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14/12/2015

Recul du Front de gauche, influence des néoréacs

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Yves Velter. – « Gaze of Solitude » (Regard de solitude), 2010

 

 Dans un premier temps, je tiens a montré comment l'Etat est un garant du système capitaliste par les deux poids, deux mesures permettant aux système financier ( la colonne vertébrale du système capitaliste de fonctionner ( plan de relance budgétaire, casse sociale et émission de monnaie fiduciaire)
 

 

 

Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux cf "Le grand bond en arrière 

Jacques Munier

réac
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Daniel Linden

la publication de Hervé Falcetta.

 

Déroulède nous voilà...

 
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Je ne doute pas une seconde que ce soit juste un tweet et qu'en vrai il a pas dit ça, que c'est déformé et que de toute façon c'est une question mineure et qu'il faut pas diviser parce-que la citadelle assiégée par tous ses ennemis de l'intérieur et de l'extérieur faut la défendre coûte que coûte parce-qu'il en va de l'avenir de la révolution.

 
"Bien d'accord avec cet article.

J'ai de plus en plus de mal avec le patriotisme de Mélenchon, il n'y presque plus que des drapeaux français en meeting, délaisser l'Internationale pour beugler à la place la Marseillaise, les propos xénophobes sur les "travailleurs détachés" qui seraient responsables des malheurs des Français ... Le côté débile anti-allemand de Mélenchon etc il y a vraiment une ligne idéologique.
Et il y a un côté vachement Gourou secte dans France Insoumise et chez les militants, assez flippant, où Mélenchon est incriticable et où tout le monde le suit systématiquement, comme une sorte de Grand Leader homme providentiel.

Du moment du Front De Gauche, Parti de Gauche etc, ça me semblait vachement moins nationaliste."

Mélenchon : un patriote professionnel JOURNAL.LUTTE-OUVRIERE.ORG

 

Des propositions communes avec le FN. Mettre le peuple en avant permet de transcender les clivages politiques et de dissoudre les étiquettes droite/gauche. Marine Le Pen applique cette méthode avec succès depuis des années, Jean-Luc Mélenchon s’y est converti sur le tard. Je ne dis pas que Jean-Luc Mélenchon est "égal" à Marine le Pen. Il n’est pas xénophobe, il ne vient pas de l’extrême-droite, mais il joue le peuple d’abord comme Marine Le Pen. Au point d’ailleurs que l’on retrouve des propositions communes chez l’un et chez l’autre, sur la retraite à 60 ans, la défense des services publics, le protectionnisme et l’europhobie.

POLITIQUE - Ancien ministre de Lionel Jospin, fondateur du Parti de gauche, soutenu par le parti communiste, Jean-Luc Mélenchon est un homme venu de la gauche mais dont la campagne dérive vers le...

 

Journal du net > Economie > Actualité > Hollande fait les yeux doux à des investisseurs mondiaux encore sceptiques

Lucas : Est-ce que la défaite des partis de gauche vient du fait qu'ils ne considèrent pas la mondialisation comme une chance de moderniser le système mais comme un ennemi des acquis sociaux ? source "Le projet social-démocrate est historiquement achevé"Laurent Bouvet, professeur de science politique à l'université de Nice, le mardi 29 septembre 2009 Le Monde.fr |

Laurent Bouvet : Oui et non. Oui parce qu'ils n'ont pas pris en compte totalement les chances qu'offrait la mondialisation, en particulier aux pays du Sud, pour lesquels la mondialisation a permis de sortir du sous-développement. Non parce qu'il y a eu aussi de la part des partis de la gauche de gouvernement une adaptation à la mondialisation qu'on leur a beaucoup reprochée. Il est difficile de leur reprocher à la fois cette adaptation et de leur dire qu'ils ne se sont pas assez adaptés.

David_Miodownick : De quelle crise de la social-démocratie parle-t-on ?

