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12/04/2013

Margin Call

N

interveiw,confession,trader

 

Dans les pays démocratiques et développés, l’argent est devenu la seule balise. Après avoir été méprisés ou honnis jusqu’à la fin des années 1970 – une Rolls était alors le sommet de la ringardise –, le « fric » et ses attributs clinquants se sont imposés en force depuis les années 1990. Une caste étroite a vu son patrimoine et ses revenus grimper à des sommets inédits, pendant que se développait simultanément une grande classe pauvre de chômeurs, d’immigrants, d’employés saisonniers ou temporaires.

 

L'automne 2008 ne porte pas chance à Eric Dale, trader dans une grande banque d'investissement new-yorkaise que ses patrons ont décidé de licencier. Alors qu'il prépare son départ, la rage au coeur, il remet à son supérieur, Peter Sullivan, une clef USB contenant le dossier sur lequel il travaillait, en lui recommandant de se montrer prudent. Dans la soirée, Sullivan, en lisant les notes de Dale, découvre que la banque compte dans ses actifs une masse de produits financiers capables de l'acculer à la faillite. Il alerte ses chefs, Will Emerson et Sam Rogers. Les plus hauts responsables se réunissent. Il ne leur reste que la nuit, avant la réouverture des marchés, pour sauver l'entreprise...

 

Bande annonce :



 

Il n'en croit pas ses yeux, le petit trader. C'est dix, cent, mille fois plus grave que ce que lui a suggéré son supérieur hiérarchique, le matin même, avant d'être viré comme un malpropre, en cinq minutes, bureau immédiatement vidé, portable instantanément coupé... Il est très tard et le jeune homme se sent bien seul dans le grand immeuble désert où siège la firme la plus puissante de Wall Street. S'il a raison — et il a raison ! —, c'est un tsunami qui menace. Un néo-big krach. La terre va s'entrouvrir et précipiter dans les flammes de l'enfer tous ses supérieurs, ces brillants incompétents, qui n'ont rien vu venir...

 

Ce qui se passe ? En jargon économique, on dirait que l'entreprise a dépassé plusieurs fois depuis quinze jours « les limites historiques de l'indice de volati­lité ». Traduction en bon français par l'un des responsables : « On se retrouve avec le plus grand sac d'excréments de l'histoire du capitalisme. » Problème : à qui le fourguer avant que la panique ne se répande partout, urbi et orbi...

 

Margin Call film entier version français

 

 n HD | Margin call (J.C. Chandor, 2011) - 720p

Million Dollar Traders (Full Series 1 of 3 ) , Full Series 2 of 3 , Full Series 3 of 3 ,

Des documentaires sur la crise de 2008, on en a vu, et des bons (Cleveland contre Wall Street) film sur youtube ) . Mais des fictions, peu ou alors des nulles (l'infâme Wall Street 2, d'Oliver Stone ). Rien qui égale la force, l'intensité de ce premier film. Ou l'inconnu qui le signe a vu tous les grands films hollywoodiens et les imite si bien qu'il en devient génial. Ou il est génial, lui, qui fait se croiser, à la manière de Robert Altman, une dizaine de personnages sans en sacrifier aucun

.

Ils sont tous passionnants. Le big boss (Jeremy Irons), qui énonce les trois règles d'un patron de la finance : « Etre le premier, le plus intelligent ou le plus tricheur. Surtout le premier. » Le responsable des ventes (Kevin Spacey), qui, alors que son univers vacille, pleure à gros sanglots, visage collé au pelage, sa chienne mourante. Ou le petit chef (Paul Bettany), perpétuel mâcheur de chewing-gum, suicidaire, qui explique comment il a bien pu dépenser 2,5 millions de dollars en une année : « Trois cent mille dollars pour mon emprunt immobilier, 50 000 pour ma voiture, 150 000 pour mes parents (c'est un bon fils !) et 76 520 (la somme est précise) pour l'alcool et les putes. Surtout les putes »...

Comme chaque minute compte, comme chacun est tendu à l'extrême, on s'atten­drait à ce que le rythme s'affole. D'autant que le réalisateur vient de la pub qui pousse, parfois, à certains effets faciles. Mais non ! J.C. Chandor étire le temps au maximum, il l'« élastifie » comme Hitchcock dans ses grandes scènes de suspense. Chez Hitch, la bombe est sous la table, le spectateur le sait, mais pas les personnages. Ici, tout le monde est au courant et c'est le compte à rebours, implacable, qui crée l'angoisse. Dans les étages, à peine éclairés, silencieux, doucereusement inquiétants, les petits chefs semblent en attente, comme pétrifiés. Des travellings en traquent d'autres que l'on découvre affalés sur leur bureau, terrassés par la fatigue

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Margin Call - Movie Review / Au coeur de l'immeuble, dans des bureaux aussi sécurisés qu'un coffre-fort suisse, J.C. Chandor filme en plans fixes des visages qui expriment d'autant plus la détresse qu'ils tentent de la cacher à toute force. Celui du petit jeune (Zachary Quinto) qui se sait fichu. Celui du bouc émissaire (Demi Moore), qui va payer pour n'avoir pas été entendue à temps... Sans oublier le big boss, bien sûr. Peut-être le plus beau personnage de tous : l'interprétation british de Jeremy Irons lui confère une noblesse et une monstruosité quasi shakespeariennes... A lui seul, le big boss oppose un démenti cinglant aux idéalistes qui rêvent encore de moraliser le capitalisme. Même dans la tourmente, sa seule arme reste l'argent : il paye un employé renvoyé 176 471 dollars l'heure pour s'assurer de son silence. Il verse un bon million à ceux qui, avant que la nouvelle de la faillite se répande, entuberont le plus de clients possible en un minimum de temps. Casser le marché, il s'en fiche. Mettre en faillite ses confrères, il s'en fout. Ruiner les petits épargnants, il s'en moque...

 

Au petit matin, il songe même à rebondir : « On peut s'enrichir grâce à ce merdier ! » Il évoque, presque amusé, toutes les crises auxquelles il a été confronté : 1974, 1987, 1992, 1997, 2000. Il résistera à celle-là comme aux autres. Même quand il se plante, ce type-là survit : c'est Moloch dans toute sa gloire... L'attirance-répulsion joue à plein. — Pierre Murat 

 

 

Un creusement abyssal, économiquement a. ,La question qui est importante, et pas seulement pour des raisons historiques.

 

Depuis les années 1970, les inégalités se sont fortement repartis à la hausse dans les pays riches, notamment aux Etats-Unis. Certes la très forte  croissance des pays émergents et notamment de la Chine, est potentiellement une puissance forte des inégalités au niveau mondial, de même que la croissance dans les pays développer pendant les 30 glorieuses. Cependant les profonds déséquilibres observés sur les marchés financiers, pétroliers et immobiliers peuvent naturellement susciter  quand au caractère inéducable de la croissance. Cependant . le Fonds monétaire international prévient que la croissance ne reviendra pas car la population vieillit et les INVESTISSEMENTS productifs diminuent.

Le Monde de 2050 sera-t-il détenu par les super trader, « les super-cadres » et détenteurs de patrimoine important ou bien par les pays pétroliers, la banque de Chine, à moins que cela ne soit dans les paradis fiscaux abritant l’ensemble de ces acteurs  

Les banquiers qui ont commis des délits financiers doivent en répondre devant des tribunaux, a estimé samedi le ministre britannique de la Justice Ken Clarke, alors qu'une nouvelle série de scandales secouent la City.LA CITY - LA FINANCE EN EAUX TROUBLES.avi - YouTube (durée 51 min) : la city de londres : citoyen actif : la city : citoyen actif : Pourquoi je quitte Goldman Sachs" : citoyen actif : 04/09/2012 documentaire : Goldman Sachs ...

