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07.04.2012

Hier soir place Syntagma - Athenes (a diffuser

*Ou cela va -t-il s'arrêter ?* 

La colère monte devant le parlement, place Syntagma à Athènes. 

Le 04.04.2012 environ deux milles personnes se sont réunis place Syntagma à 
Athènes pour comémorer le suicide le jour même de cet homme de 77 ans en 
face du parlement. 

Cet homme s'étant donné la mort par en laissant une lettre : 

"Le gouvernement d'occupation de Tsolakoglou* a supprimé ma capacité de survie qui se basait sur une retraite digne que j'ai moi même payé (sans l'aide de l'état) durant 35 ans. 

Compte tenu du fait que mon âge ne me permet pas de réagir individuellement de façon dynamique (bien que si un autre grec prenait une Kalashnikov je l'aurais suivi), je ne peux pas trouver d'autre solution à part une fin 
digne avant d'être obligé de chercher dans les poubelles pour me nourrir. 

Je pense que les gens sans avenir, vont un jour prendre les armes et vont pendre sur la place public de Syntagma les traitres, comme les Italiens l'ont fait avec Mussolini en 1945." 

Autour d'un arbre en contrebas du parlement des centaines de bougies sont posées au sol et des messages sont accrochés à l'arbre et aux alentour. 

Cette manifestation spontanée emplie de colère a commencé devant le parlement par des cris de personnes de tout ages, des cris de désespoir laissés sans réponse. La réponse fût donnée quelques heures plus tard  par des coups des gaz lacrymogènes pour repousser les manifestants. Une jeune fille est au sol, les yeux clos, une poignée de manifestants arrivent pour l'aider, parmi eux l'équipe sanitaire, présente sur place pour venir en aide aux manifestants blessés. Tous sont repoussés au début par la police qui ne prend visiblement pas cette histoire au sérieux. La colère monte, la jeune fille a les clos, certains hurlent qu'il lui faut de l'aide, l'équipe sanitaire est en colère elle aussi. 

Les cris fusent les gens courent et la peur est montée chez une bonne partie des gens qui s'extraient de la manifestation, la colère prend le dessus chez d'autres qui s'emparent de pierres pour riposter aux violences 
policière. Le riot commence, la police riposte et provoque. La plupart des policiers sont très jeunes, une vingtaine d'années et on se croirait dans un jeu de "cap ou pas cap".  Plusieurs policiers font signes aux jeunes de lancer des pierres pour voir s'ils sont cap'. Provocation qui amplifie la colère de tous les manifestants. Pour finir, la police montre une bonne fois pour toute qu'elle est cap' et  repoussés jusque dans les rues de Monastiraki une centaine de manifestants se voit forcée de courir pour échapper aux forces de l'ordre qui les pourchasse. Pourquoi ? Pour un rassemblement commémoratif. Pour demander pourquoi, pour demander une réponse, pour hurler que ce système a assassiner cet homme. 

Seuls sont restés une centaine de personne, pour la plupart âgées autour de l'arbre, lieux symbolique que la police n'a pas eu ordre d'attaquer. La manifestation s'est ternie après l'attaque des forces de l'ordre. La circulation a repris une demie heure après, le camion poubelles est venue ramasser les cadavres de bombes de gaz et les poubelles jonchant le sol. Une heure plus tard les passants ne pouvaient se douter de rien. Rien ne s'était passé. 

Même scénario en beaucoup plus violent le 05.05.2012 ou environ mille manifestants se sont réunis spontanément place Syntagma aux alentours de 18H. La police cette fois n'a pas tardé à repousser les manifestants très violemment, en prenant même des initiatives personnelles de tabasser quelques personnes pour l'exemple, aux yeux de tous et des caméras (vidéo ci dessous). La peur est montée et une grosse partie des gens sont partis. 