Laurent Bouvet : La crise de la social-démocratie est une triple crise. La social-démocratie est en crise parce que, d'une certaine manière, elle a réalisé son projet historique, c'est-à-dire la mise en place de l'Etat-providence et d'une forme d'économie sociale de marché dans tous les pays où elle a exercé le pouvoir. Son programme est achevé historiquement. Elle a aussi réussi en ce qu'elle a survécu au communisme, qui était l'autre grande voie vers la réalisation du socialisme. Donc la social-démocratie ou le socialisme démocratique est le vainqueur du combat historique engagé après la Révolution de 1917 contre la version révolutionnaire du socialisme.
Mais là aussi, la perte de cet ennemi intime a conduit la social-démocratie à se retrouver seule face au capitalisme et au libéralisme. Et la troisième crise de la social-démocratie, c'est qu'elle a échoué face au libéralisme et au capitalisme, soit parce qu'elle n'a pas su leur résister, soit parce qu'elle en a délibérément épousé les contours. C'est ce qu'on appelle le social-libéralisme. Donc la crise est profonde, elle n'est pas simplement conjoncturelle.

Jasmin : La gauche fonctionne un peu comme la tectonique des plaques : une partie (celle qui n'est qu'un gentil accompagnateur du libéralisme) se fond dans la droite et une autre partie resurgit à gauche. Si cette vue est juste, combien de temps, à votre avis, peut prendre l'arrivée d'une gauche à gauche ?

Laurent Bouvet : La gauche à gauche ou gauche de la gauche existe d'ores et déjà. Et elle a existé historiquement sous diverses formes. La question de la séparation de la gauche de gouvernement entre deux branches, une qui serait convertie au social-libéralisme et l'autre qui rejoindrait la gauche de la gauche, est un scénario tout à fait improbable.
En effet, il continue d'y avoir de la place pour une gauche de gouvernement à gauche, qui s'oppose à une droite qui a elle-même durci son discours, notamment sur les questions de sécurité, même si cette droite a réussi à capter une partie des thématiques de la gauche du point de vue économique et social. Cette captation n'est qu'une stratégie de court terme, comme le montre aujourd'hui l'évolution des gouvernements de droite conservatrice en Europe, en France, et sans doute bientôt en Allemagne. La gauche de gouvernement a donc toujours un espace, à la condition qu'elle sache le reconstruire du point de vue du projet.

Damien : Die Linke en Allemagne et le Front de gauche-PCF-NPA en France, même combat ?

Laurent Bouvet : Oui, c'est au moins le désir des dirigeants du Front de gauche en France, notamment Jean-Luc Mélenchon. Sans doute aussi d'une partie des communistes français. Il n'est pas totalement sûr que ce soit la volonté du NPA, notamment d'Olivier Besancenot. Sur le fond, la situation française à la gauche de la gauche est beaucoup plus compliquée et diverse qu'en Allemagne, à la fois parce qu'il n'y a pas un leader comme peut l'être Oskar Lafontaine et parce que les composantes qu'il faudrait réunir pour former une sortie de Die Linke à la française sont issues de traditions très différentes : communistes, socialistes, trotskistes. Des traditions qui, de surcroît, ne peuvent continuer d'exister dans le système français qu'à la condition de présenter un candidat à l'élection présidentielle.
Donc ces trois forces peuvent s'unir pour des élections locales, mais pas pour une élection majeure.

Un vent d'hiver souffle sur la vie intellectuelle française depuis quelques années. Il vient de loin, mais porte à de nouveaux combats, hier encore improbables : contre la culture de masse, contre les droits de l'homme, contre 68, contre le féminisme, contre l'antiracisme, contre l'islam... Les nouveaux réactionnaires, grands artificiers de cette levée générale des tabous, déploient leur offensive sur deux fronts - les deux pôles de la culture politique française qui prônent une «société ouverte» : la gauche égalitaire et la droite libérale. Au cœur de cette nouvelle synthèse idéologique de combat, flotte le fantôme d'une politique héroïque qui menace la démocratie.