 

 

Un film de Mathieu VERBOUD
2011, 52 mn

 

L’ampleur des montants échangés sous forme de dérivés reflète le niveau important de risque que les acteurs du marché sont prêts à prendre.  Malgré la crise des marchés financiers, au second semestre 2011, qui a accru l’aversion au risque, le montant des positions ouvertes reste encore très élevé et pourrait très bien être la source de quelques nouvelles crises, encore plus mauvaises que les précédentes

Christine Lagarde avertir que "le shadow banking représente un risque de catastrophe pouvant influencer l'environnement économique". Quant à Jamie Dimon, de JP Morgan, il redoute désormais une crise plus sévère que 2007/2008, de type "hyper-systémique".

 

Les propos de la Banque mondiale qui évoque "l'imminence d'une prochaine crise du fait des risques d'instabilité portés par les marchés". Bill Gross, de PIMCO, évoque le "short du siècle" s'agissant du Bund allemand -- pourtant l'actif le plus solide en terme de notation et de solvabilité de l'emprunteur.

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 « Aujourd'hui, ce n'est pas moi qui fait le gag, je me contente juste de l'illustrer avec un jeu de mot d'une très grande qualité (comme toujours).  Aujourd’hui, ce sont nos amis les traders américains qui nous ont proposé une farce digne d’un premier avril : selon plusieurs chaînes de télé américaines, un trader aurait très malencontreusement, ou pour faire marrer les copains, passé un ordre pour vendre des milliards d’actions Proctor&Gamble à la place de petits millions. Ah ah ah ! Comme le montre mon joli graphique, le Dow Jones a décroché subitement de 10% entraînant un mini krach. On se rassure en se disant que, depuis la crise des subprimes, les marchés financiers sont contrôlés, régulés, surveillés par de nos gouvernements. Il faut vraiment un truc grave et imprévisible, comme une faute de frappe, pour dérégler un système financier complètement sécurisé. » Blog très amusant (En faisant abstraction de la psychose d'une contagion planétaire de la faillite grecque, le cataclysme de 20h45 s'expliquerait, selon une rumeur insistante, par une erreur de passation d'ordre chez Citigroup. Une ligne de vente de 16 milliards de dollars -- au lieu de 16 millions -- y aurait été exécutée sans que les systèmes de contrôle informatiques n'empêchent cette monstruosité). . Jusqu'à -10 000 points pour le Dow en séance : c'est la panique sur les marchés... alors que la crise de la dette souveraine bouleverse la donne mondiale 


Cash investigation - La finance folle: l'attaque des robots traders / intégrale


Cash investigation - La finance folle: l'attaque des robots traders / intégrale

 

De nombreuses enquêtes vont être déclenchées suite à la colossale erreur de trading sur le S&P 500 qui a déclenché la génération d'une apocalypse de centaines de milliers d'ordres de vente en quelques secondes... provoquant la plus absurde des paniques boursières de l'histoire de Wall Street. ▪ Moins de deux heures après la clôture, le Nasdaq et le NYSE demandaient à la SEC la possibilité d'annuler 60% des transactions survenues entre 20h40 et 21h. Cependant, le premier réflexe des porte-parole du NYSE a été d'indiquer que tout fonctionnait normalement tandis que les faits hurlaient que ce n'était pas le cas. A lire Les nouveaux rois des marchés, Les maîtres du monde (dailymotion), Les vrais maitres du monde ???, Dormez sur vos deux oreilles braves gens, la crise est passée…Est bien sur ?


Le Loup De Wall Street

 

 

Selon les échos Jamie Dimon pourrait toucher un BONUS en stock-options estimé à 37 millions de dollars En savoir plus sur La rémunération du PDG est un sujet sensible. Certes, JP Morgan est devenu le plus grand organisme de crédit des Etats-Unis après le rachat de Bear Stearns et de Washington Mutual au plus fort de la crise

 


C'est le creusement des inégalités par le haut de l'échelle sociale qui a inspiré à Thomas Piketty Le capital au XXIème siècle. - extrait .. Un ouvrage  qui a au moins le mérite d'ouvrir le débat concernant l'enrichissement sans cause des plus riches et des ultra-riches (d'après une ENQUÊTE du Sunday Times, la fortune des 1 000 étrangers les plus riches INSTALLÉS à Londres a tout simplement doublé depuis 2009 pour atteindre 765 milliards d'euros).

 

Un document explosif sert de fil conducteur à cette émission de radio. Il s'agit d'une note confidentielle rédigée par Nicolas Doisy, chef économiste auprès d'une grande société de brokerage française, à l'intention de ses clients investisseurs. Nicolas Doisy a accepté de se faire interviewer sur le contenu de son rapport. Il explique que François Hollande s'est volontairement montré vague dans ses promesses électorales car il sait qu'il n'aura pas d'autre choix que de démanteler l'Etat social et de supprimer le CDI pour éviter que la France ne s'enfonce dans une spirale d'endettement à la grecque. Nicolas Doisy décrit comment il s'agira de manipuler l'opinion publique afin de ne pas lui donner l'impression que le gouvernement socialiste se plie à la volonté de la finance. L'économiste ne doute pas de ses conclusions: la France s'est en effet tellement endettée que sa marge de manœuvre est nulle. Partie 2

Royaume-Uni : les banquiers coupables de délits doivent en répondre devant la justice C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients (banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

Dexia fait la une des médias, dernière en date d’une longue litanie d’erreur d’un système créant gabgie, erreur et autre injustice par culture du profit : Elle l égalise le vol . Les collectivités locales ne sont pas les seules à être étouffées par des emprunts douteux. Des centaines de particuliers se sont fait piéger par les banques, en contractant des prêts immobiliers libellés en francs suisses, dont le coût a explosé, selon Le Parisien. 

Un plan de démantèlement de l'ancien leader mondial du financement des collectivités locales devrait être finalisé d’ici demain par Paris et Bruxelles. 20 Minutes, Plus de 5.000 communes et collectivités locales françaises 

 

 

Selon les échos Jamie

 

The Last Days Of Lehman Brothers [ENG sub] FULL MOVIE  .Watch Videos Online | the.last.days.of.lehman.brothers.hdtv.xvid-bia ...

 

 


 
Les Nouveaux Loups de Wall Street replay

 

 

Je ne sais pas s'il existe meilleure illustration de l'échelle des inégalités -- pas seulement entre l'Occident et l'Asie mais également au sein de l'Asie elle-même, puisque les habitants des grandes métropoles chinoises s'arrachent déjà l'Apple Watch... ou l'une de ses concurrentes moins chères, et parfois plus performantes, produites à Shenzhen.

 

 

 Les politiques de la Fed (comme il y a deux ans) ou la BCE (depuis mi-janvier). amplifient, qui va s'investir dans des actifs n'existant qu'à l'état de traces numériques et qui s'inflatent comme les pseudos-bénéfices d'un gigantesque schéma de Ponzi.les actifs immatériels (actions, obligations, ETF...) vont CONTINUER de grimper inexorablement.sous  l'effet des QE   

 

En effet les achats de T-Bonds ou d'Eurobonds permettent juste d'éviter une faillite des Etats et d'un SYSTÈME bancaire gorgé de bons du Trésor émis par des emprunteurs insolvables.

