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01/10/2013

Le Shutdown américain

Nous avons à peine eu le temps de souffler après l'annonce d'un report (sine die ?) du ralentissement du QE par Ben Bernanke le 16 septembre que voici déjà l'économie américaine est repris dans la tourmente et les sueurs froides.

Shutdown : 800.000 fonctionnaires mis au chômage technique Les lois et réglementations régissant les shutdowns («fermetures») des services administratifs distinguent les agents fédéraux «essentiels», maintenus à leur poste, parfois sans être payés, des «non-essentiels», placés en chômage technique.

En cause... la dette américaine et le fiscal cliff. Et hier soir, les Etats-Unis ont pris en pleine figure non pas une falaise mais un mur. Assez conséquent en plus.

L'exercice budgétaire américain 2014 commençait cette nuit, à minuit (heure locale). Qui dit nouvel exercice budgétaire dit budget. Or le Congrès n'est pas parvenu à approuver celui proposé par la Maison Blanche.

Au coeur des discussions, cristallisant l'opposition entre républicains et démocrates, la réforme du système santé instaurée par Barack Obama (Obamacare) en 2010. Une réforme qui continue de créer des vagues alors, qu'à partir d'aujourd'hui, il sera ouvert à des millions d'Américains jusque-là privés d'assurance-maladie.

Le Congrès américain a provoqué le «shutdown» de l'État féderal et la mise au chômage technique de 800.000 fonctionnaires. Le président dénonce la «prise en otage» de tout le pays.
» Les secteurs touchés par le shutdown

Entre la Chambre des représentants (à majorité républicaine) et le Sénat (démocrate), c'est la guerre depuis plus de deux ans.

Un conflit qui a aujourd'hui franchi une étape supplémentaire. En conséquence de l'absence de consensus au Congrès, le gouvernement américain a dû se résigner à se placer en situation de shutdown, à savoir la mise au chômage technique de plus de 800 000 fonctionnaires. Sont concernés les postes considérés comme "non indispensables "(les fonctions régaliennes -- justice, sécurité -- ainsi que la santé sont en très grande partie préservés).

Reste que selon Goldman Sachs, le shutdown coûtera environ huit milliards de dollars par semaine à l'économie américaine. Et selon le Financial Times, les coupes automatiques qui sont entrées en vigueur en mars dernier après les précédents échecs d'accords sur le budget ont coûté 240$ à chaque Américain.

Faut-il s'en inquiéter ?
Pas plus que cela, du moins à court terme. Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis sont paralysés par un shutdown (le dernier date de 1995) et, pour le moment, ce sont essentiellement les services publics qui sont concernés. D'ailleurs, le CAC 40 ouvrait même en légère hausse ce matin...

Le président américain, Bill Clinton (au centre), lors d'une rencontre avec le représentant républicain de Géorgie, Newt Gingrich (à gauche), et le leader républicain du Sénat, Bob Dole, le 31 décembre 1995, à Washington.

Aujourd'hui l'enjeu est plus concret: le Tea Party veut carrément démanteler la réforme fétiche d'un président Obama dans son dernier mandat. Les deux camps ne se parlent pas. John Boehner, leader républicain de la Chambre basse, ne contrôle pas ses troupes. L'économie américaine est bien plus fragile. Et le plafond de la dette publique doit absolument être relevé avant le 17 octobre, pour éviter un invraisemblable défaut de paiement du Trésor


Sans sous-estimer les conséquences économiques, et tout particulièrement si les fonctionnaires mis au chômage technique ne se voient pas payés de manière rétroactive, c'est plus le 17 octobre qui m'inquiète.

A cette date, une décision sur le relèvement du plafond de la dette devra être prise et comme l'ont prouvé les événements récents, républicains et démocrates vont encore avoir un mal fou à s'entendre. Sans accord entre les deux principaux partis, les Etats-Unis se trouveraient en situation de défaut de paiement sur leur dette.

"'Même si les Etats-Unis ne font défaut que brièvement, ce serait compris par les marchés comme le signe qu'on ne peut faire confiance au gouvernement pour rembourser son dû', souligne Millan Mulraine, du groupe financier canadien TD Securities, interrogé par DealBook, un blog financier du New York Times, cité par Le Monde.