Cette enquête serrée et touffue dans la bibliothèque des nouveaux réactionnaires est une invitation pressante à prendre ses responsabilités dans un espace public intellectuel qui ne se porte pas si bien. Présentation de l’éditeur

JEAN-PAUL PELISSIER © REUTERS

 

Un fait est resté dans l’angle mort des commentaires toute la semaine passée : le score médiocre du Front de gauche au premier tour des régionales

 

C’est qu’il n’était pas facile à établir au niveau national, tant ses alliances ou celles de ses composantes ont été différentes selon les régions… Parti communiste seul, Front de gauche rassemblé, Parti de gauche allié à Europe Ecologie-Les Verts, Front de gauche et écologistes sous la même bannière : les combinaisons étaient multiples. « Nous sommes incapables nationalement de proposer une alternative crédible, déplorait alors dans Le Monde Eric Coquerel, du PG et tête de liste à Paris. Le FN se présente partout avec la même étiquette et la photo de Marine Le Pen. Nous, nous avons des noms différents et des accords à géométrie variable. » Aujourd’hui, deux anciens militants du Front de gauche reviennent dansLibération sur le recul de la coalition de la gauche de la gauche, qu’ils désignent comme un « cartel électoral sans cohérence politique forte » et qui « n’a sans doute jamais réussi à se positionner clairement dans l’espace politique ». Sylvie Aebisher et Fabien Marcot soulignent que « les critiques les plus radicales des renoncements du gouvernement Hollande n’empêchent pas l’appel systématique et illisible à se rassembler autour du PS au second tour » et que les classes populaires se sont largement abstenues au premier tour parce qu’elles ne se sentent plus représentées par la gauche. « Alors que les alternances se suivent et se ressemblent – martèlent-ils – alors que le Parti socialiste comme l’UMP appliquent, tour à tour, les mêmes politiques d’austérité, alors que le chômage et la précarité continuent d’augmenter, alors que, plus que jamais, il y a besoin d’une alternative, le Front de gauche n’a pas su l’incarner. » Car – je cite encore : « les mots, les slogans, jamais remis en cause et répétés en boucle entre convaincus, ne parlent plus à personne ».

 

C’est sans doute aussi un effet collatéral du « grand retournement intellectuel » que vit notre époque

 

C’est Pierre Rosanvallon qui utilise l’expression à la mode pour justifier sa décision de rééditer le pamphlet de Daniel Lindenberg sur « les nouveaux réactionnaires », une nouvelle édition du Rappel à l’ordre – on s’en doute – augmentée… Car ceux qui lors de sa parution en 2002 avaient protesté d’être qualifiés de néoréactionnaires s’en félicitent aujourd’hui ouvertement. Dans la longue interview qu’il a donnée au Point, Daniel Lindenberg rappelle que « depuis Barrès, des gens contestent la démocratie en se parant des couleurs du non-conformisme. D’où le succès des néoréactionnaires, qui se sont longtemps présentés comme des dissidents et des persécutés… Or ils sont partout. » « Cela me fait doucement rire – ajoute-t-il – quand ces intellectuels pourfendent le politiquement correct, dont ils sont aujourd’hui la plus belle illustration. Sur l’immigration, le féminisme, les droits de l’homme, ils ont gagné ! » Et de relever que, si en 2002 Jean-Marie Le Pen ne s’intéressait pas à eux, ce n’est pas le cas de ses héritiers. Pascal Bruckner, qui figure dans ce qu’Elisabeth Lévy avait finement désigné comme la « liste de Lindenberg », livre son diagnostic dans les mêmes pages du Point. Selon lui le succès du FN s’explique par sa capacité « à porter le discours de la plainte ». Mais qui a relayé sur tous les tons et toutes les ondes la pauvre rengaine du déclin ?

 

Dans Le Monde, Ariane Chemin a mené l’enquête sur le sulfureux Patrick Buisson

 

L’ex-éminence grise de Sarkozy, qui lui a inspiré le tournant de la « droite décomplexée » pour siphonner le FN avec le succès que l’on sait, gravite dans une constellation peu reluisante où il s’emploie à répandre ce que Marine Le Pen elle-même appelle sa « contagion ». L’enquête d’Ariane Chemin sur ce personnage qui aime rester dans l’ombre pour exercer son influence est édifiante. « De cet ancien directeur de la rédaction de Minute, dont la France sidérée a découvert la manie d’enregistrer les conversations les plus sensibles, il n’existe que de rares images » rappelle-t-elle. Son enquête détaillée projette une lumière crue sur les obsessions obsidionales et les réseaux mouvants de l’idéologue, une chronique de coups fourrés et de coups bas qui donne une idée de la conception nauséabonde de la politique dans ces cercles confinés.