 

e la BCE va porter la taille de son QE à 100 milliards d'euros par mois et que la Bundesbank approuve la création de masses d'argent fictif à seule fin de permettre aux fonds de RETRAITE -- et surtout aux hedge funds qui prennent des leviers de folie à la hausse -- de spéculer en bourse ( extrait effet levier) sur des titres ou des paniers de valeur (ETF) dont la valorisation bat déjà des records historiques.. L’expansion du crédit à COMMENCÉ avec Eisenhower Elle se poursuit aujourd’hui, à un niveau plus de 50 fois supérieur à ce qu’elle était à l’époque ( effet levier) . Et désormais, la finance et l’industrie — sans parler des prix des actifs — y sont totalement accro. Supprimez le crédit et toute l’économie sombre dans la morosité

 

Le japon représente bien les " égarements"  Tokyo Freeters - le Japon ) des dirigeants politique dans la mise en place de politique néolibérale : ▪ ( un état des lieux de l'inflation au Japon : )...



La date-clé dans la chronologie financière du Japon, c'est 1989. Cette année-là, lors du dernier jour de TRADING de l'année, le Nikkei -- principal indice boursier du Japon -- a presque atteint 39 000. Après cela, rien n'a plus jamais été comme avant... La bulle a éclaté en 1990 et les marchés japonais ne se sont plus jamais approchés de ce plus haut (actuellement, le Nikkei se situe autour de 19 000.) Le refroidissement déflationniste s'est INSTALLÉ.

 

 

Ce fut une bulle épique -- et un éclatement épique, qui déclencha les tendances déflationnistes qui s'ensuivirent. Et même s'il y a beaucoup de différences avec les Etats-Unis, ces événements soulèvent pas mal de QUESTIONS :

L ’ampleur des montants échangés sous forme de dérivés reflète le niveau important de risque que les acteurs du marché sont prêts à prendre, s’éloignant toujours plus de leur rôle de sécurisation des échanges et de maîtrise du risque. Même en cette seconde moitié de 2011, où la crise des marchés financiers a accru l’aversion au risque, le montant des positions ouvertes est encore très élevé et pourrait très bien être la source de quelques nouvelles crises… encore plus effrayantes que les précédentes 

Les dérivés représente 708 milliards d'eurosQuand on compare le montant nominal des produits dérivés OTC (over-the-counter) de 708 000 milliards de dollars (583 000 milliards en juin 2007) avec le PIB mondial d’environ 62 000 milliards, on comprend très vite l’énorme risque que représente ce secteur pour les marchés financiers et l'économie réelle.

 

En dépit de la crise financière de 2007 - 2008, ce secteur de la finance continue de croître de façon exponentielle par rapport à l’économie réelle. Le plus grand problème posé par les produits dérivés est le manque de liquidité de la plupart d’entre eux. On peut maintenant se poser la question de savoir quand sera atteint le million de milliards ?

Graphique des montants global du marché des dérivés

L’ampleur des montants échangés sous forme de dérivés reflète le niveau important de risque que les acteurs du marché sont prêts à prendre.  Malgré la crise des marchés financiers, au second semestre 2011, qui a accru l’aversion au risque, le montant des positions ouvertes reste encore très élevé et pourrait très bien être la source de quelques nouvelles crises, encore plus mauvaises que les précédentes

Christine Lagarde avertir que "le shadow banking représente un risque de catastrophe pouvant influencer l'environnement économique". Quant à Jamie Dimon, de JP Morgan, il redoute désormais une crise plus sévère que 2007/2008, de type "hyper-systémique".

 

Ils n'accordent aucune attention aux propos de la Banque mondiale qui évoque "l'imminence d'une prochaine crise du fait des risques d'instabilité portés par les marchés". Bill Gross, de PIMCO, évoque le "short du siècle" s'agissant du Bund allemand -- pourtant l'actif le plus solide en terme de notation et de solvabilité de l'emprunteur.

 

Ils ne voient pas de quoi la BRI se mêle en avertissant régulièrement la communauté financière des risques de renversement brutal de la tendance sur les marchés mondiaux (elle est la seule à connaître l'ampleur exacte des encours de dérivés qui tournent au-dessus de nos têtes et qui tendent vers le million de milliards de dollars... ce qui signifie qu'il n'existe aucune contrepartie pour des montants de cet ordre).

 

  Et il y a dans le monde 200 000 milliards de dollars de dettes

“La Fed sait que le crédit doit se développer, sans quoi nous avons une dépression. Or aujourd’hui, les niveaux de dette sont si élevés qu’une dépression serait catastrophique. Le désastre serait mondial, il ne se limiterait pas aux Etats-Unis. . Parce qu’une dépression aux Etats-Unis signifierait que des dizaines de millions… voire des centaines de millions… de personnes en Chine et en Asie du sud-est perdraient leur EMPLOI. .Voilà pourquoi la Fed ne permettra pas une véritable contraction du crédit”.



Subtitles by Red Bee Media Ltd
E-mail
subtitling@bbc.co.uk

 

Goldman Sachs - Power and Peril - CNBC Documentary  : "

 

Occupy Wall Street - Month One (Full Movie :

Margin Call Drame réalisé en 2011 par JC Chandor  
Avec Kevin Spacey , Paul Bettany , Jeremy Irons ...  
Date de sortie : 02 mai 2012

Global Financial Meltdown (Must See. Full doc) 

Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi : citoyen actif , argent roi : citoyen actifparadis fiscaux : citoyen actifparadis fiscaux : citoyen actifUne crise institutionnalisée : histoire des oligarchies actuelles ( dates, nom...),

ne crise institutionnalisée : histoire des oligarchies actuelles ( dates, nom...), Les nouveaux maitre du monde !, HISTOIRE DE L4EUROPE ET POURQUOI SORTIR DE L'EUROLIBÉRALISME, ces  agence de notation, Ces «hedge funds» qui s'enrichissent dans la crise  , Ces oligarchies favorisant le système hiérarchique, donc  les scandales : Le 11 septembre du Système RPR - faire tourner sans modération, On prend les mêmes et on recommence, La crise de 1929 - 28 août 1963, 08 aout 2011 : Triste constat, Au menu : Le règne du cash, de la casse social et de la possible chute d'un système, Chronique du Lundi Matin mondial? cf Capitalisme : Le triomphe de l’argent roi , The Corporation : Think Thank , Le triomphe de l'argent roi... , L'argent sans foi ni loi 2 , Capitalisme : Le triomphe...  - altermonde

04/09/2012

Goldman Sachs ...

 

 

 

documentaire,goldman sachs

 

 

n

L’Amérique qui flippe ou l’Amérique qui floppe ? (9) - www.la-bas.org 

 

 

 
 

 

 

L’intérêt particulier contre l’intérêt général. C’est à cela que ressemble la politique aux États-Unis. Tous les quatre ans, les candidats se fabriquent à coup de millions de dollars, à coup de spots anti ou pro tel candidat. Et contrairement à l’idée reçue, ce ne sont pas les lobbyistes qui courent vers Washington, mais bien les élus locaux qui ont besoin d’argent.

