08.04.2012
France-Rwanda : Complicité française dans le génocide des Tutsi,18 ans d’impunité
France-Rwanda : Complicité française dans le génocide des Tutsi,18 ans d’impunité
Communiqué de Survie du 5 avril 2012
Videos, interview PETIT CHARNIER ENTRE AMIS 14 ans d'impunité, ça se fête!? La Françafrique expliquée par François-Xavier Verschave
Le 7 avril prochain est le dix-huitième anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda. Depuis 18 ans, aucun présumé génocidaire vivant dans notre pays n’a encore été jugé, pas plus que leurs complices français. Depuis 18 ans, Survie réitère ses revendications de vérité et de justice, et demande l’instauration d’un véritable contrôle de la politique de la France en Afrique.
L’instruction des six plaintes contre X, déposées en 2005 par des victimes tutsi pour « complicité de génocide et complicité de crime contre l’humanité », visant des militaires français ayant participé à l’opération « humanitaire » Turquoise, pourrait continuer à être retardée si le pôle judiciaire « génocides et crimes contre l’humanité », opérationnel depuis le 1er janvier 2012, n’est pas rapidement doté de moyens plus conséquents. Par ailleurs, des éléments essentiels permettant d’éclairer l’implication française dans le génocide des Tutsi restent toujours couverts par le secret défense. Un acteur aussi central que Paul Barril n’a toujours pas vu son rôle, pendant et après le génocide, éclairci par la justice ou par des parlementaires : il n’a même pas été entendu par la Mission d’Information Parlementaire de 1998.
Le 10 janvier 2012, le rapport d’expertise sur l’attentat du 6 avril 1994, remis aux juges Trévidic et Poux, a posé les bases d’une réorientation complète de l’instruction sur l’événement qui servit de prétexte à un génocide planifié depuis de longs mois. Les vives réactions à ce rapport de la part de plusieurs acteurs de la politique menée par la France au Rwanda entre 1990 et 1994 témoignent une fois de plus que le génocide des Tutsi fait partie de l’histoire de notre pays. Il apparaît de plus en plus clairement que nos concitoyens ont été victimes de manipulations concernant tant l’identification des auteurs et commanditaires de l’attentat, que le lien entre cet événement et le génocide. L’attribution au FPR [1] de la responsabilité de l’attentat du 6 avril a été utilisée pendant des années par certaines personnalités du monde journalistique, universitaire ou politique pour servir une désinformation permettant de faire oublier ou de justifier la politique de soutien de l’exécutif français aux génocidaires. Un soutien qui a perduré avant, pendant et après le génocide. Un soutien confirmé par les nouveaux éléments qui n’ont cessé d’apparaître ces dernières années, et qui jettent une lumière crue sur ce scandale d’État.
Des citoyens français de plus en plus nombreux, maintenant rejoints par certains partis politiques, estiment que le travail de vérité et de justice sur ce passé douloureux est indispensable à notre démocratie. C’est aussi en acceptant de regarder en face la page la plus sombre de la politique africaine de la France que notre pays saura en tirer les conséquences et se doter d’institutions renforcées, notamment par un véritable contrôle parlementaire. Ce travail de vérité nécessite des parlementaires courageux.
Concernant le génocide des Tutsi au Rwanda, Survie demande :
une prise de position publique des partis politiques, à l’occasion des élections françaises de 2012, pour soutenir la recherche de la vérité sur l’implication française dans le génocide des Tutsi ;
la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la politique de la France au Rwanda, qui complétera le travail partiel de la Mission d’information parlementaire de 1998, pour déterminer les responsabilités politiques et militaires, et devra notamment obtenir et rendre publics les documents encore occultés par le pouvoir exécutif, ainsi que les archives de François Mitterrand ;
la dotation du pôle judiciaire spécialisé dans les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide et torture créé le 1er janvier 2012, en moyens permettant l’avancée sans délai de toutes les instructions liées au génocide des Tutsi du Rwanda : plaintes contre les présumés génocidaires présents sur notre sol et plaintes contre des militaires français de l’opération Turquoise ;
une justice indépendante des pressions politiques, en particulier dans l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994.