 

Jacques Munier

 

Daniel Lindenberg : Le Rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires (Seuil, La République des idées)

 

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 Selon Yannis Youlountas  La rumeur courait depuis deux semaines. Tsipras vient de confirmer les législatives anticipées. Du 20 août au 20 septembre, cela fait un mois de préparation seulement, le minimum prévu par la constitution. Dans quel but TSIPRAS CHERCHE À PRENDRE DE VITESSE LA CRÉATION DU "FRONT DU OXI". Une coalition qui est sur le point de rassembler : - des membres de l'aile gauche de Syriza, parmi lesquels Panagiotis Lafazanis (animateur de la plateforme de gauche, ancien ministre de l'énergie démissionné par Tsipras, et ancien insurgé de Polytechnique contre la dictature des Colonels), [ 349 more words. ] 

 

 Permalien de l'image intégrée

 

Réaction de Manolis Glézos* dans le "Journal des rédacteurs" (extrait) suite à l'annonce d'Alexis Tsipras de provoquer des élections au plus vite :

 

"L'objectif de Tsipras est évident : consolider la soumission aux créanciers et à l'oligarchie. En réaction, tous les fondateurs de SYRIZA, mais aussi tous ceux qui ne tiennent pas à la répétition d'un nouveau Liban sont appelés à former un Front de Résistance uni, populaire, pour stopper au plus vite l'hémorragie imposée à notre peuple et mettre un terme à la destruction du pays. Le peuple est le seul compétent, à juger ce qui se passe et à décider de son avenir."

* cofondateur de Syriza, membre de la plateforme de gauche, figure de la résistance au nazisme et à la dictature des Colonels, initiateur d'expériences de démocratie directe à Naxos. n

Citation de Yannis :VERS UN CAMOUFLET POUR TSIPRAS ET LES DIRIGEANTS EUROPÉENS ?

En effet, beaucoup des antennes locales de Syriza en Grèce et ailleurs semblent en train de basculer en faveur du mouvement en train de naître ("unité populaire", surnommé "front du OXI" ou "front anti-mémorandum"). La surprise pourrait s'avérer énorme pour l'aile droite de Syriza et les créanciers.

Par exemple, du côté de Syriza-France, Vangelis Goulas a fait son choix :
https://grecefranceresistance.wordpress.com/…/vangelis-gou…/

François Asselineau: «Vous connaissez l'UPR?», par Usul

A suivre...

 La social-démocratie classique (projet historique, modèle économique et social, voie démocratique vers le socialisme) agonise, en effet. Elle est aujourd'hui dépassée. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de place pour une gauche de gouvernement responsable et opposée à un modèle de droite conservatrice.On l'a vu encore à l'occasion de la réélection de Barroso à la tête de la Commission européenne. Elle s'est faite avec une partie des voix socialistes au Parlement européen.
La possibilité de dépasser les contradictions nationales et de contrecarrer le risque d'une division entre aile gauche et aile droite de la social-démocratie tient sans doute à la fois à l'élaboration d'un projet de reconquête des couches populaires et à une conversion réelle et profonde au défi écologique.

Une critique anarchiste de la situation. Très intéressante également.

COLLECTIF LIBERTAIRE EMMA GOLDMAN : "PISTOLET SUR LA TEMPE OU LIMITE D'UN SYSTÈME ?"

Extrait :

"Sans être en mesure de s’allier aux milieux financiers, les partis sociaux-démocrates n’ont ni ressources ni visibilité et sont forcés de s’approprier les mouvements sociaux, qui passent normalement par les grèves, les sabotages et les occupations. Ils s’attribuent le mérite de céder aux revendications des groupes militants, comme le Parti Québécois a fait au Printemps 2012 et comme Syriza s’accapare la lutte sociale grecque. Dans tous les cas, ces partis divisent les militants entre « bons » et « mauvais » afin de pousser non pas vers la victoire finale contre l’oppression, mais un compromis impossible avec cette dernière.