 

Le monde à l’envers. Celui où les lobbyistes sont obligés de couper leur cellulaire pour échapper aux élus. Celui où l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours - autrement dit les Mormons - profite de la candidature de Mitt Romney pour dépoussiérer son image et imposer des thèmes de campagne sur leurs valeurs. Enfin, celui où un grand patron - David Siegel, fondateur et Pdg de Westgate Resorts - envoie un mail d’opinion à ses salariés en menaçant de les licencier si le président Obama est réélu.

« De l’enfer du jeu au paradis Mormon,
Celui qui paie l’orchestre choisit la musique. »

Reportage à Salt Lake City de Giv Anquetil et Daniel Mermet.

 


 

Programmation musicale :
-  Elson Smith : "Flip flop"
-  Johnny Cash : "Personal Jesus"

Documentaire : Goldman Sachs

Economie par Jérôme Fritel, Marc Roche

documentaire,goldman sachsPlus qu'une banque, Goldman Sachs est un empire invisible riche de 700 milliards d'euros d'actifs, soit deux fois le budget de la France. Après s'être enrichie pendant la crise des «subprimes», en pariant sur la faillite des ménages américains, elle a été l'un des instigateurs de la crise de l'euro en maquillant les comptes de la Grèce puis en misant contre la monnaie unique. Un empire de l'argent sur lequel le soleil ne se couche jamais, qui a transformé la planète en un vaste casino. Grâce à son réseau d'influence unique au monde, et à son armée de 30 000 banquiers, Goldman Sachs a su profiter de la crise pour accroître sa puissance financière, augmenter son emprise sur les gouvernements et bénéficier de l'impunité des justices américaine et européennes. Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde

 

Goldman Sachs n'a rien fait de mal. Tel est le jugement - de poids - de Warren Buffett, qui a tenu samedi l'assemblée générale annuelle de Berkshire Hathaway. Les profits réalisés par son holding au premier trimestre ont atteint plus de 3,6 milliards de dollars. (Source AFP)

Dans le Figaro :  . C’est assez hypocrite de sa part. «C'est un peu dur pour moi d'avoir beaucoup de compassion pour une banque qui a fait le mauvais choix», a-t-il lancé, se référant aux établissements financiers qui ont acheté le fameux produit Abacus créé par le jeune Français Fabrice Tourre. Ou encore déclare que « la faute à la réglementation, pas aux banques ». C’est une façon hypocrite et cynique de dire que la faute ne vient pas de nous mais des autres.  On comprend mieux sa réaction, quand on sait que Berkshire Hathaway vire au vert (son fond). «Ces résultats montrent que l'économie montre des signes de reprises significatifs pour la première fois», en a conclu Warren Buffett. Dévoilés samedi, ces chiffres préliminaires témoignent de la vivacité de son activité sur les produits dérivés, qui renoue avec les profits : 1,41 milliard de dollars, quand la perte s'élevait à 3,24 milliards sur les trois premiers mois de l'exercice précédent. Le bénéfice d'exploitation s'est apprécié de 30% à 2,2 milliards de dollars contre 1,7 milliard un an plus tôt.

Pour en savoir plus : Les nouveaux rois des marchés... , La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat, Les vrais maitres du monde ???, Les risques de destabilisations lié a la crise financière, écologique…Après la crise financière, la guerre civile ?

 

 

Un film de Mathieu VERBOUD
2011, 52 mn

 

 Un documentaire à charge diffusé par Arte mène l'enquête sur la banque américaine. Extraits.Publié le 10 août 2012

Dans un documentaire diffusé mardi 4 septembre à 20h50, Arte plonge au cœur de la banque d'affaires qui incarne à elle seule tous les excès de la spéculation financière. Cette puissance étend son emprise sur les entreprises et les gouvernements.

Dans ce premier extrait, une ancienne employée de la banque témoigne de la manière dont Goldman Sachs inculque à ses troupes un esprit de compétition exacerbée en échange d'un salaire mirobolant. "Elle recrute les meilleurs et les transforme en mutants", assure William Cohan, un ancien banquier.Dans ce deuxième extrait, Nick Dunbar, journaliste qui a révélé les dessous du "deal" entre les Grecs et Goldman Sachs, revient sur le mécanisme qui a permis à la Grèce de réduire sa dette artificiellement de 3 milliards d'euros et à la banque d'engranger 600 millions d'euros.Extraits de "Goldman Sachs la banque qui dirige le monde" diffusé sur Arte le mardi 4 septembre à 20h50.

La pieuvre Goldman Sachs Ces chefs d'Etat qui se recyclent dans le business :Nombre d'anciens cadres de la banque américaine sont aux manettes des plus grandes institutions privées et publiques de la planète. LireJ'ai une confession à faire: je vais au lit tous les soirs, et je rêve d'une autre récession (...). Personnellement, j'ai rêvé de ce moment depuis trois ans", a déclaré Alessio Rastani sans ambages.

Interrogé sur la réponse des dirigeants à la crise de l'euro, le jeune homme de 34 ans a déclaré que les traders "se foutent" de l'euro. "La plupart des traders se fichent de savoir comment (...) la situation va être résolue. Notre boulot, c'est de faire de l'argent", a-t-il affirmé.

"Les gouvernements ne dirigent pas le monde. Goldman Sachs (banque d'affaires américaine) dirige le monde. Goldman Sachs s'en fiche de ce plan de sauvetage, tout comme les importants fonds spéculatifs", a-t-il assuré.

Les commentaires de M. Rastani, présenté comme un trader indépendant par BBC, ont provoqué de nombreuses réactions.

"Cela me semble immoral et amoral", a réagi la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado. "Le trader qui a soulevé le couvercle sur ce que la City pense vraiment", a titré The Independent.

Certains médias ont avancé que M. Rastani pourrait être un membre de Yes Men, un groupe basé aux Etats-Unis qui avait reconnu sa responsabilité dans une info bidon reprise par la BBC en 2004, selon laquelle la société Dow Chemical allait indemniser les victimes du désastre de Bhopal en Inde en 1984.

Mais Yes Men a démenti être cette fois impliqué, et dans une interview mardi au magazine financier Forbes, M. Rastani a insisté sur le fait qu'il était un trader travaillant à son compte.

Goldman Sachs, citée par M. Rastani, s'est refusée à tout commentaire.

Le rôle de la banque Goldman Sachs dans la chute de la Grece : Les dessous de la crise économique mondiale - TRADING 2.0, Il était une fois La crise de la finance mondiale Parti 1/ 2 Documentaire vidéo 2015, Krach 2008, l'origine de la crise

Comment la « machine à bulles » (Goldman Sachs) est entrée dans la tourmente et . Revoir Les maître du monde: « les vrais sont plus discret 200 patrons, banques, fond de pension détenant des milliers. Ce sont des gestionnaires assez froids. Les marchés se frottent les mains (crise du Mexique) ils seront rembourser. A-t-on retenu les leçons. » Cette phrase prophétique, surtout après l’énième blocage des marchés financier avec l’aide des républicains, et même de démocrate « Aucun pays ne peut bâtir une politique économique et sociale sans l’approbation des marchés financiers. Prenons les Etats-Unis, Bill Clinton est élu président il y a 4 ans, après une campagne basée sur la réduction des inégalités sociales (similaire actuellement avec Obama). Des sont investiture, il annonce tout le contraire ; réduction budgétaire, donc paiement de la dette donc engraissement des marchés financiers…..

"l'italie gouvernée,goldman and sachs,mario monti"

 Goldman Sachs, qui tire sa puissance et ses profits de la confusion entre les intérêts publics et les intérêts privés, accroit encore son influence avec la nomination d’un de ses cadres, Mario Monti, comme Premier Ministre de l’Italie.