Arrestation publique au beau milieu de la rue commerciale d'Athènes : 

Même scénario que la veille pour les vétérans qui se sont retrouvés à devoir reprendre la même rue et courir pour échapper aux forces de l'ordre qui cette fois avaient probablement eu l'ordre de semer la peur, encore plus que la veille. Les "delta" (police à motos) ont barrés la route à une partie des manifestants. Certains ce sont alors réfugiés dans le café le plus proche. La police est entrée dans le café donnant l'ordre aux manifestants d'en sortir. La plupart, effrayés, se plaquent contre le mur du fond. La police choisit treize personnes qu'elle sort manu militari du café et fait asseoir au sol en chaine les uns derrière les autres puis encercle. Arrestation publique au beau milieu de la rue commerciale d'Athènes. Un groupe de manifestants et journalistes se réunit alors autour des treize. La police fait "circuler" les touristes les promeneurs, intimide et effraye le reste des gens autour. Le message est clair "vous pouvez aussi être arrêté à n'importe quel moment et être mis au sol, menotté et emmené au commissariat sous pretexte que vous étiez là" Et celà marche, effectivement, les gens prennent peur, la police feinte de charger ceux qui restent à regarder la scène pour finalement embarquer les treize. 

La police replie et le reste des manifestants en très petit nombre se redirigent vers la place Syntagma, lessivés. 

 Les rues sont nettoyées aussitôt et la circulation reprend, les gardes reprennent leur balais chorégraphique devant le parlement et restent une centaine de personne devant l'arbre à pleurs. 

Une centaines de personnes, dont beaucoup de personnes âgées qui se désespèrent. 

Il se trouve qu'une personne que je connais personnellement a fait parti des treize  arrêtés. Française étudiant le droit à Athènes elle s'est retrouvée être dans ce café puis mise au sol et emmenée au commissariat avec dix autres personnes. Pour quels motifs ? Inconnus. 

Devant le commissariat une trentaine de personnes et deux avocats attendent des nouvelles des treize arrêtées. "Pour le moment on ne sait pas si elle est là, on ne sait pas pour combien de temps ni pourquoi" nous disent les 
agents devant le commissariat, derrière les barrières (on n'entre pas dans le commissariat sans autorisation ici). Après une heure et demi onze sont libérés et deux attendaient encore lorsque j'ai quitté les lieux à minuit 
et demie. 

La tristesse était de mise après cette soirée, tristesse qui se transformera sans doute demain en colère. Ou celà va -t-il s'arrêter ? Après avoir vu la hargne de la police et les décision personnelle de tabasser pour l'exemple tandis qu'en haut, sur le balcon du parlement regardent la scène des hommes en cravates, ces gens autour de l'arbre qui comprennent cette situation et ne s'en sentent probablement pas si éloignée, cette chasse aux immigrés quotidiennes pour les envoyer en camp de travail, cette misère qui grandit dans les rues, je me demande ou cela va-t-il s'arrêter ? La Grèce est en tous les cas le laboratoire de l'Europe. 

Et bientôt, à qui le tour ? 

Laura 

09.02.2012

Témoignage d'un " digne patriote"

J’ai une discussion vive avec Jonathan Moadab ( 39 ami(e)s en commun) , ami de Charles Assani ( a l’origine du torpillage des manifs anti CPE et qui actuellement fait de même avec notre mouvement ( indigné pour une démocratie réelle).

 

 

aissani2.jpgIl m’indique ainsi qu’il a soutenu Charles Assani lors du CPE, cherche a diviser actuellement en envoilant de nombreux mails sur notre liste mail. ReOpen911, une porte ouverte sur l’extrême droite  ( voir en fin de page)
 

Rassembler en deux citations ( rien enlevé ou ajouter )

 

« Bonjour à tous,

Je suis content que des personnes aient des points de vues pondérés. L'idée est bien sûr d'avoir un débat démocratique et personne ne veut imposer sa pensée ou devenir un leader. Je rejoins l'analyse de Charles, et j'ai de bonnes raisons de le faire, ayant moi même été traité de "militant front national" par François Soltic (qui décidément n'en est pas à son premier assaut). Le fait est que le mouvement est noyauté par des personnes qui ont un passé de militantisme politique, et que ce sont ces personnes qui font le plus de polémiques... 
Julien Kien 195 ami(e)s en commun ) a dit "qu'il commençait à s'inquiéter pour moi" (car j'ai prononcé le mot "souveraineté") il est au Front de Gauche
Julien Lucy ( Assistant de direction, Maison des Initiatives Etudiantes, Indignés du Nord Parisien, Amis1 344 ) a dit je faisais partie des "personnes à combattre : il est ami de Julien Kien et membre du collectif Pas de Noms
Fahima a pris Charles en grippe pour le calomnier : c'est une militante ex trotskiste
Pour Daniel, je fais partie de "la nouvelle oligarchie", qui "viole la souveraineté de l'AG". Lui est militant au NPA et a a plusieurs reprises fait circuler des informations diffamatoires sur Charles Aissani et moi-même, en plus du maître Plaza (lui faisant une réputation d'alcoolique). 

etc etc. je garde les meilleurs dossiers pour l'AG. 

