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20.03.2012

Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite

Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite

 
Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite
 
Publié le 19 mars 2012 par L'as de Madrid | Catégorie : Actualité, Analyse
Les élections présidentielles se gagneront ou se perdront à sa droite. Nicolas Sarkozy en est conscient, et tente aujourd'hui de rallier ceux qui firent sa fortune en 2007 : les électeurs du Front National. Pour ce faire, les appels du pied à l'électorat nationaliste se multiplient mais ne semblent pas suffire à siffler le réservoir des voix de Marine Le Pen. Le faux débat sur la viande halal, la remise en cause des accords de Schengen et les sorties répétées de Claude Guéant ne sont que l'avant goût de ce que Sarkozy peut nous réserver au deuxième tour : une union des droites nationales. Beaucoup en ont rêvé, pourquoi ne le ferait-il pas?
 
L'entourage immédiat de Sarkozy, des hommes sous influence

On ne le dira jamais assez : la politique ne se fait pas que dans les discours ou dans les actes, elle se décide dans les couloirs et les coulisses. L'entourage de Sarkozy  pour sa campane de 2012 a ceci de surprenant qu'il compte un certain nombre d'individus issus des rangs de l'extrême droite française. A commencer par Patrick Buisson, dont le chef de l'Etat ne peut visiblement plus se séparer. Conseiller privilégié, membre de sa garde (très) rapprochée, Nicolas Sarkozy disait de  lui en 2007 qu' « il est l'hémisphère droit de mon cerveau » (Libération 15/03/2012).
En l'espace de cinq ans, le sinistre homme de l'ombre de Sarko a acquis une place prédominante dans la stratégie du candidat de l'UMP.
 
Les parasites au chômage, les mangeurs de viande halal, la France forte, c'était lui. Ce charmant conseiller, transfuge des branches les plus dures de l'extrême droite hexagonale traîne derrière lui une carrière édifiante : vice président de la FNEF en 1968 (opposée aux étudiants qui se révoltaient), directeur du journal Minute dans les années 80 (journal du Front National avant la rupture avec Marine Le Pen), puis conseiller de Philippe de Villiers, il a inspiré à Nicolas Sarkozy toutes les idées réactionnaires du quinquennat : ministère de l'immigration, débat sur l'identité nationale... Celui qui avait publié les fameux livres OAS, Histoire de la résistance française en Algérie ou  L'Album Le Pen a bel et bien pris une place prédominante dans la campagne. Militant de la première heure d'une union des droites nationales, il déclarait en 1986 déjà que « Le Pen et le RPR , c'est la droite. Souvent, c'est une feuille de papier à cigarettes qui sépare les électeurs des uns ou des autres ». (Nouvel Observateur 20/11/2008).
 

patrick-buisson.jpgPatrick Buisson dans sa jeunesse, lorsqu'il travaillait au Journal Minute
 
Les années Minute de Patrick Buisson, conseiller de Sarkozy- Rue-89 : "
Celui qui vante au Président la chasse aux voix FN est un ex-journaliste de l'hebdo d'extrême-droite. Nous avons relu ses articles." voir UMP et les mouvements racistes - citizenkhane, face au racisme : virons les lois scélérates et ceux qui l'imposent

 
Reportage de Complément d'enquête - Décryptage de la statégie
 

 
Un autre visage emblématique de ce rapprochement des droites est celui de Guillaume Peltier. Jeune loup fougueux au verbe haut et à l'arrogance primaire, cet ancien villiériste convaincu (encore ?) a lui aussi fait ses classes auprès de crânes rasés et de nostalgiques notoires. Avant d'être nommé secrétaire national de l'UMP aux enquêtes d'opinions (janvier 2012), et balancés sous les feux de la rampe sarkoziste dans la campagne présidentielle, cette tête à claques (appelons un chat un chat) affiche un CV à faire pâlir Marine Le Pen : Jeunesse Action Chrétienté, Front National dela Jeunessesous Jean-Marie, MNR sous Mégret, puis MPF sous de Villiers, le bougre a multiplié les casquettes d'extrême droite avant de finir rue dela Boétie. Aujourd'hui, on lui sert le café au siège de l'UMP et Guillaume est devenu quelqu'un de parfaitement fréquentable. La preuve, il est envoyé en première ligne sur les plateaux télé pour défendre le fabuleux bilan de son candidat préféré. Encore un qui rêve depuis toujours d'une union des droites et qui a conscience qu'il faudra bien que Sarkozy s'ouvre à la droite nationaliste pour pouvoir remporter le grand chelem.
 