Quand le gouvernement Monti sera lancé, ministres et sous-secrétaires trinqueront. Pas au champagne cependant, mais avec du Coca-Cola. Mario Monti est en effet membre de l’International Advisory Board de la multinationale étasunienne, c’est-à-dire du comité des experts qui la conseille sur comment accroître les colossaux profits déjà réalisés grâce à sa position dominante dans le marché mondial des boissons et de l’eau en bouteille. Et pourtant, quand il était commissaire européen à la concurrence, Mario Monti poursuivit Coca-Cola pour abus de position dominante. Le contentieux se termina avec un accord en 2004, mais la multinationale resta en excellents termes avec Monti, si bien que deux ans plus tard elle l’embaucha comme consultant.

À New York, la naissance du gouvernement Monti sera fêtée avec un très coûteux champagne, surtout chez Goldman Sachs, une des plus importantes banques d’investissement du monde, dont Mario Monti est international advisor, c’est-à-dire consultant. Ce groupe bancaire est spécialisé dans les produits financiers dérivés, outils dont la valeur est fondée sur celle d’autres biens, parmi lesquels les matières premières agricoles ; mécanismes spéculatifs qui d’une part ont permis de réaliser d’énormes profits, et de l’autre ont provoqué l’augmentation des prix internationaux des céréales, réduisant à la famine plus d’un milliard de personnes.

Goldman Sachs a été aussi un des principaux auteurs de l’arnaque internationale des crédits subprime, concédés aux USA à des personnes économiquement peu fiables. Ils ont été transformés en obligations à haut risque, elles-mêmes mélangées à des titres fiables en paquets, définis comme « saucisses financières ». Garanties par les plus importantes agences de notation (Moodys, Standard & Poors et Fitch), les « saucisses » empoisonnées ont été acquises par des fonds de pension et par d’autres investisseurs institutionnels, se diffusant ainsi chez les petits épargnants du monde entier. L’explosion de la bulle spéculative, en 2008, a provoqué, à échelle mondiale, des faillites, restrictions du crédit, chutes d’investissements productifs, et ultérieurement restructurations pour réduire le coût du travail et, donc, une augmentation du chômage et de la pauvreté. De tout cela sont aussi remerciés les consultants de Goldman Sachs (parmi lesquels Monti), qui a spéculé jusque sur les interventions massives, faites par les gouvernements avec de l’argent public, pour le « sauvetage » des grandes banques qui avaient provoqué la crise. Quand la SEC, l’institution gouvernementale étasunienne de contrôle des marchés financiers, a accusé Goldman Sachs de délit de fraude, l’oiseau s’était envolé.

Après avoir contribué à provoquer la crise financière, qui depuis les États-Unis a aussi investi l’Europe, Goldman Sachs a spéculé sur la crise européenne. Il y a trois mois, le 16 août, elle a envoyé à ses plus importants clients un rapport réservé de 54 pages, en les avertissant de l’aggravation imminente de la crise dans la zone euro et en leur donnant des instructions précises sur comment faire de l’argent avec la crise. Il s’agit de la même technique que celle utilisée avec la crise des crédits : tandis qu’elle présentait publiquement les « saucisses financières » comme des investissements de fiabilité maximale, la banque conseillait secrètement à ses plus gros clients de s’en défaire au plus tôt.

Le rapport sur la crise financière en Europe a été envoyé en août à quelques centaines de gros investisseurs à échelle mondiale, tout en restant secret pour les autres. Le Wall Street Journal en a donné la nouvelle le 1er septembre, en ne fournissant cependant que quelques extraits génériques. Prévoyant que pour « sauver » les banques européennes il faudra un capital d’au moins 1 000 milliards de dollars, dans le rapport on conseille « aux investisseurs en produits financiers dérivés de tirer profit de la crise en Europe ». À coup sûr, Goldman Sachs ne s’est pas limitée à lire dans une boule de cristal, mais a mis la main à la pâte dans les mécanismes de la crise qui a investi l’Italie. Une crise que va affronter celui que le secrétaire du Parti Démocrate Italien Pier Luigi Bersani définit comme « un gouvernement digne de foi et à forte valeur technique ». On ne saurait en douter : il sera présidé par un international advisor de Goldman Sachs.
Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat

Le débat de la réforme de Wall Street : Être pour où contre des règles plus musclées pour les gros bras de Wall Street. Cet échec montre que alors que le scandale de Goldman Sachs est encore frais (

 

Le président Obama s’est dit «profondément déçu que les républicains du Sénat aient voté en bloc contre l’ouverture des débats sur la réforme de Wall Street. Les Américains ne peuvent se permettre cela», a ajouté le président qui a accusé certains républicains de retarder les débats pour «poursuivre les discussions derrière des portes closes, où les lobbyistes de l’industrie financière peuvent amoindrir la réforme ou bien la tuer».Le plus étonnant est que de nombreux démocrate est voté contre la réforme.

 

Au coeur de la Maison Blanche : Barack Obama - part 1/2 , part 2/2
- Dailymotion

 

Extrait: Source: Center for Responsive Politics, 21 août 2012

 

Barack Obama

  • Université de Californie: 491 868 dollars
  • Microsoft: 443 748 dollars
  • Google: 357 382 dollars
  • DLA Piper: 331 715 dollars
  • Université d'Harvard: 317 516 dollars
 

Mitt Romney

  • Goldman Sachs: 676 080 dollars
  • JP Morgan Chase & Co: 520 299 dollars
  • Morgan Stanley: 513 647 dollars
  • Bank Of America: 510 728 dollars
  • Credit Suisse Group: 427 560 dollars

 Au total, 67 millions de dollars sont déjà allé, cette année, dans les caisses de campagne du candidat Romney contre 44 millions de dollars pour Barack Obama. 

 Documentaire Obama, l'homme qui voulait changer le monde : 'Obama, l'homme qui voulait changer le monde', demain dans Grand Format à 22 h 00 20 heures : [émission du 5 novembre 2008]

 

La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat

Le débat de la réforme de Wall Street : Être pour où contre des règles plus musclées pour les gros bras de Wall Street. Cet échec montre que alors que le scandale de Goldman Sachs est encore frais  

Le président Obama s’est dit «profondément déçu que les républicains du Sénat aient voté en bloc contre l’ouverture des débats sur la réforme de Wall Street. Les Américains ne peuvent se permettre cela», a ajouté le président qui a accusé certains républicains de retarder les débats pour «poursuivre les discussions derrière des portes closes, où les lobbyistes de l’industrie financière peuvent amoindrir la réforme ou bien la tuer».Le plus étonnant est que de nombreux démocrate est voté contre la réforme.

