13.08.2011
Ces «hedge funds» qui s'enrichissent dans la crise
Un marché boursier, déconnecté de la réalité ou plus exactement gagnant sur tout le tableau : "Tout s'écroule, je gagne donc de l'argent. Mais si tout s'envolait, j'en gagnerais aussi".Peu importe le sens des marchés et les anticipations de tendance. Les spéculateurs ou investisseur (choisissez le terme que vous préférer lol ^_^) cherchent a "coller aux marchés", de parier (spéculer sur les marchés) . Et cela leur est très profitable, se positionnent massivement sur le Forex pour augmenter leurs revenus.. voir aussi le post de Saltabank sur le sujet, le mien : devise du capitalisme "Tout s'écroule, je gagne donc de l'argent. Mais si tout s'envolait, j'en gagnerais aussi » voir les commentaires Facebook
Ainsi l’article du Figaro : « Ces «hedge funds» qui s'enrichissent dans la crise
En pariant sur un effondrement de la conjoncture mondiale, le fonds américain Bridgewater Associates aurait gagné 3 milliards de dollars sur la seule semaine dernière.
Les investisseurs ne sont pas tous logés à la même enseigne lorsque les marchés s'effondrent. Si la plupart d'entre eux sont pénalisés, certains gagnent de l'argent. Et parfois même beaucoup ! Une fois encore, l es «hedge funds» se retrouvent au cœur de la spir ale baissière actuelle.
Le fonds américain Bridgewater Associates aurait ainsi gagné 3 milliards de dollars sur la seule semaine dernière, selon le Wall Street Journal. En faisant des placements complexes ? Non, tout simplement en pariant sur un effondrement de la conjoncture mondiale. Une «nouvelle période très difficile» pour les marchés financiers se prépare, «les gouvernements devant se battre pour réduire leur endettement», affirmait mi-juillet le fondateur de ce fonds, Ray Dalio. Ce dernier a donc acheté de l'or, du franc suisse et des bons du Trésor américain. Trois valeurs refuges par excellence. Lorsque les marchés secouent, d'autres utilisent des techniques redoutables. Comme Och-Ziff Capital Management, un fonds ayant acquis pour 12 milliards de dollars d'options au cours du premier trimestre 2011. Les options voient leur prix augmenter lorsque la volatilité s'accroît sur les marchés financiers. Et l'indice Vix, qui mesure cette volatilité, s'est envolé depuis fin juin, passant de 16 à plus de 40. De quoi permettre à Och-Ziff capital d'engranger les milliards...
«D'une manière générale, les hedge funds profitent des situations où les marchés vont dans un seul sens de manière rapide. Et le moins que l'on puisse dire c'est que, depuis mi-juillet, le sens est clairement baissier», explique Frédéric Bonnevay, associé chez Anthera Partners. Autrement dit, les fonds ayant fait le pari d'une dégradation de la situation macroéconomique sont les grands gagnants. Leur imagination est sans limite. «Certains gérants achètent du dollar canadien, du yen ou du franc suisse, car ils ont réalisé que ces deux devises évoluent à la hausse, lorsque le dollar américain et l'euro grimpaient, tout en se protégeant lorsque ces deux devises baissent.»
Exploitation des rumeurs
Ces stratégies «gagnant gagnant» ne marchent pas toujours. L'un des plus célèbres gestionnaires de «hedge funds», John Paulson, qui a beaucoup gagné en misant contre les «subprime» en 2008, se retrouve aujourd'hui en grande difficulté. En début d'année, il affirmait sa confiance dans les actions. Une erreur qui lui coûte cher : selon Bloomberg, son fonds principal aurait perdu 11 % lors de la première semaine d'août. Et la contre-performance atteindrait 31 % depuis janvier. Mais cette bête blessée peut encore faire mal : «un fonds en difficulté profite toujours des périodes troublées, comme celle que nous vivons en ce moment, pour se refaire : il exploite les moindres rumeurs pour entraîner les marchés derrière lui» , confie, amer, un banquier français.
Des solutions existent pour sortir de ce systeme ECONOMIQUE et POLITIQUE qui autorise ces abus, en toute légalité. Cela s'appel Crowdfunding ( cf Crowdfunding, économie solidaire communautaire mondiale , une solutions a la crise du ou des système politique ou économique capitaliste ? Voir la vidéo Ils font autrement (2): vivre sans l'euro - no Dailymotion
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21:45 Publié dans Finance,Economie, société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : hedge funds, crise de la dette, dette, spéculations, hedges fund
12.09.2010
Des terres rares à la potasse, la Chine défend sa place sur le marché des matières premières ( politique de l'impasse)
Le jusqu’au boutisse d’une politique sociale et environnementale désastreuse. Développement de la Chine... mais aussi envol du Brésil, hausse des matières premières agricoles, nouvelles technologies...
▪ L'enjeu n'est plus le même, dans la partie d'échecs en 3D que joue la Chine pour les ressources naturelles. D'un côté, l'empire du Milieu la joue offensive. Mais de l'autre, il ne fait que de la défense...
