11.05.2012
" Modèle Allemand"
Globalia de Jean Christophe...« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .
Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher
‘Les Vivants et les Morts’, Le Diplo de Mai ,C’est déjà ça !, ce soir Black Swan, Hollande, vrai changement?, De l’argent il y en a, Marketing vert : le grand..., La bourgeoisie telle qu’en..., Heureux comme en Suisse, Le risque systémique, Le Capital - travail ; On est pas au bout de Le Pen, L'Europe au bord du suicide !, Riches, Pauvres: deux..., Hollande et le patronat

Hollande, les banques françaises et la dette grecque
" S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique
La seule chose que ces élections pourraient changer, c’est la perception populaire du système. En parlant de croissance, de jobs et d’investissement, Hollande pourrait – tout comme le président Kirchner en Argentine avant lui – aider à nourrir l’illusion que les maladies du système capitaliste peuvent être contenues par un changement de politique. Comme l’économiste néo-keynésien Paul Krugman l’a si simplement dit dans le New York Review of Books :
« La vérité, c’est que la reprise pourrait être atteinte tellement facilement que c’en est ridicule : tout ce que nous avons besoin, c’est le contraire des politiques d’austérité menées ces deux dernières années et temporairement booster les dépenses. »
> " Pourquoi Hollande ne fera pas de grosse différence pour l’Europe - " - Investig'action
Manipulations de marché! DE Manipulation des marché - 8ndigné Révolté
La main invisible : Untel vend en masse... Un autre achète en masse. Voilà ce qui fait les marchés, la doctrine néolibérale. Mais c'est aussi ce qui fait les manipulations de marché, selon les blogueurs du site ZeroHedge.

Dessin issus de l'article : 50 articles pour comprendre les crises financières (26/50) : la
Dans le cas qui nous préoccupe, il s'agit d'un très gros vendeur qui manque de rigueur, peut-être intentionnellement. L'acheteur est lui aussi très gros mais très patient et méthodique. Coincé entre ces deux acteurs puissants et opposés, on trouve un marché de l'or "range-bound", c'est-à-dire cantonné dans une fourchette étroite. Voyons de plus près ces curieux événements...
Lundi 30 avril, dès l'ouverture, un large mouvement de vente sur le marché de l'or a fait dégringoler le prix du métal jaune d'environ 15 $ en quelques secondes."La division COMEX de CME Group Inc. a enregistré une transaction inhabituelle : la vente de 7 500 contrats à terme sur l'or durant une minute de trading à 8h31", rapportait le Wall Street Journal. "L'ordre de vente s'est présenté par paquets d'offres à hauteur de 84 contrats et a fait chuter les prix à 1 648,80 $ l'once [contre 1 663,00 $ précédemment]. La transaction globale a représenté plus de 1,24 milliard de dollars".(…)
Une bêtise tout à fait intentionnelle ?
Résumé de la doctrine néolibérale : Peut-être alors n'y a-t-il pas de conspirateurs, juste beaucoup de vendeurs d'or vraiment stupides et sans méthode aucune.
Aucun doute en ce qui concerne les acheteurs
Entre-temps, le côté acheteur du marché de l'or est beaucoup moins mystérieux.
(….) cf On parle des scandales de Goldman Sach,, En savoir plus : L'euro sur le tapis vert des spéculateurs ( courrier international), réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat , Naomi Klein - la stratégie du choc , Les maîtres du monde (dailymotion), Le rôle des marchés financiers, Libéralisation financière, spéculation et crises bancaires,
Deux traumatismes majeurs et une création dans la douleur. Et ça marche !
J'entends souvent parler du "modèle économique allemand" assis sur l'offre, la production, l'investissement et les exportations... Des réformes de Schröder et des lois Hartz qui ont mis ce modèle en orbite... Mais très rares sont ceux qui connaissent l'origine de ce modèle de croissance.
Or pour comprendre bien des positions allemandes aujourd'hui, il nous faut comprendre d'où il vient.
