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19/10/2012

Basculement de l'économie

PAUPERISATION DE L EUROPE

précarité.jpgHollande avait fait bouger les lignes sur la crise européenne, en mettant en avant l'idée d'un pacte de croissance. Le gouvernement avait par ailleurs anticipé - en partie - le freinage de la croissance. Mais à l'approche de la rentrée, la gauche se fend de promesses audacieuses pour ne pas dire irréalistes. Montebourg entend mener la troisième révolution industrielle. Jean Marc Ayrault de son coté, envisage sérieusement de réduire le déficit extérieur de la France - hors énergie - à zéro en cinq ans.

L'emploi industriel se réduit partout, sauf en Allemagne

Ces deux promesses ont beau être alléchantes, elles semblent hors de portée, en tout cas à court terme. Prenons l'industrie. Les Etats-Unis et l'Europe rêvent depuis longtemps de recréer des millions d'emplois dans ce secteur mis à mal par la concurrence des pays émergents. Mais aucun pays riche n'a réussi à le faire sur la période récente. Seule l'Allemagne est parvenue à enrayer l'hémorragie. Mais sa stratégie a eu un coût élevé : le pays a du faire des sacrifices (stagnation des salaires pendant plusieurs années, augmentation de la précarité avec par exemple la création de jobs à 1 euro,...). Par ailleurs, ses parts de marchés ont grimpé au détriment de celles des pays voisins. cf : " Modèle Allemand" , un lien. CHÔMAGE : Alcatel-Lucent: "Nous ne nous attendions pas à une vague de licenciements aussi massive" |

 

humour 98.jpgCertes de nouveaux marchés et de nouvelles façons de produire sont en train de naître. Jeremy Rifkin, dont les travaux ont inspiré Arnaud Montebourg, évoque par exemple l'impression 3D ou encore les recherches en nanotechnologies, qui permettront de se passer des terres rares, ces fameux métaux indispensables à la high tech dont la Chine possède le quasi monopole. Mais ces deux leviers - s'ils tiennent leurs promesses - mettront du temps avant de pouvoir être activés. Rifkin parle lui-même de plusieurs décennies. Parler aujourd'hui de troisième révolution est donc pour le moins prématuré. Surtout si dans cinq ans, le prochain gouvernement change de priorité et répartit ses crédits différemment.

L'art échappera à l'ISF, la redevance télé ne sera pas étendue - indigné, interview d'un les analyste financier - citizenkhane, Manipulations de marché! DE Manipulation des marché - 8ndigné Révolté

 

françois hollande,arnaud montebourg,terres rares,etats-unis,l'europe,la chine,allemagne,crise,précarisation,délocalisation,le japon,la corée du sud,la thaïlande,l'indeUne décennie perdue - l'indigné révolté

Myanmar : après la détente politique, le décollage économique ?
Damien Durand (*)

La communauté internationale, les défenseurs des droits de l'Homme et les inconditionnels d'Aung San Suu Kyi s'en réjouissent : depuis environ un an le Myanmar s'ouvre à la communauté internationale. L'assouplissement politique, qui a mené à la normalisation de la présence politique de la "Dame de Rangoun", a été un prélude à la deuxième phase qui s'est amorcée depuis quelques mois : l'ouverture économique et la libéralisation de l'économie.

Bien que membre de l'OMC (depuis 1995) et de l'ASEAN (depuis 1997), le Myanmar a toujours été en marge de l'activité économique mondiale depuis l'arrivée au pouvoir de la junte militaire en 1991. Les restrictions économiques imposées par l'Occident, notamment les Etats-Unis et l'Union européenne, et l'accaparement par les élites militaires du tissu industriel local, entravaient considérablement le commerce international. Mais le vent tourne.

