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02/10/2017

La stratégie du « piéton imprudent » des Russes

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Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

 n FOCUS « Pourquoi l’intervention militaire russe en Syrie est un succès » 63 Dans son blog, l’historien Michel Goya explique comment l’intervention militaire russe en Syrie, commencée en 2015, a atteint son objectif premier : sauver le régime de Bachar Al-Assad. 

« Au regard des résultats obtenus, il est incontestable que les Russes ont une productivité opérationnelle (le rapport entre les moyens engagés et leurs effets stratégique) très supérieure à celle des Américains ou des Français.

The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

 

La stratégie du « piéton imprudent » des Russes

« Le dispositif russe, engagé massivement et par surprise, a d’emblée été complet. Il n’a pas été précédé d’une phase déclaratoire, ni graduellement diversifié et renforcé comme celui de la coalition américaine (chasseurs bombardiers, puis avions d’attaque, puis hélicoptères d’attaque, puis pièces d’artillerie, etc.).

« La guerre en Syrie est une guerre « mosaïque », c’est-à-dire qu’elle n’engage pas deux camps mais plusieurs, à l’instar de la guerre civile au Liban de 1975 à 1990. Ces camps et leurs sponsors ont des objectifs différents qui les amènent à converger ou diverger selon les situations, ce qui rend le conflit à la fois complexe et stable. Un paramètre essentiel est qu’en général, les sponsors rivaux, en particulier les Etats-Unis et la Russie, n’ont aucune intention de s’affronter directement et évitent donc, pour en limiter le risque, de se rencontrer. Par voie de conséquence, l’occupation éclair du terrain par l’un empêche mécaniquement l’autre, placé devant le fait accompli, d’y pénétrer. C’est la stratégie du « piéton imprudent » qui traverse une route et oblige les conducteurs de voitures à s’arrêter, que l’URSS et la Russie ont pratiqué régulièrement.

« L’élément-clé de la doctrine russe reste les opérations combinées. Elles visent à s’emparer de points-clés, à disloquer des dispositifs ennemis, et, pour certaines factions avec qui il est possible de négocier, à exercer une pression suffisante sur elles et les populations environnantes pour les amener à céder, quitte à accepter – c’est une particularité du conflit – des transferts de combattants.

« Les opérations de 2016 et surtout de 2017 sont la preuve de l’excellence maîtrise désormais acquise dans l’organisation des opérations combinées. On est très loin des cafouillages survenus lors de la guerre de 2008 contre la Géorgie.

 
Tests par les Russes de matériels et méthodes nouveaux

« L’intervention est évidemment l’occasion pour les forces armées russes d’expérimenter des concepts originaux. Le premier est le SVP-24 (pour Special Computing Subsystem), un système utilisant la navigation satellitaire russe, pour déterminerl’enveloppe optimale de largage d’une munition « lisse » [non guidée]. Il permet de disposer avec une flotte rustique d’une capacité de frappes proche d’une force plus sophistiquée et bien plus coûteuse.

Le deuxième est l’idée de renouer avec l’« infanterie motorisée ultra-légère », autrement dit une infanterie dotée de véhicules tous terrains légers et rapides. Le dernier est le « véhicule d’escorte », aperçu depuis cet été. C’est un véhicule intermédiaire disposant d’une très grande puissance de feu de saturation, complémentaire d’un char de bataille. Il constitue une remarquable arme « anti-antichars » (mais aussi antiaérienne et peut-être antidrone) et favorise l’emploi des chars de bataille, notamment en milieu urbain. Avec seulement un véhicule et trois hommes d’équipage, il est peut-être aussi efficace qu’un peloton d’appui direct complet des régiments Leclerc, avec ses trois VAB canons de 20 mm. Il constitue également un excellent moyen d’appui direct de l’infanterie. »

 10/02/2017
Les guerres cachées contre DaechLe bourbier: l'impossible coalition contre Daech 2016 FRENCH HD