Annexe 1 : Le rôle de la France au Rwanda
Annexe 2 : Éléments nouveaux apparus depuis la Mission d’information parlementaire de 1998 sur le Rwanda
Annexe 3 : Les revendications de Survie
Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque Chargée de communication stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org 01 44 61 03 25
Génocide - Le Monde diplomatique, France-Rwanda : Colloque à l'Assemblée nationale - Survie France
_______________________________________________
Info.survie.idf@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/info.survie.idf
16:09 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communiqué, survie, france-rwanda : complicité française dans le génocide des tutsi, 18 ans d’impunité
13.09.2011
Survie Paris à la fête de l’Humanité : Ven 16, sam 17, dim 18 septembre
source Survie : avec CADTM + Sortir du Colonialisme + D’ailleurs nous sommes d’ici + Union des Population du Cameroun + CAAComores + Fédération des Congolais de la Diaspora + Ça suffit comme ça ! (Gabon)
Dimanche 18 septembre 2011, par Régis (Survie Paris) // Agenda Survie Paris
Stand Survie + CADTM + Sortir du Colonialisme + D’ailleurs nous sommes d’ici + Union des Population du Cameroun + CAAComores + Fédération des Congolais de la Diaspora + Ça suffit comme ça ! (Gabon)
Stand au Village du monde, croisement Che Guevara – Ho Chi Minh
Programme :
Vendredi
17h "Les luttes sociales et politiques au Gabon", rencontre avec Marc Ona de Ça suffit comme ça !
18h30 "Le cas de Mayotte et le droit international" avec Mustapha Abdou-Raouf du CAAC Comores
Samedi
12h "17 octobre 1961 : 50e anniversaire du massacre des algériens par la police de Papon" avec Sortir du Colonialisme, présentation par les auteurs du livre de Sortir du Colonialisme "Le 17 octobre 61 par les textes de l’époque" (Ed. Petits matins)
15h30 "Résistances africaines et révolutions : comment en finir avec les dictatures en Afrique ?" avec le Collectif de Solidarité avec les Luttes sociales et politiques en Afrique, Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora, et Marc Ona de Ça suffit comme ça !, Survie Paris Ile-de-France, Sortir du Colonialisme.
17h " Dette et Biens Mal Acquis : audit de la dette en Tunisie, Biens Mal Acquis en Tunisie, Congo-B, Gabon" avec CADTM et Collectif pour un audit des créances de la Tunisie, Benjamin Moutsila de la Fédération des Congolais de la Diaspora, et Marc Ona de Ça suffit comme ça !
18h30 "Elections en RDC le 28 novembre 2011 : risque de crise majeure" avec Saïd Abbas Ahamed doctorant sur « Démocratiser en temps de guerre en RDC »
Dimanche
11h30 " "Ni charter ni karcher", comment construire et fédérer un mouvement antiraciste d’ensemble, unitaire et combatif " avec les collectifs "d’ailleurs nous sommes d’ici"
14h "Analyse de la crise ivoirienne" avec David Mauger de Survie
15h30 "Cameroun : un président inamovible avec la complicité de la France" avec Augusta Epanya de l’UPC auteur avec Albert Moutoudou et Jean Chatain de « Kamerun, l’indépendance piégée. De la lutte de libération à la lutte contre le néocolonialisme », Manuel Domergue auteur, avec Thomas Deltombe et Jacob Tatsitsa, de "Kamerun !, Une guerre cachée aux origines de la Françafrique - 1948-1971" (2010), Fanny Pigeaud auteur de "Au cameroun de Paul Biya" (2011), Patrice Nganang du Tribunal Article 53.
17h "De la dette du sud aux dettes européennes ou comment le capital augmente encore ses profits" avec Nicolas Sersiron du CADTM
*
*
Survie Paris Ile-de-France, survie-paris.org, contact@survie-paris.org
Survie est une association qui mène des campagnes d’information et d’interpellation des citoyens et des élus pour une réforme de la politique de la France en Afrique et des relations Nord-Sud. Elle compte une vingtaine de groupes locaux en France. Les objectifs de Survie sont : combattre la Françafrique, Prévenir les génocides et refuser leur banalisation - Agir en faveur de la vérité et de la justice après le Génocide des Tutsi au Rwanda -, Promouvoir l’accès de tous aux Biens Publics. L’association publie des livres et une revue Billets d’Afrique.