"Et si on se souvient du soulagement que cela avait été lorsqu'un accord fut enfin trouvé, in extremis, le 31 décembre dernier (les indices s'étaient alors envolés), inutile de vous dire qu'en cas d'impasse, la chute pourrait être brutale",

Et effectivement, pour les Etats-Unis, la plus grande menace consisterait à perdre la confiance des marchés et tout particulièrement des acheteurs étrangers de bons du Trésor. L'enjeu est tel qu'il me semble assez improbable que le Congrès laisse advenir un défaut de paiement.

Qu'est-ce que cela signifie ?
Que nous entrons dans une nouvelle période de remous, encore exacerbée par un retour de flamme de la crise politique en Italie. Silvio Berlusconi, jamais en mal d'une idée saugrenue pour s'éviter la prison et la perte de son mandat de sénateur, a exigé non seulement la démission des 188 parlementaires de son parti (PDL) mais surtout celle des 5 ministres affilié au PDL et membres du gouvernement d'Enrico Letta (gauche). Si bien que l'actuel président du Conseil en est réduit à devoir demander un vote de confiance devant le Parlement.

Une instabilité politique dont se serait bien passée l'Italie, menacée par sa dette et dont le PIB a reculé pour la huitième fois consécutive en septembre et atteint -2,1% sur un an au deuxième trimestre...

Pour aller plus loin aujourd'hui : les banques européennes font encore parler d'elles... et l'Obamacare aussi !
- La nouvelle intervention probable de la BCE en faveur des banques européennes et des risques qu'elles représentent encore pour la stabilité européenne. : "Les prêts aux ménages et aux entreprises ont reculé de 2% en août, ce qui prouve que les banques ne jouent pas le jeu en termes de crédit malgré toutes les mises en garde et argent facile qu'elles ont eu afin de justement pouvoir continuer à prêter. Or à cause de leur inaction actuelle, il y a un réel danger de credit crunch".

signes de (légère) reprise en Europe : "La semaine dernière, je vous avais parlé de l'indice PMI Composite de la Zone euro qui, à 52,1, était au delà des attentes. J'y vois un léger signe d'amélioration parce que d'autres indicateurs vont dans le même sens : le climat de confiance des affaires en France est passé de 91 à 94.".

Le tout aussi léger recul du chômage dans la Zone euro (et ce pour la première fois depuis 2011) va dans le même sens.

Cependant, : "Ne nous gargarisons pas sur l'Europe, la croissance y reste très faible. Et il y a quelques problèmes qu'il ne faut pas oublier". Cf. l'Italie par l'exemple.

- Enfin, revient sur l'Obamacare... et son coût politique et social : "C'est là que la bataille pour -- ou contre -- Obamacare prend tout son sens. Il s'agit de distraire le public des vrais sujets d'inquiétude sociétaux comme le creusement abyssal des inégalitésou la mainmise des banques sur les grandes orientations fiscales et budgétaires.

Car une Amérique qui soustrait les plus riches à l'impôt s'enfonce dans le piège de la dette. C'est une Amérique encore plus dépendante de ceux qui la financent... et le même raisonnement vaut pour la classe moyenne qui ne parvient plus depuis longtemps à boucler ses fins de mois ou à financer des études pour la génération montante".

 En savoir plus :

La sortie du capitalisme ?

Journée du dépassement Terre

Jeux de pouvoirs

Un héros ordinaire

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE

Silence au pauvre !

Terrorisme d'État

 

 

04/08/2013

'Hommes Politiques" : une espèce a part ?

 

 

 

 

Le pouvoir corromp !!!

 

Coluche-la politique - YouTube sketch de coluche avec images en montage,un sketch mémorables et toujours d'actualité.

 

Les gens disent tout le temps : "Moi j'ai voté pour celui-là, et puis maintenant au lieu de foutre du pognon dans les écoles, il met du pognon dans les prisons !"
Hé ! dis donc, il y a un truc dont on est sûr quand on est ministre, c'est qu'on ne retournera pas à l'école, tandis qu'en prison...