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech -  Turkish official rebuffs call for Idlib troop pullout -

 La stratégie de la mouche ? , Afghanistan, le prix de la vengeance , Nocturama , Emni, la branche secrète de L'EI - "La guerre de l'ombre au Sahara" - Qu'est-ce qu'un terroriste ?  - Charlottesville: Race and Terror" - Is it over for ISIL?  - LES DERNIERS HOMMES D'ALEP  - Terrorisme, raison d'Etat 

Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !  - Les guerres cachées contre Daech 

Birmanie : La malédiction des Rohingyas 

 

16/09/2017

The State

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Une étude sociologique menée directement auprès de djihadistes permet de mettre diverses théories à l’épreuve du terrain. #abonnés la publication de Le Monde

 
Au terme de cette étude, publiée le 7 août, peut-on en conclure qu’il existe des constantes dans la radicalisation d’un individu ? Oui, répondent les auteurs de l’enquête, à condition de raisonner en termes de processus plutôt que de seuls déterminants psychosociologiques, pour pouvoir « mettre en résonance les causes structurelles et les choix individuels qui vont construire un parcours militant de plus en plus violent ».

Pas de passé militant

Parmi les caractéristiques que l’on retrouve fréquemment, figure le fait que presque aucun de ces hommes n’a de passé militant et ne dit avoir été victime de discrimination en amont de son implication dans une entreprise terroriste.

« Tous arrivent tardivement à la religion, explique Romain Sèze. Ce sont des “born again” [venus à la foi à l’âge adulte] ou des convertis. Cet apprentissage tardif est individualisé, le plus souvent autodidacte dans un premier temps

LEMONDE.FR
 

Daech, paroles de déserteurs - Arte 15 mars 2016 - Video Dailymotion

sculé vers Raqqa .

 

 

Des transfuges de l’organisation État islamique témoignent. Un documentaire exceptionnel sur la vie quotidienne et les pratiques de Daech et sur les conditions de ce périlleux travail d’exfiltration... Des témoignages illustrés par des vidéos, souvent d'une grande violence, trouvées sur les téléphones portables de combattants de l'État islamique ou de déserteurs. En aidant les déserteurs à fuir et en recueillant leurs témoignages, les membres du réseau veulent dénoncer les mensonges de l’EI et son culte de la violence  
Les déserteurs de lÉtat Islamique 

 

ootball d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News :  Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif

A lire  A lire Homs, chronique d'une révolte

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-

Le replis depuis un an de Daesch ne vient pas des frappes a répétition, ou d'une / des coalitions anti daesch aux intérêts contradictoires, mais de la fermetures des frontières empêchant les nouvelles recrues d'arriver et de l'aliénation d'une partie de la population aux contrôle de ce mouvement autoritaire, répressif...

ARTE+7 | Daech, paroles de déserteurs : Daech, terrorisme, soldat, Syrie, Turquie , Géopolitique Daech, paroles de déserteurs 

 
Trailer | The State | New Drama | Coming Soon

 The State est une mini-série britannique créé par Peter Kosminsky et diffusée entre le 20 et 23 août 2017 sur Channel 4. En France et en Suisse elle est diffusée depuis le 4 septembre 2017 sur Canal +Wikipédia Plusieurs jeunes britanniques se rendent en Syrie pour rejoindre les rangs de Daesh.

 
Elle cherchait à percer les mystères de l'endoctrinement par Daech. La minisérie britannique The State, qui suit quatre jeunes Britanniques ayant rejoint l'organisation terroriste, n'est pas du goût de tous outre-Manche, et surtout pas des tabloïds britanniques.
 
À LIRE AUSSI Terrorisme. Djihadi John : une leçon de marketing
 
Un autre journaliste du Guardian juge que la minisérie est “bien documentée et fondée sur des histoires vraies” :
C'est ce qui a été le plus difficile pour M. Kosminsky : comment permettre aux spectateurs de s'identifier à ces personnages et même de trembler un peu pour eux, sans en faire l'apologie.”
 