Ces partis souffrent toutefois d’une profonde contradiction : En pacifiant les mouvements sociaux, ils se coupent de leur base électorale et doivent ainsi, pour atteindre ou conserver le pouvoir, se travestir et s’allier à une frange de la bourgeoisie, renonçant ainsi à leurs promesses au profit de riches individus. En se pliant à leurs demandes, ils cessent immédiatement de défendre les travailleurs/travailleuses et défendent ainsi le capitalisme et ce qu’ils appellent « la démocratie » bourgeoise. S’ils n’arrivent pas à se plier suffisamment aux caprices des riches, ces derniers étouffent l’économie du pays. Dans les deux cas, la population se sent trahie et peut tomber dans un sentiment d’impuissance politique ou se tourner vers le fascisme."

Texte intégral ici :
http://ucl-saguenay.blogspot.ca/2015/07/grece-syriza-pist...
merci à Elisabeth Guillaume

L'opposition au capitalisme et aux attaques libérales ne peut relever de la seule action des organisations d'extrême gauche, aussi dynamiques soient-elles. L'ambition de construire un front social, véritable opposition extraparlementaire et alternative aux gauches gestionnaires et institutionnelles, reste donc de mise.
 
Mais Alternative libertaire ne représente pas, à elle seule, une force d'entraînement suffisante pour faire aboutir ce projet. Le projet d'un front social peut séduire un certain nombre de militant(e)s et d'organisations - y compris qui ne sont pas explicitement révolutionnaires - à la recherche d'une alternative qui ne soit pas électoraliste. A contrario, d'autres courants combattront une telle démarche, dans laquelle ils verront à juste titre une concrétisation de l'autonomie du mouvement social, dans la droite lignée de la Charte d'Amiens qui, au début du 20e siècle, faisait du mouvement syndical un acteur politique à part entière, concurrent du socialisme parlementaire.
 
La social-démocratie fossoyeur des luttes
Parti socialiste : l'éternel retour
Le Parti communiste en sursis
Les Verts
Un outsider : les Alternatifs
L'extrême gauche trotskiste divisée
Invariance de LO et du PT
La LCR d'un tropisme à l'autre
Un cours nouveau chez les libertaires
Débattre des orientations stratégiques
La Fédération anarchiste entre mutation et éclatement
La coopération avec No Pasaran et l'OLS
Relancer le débat, avancer d'un même pas
L'alternance ne fait pas rêver
Dialectique entre Front social et organisation politique

A lire 130. La stratégie de Front social, un point de ralliementALTERNATIVELIBERTAIRE.ORG

 

 

Thème(s) : Idées| Parti Politique| Presse Ecrite| Front de gauche

Les mauvaises raisons de la baisse du chômage
Par Guillaume Duval
Le taux de chômage a légèrement baissé au dernier trimestre 2013, d'après l'Insee. Hélas ce n’est pas lié à une dynamique retrouvée de l’emploi mais surtout à la baisse du taux d’activité, c’est-à-dire la part des 15-64 ans qui occupe ou recherche un emploi. > Lire la suite

L'inépuisable controverse sur "le" chiffre du chômage
Par Jacques Freyssinet
Inverser la courbe du chômage, mais laquelle ? D'après l'Insee, le taux de chômage a baissé, d'après Pôle emploi il a augmenté. La mesure du chômage ne fait pas consensus et deux sources se concurrencent. > Lire la suite.

À lire aussi

Recul du Front de gauche, influence des néoréacs 14.12.2015 - 06:40

Front de gauche : merci pour ces élections ! Par Fabien Marcot , Ancien militant du Front de gauche et Sylvie Aebischer, ancienne militante du Front de gauche

LEMONDE.FR

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Sources

Y.Y.

 http://blogyy.net

http://jeluttedoncjesuis.net
https://www.facebook.com/pages/Je-lutte-donc-je-suis/1590195614532653

La crise. Quelle crise ?