Les années Obama (1/4) - ARTE - YouTube

 
Acte I : comment, deux mois avant son investiture, Barack Obama doit mettre de côté ses ambitieuses promesses de réformes pour gérer la plus grande crise économique que le monde ait connue depuis la crise de 1929, et découvre que les Républicains ont résolu de le contrer par une opposition systématique



Mais comment expliquer ce revirement de confiance dans la politique d'Obama? La réponse tient, principalement, à ce que les milieux financiers américains détestent le plus, comme l'explique à Yuval Rosenberd le fondateur de SeaPort Securities, Ted Weisberg:

« Je n'ai jamais vu dans ma vie de telles politiques dysfonctionnelles à Washington. (...) L'élection est ici un enjeu énorme, parce que si les politiques actuelles ne changent pas - ou, le cas échéant, se renforcent - cela signifie que nous repartons pour 3 à 4 ans pour nulle part. Et ce pays a désespérément besoin d'un changement. (...) S'il ya un changement, je pense que le marché va rugir car le marché est avant tout une question de confiance et de ce que j'appelle le facteur de bien-être. »
 
Les années Obama (2/4) - ARTE
 

 Pour autant, l'attentisme est de mise vis à vis de Mitt Romney qui doit toujours démontrer à travers un programme clair et audible l'alternative qu'il représente.Le monde pour de très nombreuses raisons traverse la plus grave crise économique de toute l'histoire mondiale. Soyons lucides.

Ce qui se passe aux USA, c'est aussi une crise politique et financière. La donne est simple : les démocrates ont perdu la majorité au Congrès. Or, actuellement, la dette américaine est arrivée à un niveau qui va nécessité de remonter son plafond, faute de quoi, le Trésor américain a annoncé qu'il ne pourrait plus rembourser ses créanciers à partir du 2 aout. C'est-à-dire très bientôt.

Or, à l'instar de Ted Weisberg, beaucoup d'acteurs du marché sortent lessivés d'une paralysie presque totale du gouvernement en raison de la disparition de tout bipartisanisme au Congrès américain en raison de l'opposition farouche et sans concession des deux côtés Républicains et Démocrates. L'incertitude des orientations pesant systématiquement sur les marchés durant de longs mois de débats pour toute initiative ou proposition de loi a fini par assécher l'esprit d'initiative et réduire les volumes de transactions, avec des conséquences lourdes pour la plupart des entreprises d'un pays où tout se joue sur les marchés.
Le grand écart de l'opinion américaine
De manière assez révélatrice, l'opinion des Américains fait le grand écart sur la question. Mais le noyau dur du ressenti de la situation est solide, comme l'explique l'analyse que publie l'Institut Gallup, dans laquelle il note:

« De toutes les données de Gallup, qui ont été recueillies dans le monde entier et sur pratiquement toutes les questions, la conclusion la plus profonde est la suivante: La volonté première du monde n'est plus la paix, la liberté ou même la démocratie, ce n'est pas d'avoir une famille, ni un Dieu, ni de posséder une maison ou un terrain. La volonté du monde est d'abord et avant tout d'avoir un bon travail. Tout le reste vient après. Un bon emploi est une valeur sociale. C'est un énorme changement sociologique de l'humanité. Cela change tout sur la façon dont les gens mènent les pays, les villes, et les organisations. »

En ce qui concerne les Etats-Unis, Gallup aligne les dix facteurs qui façonnent l'opinion américaine aujourd'hui. En résumé, ces facteurs sont:

 
Lorsqu'ils sont interrogés actuellement sur l'ensemble de ces éléments, les Américains font profil bas et leur niveau de confiance dans leur pays montre des signes persistants de scepticisme. Ils se retrouvent pris en étau entre le sentiment globalement favorable qu'il portent vis à vis de Barack Obama - sa côté de sympathie est haute, et se situait il y a trois jours, dans USA Today, à 54% contre 31% pour son rival Romney - et le besoin de voir l'Amérique réagir plus vigoureusement qu'à travers des réformes à long terme. Le même sondage montre ainsi que 52% font plus confiance à Romney pour prendre en main l'économie du pays tandis que 43% soutiennent Obama dans ce domaine.

Des chiffres qui trahissent une certaine impatience dans un pays habitué à des cycles rapides et à des reprises spectaculaires, et où la réapparition du chômage de longue durée, l'assèchement du crédit au particulier et la mise en place d'une réforme coûteuse et à long terme du système des soins génèrent une angoisse difficilement maitrisable. De nombreux Américains soutiennent ainsi le plan de Barack Obama, mais ce n'est pas là que le bâ blesse. Ils n'ont globalement pas confiance dans le gouvernement pour leur venir en aide - l'Etat providence n'est pas une valeur américaine -, ils désespèrent du Congrès dont la paralysie leur est insupportable, surtout, ils sont habitués à compter sur eux-mêmes mais l'entrepreunariat fait face aux pires difficultés face aux banques et à un marché atone. Ils ont été, également, échaudés par trop de promesses en 2008.


Au cours des deux années qui ont suivi son élection, le président a fait passer un record de 50 régulations fédérales du marché financier. Mais à la différence des lois, ces régulations ont souvent été habilement contournées. Et les consommateurs ont attendu en contrepartie, mais en vain, la réalisation de promesses qui devaient contrebalancer l'aide apportée aux géants de Wall Street. Parmi les 504 engagements du candidat, 318 n'ont pas été tenus par le Président. Y figurent entre autres, pour la partie économique:

  • La création d'un fonds d'aide de 10 milliards de dollars (8 mds d'€) pour prévenir la faillite des propriétaires endettés
  • La suppression des abattements fiscaux pour les plus riches mise en place par George W. Bush
  • Le durcissement des règles concernant la collusion possible entre les lobbyistes et les responsables politiques
  • La réduction des frais d'assurance santé pour les ménages jusqu'à 2500 dollars par an (2000 €)
  • L'extension des allocations pour les enfants et les personnes dépendantes
  • L'obligation pour les employeurs disposant de plans de retraite d'enroller leurs employés
  • La création d'un crédit d'impot pour les retraités aux plus bas revenus
  • La suppression des impots sur le revenu pour les séniors gagnant moins de 50 000 dollars par an (40 000 €)
  • L'interdiction pour les entreprises faisant faillite de distribuer des bonus et des dividendes
  • L'interdiction pour les laboratoires pharmaceutiques de bloquer la mise sur le marché de médicaments génériques
  • Obliger les employeurs à couvrir 7 jours de maladie par an et par employé
  • Accroître le salaire horaire minimum pour le porter à 9,50 dollars de l'heure (7,60 €)
 
L'étendue du programme d'Obama s'est, en réalité, limitée en pratique à la réforme de la santé et au soutien aux banques en faillite. Deux gros chantiers qui ont occupé la première moitié de sa mandature avant que le passage aux mains des Républicains de la Chambre des représentants n'enterre 90% de ce programme qui promettait d'engendrer une révolution sociale aux Etats-Unis. Pourquoi avoir tout misé sur ces deux aspects seulement lorsqu'il avait les coudées franches à la fois au Sénat et à la Chambre entre 2008 et 2010? Le reproche n'est jamais loin.
 
 



Les années Obama (3/4) - ARTE
 

Les années Obama (4/4) - ARTE

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 4. L'Amérique pure et dure
En 2012, la réélection d'Obama semble propice à réformer l'Amérique en profondeur sur des thèmes aussi capitaux que le port des armes ou l'immigration. Mais, après une série de bavures policières, c'est la question raciale qui va dominer la fin de son mandat. Cet ultime volet revient sur le massacre perpétré dans l'école primaire de Sandy Hook (Connecticut) et l'échec d'Obama pour imposer un contrôle accru des ventes d'armes. Y sont rappelés aussi les aléas de sa réforme de l'immigration, qu'il décide de faire passer en force, par décret présidentiel. Enfin, la série se clôt sur la colère grandissante des Noirs à travers le pays, qui à Ferguson (Missouri), en août 2014, donne lieu à de véritables émeutes. Obama raconte comment, en tentant de ramener le calme, il a cherché à s'inspirer de l'héritage de son héros, Martin Luther King. 