Royaume-Uni. “The State”, la série sur Daech qui fait polémique

Pour Le telérama Une fiction très documentée relate l'histoire de Britanniques partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie. Avec une volonté d'objectivité qui provoque le débat. Avec The State, Peter Kosminsky s'empare d'un sujet brûlant : celui des Britanniques qui abandonnent leur patrie au nom du djihad.
 

En 2007, il avait exploré une thématique approchante dansThe Britz (Les Graines de la colère), avec l'histoire d'une fratrie musulmane en Angleterre. « Le film évoquait le processus qui transforme les gens en terroristes », explique le réalisateur. Le sujet de la radicalisation a été largement abordé dans la presse et au cinéma, mais, à ma connaissance, aucune fiction n'a encore raconté ce qui se passe pour les volontaires étrangers une fois arrivés en Syrie. C'est cette confrontation entre le fantasme et la réalité que j'avais envie d'explorer. »

 
“Nous avons eu accès à une documentation foisonnante sur le Web, à des blogs, des posts Facebook.”
 

Censée se dérouler à Raqqa, dans le fief syrien de Daech — mais tournée en Espagne —, la série offre un aperçu très documenté de ce qui était resté jusque-là un angle mort de la fiction : la formation des combattants, le bourrage de crâne idéologique, mais aussi la vie quotidienne des femmes : « Parachuter des Anglaises ayant grandi dans un environnement libéral au cœur d'un système où elles sont considérées comme des citoyens de seconde zone, c'est l'aspect que je trouvais le plus intéressant. Shakira, la femme médecin désireuse de travailler à l'hôpital de Raqqa, incarne ce paradoxe : intellectuellement, elle accepte d'entrer dans une organisation où les femmes sont mises à l'écart, mais viscéralement, cela la révolte. »

“Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant.”
 
La série ne détaille ni le passé des protagonistes, ni les raisons de leur endoctrinement. Mais au fil des épisodes se dessinent des motivations diverses. Ainsi découvre-t-on le sentiment d'exclusion dont souffre Ziyaad, venu accompagner son copain Jalal en Syrie : « Lorsqu'il parle de son foyer, il dit qu'il ne retournera jamais dans ce taudis », explique Ryan McKen, qui l'incarne. Il n'a jamais trouvé sa place en Angleterre, s'y est senti harcelé en tant que musulman. » Tout l'inverse de Jalal, qui, selon l'acteur Sam Otto, « partait avec toutes les chances dans la vie ». Etudiant prometteur, Jalal a suivi les traces de son frère, mort au combat, tout en venant d'un milieu éclairé « qui ne prédisposait pas à l'extrémisme ».


C'est également le cas d'Ushna, jeune fille radicalisée en ligne. « Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant », explique son interprète, Shavani Cameron, qui, pour caractériser le personnage, s'est inspirée de l'histoire de trois adolescentes du quartier londonien de Bethnal Green parties pour la Syrie en 2016. « Ushna a des points communs avec elles : une scolarité sans problème, une famille solide. La grande question est donc : pourquoi est-elle partie ? Il me semble qu'elle voyait la vie au sein de l'Etat islamique comme une sorte de conte de fées. Le film montre à quel point elle est ignorante, à l'image des jeunes filles endoctrinées sur les réseaux sociaux qui écrivent des tweets très immatures, avec des cœurs partout... »


“Plus la connaissance du Coran est poussée, ancrée, moins les gens sont disposés à se radicaliser.”
 
Avec The State, le réalisateur qui, depuis vingt ans, empoigne des thématiques de société (la guerre en Bosnie dans Warriors, le conflit israélo-palestinien dans Le Serment) agit en défricheur, désireux de privilégier le débat. « Je savais que ce serait compliqué, s'amuse-t-il. C'est plus facile de faire un épisode de Game of thrones !
»
 
Ces encombrantes épouses de djihadistes étrangers emprisonnées en Irak Plus de 1300 femmes et enfants, dont six Français, sont actuellement détenus par les autorités irakiennes après la déroute de l'État islamique. Leur sort est source de négociations.
 