Travail Chômage Économie Politique Migrations Parti politiqueSocial-démocratie Mouvement de contestation

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Le chômage a une histoire 1981 2001 Gilles Balbastre 2 de 2 Le ..., Le chomage a une histoire - YouTube , La crise au pays des merveilles : Docs ad Hoc : La crise au pays des merveilles - Vidéo Dailymotion, Le chômage explose, le capitalisme en a besoin, C'est les Grecs qu'on assassine...., Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !, Manager de transition, un bien joli métier, Situation du travail en France , Europe : l’insurrection qui vient ? Tous rebelles?

07/03/2013

Chavisme et anarchisme aujourd’hui

contre chavez :article du journal libertario
par Flores Magon, mardi 21 août 2012, 14:02 ·
 

Chavisme et anarchisme aujourd’hui

Hugo Chavez parle de socialisme, souveraineté populaire, participation. Pourquoi être en désaccord si ceci correspond à l’idéal anarchiste ?

Les diatribes de Chavez sont très fournies. Mais lui-même a réitéré qu’il ne fallait pas se fier à ce qu’il faisait ou disait. Ainsi, son "socialisme du XXIéme siècle" dans les faits n’a pas dépassé le simple paternalisme et capitalisme d’Etat, avec comme base l’abondance de la rente pétrolière. La souveraineté populaire est la souveraineté d’une élite de militaires, d’entreprises transnationales et de la "bourgeoisie populaire" naissante. Il suffit de voir la récente concession de pouvoirs extraordinaires à la Présidence, ou la façon dont on raille les alliés qui ont exprimé des réserves face à la décision de construire un parti officiel unique, pour avoir une idée de ce que le "Comandante " entend par participation. Dans l’anarchisme, on n’accepte pas de leadership permanent et omnipotent, sinon uniquement ceux qui sont constamment authentifiés par ceux que, dans une circonstance particulière, ils représentent ; et ceci est l’expression de la souveraineté et de la participation. Le processus [au Venezuéla] ne montre ni d’une manière ou d’une autre que l’on s’éloigne du pouvoir hiérarchique et de l’Etat.

L’intention proclamée du gouvernement est de faire une révolution pacifique et démocratique. Pourquoi ne pas attendre que la révolution s’approfondisse pour émettre des jugements sur le processus ?

Chavez parle de révolution, mais sa parole n’est pas suffisante pour croire qu’il la fasse et qu’il doive être soutenu. Trop de tyrans et de démagogues sur ce continent ont dit la même chose, sans qu’il y ait des raisons de les soutenir. Dans notre cas, il y a une "révolution" dans le sens que notre mode de vie a été désarticulé dans beaucoup de sens, mais ce que nous voyons de construction ne nous incline pas à le soutenir. Permettre sa consolidation c’est rendre les choses plus difficiles à changer, parce que les changements que les anarchistes proposent vont dans une direction très différente de celle prise par le "processus", qui avec plus de 8 ans à la barre se montre plein d’autoritarisme, bureaucratiquement inefficace, infecté par la corruption de manière structurale, avec des orientations, des personnes, des attitudes que nous ne pouvons pas soutenir.

Même si son projet n’est pas libertaire, le chavisme appelle à se confronter à l’oligarchie et à l’impérialisme. Pourquoi ne pas établir des relations stratégiques avec eux et plus tard, une fois détrôné l’oligarchie et l’agression impérialiste, essayer de faire la révolution anarchiste ?