guillaume-peltier.jpgGuillaume Peltier au MPF de Philippe de Villiers avant de rejoindre l'UMP
 
Guillaume Peltier sur France 5


Guillaume Peltier, secrétaire national de l'UMP en charge des Etudes d'opinion


 
La Droite Populaire, passerelle de l'extrême droite

Les meilleurs des meilleurs se cachent sous ce nom on ne peut plus populiste. La droite Populaire, groupuscule d'une cinquantaine d'élus UMP, souhaite peser comme jamais dans cette campagne présidentielle. Depuis sa fondation en 2010 autour de Lionnel Luca, Thierry Mariani et Christian Vanneste (le monsieur anti avortement de Sarkozy), elle n'a cessé de prendre de l'ampleur dans le camp sarkozyste en multipliant les coups médiatiques : apéro saucisson vin rouge dans les couloirs de l'assemblée, manifestation à Cannes contre le film Hors la loi, déclarations tempétueuses sur la délinquance roumaine... Tout y est passé. Ses différences avec le Front National ? A priori aucunes, si ce n'est l'indécrottable volonté de ses membres d'être élus à l'assemblée, chose impossible pour quiconque rejoindrait le FN. Sur le reste, la droite populaire défend à peu près le même bout de gras que Marine Le Pen, à savoir : la sécurité (revendiquée comme « la première des libertés » dans sa fameuse charte), la fin de l'immigration massive, l'identité nationale et les autres bêtises sexistes ou xénophobes habituelles. Les membres de la DP sont d'ailleurs les bienvenus dans les rangs des organisations d'extrême droite (et inversements) : au mois de février dernier devait se tenir un débat à Paris sur le thème
« Peut-on raisonnablement calculer le coût de l'immigration », dans lequel devaient se rencontrer Gilbert Connard (pardon, Collard) soutien inconditionnel de Marine Le Pen,  Jean-Yves Le Gallou (FN puis MNR) et... Christian Vanneste. Annulé au dernier moment, ce débat semblait bien répondre aux attentes formulées parla Droite Populaire : créer un grand rassemblement des droites autour de l'UMP, en recentrant Nicolas Sarkozy autour des « vraies valeurs françaises ».
 

Lionnel Luca et la droite populaire contre le film Hors la loi

Un « je t'aime moi non plus » historique
L'histoire des droites en France est, comme celle des gauches, fondée sur la concurrence et non l'adversité. De programme commun, les droites n'en ont pas connu, certes ; mais dans bien des situations les formations politiques ont su s'entendre et coopérer pour œuvrer conjointement à leur projet de société, relativement semblable. Nous ne citerons ici que le Service d'Action Civique (SAC) du général De Gaulle dont pléthore de membres furent étroitement liés aux mouvances d'extrême droite dans les années 60, ou l'Union Nationale Interuniversitaire (UNI), organisation étudiante qui fait régulièrement la part belle aux militants du FNJ et du GUD malgré son allégeance envers Nicolas Sarkozy...   
 
Quand on y regarde de plus près, il n'existe pas de frontière morale imperméable entre l'extrême droite et la droite dite classique, bien au contraire. Les droites se disputent leurs électeurs dans des frondes parfois virulentes mais se retrouvent régulièrement autour de mots d'ordre communs, comme un couple passionnel tiraillé entre haine et amour. Les programmes de L'UMP et du Front National  pour les élections présidentielles sont l'illustration parfaite de ce rapprochement idéologique :

Au sujet de l'Europe, Marine Le Pen propose la « remise en cause des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes : la France reprendra le contrôle de ses frontières ». Nicolas Sarkozy, dans son fameux discours de Villepinte affirmait que « les accords de Schengen doivent être révisés » afin de ne « pas laisser la gestion des flux migratoires entre les seules mains des technocrates et des tribunaux »
 