Qu'une chose soit claire : ce mouvement n'appartient à personne, et quiconque tenterait de le confisquer ou de le cantonner à certaines factions politiques violerait les principes mêmes de la démocratie. Le mouvement n'est rien d'autre que ceux qui le constituent, et tout décision ou orientation doit être concertée et transparente.


On voit très bien que la fréquentation des AGs est en chute libre et que le mode d'organisation du mouvement nécessite un bon coup de dépoussiérage pour permettre son expansion et sa réussite.

Ne perdons pas de vue que notre objectif principal est plus de démocratie. C'est l'essence même du nom 'Démocratie Réelle", et c'est le sens que l'Histoire a pris. Nous sommes à l'aboutissement d'une longue période historique entamée en 1789, à nous de la faire aboutir.

Merci donc de faire cesser les polémiques inutiles qui visent simplement à nuire au mouvement et à sa diversité culturelle et intellectuelle. Toutes les initiatives qui vont dans le sens d'une Démocratie Réelle sont légitimes. Personne n'a le monopole de l'indignation.

On en reparle très vite en AG extraordinaire. A définir. 

Mon message se veut avant tout un message de paix et d'espoir. La seule chose que je veux, c'est qu'on arrive à unifier les citoyens, sans quoi nous n'arriverons à rien

Bien à vous,

Jonathan Moadab »

 

Ils jouent sur les divisions en nommant la majorité du mouvement comme responsable de la mise a l’écart en citant nom

 

aissani3.jpgLa deuxième citation

 

 

« De plus, l'histoire des AG étudiantes est à mourir de rire. Charles avait 100 fois raison. Ces AG n'avaient rien de démocratique. J'étais trop jeune pour m'en rendre compte à l'époque, mais j'ai été manipulé par les militants d'extrême gauche. J'aurai aimé qu'il y ait un Charles dans mon bahut pour nous faire entendre raison. Il y a d'autres moyens de protester que de bloquer son établissement ! 

 

Non ? Car tous les étudiants ne soutenaient pas le blocage, même s'ils étaient contre le CPE. Et Charles était contre le CPE. 

 

Donc soit tu peux me prouver qu'il ait fauté en quoi que ce soit, soit tu acceptes simplement que Charles a une approche différente de la tienne. Si elle te dérange, il faut que tu prennes le temps de la comprendre. C'est dommage de rejeter en bloc sans même considérer l'opinion de l'autre, tu vois ce que je veux dire ? Je suis comme toi passé par une phase utopiste internationaliste plus de frontières tout le monde est beau blabla, et puis lorsque j'ai commencé à m'intéresser à l'Histoire, à l'économie, à la géopolitique, à l'histoire "cachée", à la propagande médiatique, au fait national français, au mondialisme et aux projets de gouvernance mondiale... et bien j'ai changé d'opinion. Nous ne sommes en rien hostiles aux peuples du monde, bien au contraire. Mais nous pensons que les peuples doivent exercer une souveraineté populaire. C'est pour cela que des instances externalisées comme celles qui se trouvent à Bruxelles sont des bourreaux de la démocratie. J'ai le sentiment que certains ici veulent perpétuer ce système... Il est évident que des réponses concertées devront être prises, mais cela se fera au niveau mondial, et non au niveau de l'Europe. Et cela peut bien sûr avoir lieu entre Etat-Nations souverains. Si une meilleure solution se profile, nous accourerons. C'est juste celle qui nous semble la plus sécurisante aujourd'hui

 

Ah oui, et j'ai rencontré Vincent Vauclin ( Employeur : La Dissidence, Amis4 400) aussi. 