" Modele Allemand" : Une Main d’œuvre pas chère suite a la réunification de l’Allemagne et La création du deutschemark se fera dans la douleur : cf voir Allemagne de 1945 à nos jours, Coût du travail : la France et l'Allemagne à égalité dans l'industrie ... - blog le Monde, Allemagne, Travailleurs, Allemands - et Emploi : Moins de travailleurs de l'Est que prévu en Allemagne - le figaro
Après la guerre de 39-45, l'Allemagne est détruite, ruinée, à genoux, humiliée et occupée. Mais elle a un homme extraordinaire à sa tête : Ludwig Erhard. Et sa première mesure, extrêmement courageuse, sera de créer une nouvelle monnaie, le deutschemark.
Le reichsmark a vu sa masse monétaire flamber et l'inflation fait rage. Changer de monnaie est un moyen de repartir sur des bases saines ET de faire table rase du passé (dans tous les sens du terme).
La création du deutschemark se fait dans la douleur. Socialement, c'est un carnage. Les Allemands voient la valeur de leurs économies divisée par 10 du jour au lendemain. Ne s'en sortiront que ceux qui ont des biens physiques : du vrai, du dur, du solide... pas du papier. Ceux qui ont des biens meubles (immobilier, outils industriel et de production). Et encore...
Les Allemands ont donc connu deux traumatismes monétaires majeurs
- Weimar et son hyperinflation.
- La création du deutschemark et sa spoliation à grande échelle.
Par deux fois, ils ont tout perdu à cause de la monnaie papier. Là sont les racines de l'irréductible orthodoxie monétaire des Allemands. Pour eux, manipulation de la monnaie papier = inflation = spoliation.
Voilà pourquoi la stabilité monétaire devient le coeur du système allemand ; avec la création de la Bundesbank totalement indépendante du politique qui a pour vocation de préserver la valeur de la monnaie. Mais poursuivons...
Faute de consommateurs, misons sur l'entrepreneur...
A ce stade, Erhard ne pouvait PAS s'appuyer sur les consommateurs, littéralement trucidés. Il ne pouvait s'appuyer que sur les entrepreneurs et leurs outils de production pour reconstruire le pays.
Là sont les racines du modèle économique allemand : faute de consommateurs, misons sur l'entrepreneur. Voilà comment l'Allemagne met au coeur de son business model l'entreprise, l'investissement, la monnaie et une politique de l'offre.
Une monnaie forte, une précarité assumé et généralisé avant tout
La stabilité monétaire a permis de créer un terrain favorable à l'épanouissement des entreprises, et à l'investissement long terme. Pourtant, un mark fort est un "désavantage compétitif" pour l'entreprise exportatrice, me direz-vous....
Les Allemands assument ils ce choix? : En tout cas les entreprises l'ont compris, elles iront donc chercher ailleurs les éléments de productivité nécessaires à leur compétitivité, mise à mal par une monnaie forte (qualité des produits, image de marque, activités niches à fort pricing power et valeur ajoutée...)..
Des termes qui en disent long...
N'avez-vous jamais entendu parler de "social-démocratie" et d'"économie sociale de marché" pour qualifier l'Allemagne et son économie ? Culturellement (j'insiste sur ce terme), la société allemande est structurée autour de deux piliers :
- le droit de propriété et la liberté. La liberté de créer, d'entreprendre, de choisir, de consommer...
- et l'exigence de l'intérêt hédoniste, la volonté de faire progresser la communauté dans le consumérisme. Exigence qui remonte fort loin : n'oubliez pas que c'est Bismarck qui est à l'origine de la sécurité sociale. Des 1893 il instaure une assurance maladie et vieillesse obligatoire pour les faibles revenus, financée par des cotisations sociales.
Des libertés ET des responsabilités ; des droits ET des devoirs
Ainsi, les droits très individualistes dont bénéficient les entreprises sont puissamment contrebalancés par des devoirs d'oeuvrer pour le bien de la communauté. C'est d'ailleurs gravé dans la Constitution.
