre aurait payé d'un rigoureux bannissement..

A lire Globalia. JC Ruffin
 
 
 
Nip Tuck - Générique - YouTube : Nip/Tuck - Official Trailer - YouTube
 


 
Nip/Tuck est une série télévisée américaine en 100 épisodes de 45 minutes, créée par Ryan Murphy et diffusée du 22 juillet 2003 au 3 mars 2010 sur FX.Wikipédia : Nip/Tuck : Best of season 1 - YouTube
 
Avec l'allongement de la durée de vie, les pratiques charnelles requerraient de plus en plus de la stimulation. l'amour en public, grâce a de mintes techniques pour voir sans être vu, un classique du genre et faisait régulièrement la une des magazines consacré a la santé. 

Imprime-moi un organe : la bio-impression 3D – Télérama.fr : 60 secondes : c'est le temps qu'il a fallu aux chercheurs du Nucleolab de New York (États-Unis) pour reconstituer par bio-impression en 3D le corps entier d'une jeune patiente de 22 ans. L'opération a pu être réalisée grâce aux cellules retrouvées dans un fragment de son bras, après le crash du vaisseau Mondo-shawan qui rapportait sur terre le Cinquième Élément. Nous sommes en l'an 2263, dans le film culte de Luc Besson.


Pure science-fiction ou futur probable de la médecine régénérative ? Depuis l'invention dans les années 1980 de l'imprimante 3D, une technologie de fabrication qui consiste à reproduire couche après couche un objet conçu par ordinateur, les scientifiques ont réalisé des progrès notoires dans son application au domaine médical. En mai 2013, des médecins américains ont créé une prothèse de trachée pour un nouveau-né. Plus récemment, une équipe de chirurgiens néerlandais a remplacé la quasi-totalité du crâne d'une patiente de 22 ans par une prothèse en plastique : son propre crâne s'épaississait dangereusement jusqu'à exercer une pression sur son cerveau.
 
« La différence entre le plastique et les cellules imprimées en 3D est que ces dernières évoluent », rappelle Fabien Guillemot, chercheur en bio-ingénierie à l'Institut de la santé et de la recherche médicale (Inserm) de Bordeaux 

Vincent Genet, directeur associé d'Alcimed conclut : « Si l'essor de l'impression 3D de médicaments se confirme, les modèles économiques de l'industrie pharmaceutique seront profondément bousculés : il est donc nécessaire que les acteurs se préparent en amont pour pallier au risque de désintermédiation ».
 
Hier, je vous disais que l'impression en 3D de tissus, la bio-impression, pourrait à terme permettre de cultiver des organes. Organes qui nous permettront de remplacer nos organes défaillants ou vieillissants comme de simples pièces détachées. Si nous n'en sommes pas encore là, la bio-impression a déjà des applications très concrètes et même commerciales.
 
Dans une société qui donnait a chacun la possibilité du plein épanouissement jusqu'au age les plus avancée de la vie. Les femmes étaient habillé de textile  fluo , le corps et le visage tenu dans une éternelle jeunesse grâce aux sport et a la chirurgie esthétique. Exhibé avec  tranquillité  son abandon,  et la lenteur, aux marques que le temps  imprime sur le corps, revendiquer ouvertement son mépris du corps , du mouvement, de la couleur, de la santé, en un mot des règle de la société, était une insulte à la collectivité, que tout autre aurait payé d'un rigoureux bannissement. Mais c'était Ron Altman. Un nombre infime qui pouvait d'afficher une telle apparence et que nul n'ignorait - sans en connaitre ouvertement ses pouvoirs - l'influence de cette minuscule élite que l'on ne voyait jamais.

Les nouveaux Jackpots des Laboratoires , Laboratoires pharmaceutiques : un lobby en pleine santé
Lire aussi :   Demain, des organes « imprimés » à la demande

La fin des cobayes cosmétiques ?
Première de ces applications : permettre des tests sur des tissus, et à terme sur des organes, au lieu d'effectuer ces tests sur des êtres vivants (que nous parlions d'animaux ou d'humains).
Cela ne vous étonnera donc pas de savoir que l'industrie cosmétique s'intéresse particulièrement aux possibilités de la bio-impression. Un des exemples les plus médiatisés, et les plus emblématiques, est celui d'Episkin, la filiale d'un des plus grands groupes cosmétiques au monde, L'Oréal, pour qui elle développe des échantillons de peau (humaine) destinés aux tests cosmétiques.
 

Le test sur animaux – et tout particulièrement pour des produits d'hygiène ou cosmétiques – sont aujourd'hui de moins en moins acceptés par les consommateurs. D'où le succès des marques qui peuvent apposer le label "sans cruauté animale" sur leurs produits. C'est un marché en pleine croissance et c'est aussi une question d'image pour des marques comme, pour n'en citer qu'une, L'Oréal.


En 2015, EpiSkin a donc signé un partenariat avec la start-up américaine Organovo –  a annoncé en septembre 2016 un autre partenariat, cette fois avec la start-up française Poietis, afin de produire des cheveux bio-imprimésSi vous êtes plus ou moins dégarni, cette information vous a peut-être ouvert de nouveaux horizons. : cheveux imprimés, mais aussi mieux connaître leur fonctionnement, leur cycle de vie, etc.
L'ingénierie tissulaire et la biologie du cheveu n'ont plus de secret pour L'Oréal. Le groupe s'est allié avec Poietis pour relever un défi scientifique inédit : bio-imprimer un follicule pileux (petit organe qui produit le cheveu) à l'aide d'une bio-imprimante 3D. Cette technologie pourrait aboutir à l'obtention d'un follicule fonctionnel capable de produire du cheveu... Et régler, ainsi, les problèmes de calvitie.