En terme d'immigration, lorsque Marine Le Pen avance qu'il faut « supprimer l'AME (aide médicale d'Etat) réservée aux migrants clandestins », le projet UMP pour 2012 explique que « L'aide médicale d'État (AME) pour les étrangers en situation irrégulière sera mieux contrôlée et recentrée sur les situations d'urgence sanitaire et sur les risques épidémiques ». Les exemples abondent dans ce sens (récidive, système universitaire, place de la famille et j'en passe) pour illustrer cette connivence élémentaire entre les propositions politiques des deux organisations. On a beau s'égosiller de part et d'autre des droites qu'on ne veut pas fréquenter son voisin, il semble aujourd'hui évident à tout un chacun que l'heure du rapprochement politique a sonné.
 


La voix est libre 26.02.2011 Partie 2

 
Une stratégie délibérée en temps de crise

Partout en Europe on observe une tendance au rapprochement entre les droites classiques et les droites extrêmes. La crise financière et sociale a précipité un processus entamé depuis des années dans certains pays européens (Italie, Hongrie etc...).
Désormais, qu'on se le dise, on discute avec l'extrême droite un peu partout sur le continent. Aux Pays Bas, l'importance croissante du PVV (Parti pour la liberté) de Geert Vilders a abouti en 2010 à la formation d'un gouvernement d'union des droites nationales : les chrétiens démocrates et les conservateurs étaient dans l'obligation de conclure un accord avec ce dernier pour espérer obtenir une majorité parlementaire. En Grèce, le gouvernement de Lucas Papademos censé rétablir l'ordre social dans un pays exsangue a ouvert sa porte à quatre ministres issus des rangs du parti d'extrême droite LAOS (notons que ces ministres ont démissionné au mois de février 2012). Partout, les organisations d'extrême droite font des percées historiques au sein des parlements nationaux, et obligent ainsi les partis de droite de gouvernement à composer avec elles. Sarkozy sait très bien qu'il ne gagnera pas les élections de 2012 s'il ne laisse pas la possibilité à l'extrême droite de grignoter un bout de l'os. C'est pourquoi il pourrait rapidement proposer aux électeurs nationalistes une alliance de circonstance, avec portefeuilles ministériels à la clé
 
A l'heure des déclarations raciste de Claude Guéant:L'UNI est elle d'extreme droite?,  
[c=black]Cette UMP qui penche à l'extrême droite- médiapart
Droite : Sept candidats pour un fauteuil ( entretien video 31 minutes)

18.03.2012

Le FN décide, Sarkozy exécute ( et le PS suit)

Source Le FN décide, Sarkozy exécute ( et le PS suit) - Anarkia, Politis
 
Racisme d'Etat – Kolibri (feat Lo-Bhale Bacce)

AVEC L UMP LA CAMPAGNE PRENDDE LA HAUTEUR
Un élu UMP compare François Hollande à Adolf Hitler – LeMonde.fr
 
Radio Orient – L'éditorial Politis : « Le FN décide, Sarkozy exécute (Et ..., Le FN décide, Sarkozy exécute – Politis
www.politis.fr ›
WebPolitis dans les médiasEn cache
Tous les jeudis, coup de projecteur sur la Une de l'hebdomadaire Politis.
Jeudi 17 novembre 2011
 
Politis consacre aujourd'hui sa Une à un dossier àla Justiceet libertés sous le titre « Le FN décide, Sarkozy exécute (Et le PS suit) ».
 
L'hebdomadaire estime que la politique de Nicolas Sarkozy en la matière est inspirée par le Front National.
Écoutez l'analyse de
Denis Sieffert, le directeur de la rédaction de Politis, au micro de Loïc Barrière.