Une ouverture pilotée par la junte
L'erreur à ne surtout pas commettre : croire que cette ouverture politique et économique s'impose à la junte. Elle est, en réalité, entièrement contrôlée par les élites militaires. Le pouvoir militaire, présenté à tort comme uniforme et réactionnaire, est en fait traversé par plusieurs courants, dont un clairement favorable à l'ouverture extérieure. La volonté d'une ouverture a été formellement adoptée en 2003 sous le gouvernement dirigé par Khin Nyunt, un membre modéré de la junte, qui fit adopter une feuille de route vers la démocratisation. Le processus s'est ensuite ralenti avec le retour aux affaires d'une frange plus conservatrice, mais est redevenu d'actualité pour les dirigeants militaires après des émeutes populaires en 2007 et 2008.

Mais pourquoi la junte a-t-elle accepté de se lancer dans un processus d'ouverture, elle qui régnait sans partage sur le Myanmar ? Pourquoi avoir fait entrer ce "loup dans la bergerie" qui pourrait à terme faire perdre aux militaires leur emprise totale sur les affaires ?

Les sanctions internationales et un certain ras-le-bol des élites face à la fermeture économique du pays ont largement joué leur rôle sur un Etat dont l'économie reposait très largement sur quelques partenaires commerciaux moins regardant sur la situation intérieure du Myanmar (la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et l'Inde). Il s'est insinué chez les membres de la junte l'idée qu'il valait mieux commencer à ouvrir l'économie nationale, arguant même que, bien maîtrisée, ils auraient tout à y gagner.

Une autre réalité a aussi rappelé à l'ordre la junte, et l'a convaincue de ne pas poursuivre dans la même voie : "le mécontentement grondait dans le pays depuis la révolution safran de 2007", nous explique Sophie Boisseau du Rocher, spécialiste de l'Asie du Sud-Est à l'Asia Centre de Sciences Po Paris, "et les Printemps arabes de 2011 ont alerté la junte sur le risque de tout perdre si elle se laissait déborder par un mouvement populaire." Gouverner, c'est prévoir dit l'adage...

La voie vers la normalisation économique
Prologue de l'ouverture économique, la détente politique, réellement effective (en témoigne la "normalisation" du cas Aung San Suu Kyi), mais destinée principalement à rassurer la communauté internationale sur la capacité de changement des élites militaires. Et donner surtout des garanties de l'irréversibilité du processus en cours, faisant même dire à Thein Sein, l'actuel président de la République, qu'au Myanmar "la voie vers la démocratie est si étroite qu'il n'est plus possible de faire marche arrière."

Première phase, toujours en cours dans le pays : créer un climat propice aux affaires et à la sécurité juridique. Depuis le printemps, une équipe de la Banque mondiale s'est installée dans le pays pour former l'administration locale. En avril, une réforme a permis de stabiliser le taux de change du kyat, la monnaie nationale.

Mais la standardisation des normes au Myanmar risque d'être longue et complexe, en cause : les résistances des franges les plus conservatrices de la junte. Le 7 septembre est passée, aux forceps, une loi libéralisant les investissements étrangers. Mais les conservateurs ont réussi à faire annuler le plancher d'investissement de 5 millions de dollars minimum qu'exigeaient les progressistes. Une disposition qui aurait pu nuire aux PME birmanes qui auraient été incapables de s'aligner sur une règle toujours en vigueur interdisant à une entreprise étrangère de posséder plus de 49% du capital d'une joint-venture avec une société birmane.

françois hollande,arnaud montebourg,terres rares,etats-unis,l'europe,la chine,allemagne,crise,précarisation,délocalisation,le japon,la corée du sud,la thaïlande,l'inde,banque mondiale,indicateurs économiques,finance,economie,société,goldman sachs,mario monti,mario draghi,spin-offs,hedge fund,produits dérivés,documentairesUne ouverture lente dans un pays où tout est à faire, mais où les entreprises étrangères se battent déjà pour occuper le terrain. Les Etats-Unis souhaitent raffermir leur position, qu'ils avaient délaissée pour appliquer les sanctions internationales. Mais la présidence d'Obama, souhaitant redonner à l'Amérique une place de choix en Asie, a toujours soutenu activement Thein Sein.