Enfants jihadistes : Comment l'État islamique prépare "la relève" ?

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ÉTAT ISLAMIQUE - L'EI vient de diffuser une vidéo de propagande mettant en scène un camp d'entraînement jihadiste pour enfants : "les lionceaux du califat" dans la région de Ninive en Irak. Quels sont les messages qui se cachent derrière cette vidéo ? Explications avec notre journaliste Wassim Nasr.
 
Les enfants de DAECH - DOCUMENTAIRE

n Depuis l'instauration du califat islamique en Irak et en Syrie, Daech mène une politique d'embrigadement des enfants, appelés à former une nouvelle génération de djihadistes. Même en dehors des terrains de guerre, Daech pousse des enfants au meurtre.
 
Les enfants de Daech Documentaire

(1) Citons par exemple Ashbal : les lionceaux du califat, de Thomas Dandois et François-Xavier Trégan, diffusé en juin 2017 sur Arte, et le reportage réalisé par Sofia Amara pour Envoyé spécial, en mai 2017.


Réalisé par Dorothée LépineSeamus Halley
Fiche programme

Cette Anglaise considérée comme une recruteuse de l'État islamique avait annoncé des attaques terroristes à Londres l'an dernier. Son fils de 12 ans pourrait avoir été tué avec elle. En 2013, Sally Jones quitte l'Angleterre - avec son fils - pour la Syrie afin de rejoindre l'Anglais Junaid Hussain, à la tête du «CyberCalifat». Il sera tué dans un raid de la coalition internationale en 2015, ce qui vaudra à Jones le surnom de «White widow», «veuve blanche». En Syrie, le couple est accusé d'avoir radicalisé de nombreux Britanniques afin de commanditer un attentat en Angleterre depuis la Syrie.

 n La djihadiste britannique Sally Jones serait morte dans un raid en Syrie

The State -1- (TV Mini-Series 2017)
 
 

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Tueries de Toulouse et Montauban : « l'Oslo » de la France - Rue89  Les crimes de Toulouse, Montauban, et de nouveau Toulouse ce lundi matin, coïncidant avec la campagne électorale, risquent de générer emballements et récupérations de toutes sortes. Il y a suffisamment d'horreur dans ces drames pour tenter d'échapper à ces pièges qui sont tendus aux Français et à leurs représentants politiques. Le lien reste à établir avec certitude entre ces trois actes criminels, même si les enquêteurs le font prudemment ce lundi matin, sur la base des premiers éléments.
 
Un caractère « communautaire »
 
Il y a néanmoins un point commun à toutes les victimes de cette série noire de meurtres froids : elles ont toutes un caractère « communautaire ». Les tués sont d'origine maghrébine, ou antillais, musulmans ou juifs En direct - Fusillade devant un collège juif à Toulouse: Au moins 3 morts, 2 armes différentes utilisées

Le procureur a pris des réquisitions maximales, eux ont tenté de dissiper le souvenir omniprésent des attentats du 13 novembre: le tribunal correctionnel de Paris rend mercredi son jugement pour sept Strasbourgeois, poursuivis pour un séjour en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014. Une "extrême dangerosité": c'est ce qu'a décelé le procureur Nicolas Le Bris dans les prévenus de la filière dite "de Strasbourg", dont Karim Mohamed-Aggad. Son frère Foued, qui était du voyage en Syrie, a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan. 

Un reportage du Journal du Dimanche révèle aujourd'hui que l'administration pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne), où est incarcéré Salah Abdeslam depuis plus de deux mois et où il est censé être totalement isolé et surveillé 24 heures sur 24, s'est aperçue que ce dernier pouvait échanger, la nuit, avec d'autres détenus.