Pékin pousse les entreprises d'Etat à étudier le rachat de PotashCorp (POT), le géant canadien des engrais qui a déjà repoussé une offre hostile de la part de BHP Billiton, le géant minier anglo-canadien
Les spéculateur vont ainsi profiter de cette actualité pour se positionner sur les secteurs les plus qu’ils jugent les plus prometteurs : alors que les économies occidentales s'enfoncent dans la crise, d'autres gisements de gains sont à leur portée d'investissement. Cela veut dire une hausse des matières premières et agricoles.
Juste pour vous rappeler l'importance de cette affaire : pour eux, « on ne peut pas faire fonctionner une ferme sans engrais » (dans un système qui ne veut pas remettre en cause le productivisme destructeur, pour moi le compost est plus qu’efficace : fertilise la terre, la régénère, est naturelle et permet de rendre les agriculteur indépendant, mais bon ce n’est pas la même logique). Et on ne peut pas avoir d'engrais sans les trois ingrédients suivants :
- la potasse (POT en est le 1er producteur mondial) ;
- le phosphate (POT en est le 3e producteur mondial) ;
- l'azote (POT en est le 3e producteur mondial).
S'agit cependant pas là d'un nouveau chapitre de l'histoire intitulée "la Chine achète le monde". Ou d’ un acte de défense. La Chine craint que BHP ne gagne "trop" de pouvoir sur la fixation des prix dans le marché mondial de la potasse. BHP est déjà en bonne voie pour générer 15% de la production mondiale de potasse d'ici 2020. Ajoutez POT à ça et on atteint les 35%.
Ainsi, l'entreprise chinoise d'Etat Sinochem a fait appel à HSBC pour la conseiller sur la meilleure façon de faire une offre sur POT. Et selon Reuters, Pékin pousse discrètement un fonds de pension canadien à soumettre sa propre offre.
Cette dernière solution passerait sans doute mieux auprès du Canada. Le gouvernement canadien n'a pas de scrupules à laisser la Chine acheter des sables bitumeux d'Alberta (Sinopec détient une part de 9% du plus gros gisement de la région). Mais POT, c'est une autre histoire. L'offre chinoise risque de provoquer le même genre de réponse que celle qu'a obtenue la Chine de la part de Washington en 2005 suite à sa tentative de rachat d'Unocal.
▪ Dans un autre domaine des matières premières, la Chine a décidé de mettre ses atouts en avant. Les gens commencent à comprendre ce sur quoi nous écrivons depuis des années...
"Le monopole de la Chine sur les éléments utilisés pour les ordinateurs, les voitures électriques, l'armement et autres produits clés pourrait déclencher une crise en Occident", déclare un article de l'agence United Press International de cette semaine.
"Derrière la montée des pays pauvres en matières premières comme le Japon, la Corée du Sud et la Chine, en tant que géants de l'industrie", rapporte The Economist, "se cache l'empressement d'autres pays à vendre leurs matières premières cruciales, même à un prix ahurissant. La cohue autour d'un groupe d'éléments connus sous le nom de 'terres rares' est vue par certains comme un test de la volonté de la Chine à rendre la pareille".
"La Chine a défendu son contrôle sur les exportations de terres rares", disait Bloomberg la semaine dernière, "après que les dirigeants japonais ont exprimé leur inquiétude au sujet de l'offre en matières premières utilisées dans la fabrication de produits allant des téléphones portables aux radars".
Si vous n'êtes pas familier avec tout ça, en voici les grandes lignes : les terres rares sont 17 éléments utilisées dans tout, des iPods aux missiles guidés. Selon les estimations que vous avez vues, la Chine contrôle entre 93% et 97% de la production mondiale.
"Le problème des terres rares dépasse le simple domaine de l'investissement", affirme Byron King, rédacteur de la lettre Energy and Scarcity Investor, qui nous parlait des terres rares début 2008, "même si je suis convaincu que les investisseurs les plus malins peuvent faire un massacre dans les années à venir". ( Il le dit ouvertement)
"Les terres rares incarnent également un peu des cultures nationales chinoises, face aux Etats-Unis et aux autres pays occidentaux -- le Canada, l'Australie, le Japon, les membres de l'Union européenne. D'après moi, la compétence dans le secteur des terres rares indique la place qu'ambitionne un pays dans les 50, voire les 100 prochaines années".
"Oui, les terres rares sont aussi importantes que ça pour les prochaines générations de technologie, dans des domaines tels que l'énergie, la métallurgie, les matériaux et le contrôle environnemental. Si un pays 'fait' dans les terres rares, il prospèrera dans les décennies à venir. Si un pays néglige les terres rares, il prend la décision de faire naufrage dans les flots de la future économie mondiale. C'est un pays en déclin. Les terres rares incarnent le concept chinois de 'nation du soleil levant', par opposition à une 'nation du soleil couchant'."
11:12 Publié dans spéculations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spéculations, alimentaire, agricoles, des terres rares, potasse, la chine, marché des matières premières, politique, l'impasse)