CADTM, cadtm.org , france@cadtm.org
Le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde est un réseau international constitué de membres et de comités locaux basés en Europe, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Son travail principal : l’élaboration d’alternatives radicales visant la satisfaction universelle des besoins, des libertés et des droits humains fondamentaux. Le CADTM s’inscrit pleinement dans le mouvement citoyen international qui lutte pour « d’autres mondes » possibles, ébauchant les traits d’une mondialisation alternative à celle que les promoteurs du modèle capitaliste néolibéral globalisé.
Sortir du Colonialisme, sortirducolonialisme.fr, contact@anticolonial.net
Sortir du Colonialisme est une association qui organise depuis 5 ans la semaine anticoloniale pour : Débattre de l’histoire de la colonisation et de son actualité ; Dénoncer la recolonisation économique et l’ingérence des multinationales dans la vie politique, économique et sociale des pays où elles développent leurs activités et comprendre les processus de la mondialisation néolibérale, dénoncer les guerres coloniales comme en Irak ou en Afghanistan, l’occupation illégale des territoires comme en Palestine et Sahara Occidental ; Mobiliser les jeunes et la population dans les quartiers, les lycées, les universités autour de la solidarité internationale et de l’égalité des droits ; Interpeller les élus sur la fracture coloniale qui entretient les représentations héritées de notre histoire favorisant les discriminations, accroissant les inégalités.
Union des Populations du Cameroun, section France
L’Union des Populations du Cameroun est né avec la lutte pour l’indépendance du Cameroun. Il a été particulièrement victime de la guerre d’indépendance des années 60 qui firent entre 60 000 et 300 000 morts au Cameroun. Il se bat depuis contre le colonialisme et la dictature. Aujourd’hui, l’UPC lutte pour des élections libres et transparentes au Cameroun, contre la Françafrique qui maintient Paul Biya au pouvoir contre l’intérêt de la population camerounaise.
Fédération des Congolais de la Diaspora (Congo-Brazzaville) , www.fcd-diaspora.org
L’association lutte activement contre la dictature. Elle a avec Survie et Sherpa initié une plainte des Biens Mal Acquis contre le dictateur Sassou Nguesso, et dénoncé le pillage des ressources naturelles par les multinationales (Bolloré, Total,…). En 2009, la FCD a publié le livre ‘Sassou Nguesso : L’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique’. En juillet 2011, elle s’est constituée partie civile dans l’affaire des disparus du beach de Brazzaville.
CAAC Comores Collectif des Associations et des Amis des Comores, www.sos-comores.org
Le « Collectif des Associations et Amis des Comores » rassemble des composantes combatives de la Diaspora comorienne. Il s’est ouvert, naturellement, à des personnalités et organisations anti-impérialistes, anticoloniales et altermondialistes qui partagent les mêmes valeurs démocratiques et anticolonialistes. Le CAAC a mené une campagne en faveur du retour de l’île comorienne de Mayotte dans son ensemble naturel.
D’ailleurs nous sommes d’ici, http://dailleursnoussommesdici.org
De l’appel « D’ailleurs nous sommes d’ici » est sortie une campagne unitaire « contre le racisme, contre la politique migratoire du gouvernement et pour la régularisation de tous les sans-papiers ». L’arc de force des signataires rassemble des organisations politiques, syndicales et associatives nationales, en plus de centaines d’associations locales et d’élus, mais aussi de milliers d’individus, artistes, chercheurs, avocats et magistrats, intellectuels, etc... La campagne a pour but la construction d’un mouvement antiraciste démocratique, indépendant et unitaire, capable de rassembler toutes celles et tous ceux qui luttent contre les différentes formes de racisme.