Les alliances stratégiques sont un mode d’action politique pour gagner le contrôle de l’Etat par un groupe d’alliés, alors que nous, les anarchistes, cherchons à dissoudre l’Etat grâce à la participation de toutes-tous. L’échec de ce qui s’appelle réaction et oligarchie (sobriquets avec des vues clairement propagandistes) servira uniquement à consolider à l’intérieur du pouvoir ceux qui gagnent, ceux qui nécessairement formeront la nouvelle oligarchie parce que ainsi l’impose la logique étatique, comme il s’est produit en URSS, Chine ou Cuba. Ceci rendra la révolution anarchiste plus difficile et l’Espagne de 1936 fut un bon exemple. Il est aussi inexact d’identifier le projet chaviste comme étant en opposition au coup d’Etat, alors que son but original était de faire un coup d’Etat militaire, et qu’il se targue constamment dans son identification avec le langage et les pratiques de caserne. La lutte contre le gouvernement de la minorité (oligarchie) à l’intérieur des régimes étatiques se réduit à remplacer quelques-uns par quelques autres. En ce qui concerne le combat contre l’impérialisme, si nous prêtons attention à ce qu’ils proposent et appliquent en matière de pétrole, de minerai, d’agriculture, d’industrie, de plan de travail etc., ils semblent rester les valets de l’Empire et non ses ennemis (Pour plus de détails sur les axes stratégiques face au capital transnational et aux intérêts impérialistes, voir les publications du "El libertario" www.nodo50.org/ellibertario- en espagnol).

Maintenant, le gouvernement vénézuélien annonce une explosion du pouvoir communal, avec l’implantation massive et sécession de pouvoir aux Conseils Communaux, organisations communautaires et horizontales de participation populaire. Les anarchistes soutiennent ces structures de base ?

Ce que nous commençons à voir de l’instauration et du fonctionnement des conseils communaux indique que son existence et sa capacité d’action dépendront de sa loyauté à l’appareil gouvernemental, lequel s’assure en laissant aux mains du Président la faculté juridique d’approuver ou non les dites organisations, comme le décrit la loi correspondante. Dans ce cadre, il y a des expériences au Venezuela, ou tant de groupements de base (comme les syndicats sans aller plus loin) ressemblent aux tramways, qui reçoivent le courant depuis le haut. Certainement, il y a des tentatives pour un réel groupement du bas vers le haut, et ceci a lieu dans le cadre du voisinage, ouvriers, paysans, indigènes, écologistes, étudiants, culturels, etc. malgré qu’ils ne comptent pas sur la sympathie officielle. Il nous semble que la soumission légale, fonctionnelle et financière des conseils communaux devant le pouvoir étatique sera un sévère obstacle pour servir de base à un mouvement autonome. Ceci vaut aussi pour l’annonce de conseils de travailleurs pour les entreprises, dans lesquels on entrevoit un moyen d’annuler un syndicat indépendant.

Pourquoi les anarchistes critiquent-ils la Force Armée Vénézuélienne- d’origine clairement populaire et nationaliste- et sa capacité à soutenir un projet révolutionnaire ?

Dans tout armée moderne, depuis l’Europe du XVII et XVIIIéme siècle jusqu’à l’Amérique Latine d’aujourd’hui, le gros des troupes est recruté dans les secteurs populaires. Mais à part l’origine sociale de la majorité des intégrés, la raison d’être de l’armée est la défense d’une structure de pouvoir et de ses détenteurs, c’est pour ça qu’elle ne pourra jamais soutenir une révolution en faveur des opprimés. Au mieux, on changera une personne par une autre et quelques règles de la structure du pouvoir, mais on ne l’éliminera pas parce que le commandement et l’obéissance sont son essence. C’est pourquoi nous ne soutenons aucune armée, police ou privilégiés qui peuvent utiliser à leur avantage la force ou les armes contre d’autres gens. Le nationalisme n’est pas une position que l’anarchisme approuve, parce qu’il implique de circonscrire les intérêts de certaines personnes, enfermées artificiellement par un Etat dans un certain territoire-nation, lesquelles se considèrent différentes et même supérieures aux autres. Nous sommes ennemis de tous type de privilèges pour cause de naissance, de race, de culture, de religion ou de lieu d’origine. De plus, l’histoire néfaste de la structure militaire vénézuélienne parle d’elle même : institutionnalisée par le tyran Gomez pour liquider les aspirations fédérales régionales ; consolidée dans sa vocation répressive durant la lutte contre l’insurrection de gauche durant les années 60 ; et exécutante du massacre de février 1986.