Une crise institutionnalisée : histoire des oligarchies actuelles ( dates, nom...),

 La crise financière a donné l'occasion aux réseaux mafieux de s'infiltrer davantage dans l'écomomie mondiale, en investissant du liquide dans les banques européennes et américaines. C'est ce que démontre Roberto Saviano, l'auteur italien de Gomorra, dans une longue enquête qui suscite de nombreuses réactions.  A qui profite la crise ? Aux mafias du monde entier, répond Roberto Saviano. Dans deux articles publiés le même jour (lundi 27 août) dans La Repubblica et le New York Times,  le journaliste et écrivain italien montre à quel point la crise financière a fait l'objet d'un business planétaire pour les réseaux mafieux. Retwitté le jour même par l'économiste Nouriel Roubini, traduit en grec et publié dans I Kathimerini, l'article de Saviano a suscité depuis de nombreuses réactions.

HSBC et les cartels mexicains :  le New York Times a révélé que la filiale mexicaine de HSBC avait transféré 7 milliards de dollars d'argent sale des cartels vers HBUS, la filiale américaine de HSBC
Un appel que les acteurs de la lutte antimafia, notamment en Italie, ont aussi relayé. Cité par La Repubblica, le procureur national antimafia italien Piero Grasso estime que le gouvernement italien doit impérativement réformer ses mécanismes législatifs et que l'Europe doit se doter au plus vite d'un "code pénal antimafia unique

L'Europe du sud gangrénée


Le "Vegas" espagnol, future plaque tournante ?

Etant donné les intérêts colossaux en jeux, quel est la capacité d'action du pouvoir politique ? Difficile de réduire les Etats à un simple rôle de victime et de spectateur passif. En Afrique, en Amérique latine, dans les Balkans et en Europe de l'est, les entreprises criminelles agissent à une telle échelle qu'il est impossible que les gouvernements ne soient pas partie prenante, estime l'écrivain et chroniqueur d'origine vénézuélienne Moisés Naim dans une tribune de La Repubblica

Gouvernements, institutions internationales, grandes entreprises... Nul acteur de l'économie et de la finance n'échappe aujourd'hui à la toile tissée par Goldman Sachs, une "mégabanque" sans laquelle peu de décisions sont prises, et grâce à laquelle nombre de "coups" sont mis en œuvre. Au risque, souvent, de flirter avec l'illégalité.

Date de première diffusion : Mar., 4 sept. 2012, 20h50


Ces chefs d'Etat qui se recyclent dans le business :
"affaire Barroso".

Journal du Lundi 11 Juillet 2016 : U. E. / Barroso et Goldman Sachs officialisent leur relation 

L'infatigable combattant de la "Finance sans visage", François Hollande, est tout offusqué de ce changement de carrière qu'il juge "moralement inacceptable". Le Monde dénonce la "‘bulle' bruxelloise, au sein de laquelle se côtoient quotidiennement politiques, technocrates, lobbyistes et experts défendant les intérêts les plus divers

L'ancien président de la Commission européenne, Manuel Barroso, va chez Goldman Sachs. Et c'est le tollé général. Tollé surprenant car ça fait des dizaines d'années que Goldman se paie des politiques et envoie même ses anciens banquiers à des postes de haute responsabilité partout dans le monde pour créer un réseau qui lui permet d'être encore debout et vaillante malgré sa responsabilité dans la crise des subprimes et tous les scandales auxquels la banque est mêlée. Mais c'est vrai que c'est un scandale. Imaginez qu'en France un banquier devienne ministre de l'Économie ou qu'au contraire un conseiller du président devienne patron d'une des plus grandes banques commerciales! Inimaginable...Vraiment?

Royaume-Uni : Boris Johnson renonce à sa lucrative chronique dans « The Daily Telegraph ». Selon le monde e tout nouveau ministre des affaires étrangères britannique , Boris Johnson, a faitsavoir lundi 18 juillet qu’il renonçait à sa chronique hebdomadaire dans le quotidienThe Daily Telegraph. Il met ainsi fin à un très lucratif contrat de 250 000 livres(299 000 euros) par an. « Il serait inopportun pour lui de continuer à écrire sa chronique (…), eu égard à ses nouvelles fonctions de ministre », a commenté son porte-parole.

José Manuel Barroso, l’anti-européen MOBILE.LEMONDE.FR, Contrôle fiscal des entreprises : le "fantastique appel à la fraude" de Sarkozy MARIANNE.NET

 
 

Il y a désormais une "affaire Barroso". C'est Le Monde qui le dit ! Le président de la Commission européenne de 2004 à 2014 va devenir conseiller pour le Brexit de la banque d'affaires Goldman Sachs.

. Manuel Barroso s'était recyclé en tant que professeur invité dans quelques grandes universités (Princeton, universités de Genève et de Lisbonne) mais pas de quoi nourrir grassement son homme. Il ne touchait plus que 15 000 euros d'indemnités mensuelles au titre d'indemnités de transition. Tandis que Goldman Sachs...

Goldman Sachs lui offre une noble mission, à la hauteur de son dévouement : celle de "minimiser les nuisances" de la décision  des Britanniques de quitter le paradis de l'Union européenne. La banque d'affaires américaine, qui avait son idée sur cette question, avait financé à hauteur de 500 000 livres le camp du "remain". Mais rien n'y a fait, les Britanniques ont mal voté. Selon le Financial Times, Barroso, ce héros de l'Union, devra négocier la délicate question du passeport bancaire.

Le passeport bancaire désigne la faculté pour les banques établies au Royaume-Uni d'utiliser leurs licences britanniques pour se livrer à des opérations en euro sur le marché européen. Faute de ce précieux sésame, les banques étrangères établies à Londres devront se trouver un autre pays européen d'accueil désireux de soutenir et réguler leurs activités les plus complexes : le shadow banking, la finance de l'ombre et ses dizaines de milliers de milliards de produits dérivés... "Si mon conseil peut aider dans ces circonstances, je suis prêt à contribuer, bien sûr", a déclaré Barroso, modeste, au Financial Times.

 
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Ne vous trompez pas d'ennemi : Comme le disait Winston Churchill, "il vaut mieux prendre le changement par la main avant qu'il ne nous prenne par le cou".


La finance imaginaire, analogie du capitalisme La Finance imaginaire - Là-bas si j'y suis : ".

 L'envers de la méfaille*

Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde PDF]  GOLDMaN SaCHS La BaNQUe QUI DIrIGe Le MONDe Au Coeur De La Maison Blanche Barack Obama Créé le lundi 18 juillet 2016

Marc Roche et Jérôme Fritel : Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde ; Jacques Généreux  - france inter

·        

(ré)écouter cette émission

disponible jusqu’au 30/05/2015 20h00

L’interview de Mario Draghi – citoyenactif , Source : Wall Street Journal, http://www.les-crises.fr/modele-social-draghi/

Confession d’un trader

doc PDF intéressant a lire : ]  Mario Monti au Figaro :  «  Mon gouvernement peut tomber demain, nous ne sommes pas ici pour survivre, mais pour accomplir un un bon travail » propos recueilli par Richard Heuzé du 05/01/2012

libéralisme | Mediapart 

Le capitalisme à la source des problèmes sociaux et environnementaux

Manipulations de Goldman Sachs. Encore et toujours

reportages :

Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde - videos.arte.tv

Goldman Sachs - Analyse d'une pieuvre financière mondiale ...

dman Sachs : Analyse d'une pieuvre ...