Rédaction Points de Vent qui dépasse la simple question cosmétique, c'est la promesse de Poietis d'introduire une quatrième dimension, celle du temps, à ses cheveux imprimés (en 4D donc). Qu'est-ce que cela signifie ? Que les cheveux de Poietis pourront (ou devraient) évoluer dans le temps comme un cheveux normal. A savoir pousser.

Des tests sur des peaux bio-imprimées
Fondée en 2014 par Fabien Guillemot, ancien chercheur à l'Inserm et à l'université deBordeaux, et Bruno Brisson, consultant biotech, cette PME de vingt salariés espère que sa technologie aboutira à des applications médicales et industrielles.

« Il s'agit soit de développer nos propres produits, notamment de la peau, destinés aux fabricants de cosmétiques pour tester leurs actifs et vérifier leurs allégations, soit de créer des tissus à façon », explique M. Guillemot.Ce n'est pas la première fois que L'Oréal signe un contrat de collaboration avec une start-up dans ce secteur. Depuis mai 2015, le français est allié au californien Organovo pour reproduire de l'épiderme et tester ses crèmes, lotions et laits sur des échantillons de peau bio-imprimée. Cette fois, le groupe aux 25,2 milliards d'euros de chiffre d'affaires s'intéresse de près aux cheveux.

« Si on parvient à reproduire le follicule pileux, on comprendra mieux la pousse du cheveu, son vieillissement et sa chute », explique M. Cotovio. Le groupe espère ainsi mieux élaborer les actifs de ses shampooings Garnier, L'Oréal et autres La Roche Posay.

Cela serait un pas de plus vers la bio-impression d'organes.( voir  hier ).
 
L'industrie pharmaceutique lorgne sur la bio-impression
Mais revenons à aujourd'hui. L'autre secteur qui s'intéresse d'extrêmement près à la bio-impression, c'est évidemment le monde de la recherche médicale en général etpharmaceutique en particulier. Là encore, la bio-impression ouvre la possibilité de mieux comprendre nos organes mais aussi de tester traitements et substances sur des organes et des tissus, avant de passer aux tests sur animaux et humains.

L'Homme Dévisagé (Chirurgie du Visage, Documentaire ... - YouTube

 Notre avenir en pièces détachées


Si, contrairement à ce que pourrait tendre l'industrie cosmétique, il n'est pas question ici de supprimer complètement les tests sur animaux, les tests sur organes bio-imprimés pourraient tout de même épargner des vies. Les essais cliniques auxquels doivent se soumettre tous les traitements qui espèrent être autorisés par la FDA ou l'Agence européenne des médicaments, comportant trois phases.

4D et complexité, le futur de la bio-impression
En parallèle, Organovo s'intéresse à d'autres tissus, comme les tissus rénaux. Des entreprises concurrentes se sont aussi lancées sur le créneau de la bio-impression à destination des laboratoires et des entreprises pharmaceutiques.Mais pour espérer un jour pouvoir imprimer en 3D des organes, un autre obstacle important reste à franchir : celui de la vascularisation. Sans réseau sanguin, qui nourrit les cellules, draine les impuretés, sert de voie de communication, pas d'organe fonctionnel et viable sur le moyen/long terme. Sans réseau sanguin, les tissus se nécrosent très rapidement.


Le marché de la bio-impression devrait croître fortement dans les années qui viennent. Une étude de P&S Research datée de 2016 estimait que son taux de croissance annuel dépasserait les 35% de 2016 à 2022. Et qu'il valait près de 100 millions de dollars en 2015. Un tiers de la demande vient de l'industrie cosmétique.
Les indéniables progrès de la recherche et les incroyables perspectives de la bio-impression ont évidemment attiré l'attention des marchés et des investisseurs. Poietis, la start-up française spécialisée dans la bio-impression 3D voire 4D, a bouclé en 2015 un premier tour de financement à 2,5 millions d'euros. Originalité intéressante de ce premier tour : près d'un million a été levé sur la plate-forme de financement participatif WiSEED, preuve que la bio-impression 3D suscite un large enthousiasme. C'est un secteur qui est surveillé de près dans les années qui viennent en gardant à l'oeil (1) l'évolution des réglementations de la FDA ou de l'Agence européenne du médicament sur les essais cliniques sur tissus bio-imprimés, et (2) l'évolution de la cause animale. Des société comme  Organovo s'y sont implantés. Les raisons de la correction du cours sont là aussi compréhensibles : les ventes. Les tissus bio-imprimés par Organovo sont essentiellement destinés à l'industrie pharmaceutique et la recherche médicale – la start-up a d'ailleurs noué des partenariats avec des big pharmasdont Merck


.Loin d'être anecdotique, elle pousse fabricants cosmétiques et groupes pharmaceutiques à élargir leurs solutions de tests et d'essais. Plus les consommateurs demanderont du "sans cruauté animale", plus la demande pour les tissus bio-imprimés sera forte, et portera les résultats des entreprises du secteur

La Fabrique des Corps : l'humain en pièces détachées ...

A lire :  Bio-impression 3D d'organes, notre avenir en pièces détachées Rédigé le 27 avril 2017 par Cécile Chevré | Nouvelles technologies Copyright © Publications Agora , Fight Club , DÉBAT -- Laurent Alexandre : "les dirigeants de Google sont persuadés que nous sommes proche , L'Homme Dévisagé (Chirurgie du Visage, Documentaire 2005)

Fight Club Créé le mercredi 06 juillet 2016

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