Réalisant l'incident, ses "voisins" ont aussitôt été transférés dans d'autres cellules

Une structure qui donne les moyens et les envie : La prison :C'est comme un grand dépotoire de la délinquance ou des jeunes désœuvrés pourront a la fois se constituer un carnet d'adresse professionnel. Un genre de Linkel du terrorisme , donc ils peuvent se mettre avec d'autre jeunes qui n'ont pas les mêmes compétences Un jeune spécialisé sur le traffic de stupéfiant pourra rencontrer un spécialisé dans le cars jakkong qui pourra lui permettre de lui fournir une voiture volée . Il y a une vraie mutualisation des compétences et en parallèle ces jeunes pourront rencontrer un futur employeurs " Terroriste). terroriste certes, mais employeur. Nous on pensait ! Mon dieu, protégez nous des terroristes, enfermez les en prison. Au final, on devrait dire l'inverse : Mon dieu, protégez nous des terroristes, faites les sortir de prisons. "

 Canada: condamné pour avoir tenté de rejoindre l'EI Ismaël Habib, 29 ans, était devenu en juin le premier adulte au Canada déclaré coupable à l'issue d'un procès pour un chef d'inculpation prévu par la loi antiterroriste votée sous le précédent gouvernement conservateur. "Son adhésion à l'idéologie de l'EI est totale", a noté le juge Serge Delisle avant de prononcer la sentence. "Il était prêt à tout faire pour l'Etat Islamique, même mourir". une motivation personnelle" de sa part pour aller en Syrie, celle "d'aller rejoindre sa femme et ses enfants". 

La loi antiterroriste canadienne adoptée par le précédent gouvernement conservateur permet de porter des accusations contre toute personne soupçonnée d'"une participation à une activité d'un groupe terroriste", selon le code pénal.

Cela vise également les cas où un individu "quitte ou tente de quitter le Canada".

Un combattant américain de Daech capturé L'association américaine de défense des libertés ACLU a appelé vendredi les autorités à dévoiler des renseignements sur l'arrestation d'un combattant américain de l'organisation Etat Islamique (EI), et a également exprimé son souhait de le voir jugé par des tribunaux civils.

Dans une lettre adressée au secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, Anthony Romero, le directeur de l'ACLU, demande que cet Américain, qui semble être détenu en Irak, ne soit pas catégorisé comme un "combattant ennemi".

L'administration Bush avait créé ce statut après le 11-Septembre pour pouvoir emprisonner les suspects accusés de terrorisme et arrêtés à l'étranger, sans s'embarrasser des protections conférées par la loi américaine.

 Cette affaire permettra notamment d'observer la position de l'administration de Donald Trump sur les droits des détenus suspectés de terrorisme.

Bien qu'aucune politique n'ait été officiellement mise en place, l'administration a semblé être plutôt favorable à l'idée d'enfermer de nouveaux suspects dans la prison de Guantanamo, que Barack Obama voulait fermer, dans le cadre de sa lutte contre les groupes jihadistes.

Mais selon Anthony Romero, aucune base juridique ne justifie l'envoi de ce citoyen américain à Guantanamo, où étaient enfermés dans le passé les prisonniers non-américains capturés lors de la lutte des Etats-Unis contre les talibans et Al-Qaïda.

The State -2- , The State -3- , The State -4  (TV Mini-Series 2017)

  THE STATE (El Estado Islámico) Cap II FULLHD (NATGEO)

Flores Magon · 

 

24/07/2017

la crise de l’esplanade des Mosquées

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Editorial. En installant des portiques de détection de métaux à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, la police israélienne a déclenché une nouvelle crise qui a déjà fait plusieurs morts. Dans le sang, Jérusalem vient de rappeler, une fois de plus, une vérité première : cette ville n’est pas comme les autres. Elle occupe une place particulière dans la vie des trois grands monothéismes – judaïsme, christianisme, islam. A l’intérieur, en son point focal, elle abrite, sur quelques mètres carrés, un concentré explosif d’histoire, de religion et de politique : l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, est soutenue, sur un côté, par le mur des Lamentations, l’un des lieux les plus sacrés du judaïsme.