Les politiciens mettent de l'argent dans les prisons et pas dans les écoles, parce que l'école ils sont sûr de pas y retourner...
♦ La moitié des hommes politiques sont bons à rien. Les autres sont prêt à tout

 

 Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi : Mis sur Facebook, mon blog

 

« Dieu a dit : “Je partage en deux, les richesauront de la nourriture, les pauvres de l’appétit.”  » de Coluche

« Hommepolitique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords.  » de Coluche Extrait du sketch Le Chômeur

 

"La Cour de cassation italienne a confirmé la condamnation à la prison de Berlusconi pour fraude fiscale dans l’affaire des transactions fictives de droits télévisés de son groupe Mediaset"

Les parlementaires du Peuple de la liberté (PDL), le parti de Berlusconi ont remis leurs démissions en signe de protestation contre cette condamnation -  la première en date alors qu'une une trentaine de procès lui ont été intentés depuis janvier 1996.

Cette décision fragilise la cohésion du  gouvernement de « grande coalition » gauche-droite constitué en avril entre le PDL et le Parti démocrate (PD) du président du Conseil, Enrico Letta. Au lendemain de sa condamnation, Berlusconi a réclamé de nouvelles élections :

Le 19 novembre 2005, Le pape Ratzinger et Berlusconi, à la fin d’un « échange d’opinions sur les rapports entre l’Église et l’État en Italie » réaffirmèrent « la volonté de collaboration des deux parties dans le cadre des Pactes du Latran ». ' (Association Carlo Giuliani) La collaboration ayant ici le parfum de l'argent qui n'a pas d'odeur

Le dossier Berlusconi (1/4) 

 ITALIE • Berlusconi : une condamnation historique
Au lendemain du verdict, les journaux italiens jubilent, s'indignent, ou encore constatent : pour la première fois, le Cavaliere n'est pas passé entre les mailles du filet.
Courrier international| Carole Lyon2 août 2013

 

 

 

VIDÉO - Alors que sa condamnation a été transmise vendredi au Sénat et la peine est entrée en vigueur, Silvio Berlusconi a demandé aux députés de sa formation de droite d'exiger une réforme de la justice ou de provoquer des élections législatives anticipées. Les parlementaires de son parti ont remis leur démission vendredi, en guise de soutien.

  Enrico Letta pratique la méthode Coué. Au lendemain de la décision de la Cour de cassation confirmant la peine de prison infligée à Silvio Berlusconi, le président du Conseil feint de croire qu'elle ne met pas en danger son gouvernement de coalition. «Ne pas aller de l'avant serait un délit», proclame-t-il, en appelant une fois de plus à dissocier l'action de l'exécutif du destin judiciaire du Cavaliere.

Cinq ministres du Peuple de la liberté (PDL) de Silvio Berlusconi cohabitent dans la coalition formée le 28 avril dernier aux côtés de neuf ministres démocrates et de deux ministres centristes. Une étincelle suffirait pour provoquer une déflagration qui compromettrait ses fragiles équilibres et mettrait à mal la stabilité politique de l'Italie. «La situation politique et financière du gouvernement reste précaire», relève le politologue Antonio Polito. L'historien Giovanni Orsina affirme que tous les ingrédients d'une «tempête parfaite» sont réunis.

Procédure d'exclusion du Sénat

. L'arrêt a été transmis vendredi matin au Sénat, dont Silvio Berlusconi fait partie depuis février. La peine de prison est immédiatement entrée en vigueur. Trois années sont amnistiées, le Cavaliere étant âgé de plus de 70 ans (il fêtera son 77e anniversaire le 29 septembre) et n'ayant jamais encore été condamné à une peine définitive.

Il lui reste un an à purger en résidence surveillée ou dans des travaux sociaux d'utilité publique. t.

Le PDL fait bloc autour de son leader. «Aucune sentence ne pourra lui retirer le leadership, l'estime et la confiance que des millions d'Italiens lui reconnaissent», affirme Renato Schifani. Le président des sénateurs du PDL avait réaffirmé que son parti «continuerait à se sentir lié par son engagement de soutenir le gouvernement Letta», indépendamment du destin judiciaire de son leader... Ce qui ne l'a pas empêché de recevoir les lettres de démissions des parlemetnaires de sa formation, qu'il comptait bien apporter au président vendredi soir en demandant «un retour à la justice».

Le Cavaliere dénonce «l'outrage»

Pierluigi Bersani. Guglielmo Epifani, Silvio Berlusconi, pour sa part, a réagi avec une extrême vivacité à «l'outrage» que lui a fait la Cour suprême. I


Le Cavaliere ne pourra plus se présenter aux élections

Silvio Berlusconi ne pourra plus jamais se présenter à des élections législatives. C'est la conséquence la condamnation confirmée jeudi soir par la Cour de cassation. En vertu d'un décret anticorruption adopté en décembre 1992, quiconque a été condamné à une peine définitive de prison ne peut se faire élire au Sénat ou à la Chambre des députés avant six ans. Le Cavaliere ayant bientôt 77 ans, il ne pourra revenir au Parlement avant… 83 ans.