Ça suffit comme ça ! (Gabon)
"ça suffit comme ça" est une plateforme regroupant 13 des principaux acteurs de la société civile gabonaise (ONG, syndicats,..) afin d’exiger une refonte des institutions, la transparence électorale, une consolidation de la démocratie et une justice sociale et équitable. Né du constat selon lequel depuis l’avènement du multipartisme au Gabon en 1990, le processus électoral a toujours été entaché de contestations, de crispations, de troubles, le mouvement "ça suffit comme ça", veut tout faire pour que cela change et que le Gabon sorte enfin de ces crises post-électorales récurrentes
*
http://www.humanite.fr/fete_huma/debats
Débats du Village du Monde de la fête de l’Humanité
vendredi 16 septembre
18H00 "Iran, Égypte, Tunisie … Émancipation humaine : Rien ne se fera sans les femmes"
19H30 En Afrique et ailleurs, en finir avec la famine
samedi 17 septembre
14H00 En Tunisie et en Egypte : où vont les révolutions ?
15H30 "Du Maghreb au Moyen-Orient, les peuples en ébullition"
17H00 Le printemps arabe change-t-il la donne mondiale ?
19H00 Soirée culturelle : Le monde se mobilise pour un Etat palestinien
dimanche 18 septembre
10H00 Cinquantenaire de la disparition de Frantz Fanon
11H30 La crise a-t elle changé le monde ?
13H00 Prises de paroles solidaires pour le peuple japonais
14H00 Droit d’ingérence, protection des civils, droit des peuples, comment maintenir la paix ?
15H30 Amérique latine : avancée ou reflux des forces progressistes ?
09:45 Publié dans conférences | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mouvement, survie, paris à la fête de l’humanité : ven 16, sam 17, dim 18 septembre
13.06.2011
La potasse assurera la survie de l'humanité ?
La nouvelle opportunité trouvée par le système pour continuer et persévéré dans ces erreurs malgré les preuves qui s’amoncèlent. Après l’agrocarburant, le capitalisme vert, le charity business. L’alimentation, l’eau sont devenus des armes plus puissantes pour contrôler les états – peuples que les guerres. Cf voir Agriculture high-tech sur le site plusconcient.net et L'Histoire des Choses ( a story of stuff : Texte
L'humanité a déjà vécu sans pétrole ni téléphone portable, mais jamais sans nourriture. Or cette année, les hommes ont eu du mal à répondre à leurs besoins. Une météo particulièrement lunatique est venue perturber un secteur déjà structurellement sous pression. Résultat : les valeurs de l'industrie de l'agroalimentaire sont parties en flèche. Et en particulier, les valeurs liées aux engrais. Un déficit abyssal de l'offre alimentaire, nouvelle opportunité pour les multinationales, mais une nouvelle pression pour les peuples déjà sous tension.
Pour répondre aux besoins alimentaires, le monde a besoin d'une croissance de 5% de la production de céréales. Or historiquement, la production augmente de 2% par an en moyenne. La question de la croissance ( besoin) a l’infinie se pose dans un fini – limité.
Et la situation n'est pas prête de s'améliorer. Pour la saison 2010/2011, la production mondiale de céréales devrait même reculer de 4%. La raison est simple, 2010 aura été une année exceptionnelle... en terme de catastrophes :
1. La météo a fait baisser les rendements agricoles en Chine et aux Etats-Unis.
2. Le phénomène La Niña a asséché d'importantes zones de production en Argentine, ce qui a pénalisé les rendements de maïs et de soja.
3. Les semis américains sont en retard, ce qui pourrait affecter la production du pays.
4. Enfin, l'embargo russe sur les exportations de blé va continuer de peser sur l'offre de céréales en 2011.
+83% pour la consommation des émergents
Cette situation serait gérable s'il n'y avait pas en parallèle la montée en puissance des pays émergents. Historiquement, la consommation en Chine, en Inde et en Amérique du Sud a progressé de 83% au cours des 20 dernières années. La raison est simple, ces pays changent leur alimentation. Le riz et les céréales sont servis de plus ne plus avec de la viande. Ainsi, la demande de bœuf, de porc et de volaille devrait augmenter de 2,4% en 2011, entraînant l'augmentation des besoins en céréales. Les engrais vont donc devenir de plus en plus essentiels. La Chine est déjà le premier consommateur de potasse au monde, avec 29% de la consommation mondiale. Voir Nous avons des besoins illimités (crée) et des ressources limitées? Energies : il est temps de changer ! - on Dailymotion
Bientôt 10 milliards d'êtres humains. Combien de tonnes de potasse ?