ITALIETrop d’argent sale derrière le TGV

ITALIEMilan, nouvelle capitale de la mafia

ÉCONOMIESaviano : la mafia au service de la finance mondiale

 analyse de Golman sachs par les libertaire :

 analyse de Goldman sachs + libertaire

 Austérisons-nous - Le Monde Libertaire : " Qu’est-ce qui est arrive à Papandréou ?

http://www.youtube.com/watch?v=dk_7tFZ7a58&NR=

 A voir ce soir ( mis sur Facebook) , ( dans la thématique mis sur Facebook),( mis sur le mur de Jacques ), ( mis sur le mur de Thierry Noirtault via Charlie Fougere : voir iciSur ARTE : Documentaire : Goldman Sachs , Goldman Sachs - La banque qui dirige le monde - arte +7 ( a voir pendant 7 jours sur le site d'arte) Economie par Jérôme Fritel, Marc Roche : Mardi 4 septembre de 20:50 à 22:05 sur Arte La piel que habito  Drame réalisé en 2011 par Pedro Almodóvar Mardi 4 septembre de 20:55 à 22:50 sur Canal+ La danse des garçons afghans : Société réalisé en 2010 par amie Doran  Mardi 4 septembre 2012 de 20:40 à 21:35 sur France 5 Voir dans la grille Little Miss Sunshine : Comédie dramatique réalisé en 2006 par Jonathan Dayton, Valerie Faris Mardi 4 septembre de 20:45 à 22:25 sur France 4 Voir dans la grille

A vOir : L’article que j'ai mis : " Travailleurs et pauvres: les Européens qui triment en 2010 ,

Naomi Klein - la stratégie du choc , Les maîtres du monde (dailymotion), Après la crise financière, la guerre civile ?Paradis Fiscaux , Industriels Contre Verts : La Bataille Du LobbyingSoutien aux communautés Mapuche du Chili «Seguir luchando para seguir existiendo»

Source : reseau Voltaire

12/09/2010

Des terres rares à la potasse, la Chine défend sa place sur le marché des matières premières ( politique de l'impasse)

Le jusqu’au boutisse d’une politique sociale et environnementale désastreuse. Développement de la Chine... mais aussi envol du Brésil, hausse des matières premières agricoles, nouvelles technologies...

 

▪ L'enjeu n'est plus le même, dans la partie d'échecs en 3D que joue la Chine pour les ressources naturelles. D'un côté, l'empire du Milieu la joue offensive. Mais de l'autre, il ne fait que de la défense...

Pékin pousse les entreprises d'Etat à étudier le rachat de PotashCorp (POT), le géant canadien des engrais qui a déjà repoussé une offre hostile de la part de BHP Billiton, le géant minier anglo-canadien

 

Les spéculateur vont ainsi profiter  de cette actualité pour se positionner  sur les secteurs les plus qu’ils jugent les plus prometteurs :  alors que les économies occidentales s'enfoncent dans la crise, d'autres gisements de gains sont à leur portée d'investissement. Cela veut dire une hausse des matières premières et agricoles.

Juste pour vous rappeler l'importance de cette affaire : pour eux, « on ne peut pas faire fonctionner une ferme sans engrais » (dans un système qui ne veut pas remettre en cause le productivisme destructeur, pour moi le compost est plus qu’efficace : fertilise la terre, la régénère, est naturelle et permet de rendre les agriculteur indépendant, mais bon ce n’est pas la même logique). Et on ne peut pas avoir d'engrais sans les trois ingrédients suivants :

- la potasse (POT en est le 1er producteur mondial) ;
- le phosphate (POT en est le 3e producteur mondial) ;
- l'azote (POT en est le 3e producteur mondial).

S'agit cependant pas là d'un nouveau chapitre de l'histoire intitulée "la Chine achète le monde". Ou d’ un acte de défense. La Chine craint que BHP ne gagne "trop" de pouvoir sur la fixation des prix dans le marché mondial de la potasse. BHP est déjà en bonne voie pour générer 15% de la production mondiale de potasse d'ici 2020. Ajoutez POT à ça et on atteint les 35%.

Ainsi, l'entreprise chinoise d'Etat Sinochem a fait appel à HSBC pour la conseiller sur la meilleure façon de faire une offre sur POT. Et selon Reuters, Pékin pousse discrètement un fonds de pension canadien à soumettre sa propre offre.

Cette dernière solution passerait sans doute mieux auprès du Canada. Le gouvernement canadien n'a pas de scrupules à laisser la Chine acheter des sables bitumeux d'Alberta (Sinopec détient une part de 9% du plus gros gisement de la région). Mais POT, c'est une autre histoire. L'offre chinoise risque de provoquer le même genre de réponse que celle qu'a obtenue la Chine de la part de Washington en 2005 suite à sa tentative de rachat d'Unocal.

▪ Dans un autre domaine des matières premières, la Chine a décidé de mettre ses atouts en avant. Les gens commencent à comprendre ce sur quoi nous écrivons depuis des années...

"Le monopole de la Chine sur les éléments utilisés pour les ordinateurs, les voitures électriques, l'armement et autres produits clés pourrait déclencher une crise en Occident", déclare un article de l'agence United Press International de cette semaine.

"Derrière la montée des pays pauvres en matières premières comme le Japon, la Corée du Sud et la Chine, en tant que géants de l'industrie", rapporte The Economist, "se cache l'empressement d'autres pays à vendre leurs matières premières cruciales, même à un prix ahurissant. La cohue autour d'un groupe d'éléments connus sous le nom de 'terres rares' est vue par certains comme un test de la volonté de la Chine à rendre la pareille".

"La Chine a défendu son contrôle sur les exportations de terres rares", disait Bloomberg la semaine dernière, "après que les dirigeants japonais ont exprimé leur inquiétude au sujet de l'offre en matières premières utilisées dans la fabrication de produits allant des téléphones portables aux radars".

Si vous n'êtes pas familier avec tout ça, en voici les grandes lignes : les terres rares sont 17 éléments utilisées dans tout, des iPods aux missiles guidés. Selon les estimations que vous avez vues, la Chine contrôle entre 93% et 97% de la production mondiale.

"Le problème des terres rares dépasse le simple domaine de l'investissement", affirme Byron King, rédacteur de la lettre Energy and Scarcity Investor, qui nous parlait des terres rares début 2008, "même si je suis convaincu que les investisseurs les plus malins peuvent faire un massacre dans les années à venir". ( Il le dit ouvertement)

"Les terres rares incarnent également un peu des cultures nationales chinoises, face aux Etats-Unis et aux autres pays occidentaux -- le Canada, l'Australie, le Japon, les membres de l'Union européenne. D'après moi, la compétence dans le secteur des terres rares indique la place qu'ambitionne un pays dans les 50, voire les 100 prochaines années".

"Oui, les terres rares sont aussi importantes que ça pour les prochaines générations de technologie, dans des domaines tels que l'énergie, la métallurgie, les matériaux et le contrôle environnemental. Si un pays 'fait' dans les terres rares, il prospèrera dans les décennies à venir. Si un pays néglige les terres rares, il prend la décision de faire naufrage dans les flots de la future économie mondiale. C'est un pays en déclin. Les terres rares incarnent le concept chinois de 'nation du soleil levant', par opposition à une 'nation du soleil couchant'."

 
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