En outre, il devra restituer ses deux passeports dès que sa déchéance parlementaire aura été prononcée: celui délivré par le ministère de l'Intérieur et celui, diplomatique, qui lui a été remis par le ministère des Affaires étrangères quand il dirigeait le gouvernement.

Le tribunal pénal de Milan a un mois pour fixer la nouvelle période d'inéligibilité qui lui sera infligée - entre un et trois ans, en vertu de l'arrêt de cassation.

Partager cet article :L'anomalie italienne qui devient laboratoire "

Il est un fait que nul ne conteste. Berlusconi doit sa longévité à la faiblesse de la gauche.

 Aujourd’hui affaibli dans l’opinion, contredit dans ses propres rangs, l’opposition ne représente pas une menace directe pour lui. La preuve, la mobilisation du Parti Démocrate dans les rues de Rome n’a suscité aucun commentaire de sa part. Berlusconi a passé son week end à taper sur Casini et Fini, les traitres qui veulent pactiser avec le diable.

En général, la crise d’un exécutif profite toujours à l’opposition qui représente de facto une alternative. En Italie, la baisse de la popularité de Berlusconi est nette dans tous les sondages d’opinion. Mais sur le graphique, la courbe qui mesure l’audience de la gauche suit le même tracé. Ce n’est donc pas la crise de la majorité, mais le malaise d’un système politique, d’une démocratie balbutiée.

Le dossier Berlusconi (1/4) - YouTube

Silvio Berlusconi - Forza italia documentaire - Vidéo Dailymotion

Documentaire sur Berlusconi : L'"Anomalie italienne" - Forum

  

 

ESPAGNE • "Mariano Rajoy piégé par Mariano Rajoy"
Le Premier ministre espagnol s'est exprimé pour la première fois le 1er aout devant les députés. Un événement attendu par les Espagnols et la presse, qui voulaient savoir ce qu'il avait à dire sur les accusations de financement illégal qui pèsent sur lui.
Courrier international
| Camilo Moreno2 août 2013|Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, après avoir donné sa version des faits sur le cas Bárcenas à Madrid, le 1er août.  
 
Cela faisait plusieurs semaines que l'Espagne voulait entendre son Premier ministre s'expliquer. Le pays s'interrogeait notamment sur sa relation avec Luis Bárcenas, l'ancien trésorier du Parti populaire (PP) et ami présumé du chef du gouvernement. Rajoy est accusé d'avoir reçu des sommes d'argent en liquide par Bárcenas. Sans surprise, le Premier ministre a nié avoir reçu de l'argent de manière illicite et affirmé qu'il ne démissionnerait pas de sa fonction.

 


Ceux qui mènent campagne pour l'inscription sur les listes électorales, de l'UMP au NPA, eux, invitent les gens à voter EN SOI, donc prennent le risque de faire passer des gens du statut d'abstentionniste à celui d'électeur lepéniste...

Quand aux faux revolutionnaires d extreme gauche je citerai la revue Ni Patrie Ni Frontière : « J'avais cru comprendre que les révolutionnaires souhaitaient faire vivre et prospérer d'autres structures que le Parlement : conseils de quartiers... et d'usine, commissions de travailleurs, associations de locataires, de paysans producteurs, et j'en passe. Pourquoi passer cet aspect essentiel sous la table ? Parce qu'il est utopique dans la situation actuelle ? Franchement pas plus utopique que de réclamer « l'interdiction des licenciements », « la levée du secret bancaire », l'« ouverture des livres de comptes » et autres mesures totalement impossibles à imposer sans une situation pré-révolutionnaire. »Afficher la suite
 

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Berlusconi - Affaire Mondadori. http://www.youtube.com/watch?v=eMlH30Cb65A il caso mondadori tratto da un documentario francese

Silvio Berlusconi - Le avventure di Pinocchio  

berlusconi e la mafia 1° parte   : partie 2, partie 3, partie 4

Paolo Borsellino - L'intervista nascosta video completo  

 
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