Au cas où, les anarchistes vénézuéliens seraient "décharnés" (surnom par lequel le chavisme fait allusion à ses opposants) et, pour cela, supportent l’opposition social-démocrate et de droite ?

"Décharnés" est une qualification nettement médiatique, dépréciée dans son usage politique officiel et avec des aires de consigne, car personne ne dit qui l’on nomme ainsi. Mais si, dans tous les cas, on veut désigner par ce terme ceux qui n’acceptent pas de faillir à leur liberté et leur autonomie pour se soumettre à l’imposition autoritaire d’une personne, d’un parti, d’une idéologie, nous le sommes. Par contre, si par cela on veut dire que nous appuyons des courants identifiés comme le libéralisme économique, la dévaluation quasi-raciste des élites jusqu’aux majorités, l’escroquerie de la démocratie représentative ou le retour à des formes d’organisation socio-politiques dépassées par l’histoire, nous ne le sommes pas. De fait, nous n’appuyons pas le régime de Chavez ni ses contre-attaquants électoraux ; nous pouvons être d’accord avec quelques actions des uns et des autres, avec quelques déclarations des uns et des autres, mais fondamentalement, nous critiquons la majorité des faits et des discours des uns et des autres. Nous répudions la frustration répétée des espérances des gens qui ont soutenu Chavez, mais nous refusons de confirmer les manoeuvres politiciennes du troupeau d’opportunistes qui se prétendent être l’opposition institutionnelle. Et surtout, nous ne pouvons pas, pour des raisons de principe, soutenir ceux qui fondent la recherche d’une vie meilleure dans un quelconque type de subordination des gens à la hiérarchie étatique, comme le prétendent les deux camps.

  Quelle est votre proposition pour transformer positivement la réalité vénézuélienne actuelle ?

Notre lutte n’est pas conjoncturelle ou de circonstance, c’est pour une nouvelle société que nous devons opter pour la vie collective et individuelle. C’est la lutte pour l’existence d’une société sans classe, laquelle est indubitablement véhiculée, pour l’anarchisme, par l’abolition de l’Etat. Pour cette raison, selon notre critère, l’authenticité de n’importe quelle révolution doit être faite par la réelle et effective liquidation - depuis l’instant même où il se produit - de l’appareil étatique et de tout pouvoir hiérarchique. Nous ne cessons d’insister sur l’exigence de commencer la liquidation de l’Etat avec, et non après, la démolition de la structure classique de la société. La révolution nous l’entendons non comme conquête de l’Etat mais comme la suppression de celui-ci. Dans ce sens, nous croyons en la prise de possession, directement par les travailleurs, de la terre et des moyens de production, en incluant la nécessité de défendre par n’importe quelle voie, comme l’expropriation, ou plutôt, la restitution de toute la richesse à ceux qui en sont les légitimes propriétaires, ceux qui l’ont créée. Nous soutenons donc qu’une proposition positive pour l’actuelle réalité vénézuélienne se réalise par la promotion de l’autonomie des mouvements sociaux du pays, puisqu’en eux se trouve l’espace de tension nécessaire pour le déroulement et l’influence des principes de base de l’idéal anarchiste : action directe, autogestion, liberté et égalité dans la solidarité.

 Chavez, fin d’un caudillo

Le président du Venezuela est mort, la gauche latino-américaine et européenne pleure son modèle, celui qui prétendait réaliser un « socialisme du XXIe siècle » et qui, en réalité, a surtout cherché à bâtir un capitalisme national, main dans la main avec un patronat patriote. S’il a mis la rente pétrolière au service des programmes sociaux, le régime chaviste a, pour le reste, toujours étranglé toute voix dissidente sur sa gauche, toute manifestation d’un mouvement social autonome. Chavez était un caudillo, dans la tradition latino-américaine : un leader charismatique porté par les masses. C’est l’occasion de relire ce qu’Alternative libertaire a écrit à son sujet :

- « Venezuela : Les deux visages du chavisme », dans les pages International de janvier 2007.
- « 1992 : Chávez, du putschiste au caudillo », les pages Histoire de février 2012.

présentation du groupe  :

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