L'entreprise allemande doit partager une maigre partie des fruits de sa réussite avec sa communauté, en l'occurrence ses salariés. Finalement, n'est-ce pas ce que fait VW lorsque l'entreprise reverse sous forme de primes à ses salariés 10% de ses bénéfices ? Ou Porsche, qui vient de verser une prime de 7 500 euros par salarié ?
L'entreprise est donc considérée comme un outil privé de création de richesses, qui a des responsabilités sociales et collectives assumées. En soutenant l'entreprise, on enrichit la communauté. CQFD...
C'est ça le modèle allemand. Et ce modèle est 'intelligent". L'entreprise est perçue comme une entité économique ET sociale à part entière (contrairement à la France ou elle est perçue comme un lieu de confrontation).
Deux éléments de soutien à ce modèle
L'instauration de la cogestion, au travers de laquelle les salariés sont associés de près à la gouvernance des entreprises, en atteste. Dans les ETI et grandes entreprises, ils détiennent le tiers des sièges du conseil de surveillance.
Les salariés ainsi associés à l'entreprise comprennent mieux les enjeux et les contraintes de leur entreprise ; ce qui rend plus faciles les concessions nécessaires en cas de choc exogènes (en 2008 les salariés se sont serré la ceinture... toujours à charge de revanche dès meilleure fortune).
Autre élément puissant qui rend le modèle intelligent : le dialogue social est controlé , équilibré dans les entreprises, apolitique et assis sur le consensus. Cogestion et syndicats puissants et consensuels sont au coeur des entreprises un contre-pouvoir efficace pour rappeler aux entrepreneurs que l'intérêt collectif ne doit jamais être oublié.
A savoir un vecteur de croissance du PIB. Très vite, dès l'après-guerre, l'Allemagne restaure son industrie et repart à la conquête des marchés internationaux, dégage une balance commerciale excédentaire source de richesses pour le pays. Ce modèle productif et exportateur est donc bien une constante.
Rappelez-vous de la Weltpolitik sous Guillaume II, et de la devise de Bismarck : "le marchand doit précéder le soldat".
Le modèle allemand affiche une santé insolente. Mais pour combien de temps ?
Sa population vieillit et décroît. Les seniors épargnent plus qu'ils ne consomment. Ses partenaires européens endettés entrent en crise...
Alors ses entreprises vont chercher la croissance chez les émergents, qui apprécient le made in Germany et ont besoin de machines-outils pour faire leurs "Trente Glorieuses". Pour l'instant, ça marche... mais la question suivante devient alors : quelle est la prochaine étape ?
Comment construire une Europe forte et intégrée ? Une vraie puissance capable de protéger ses habitants et entreprises, tout en rivalisant en tous points avec ses concurrents : Etats-Unis, Japon, Asie, Amérique latine et Chine ?
Là, ... et c'est une toute autre histoire.
08:20 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modele allemand, scénario, globalia, de jean christophe ruffin, economie, poitique, société, capitalisme, social-démocratie, banques, dette grecque, europe hollande |
04.07.2011
Facebook t’a reconnu
Signe des temps, c’est l’époque qui veut cela. J’ai choisi de reprendre ce bonne article tiré du télérama de cette semaine pour montrer le risque au nom du discours toujours plus protecteurs - sécuritaire de la société : « « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ. » », De limiter toujours plus nos libertés. J’avais abordé ce thème dans GO ON, WATCH et mon post FB !, , Globalia de J.C Ruffin, Les évolutions néfastes de facebook et d'internet en général ( articles dans l groupe FB), Comment Google compte s'imposer enfin dans les réseaux sociaux – l’expansion
« Mark Zuckerberg n’a pas pris les gens en traitre. Il a appelé son site Facebook. Logique, donc qu’il se lance, sept ans plus tard, une application dite « de reconnaissance faciale ». Ce procédé permet de vous identifier automatiquement par cliché. Quelqu’un vous prend en photo dans une soirée et poste l’image sur le site ? Aussitôt, le logiciel de reconnait votre visage et y associe un nom. Lancé sans avertissement en juin, après avoir été testé aux Etats – Unis, cette trouvaille de Facebook a provoqué un tollé : les Cnil européens (commission national des libertés) s’inquiète de l’usage que les entreprises peuvent en faire de ces informations ( 700 millions de visages « identifiés ») ( cf ex avec des opérations reliant FB avec le crédit coopératif Crédit coopératif : opération Twitter et Facebook réussie !. Les méthodes un brin opaques du site n’arrange rien. Aucune communication sur la banque de données biométriques nécessaires pour concevoir cette nouvelle applications. Laquelle est imposée d’emblée aux membres ( qui doivent reconfigurer leurs paramètres pour échapper à cette reconnaissance faciale).