Si les besoins alimentaires augmentent en qualité, ils vont augmenter également en quantité.Notre planète accueille actuellement près de sept milliards de bouches à nourrir. D'ici 2050, la population mondiale devrait atteindre 10 milliards d'individus. En parallèle, les surfaces de terres arables reculent et les fermes ferment.Nous serons donc obligés mécaniquement d'améliorer le rendement de nos terres.
Les engrais, la seul solution proposait par les multinationales. La vraie solution : le composte
Les engrais vont être essentiels pour résoudre la quadrature du cercle : stagnation des rendements et hausse de la demande. Plus particulièrement, la solution pour augmenter la productivité agricole se résume à trois éléments : azote, phosphore et potassium. Le mélange de ces trois éléments permet d'augmenter les rendements agricoles de 60%, pour l'ensemble des produits cultivés, mais baisse très rapidement les années suivantes avec l'aridification des sols. La consommation de potasse proche du pic de production La production de potasse est déjà partie en flèche. En 2010, les volumes de potasse transportés autour de la planète ont progressé de près de 80%, à 52 millions de tonnes.
L'année 2011 devrait continuer sur la même voie. Les besoins de potasse devraient atteindre 55 à 60 millions de tonnes cette année.Or la capacité de production totale de potasse est estimée à 61 millions de tonnes. Il faut donc se préparer à la conséquence habituelle de ce genre de configuration : une augmentation des prix.Des prix soutenus par la demande... et par les producteurs Les prix de la potasse ont progressé de près de 50 dollars en 2010. Ils ont dépassé les 360 dollars la tonne. Mais la robustesse des prix a aussi été assurée par le contrôle qu'exercent les principaux producteurs.Les cinq plus grands producteurs représentent plus de 65% de la production mondiale. Cette domination leur permet d'adapter l'offre à la demande, et de maintenir ainsi les prix et les marges de la potasse.
La bataille des géants fait déjà rage
Cette configuration particulièrement attractive du marché a poussé les géants miniers à rentrer dans la bataille de la postasse.On retrouve ainsi les géants miniers bien connus. BHP Billiton est impliqué sur ce secteur grâce à sa joint venture avec Anglo Potash Ltd. Il a également acquis Athabasca Potash début 2010.Le brésilien Vale a de son côté racheté les gisements de Rio Tinto (au Canada dans la région de Regina) en 2009.
Première capitalisation canadienne : un producteur de potasse
Il faut bien reconnaître que produire de la potasse est particulièrement lucratif. La demande est virtuellement illimitée, et il n'existe aucun substitut viable. Ce schéma est tellement positif que les pure player de la potasse sont désormais en tête des capitalisations mondiales. C'est le cas de Potash Corporation of Saskatchewan. La société est la plus grande entreprise cotée à la Bourse de Toronto, le Toronto Stock Exchange (TSE), avec une capitalisation boursière à 67 milliards de dollars.
La chasse à la potasse a commencé
L'attractivité de la potasse donne actuellement des opportunités très intéressantes. Surtout, si la potasse n'est pas rare, ses gisements sont très localisés. Seulement une douzaine de pays en produisent. Mieux, seulement quatre grandes zones de dépôts existent :
1. Le Saskatchewan, au Canadan
2. Le bassin du fleuve Kana, en Russie
3. Danakil, dans le nord-est de l'Ethiopie
Le producteur qui réussira à bien se positionner sur une de ces quatre zones touchera le gros lot. Des personnes comme Marc Mayor se sont penchés plus en avant sur ce secteur, afin de conseiller les spéculateurs et de participait ainsi a la spéculation globale. Vidéo : Croissance or not croissance, is that the question ? , Pour une éthique de l'existence post-capitaliste : crise existentielle du capitalisme, Face a la dérive du capitalisme, une solution : La sobriété heureuse , Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !,
14:41 Publié dans agriculture et envronnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la potasse, engrais, survie, de l'humanité, rendements agricoles, l'offre alimentaire