 

C'est un type très intelligent. Il est un peu sulfureux parfois, mais il va à 90% dans notre sens.

 ».

 

A vous de juger, faire votre opinion

25.01.2012

témoignage en écho à " Romain LECOUSTRE "

Début du message réexpédié :témoignage en écho à " Romain LECOUSTRE " voir 2012, paupérisation Europe,..., rd'hui, PETITE...

précarité.jpg> J'ai travaillé au Ministère du Travail une douzaine d'années. Ayant   eu un accident de la vie avec 6 ans de grave maladie, je suis partie sous la gauche et revenue sous la droite, chez Woerth. 

 L'horreur : on était en pleine réforme des retraites. J'ai refusé  de m'en occuper. J'ai assisté avec la RGPP à la suppression de la délégation du droit des F, du Secrétariat d'Etat au handicap, de la 

Délégation à l'économie sociale et solidaire, du Haut Commissariat chargé du RSA, de la Délégation à la famille, de la HALDE...

De la fusion UNedic/ ANPE...

De la réduction de la médecine du travail...   

Et bien sûr de la division par 2 de l'inspection du Travail. Quand 
on parle de la souffrance au travail, il faut parler de la  souffrance de ceux qui ont en charge cette souffrance au Travail.

 J'ai profité de mon statut de handicapée pour dire ce que je  pensais car je faisais faire des économies à mon Ministère qui  n'avait que 3% de handicapés au lieu de 6%, pour entraîner des collègues à faire grève. ma cheffe ENArque a fait grève. Quelques  semaines plus tard, elle a été rétrogradée comme chargée de mission.


 J'ai été formatrice à l'ANPE pendant 15 ans. Il y avait autrefois des "CRE" = chargés de relations entreprises qui faisait la liaison  entre les chômeurs et les entreprises. Ils ont été supprimés. 

 

 Aujourd'hui, on fait de la gestion de flux et si possible de la  radiation. On embauche des intérimaires pour cela. J'avais formé  800 cadres à l'ANPE, je n'en connais plus aucun. Ils sont tous   partis dans les collectivités territoriales, dans les DRH: on se  les arrache !

 

 On peut dire la même chose de tous ces hommes et femmes qui sont  "au front" de l'emploi : des infirmières, des assistantes sociales, des CAF qui gèrent le RSA et croulent sous les dossiers... de tous  ces gens qui gèrent de l'administratif et qui ne sortent plus  dehors, au contact des travailleurs et des entreprises. J'ai vu en  quelques années nos métiers se rétrécir. On peut aussi parler de  ceux qui "comptent" le chômage, la pauvreté...

 

 Et l'INSEE qu'on  veut mettre à Metz pour les punir d'avoir sorti des stats sur la  pauvreté qui contredisent les rapports officiels, sur les riches   (!) pour la première fois...

 

 J'ai été contente de prendre ma retraite et en même temps j'ai le  coeur serré. La Lolf a été créé par Jospin... Elle a fait des  ravages. Nous sommes remplacés par des jeunes très performants qui  ne se posent pas de questions métaphysiques comme nous et qui sont 
de parfaits "soldats"... Il ne suffira pas - si la gauche revient -  de remettre des "quantités" d'enseignants, des AS, des conseillers  à pôle Emploi... pour redonner cette conscience professionnelle, ce sens du "service public" que j'ai découvert et qui m'a tellement  porté dans ma vie professionnelle. Qui m'a guidé aussi dans ma vie  tout court.

 Merci à ces collègues engagés, merci à leurs familles... Merci d'avoir existé.
 Et pardon pour cette société qui n'a pas su reconnaître la dignité  d'un métier centré sur les droits, sur l'égalité, sur la relation  entre le travailleur et l'employeur.

 

 J'ai l'habitude de dire : quand on s'occupe d'emplois, soit on est  aveugle, soit on est militant.
Romain Lecoustre était visiblement un militant. Evidemment, il y a  plus de blessés et de tués pour ceux qui sont au premier rang de la  bataille.
 La bataille pour l'emploi, ça commence aussi pour ceux qui s'en  occupent.
 Alors respect.
 
Xxxx Xxxxx

 
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