Ils risquent fort d'y rencontrer la concurrence de la Chine, un partenaire historique, qui reste discret pour l'instant mais qui pourrait bien faire monter les enchères d'une implantation durable dans le pays. La France, elle, est présente depuis longtemps au Myanmar, avec le groupe Total notamment. L'ouverture à Rangoun d'un bureau d'Ubifrance est un signe que les intérêts économiques français envisagent attentivement la manne birmane et commencent à se positionner en ce sens.

Secteurs d'avenir et perspectives
Secteur attirant le plus la convoitise des entreprises occidentales, les hydrocarbures. Le Myanmar est en effet un des pays asiatiques au potentiel le plus important, avec au moins 2 540 milliards de m3 de réserves estimées en gaz naturel, dont au moins 510 milliards déjà exploitables.

Total ne s'y est d'ailleurs pas trompé en achetant le 3 septembre 40% d'un bloc d'hydrocarbures, appartenant conjointement à la société thaïlandaise PTT Exploration and Production. Le premier gros investissement du groupe depuis 1998, probablement pas le dernier.

Les autres secteurs promettant de belles perspectives : l'industrie lourde, la grande distribution, le textile (dont les barrières douanières sanctionnant le régime se lèvent petit à petit) ou la parfumerie où des PME françaises très actives commencent à s'implanter.

Mais dans un Myanmar qui s'ouvre à peine aux investissements internationaux, la lame de fond qui semble s'enclencher est-elle certaine de durer ? Le pays peut-il représenter une perspective stable pour les investisseurs ?

Les observateurs guettent de très près l'évolution du pays à l'horizon 2015 : cette année devrait marquer les premières élections pleinement démocratiques dans le pays, et un vrai test politique pour la junte au pouvoir. La belle machine birmane pourrait-elle s'enrayer ? Pour Sophie Boisseau du Rocher, le risque est la déconnexion entre flux d'argent, obsolescence des infrastructures et de l'encadrement légal ainsi que manque de compétence humaine : "trop d'argent, trop vite, et une formation insuffisante de l'administration pour gérer ces flux, pourrait amener à une captation stérile de la manne internationale par la minorité la mieux préparée. Ceci, lié à une lenteur généralisée des infrastructures, peut déboucher sur une crise de confiance."

Un développement fragile qui donne une place indispensable aux élites militaires, qui – pour l'instant – sont les seules capables dans le pays de sécuriser les investissements et d'apporter une relative stabilité au processus d'ouverture.

 (*) Damien Durand est diplômé de Sciences Po Paris et de l'IEP Grenoble, où il s'est spécialisé dans les problématiques politiques et économiques en Asie de l'Est et du Sud-Est.

Après avoir disséqué l'actualité française sous toutes ses coutures pour le quotidien japonais Mainichi Shimbun, il est aujourd'hui le rédacteur en chef du magazine bimestriel Pays Emergents.

françois hollande,arnaud montebourg,terres rares,etats-unis,l'europe,la chine,allemagne,crise,précarisation,délocalisation,le japon,la corée du sud,la thaïlande,l'inde,  Banque mondiale , Conclusion   "les pays européen s'enlisent dans leur politique "draconnienne d'austérité et précipite la paupérisation du continent européen et de ses peuples qui essayent de sortir de la crise. Les casses dans les dépenses  réduisent les chances de revoir la croissance. . La dette ou la vie ! , Loi 1973 et gardes fous , Modèle Japonais généralisé

A lire : françois hollande, arnaud montebourg, terres rares, etats-unis, l'europe, la chine, allemagne, crise, précarisation, délocalisation, le japon, la corée du sud, la thaïlande, l'inde, banque mondialeindicateurs économiques, finance, economie, société, goldman sachs, mario monti, mario draghi, spin-offs, hedge fund, produits dérivés, documentaires

Le grand Monopoly du gaz (arte)  : A quoi joue le Qatar - Un oeil sur la planète  : Un oeil sur la planète - A quoi joue le Qatar ? , Bouleversent la donne énergétique mondiale , Les damnés de la mer , Les damnés de la mer , Bouleversent la donne énergétique mondiale - l'indigné révolté

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