LES FAITS

  • Après l'assassinat de deux policiers israéliens par trois Palestiniens, le 14 juillet, Israël a décidé d'installer des portiques de sécurité aux abords de l'esplanade des Mosquées, à Jérusalem.
  • La mesure a scandalisé les fidèles musulmans, et les troubles violents ont fait huit morts et plus de 800 blessés depuis le 21 juillet.

A lire En image Tensions en Israël autour de l’esplanade des Mosquées

 Quels sont les enjeux de la crise de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem ?  

En un moment de l’affrontement israélo-palestinien où chacune des parties prenantes habille de plus en plus aux couleurs du religieux sa revendication nationale, Jérusalem est devenue le symbole du conflit – l’esplanade des Mosquées en étant l’épicentre. Ici, tout peut dégénérer

ECLAIRAGE Jérusalem : un demi-siècle de conflit expliqué en cartes VIDÉO

 

Une modification du statu quo « aurait des conséquences imprévisibles dans le monde et dans l’ordre régional », a-t-il dit. Ce n’est pourtant pas l’avis des représentants du Waqf – la fondation pieuse jordanienne administrant le site – dépossédés de leurs attributions pendant le week-end, qui dénoncent les initiatives unilatérales d’Israël.

Piotr Smolar, correspondant du « Monde » à Jérusalem, répondra à vos questions à partir de 15 heures. SUIVEZ LE LIVE DE L'ÉVÉNEMENT

Policiers, émeutiers, « martyrs » tueurs de colons : ces acteurs classiques des violences dans le conflit israélo-palestinien ont joué leur triste partition, vendredi. Mais un mouvement de résistance civique, non violent, mobilise aussi l’opinion publique palestinienne, chauffée par les médias et les responsables religieux.

Benyamin Nétanyahou était sous la pression de la droite nationale religieuse, incarnée par le ministre de l’éducation Naftali Bennett. Celui-ci a affirmé que « se soumettre à la pression palestinienne porterait atteinte à la dissuasion israélienne ». Si le premier ministre avait retiré les portiques, son camp l’aurait accusé de faiblesse en matière de sécurité.
 

La suite des événements demeure imprévisible. M. Nétanyahou s’en est remis à la police, se ménageant ainsi une marge de manœuvre au sujet des portiques. Les concertations avec la Jordanie se poursuivent. Mais pour l’heure, le premier ministre a choisi d’assumer le prix des affrontements, qui le placent dans une situation classique de gestion de crise.

La mosquée Al-Aqsa est la maison commune à défendre, par la prière de rue. Pour les croyants, il en va non seulement de leur foi, mais de leur identité et de leur fierté comme Palestiniens. Les habitants de Jérusalem-Est sont particulièrement mobilisés. L’esplanade des Mosquées fait partie de leur géographie intime. En y mettant les pieds, fin septembre 2000, Ariel Sharon, alors chef du Likoud, avait déclenché la seconde Intifada.

Alors que la tension reste vive à Jérusalem-Est, secouée depuis une semaine par la crise de l’esplanade des Mosquées, Amman, la capitale jordanienne est à son tour visée. Un Jordanien a été tué et un Israélien grièvement blessé lors d’un « incident » survenu dimanche 23 juillet à l’intérieur de l’ambassade d’Israël à Amman, la capitale jordanienne, selon une source des services de sécurité jordaniens.

À LIRE AUSSI Israël - Palestine. Jérusalem-Est sur le point de s’embraser ?