Des défaillances ont été constatées : « Un ami d’origine africaine s’est vu tagué ( identifié) dans un album dés qu’il avait un noir, alors qu’il n’était sur aucune photo ! » raconte un internaute ( commentaire posté dans le figaro.fr). Pour éviter les confusions – quid des sosies ?-, il est aussi permis de se désinscrire complètement de Facebook. Ce qu’auraient fait des milliers d’Américains le mois dernier, selon l’organisme Inside Facebook. Pour protéger la vie privée ? Ariane Mollingal »
cf vidéosurveillance multiplie les clients... et les profits , Forces et limites de la manifestation, citoyen volontaire, une milice au service de la police ( source blog CAC 69), Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit ! Pour un journalisme citoyen!
18:58 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, liberté, sécurité, scénario, globalia, jc ruffin, 1984, orwell
19.10.2009
Seulement un mauvais rêve ?:
Je suis tombé par hasard sur un article déposé sur un blog. Ce blog avait été déposé sur le forum Bétapolitique. Il avance un monde futuriste qui aurait vu les défauts actuels accentués a l’extrêmes : bouleversement climatique durcissement des lois à l’encontre des réfugiés (à ceux traditionnel, s’ajoute les réfugiés climatiques.
Cela commence comme un jour ordinaire avec les taches routinières dans un monde devenu impossible a vivre du fait de l’égoïsme, de la politique actuelle vouée à l’impasse face a l’urgence climatique et les crises du capitalisme.
Je vous laisse faire votre opinion. Intitulé « Seulement un mauvais rêve ?:
« Le réveil sonne, il est 18 heures et déjà la chaleur me fait suffoquer, il me faut quelques secondes pour me rappeler qui et à quel endroit je suis. Je dois me dépêcher, je suis censé être au bureau dans une heure, de toute façon c’est seulement à ce moment la que le thermomètre passe sous la barre des 45 degrés, l’automne (...) ». Son blog : CAC 69. »
Fait parti de la contribution des blogs au mouvement lancée par Blog Action Day 2009 dont le sujet est le réchauffement climatique, chacun amenant sa petite contribution." Pour ma part, J'y fais un article sur cette mobilisation ICI
Cela ressemble à un mélange entre 1984 de George Orwell et Soleil vert. Deux littératures de science fiction qui ne sont pas si éloignée du monde actuel, même si on n’a pas atteint tout les pronostiques heureusement. D’où une petite chance encore de changer les choses ou du moins de les retarder.
Il décrit un monde pas si éloignée du monde actuelle et surtout du docu fiction passée sur France 2 « Les temps changent : » d’après les pronostiques du GIEC. Ce film se projette en 2075 avec un grande pétition mondiale (un peu comme celle actuel : « Copenhague 2009, Ultimatum Climatique »). cf citoyen volontaire, une milice au service de la police ( source blog CAC 69), GO ON, WATCH ME ! ( FB)
18:10 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : seulement un mauvais rêve, blog, scénario, monde futuriste










