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22.01.2012

Interviews de la sorti de l’Allemagne de la zone euro

Cher lecteurs/lectrice,

Je tiens a communiquer sur les derniers informations a propos de la crise institutionnalisée : la sorti de l’Allemagne de la zone euro si les casses budgétaires ne sont pas mis suffisamment vite en place. Le patronat allemand est-il en train de lâcher l'euro ? | Atlantico ( google) la tribune : Pour les patrons allemands, "la France est devenue un facteur de risque à prendre très au sérieux. : « Jusqu'ici le lien entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy a tenu mais une fois Sarkozy réélu cela va se rompre et dès l'été prochain nous aurons une situation encore plus grave qu'aujourd'hui, la France étant le prochain domino alors que nous n'aurons pas même résolu le cas italien ».  Les créanciers de la dette, Zone euro : nous sommes à un tournant!

CHANGER D'ECONOMIE  - Indigné : « Apparemment ils n'ont toujours aucune idée d'où ils se trouvent... ou d'où ils vont. Le capitalisme continue toujours ses ravages dans le monde en essayant de récupérer des opportunités vers l'Asie, tout en réduisant et imposant faisant des économies d'échelles, des OPA, en mettant des plans de rigueurs qui ne règlent rien. : Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89 », Source :Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, Notre dépendance absolue...,Texte complet de la lettre... . La pression des industriels allemands font pression pour plus de rigueurs.

Un pavé dans la mare...
« C'est comme cela que je qualifierais les propos tenus par le très influent Anton Börner, à la tête de la puissante association des exportateurs allemands : 120 000 entreprises au cœur de la réussite du modèle allemand. Autant dire que son avis compte.

Selon lui, les pays en difficulté de la zone euro doivent impérativement réaliser des réformes profondes pour restaurer leur compétitivité. Si tel n'était pas le cas, ou en cas d'échec, "une désagrégation de la zone euro serait la solution" affirme-t-il sans détour dans le plus Handelsblatt (équivalent des Echos).

« Wolfgang Reitzle, PDG du conglomérat Linde AG (13 milliards d'euros de chiffre d'affaires) lui emboîte le pas dans le Spiegel : "Je ne pense pas que l'euro doit être sauvé à tout prix". Si les pays en difficulté ne se disciplinent pas, "l'Allemagne doit quitter l'Euro". Voilà qui a le mérite d'être clair...

Certes, l'appréciation du Deutschemark qui en résulterait ferait fortement fléchir les exportations, augmenterait le chômage. Ce serait un choc pour l'économie... mais pas pour longtemps. Car selon lui "l'Allemagne mettrait cinq ans à s'en remettre avant de redevenir aussi forte que ses compétiteurs asiatiques".

Parenthèse au passage, caractéristiques des Allemands : depuis de nombreuses années, ont leurs a vendu la précarité ( flexibilité, des salaires bas afin de souvent "encaisser" tout de suite un choc violent et faire des efforts très importants pour sauvegarder la compétitivité du secteurs industriels allemands; plutôt que soutenir la consommation intérieur, le bien être des citoyens. Un des principe de la manipulation afin qu'ils ne réagissent pas, avec en plus à la clé un risque potentiel non précisément cerné ; ce qui est totalement inconcevable pour tout Allemand qui se respecte ( voir L'envers du « miracle allemand »: précarité généralisée et intensification de l'exploitation : intensification de la précarisation). Mais revenons à notre sujet...

Sortir de la zone euro ? Voilà le sujet qui agite le paysage industriel allemand
La question clé n'est plus de savoir si la Grèce doit ou non sortir de la zone, mais bel et bien si l'Allemagne doit y rester et à quel prix ?

"En effet, il y a des alternatives. Toujours selon Börner, une mini-zone euro pourrait être la solution. Elle inclurait outre l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Danemark. Une zone hyper-intégrée (fédéralisme), avec des lois communes, un marché unique libre et sans barrière et une monnaie unique forte. Et pour éviter qu'elle ne s'apprécie excessivement jusqu'à nuire à la compétitivité des pays de la zone, Börner propose une gestion volontaire et ambitieuse de cette monnaie, à l'image de ce que fait la Banque centrale suisse avec le franc suisse : un bon coup de poing sur la table, il n'y a que ça de vrai. Force est de constater que ça marche.

Angela Merkel a donc bien du souci à se faire
« Sa coalition est déjà bien fragile ; si en plus le soutien jusqu'ici indéfectible du patronat allemand au sauvetage de l'euro se fissure...
Car le moins qu'on puisse dire, c'est que les affirmations intempestives de ce type se croisent et s'entrechoquent, et contredisent en tout point les positions politiques officielles allemandes."

Qu'en est-il réellement ?

« Soyons lucides : l'euro a beaucoup apporté aux exportateurs allemands et le patronat le sait mieux que quiconque. Si je suis intimement convaincue qu'ils préparent chacun "un plan B" (au cas où !), ce dont je suis encore plus convaincue, c'est qu'ils se battront jusqu'au bout pour sauver l'euro.

C'est l'avis du PDG de BMW, Friedrich Eichner pour qui "un retour au Mark serait catastrophique". Ou encore de celui de Franck Appel, PDG de la Deutsch Post-DHL : "Quel que soit le coût du sauvetage de l'euro, cela coûtera moins que ce que nous a apporté, et continuera d'apporter, l'euro".

Même Börner le reconnaît. Une implosion de l'euro aurait "un coût économique massif et des conséquences politiques inéluctables"... avec en bout de course "une résurgence du protectionnisme, balkanisation et marginalisation de l'Europe"... Et de finalement reconnaître que "l'euro est la meilleure chose que nous ayons pour notre économie et nous nous battrons ardemment pour garder l'euro, mais pas à n'importe quel prix"...

Alors pourquoi toutes ces petites phrases cinglantes et tranchantes ?
 « Probablement pour "faire pression" sur Angela afin de l'empêcher d'être trop laxiste dans ses positions politiques quant à la participation de l'Allemagne au sauvetage de l'euro.

 «  Et surtout pour rappeler que l'Allemagne ne peut pas, à elle seule, sauver tout le monde ; et qu'il est impératif que les autres "fassent le boulot" de leur côté. Car leur donner de l'argent sans contrepartie, c'est prendre le risque de les conforter dans leurs modèles sociaux dispendieux et de reporter d'autant la mise en oeuvre de réformes structurelles aussi nécessaires qu'inévitables.

Rappelez-vous en 2003. L'Allemagne était alors le grand malade de l'Europe, jusqu'à ce que Gerhard Schröder impose des réformes profondes et douloureuses à son pays. Réformes qui conduisirent à la puissance de l'Allemagne aujourd'hui. C'est exactement ce que le patronat attend de l'Italie, de la France et des autres pays en difficulté. S'ils se lancent dans l'aventure, les milieux d'affaires allemands sont prêts à sortir le carnet de chèques.

Dit autrement : "Aide-toi et le ciel t'aidera".

Et si Jean de la Fontaine avait été allemand, il aurait sans doute ajouté : "Et prévois toujours le scénario du pire avec un bon plan B en poche".

En attendant, n'oubliez pas de rester à de continuer a décrypter l’information.

 
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