Lors de son voyage en Europe, M. Nétanyahou a fait une autre comparaison, devant les journalistes israéliens. « Lorsque j’ai visité la tour Eiffel, j’ai noté que quelque chose avait changé. Vous savez quoi ? Ils ont installé des détecteurs de métaux. »

Mais cette pédagogie sécuritaire méprise l’importance religieuse et psychologique de la mosquée Al-Aqsa pour les Palestiniens. Privés de toute perspective politique et de l’émergence d’un véritable Etat, soumis depuis cinquante ans au régime d’occupation, ils voient le lieu saint comme le cœur battant de leur identité, un rare havre de paix et un lopin de souveraineté menacé, dans une ville annexée par Israël depuis 1967. Ainsi À Bethléem, la «barrière de séparation» d'Israël asphyxie les Palestiniens de Cisjordanie : LES MURS DANS LE MONDE (2/6) - Le mur, qui englobe des colonies, protège des attentats mais prive les agriculteurs de leurs terres et empêche une majorité de Palestiniens de se rendre sur leurs lieux saints.

C’est particulièrement vrai à Jérusalem-Est, où la population palestinienne vit dans une sorte de trou noir, délaissée par tous. Elle ne relève pas de l’Autorité palestinienne, tandis que la mairie de Jérusalem la néglige. Aucun autre lieu ou sujet ne mobilise autant la martyrologie palestinienne qu’Al-Aqsa. Le gouvernement israélien prend le risque de l’activer.

 

Watch Inside Story: Is Israel changing the status quo around Al Aqsa?

 Source: News agencies

L’esplanade est une cause sacrée dans le monde arabe. Le rapprochement entre Israël et le front arabe sunnite anti-iranien peut être remis en cause par les événements de Jérusalem. Parce qu’il est à la tête d’un gouvernement qui défend d’abord l’extension de la colonisation, M. Nétanyahou ne veut pas céder sur les portiques après la tuerie d’Halamish. Le piège se referme. La Ville sainte entre, une fois de plus, dans la zone des tempêtes. Ce n’était pas inévitable.

Israël-Palestine. À Jérusalem, trouver le bon compromis Pour arrêter l’escalade de la violenceISRAËL devrait retirer les portiques de sécurité compliquant l’accès à l’esplanade des Mosquées. La sécurité du site devrait être assurée en concertation avec les parties concernées, estime le chroniqueur YEDIOT AHARONOT - du quotidien populaire de TEL-AVIV

Le correspondant du Monde à Jérusalem, Piotr Smolar, a fait le point vec les internautes du Monde.fr.

Les critiques émises par la ligue arabe ou par le président turc peuvent-elles infléchir la position israélienne ? Si ces derniers étaient démontés, cela suffirait-il à faire revenir le calme ?

Le contexte régional au MOYEN-ORIENT ( PALESTINE )  importe, bien sûr, mais il n’est pas déterminant. Tout d’abord, les critiques de la Ligue arabe ont été tardives et modérées. Les pays sunnites sont franchement accaparés par l’affaire du Qatar, ainsi que par leur confrontation avec l’axe chiite, conduit par l’Iran. Ils n’ont aucune envie qu’un nouveau front religieux s’ouvre à Jérusalem.

 "Le cycle de violences, ouvert par l’attaque du 14 juillet sur l’esplanade des Mosquées, risque fort d’échapper au contrôle des dirigeants israéliens et arabes"

 Propos de Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris)

Plus le temps passe et plus le pourrissement s’installe. Plus la crise dure, et plus le risque d’actions palestiniennes violentes, en Israël et en Cisjordanie, s’accroît. Ceux qui doivent trouver le compromis ne sont pas non plus dans de bonnes dispositions, sous pression de leur opinion publique. M. Nétanyahou ne veut pas être accusé par la droite nationale religieuse de capitulation. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, très impopulaire, doit épouser la colère de la rue et annonce la fin des contacts avec Israël, y compris la précieuse coordination sécuritaire.

kadosh d'Amos Gitai

19/07/2014
Au nom du Temple - citoyenactif

Au nom du TempleCréé le lundi 15 août 2016

Pierre Bourdieu sur l'EtatCréé le mercredi 21 août 2013

Les débats

 

 
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