Pour écouter les émissions précédentes :
 
 
FN 9.jpgPour conquérir l'Elysée, Nicolas Sarkozy n'a pas hésité a séduire l'électorat de l'extrême droite. Contrepartie de cette tactique, le ministre de l'intérieur qui ne s'est pas contenté de piquer des besaces du front national pour siphonner les voix. Devenu chef de l'état, il les a aussi appliquées, transformant en lois et décrets des propos avancées initialement par Jean Marie Lepen.. C'est cette collaboration méconnue qu'Evelyne Sire-Martin met a jour dans les pages qui suivent. Cette lepénisation de nos lois est une face cachées du bilan de Nicolas Sarkozy, qui évite d'en faire état. Il n'est pas dans les habitudes d'un président de la république de reconnaître que, dans un domaine au moins, il n'a été qu'un exécutant. Plus surprenant est le dénit de Marine le Pen. La présidente du FN a toujours  refusé d'admettre que l'UMP ai fait siens des points clés de son programme. Elle soutien au contraire, que le président ne fait rien de ce qu'il faudrait faire. Cela lui évite d'être confrontée à l'inefficacité des recettes frontistes, une fois mise en application. Et la condamne a une surenchère permanente. Ce faisant elle se prive du seul vrai succès dont son mouvement puisse se prévaloir. Celui d'une stratégie d'influence théorisée par son père 27 ans plus tôt : sa politique, expliquait il, consiste avant tout
 
 Cette lepénisation de nos lois est une des faces cachées du bilan de Nicolas Sarkozy, qui évite d'en faire état. Il n'est pas dans les habitudes d'un président dela Républiquede reconnaître que, dans un domaine au moins, il n'a été qu'un exécutant. Plus surprenant est le déni de Marine Le Pen. La présidente du FN a toujours refusé d'admettre que l'UMP ait fait siens des points clés de son programme. Elle soutient au contraire, et le dira encore samedi en présentant son projet présidentiel, que le gouvernement ne fait rien de ce qu'il faudrait faire. Cela lui évite d'être confrontée à l'inefficacité des recettes frontistes, une fois mises en application. Et la condamne à une surenchère permanente.
Ce faisant, elle se prive du seul vrai succès dont son mouvement puisse se prévaloir. Celui d'une stratégie d'influence théorisée par son père, il y a vingt-sept ans : la politique, expliquait-il, consiste avant tout à « peser sur son temps, sur les décisions du pouvoir, sur la pensée politique ». « Je pèse en m'exprimant, j'oblige toute la politique française à se droitiser, à se déterminer par rapport à moi. » Le constat vaut beaucoup pour l'UMP mais aussi, hélas, pour le PS, toujours tenté de succomber aux sirènes sécuritaires

 

 

Démonstration en huit mesures


Expulsion des délinquants étrangers, peines plancher, majorité pénale à 16 ans, nouvelles places de prison... Le gouvernement actuel a tout simplement réalisé des propositions du FN. Par Évelyne Sire-Marin
 
Un an de prison ferme au deuxième vol de couche culottes par une mère au RSA
 
Voici quelques propositions du programme du FN qui ont été déjà été mise en place par le gouvernement Sarkozy.
-          Expulser les délinquants étrangers. La loi sur l'immigration du 26 novembre2003 a fait passer de12 a 32 jours le délais de rétention des étrangers, puis la loi besson de 2010, le rapprochement familiale de 2007
 
-          Organiser une coopération étroite entre police et justice » C'est l'idée de chaine pénale qui supprime la séparation des pouvoirs entre exécutif et judiciaire
 
-          Réhabiliter les peines promptes » et réduire l'écart entre le maximum et le minimum » La loi du 10 aout 2007 sur les peines plancher prévoit l'emprisonnement ferme automatique a la première récidive. Ex Un an de prison ferme au deuxième vol de couche culottes par une mère au RSA. Par ailleurs, la loi perben du 9 aout 2002 permet de prononcer jusqu'à vingt ans d'emprisonnement en comparution immédiate
 
-          « Sanctionner les manifestation publique a la débauche ». La loi sécuritaire intérieur du 18 mars 2003 créer le délit de racolage passif, très utilisé pour interpeller les prostituées étrangères
 
-          Créer 13.000 nouvelles places de prisons » Ce programme est réalisé depuis la loi Lopsi 1 du 3 aout 2002. Une dizaine de nouvelles prisons ont été ouvertes. Du coup, le FN propose dans son programme de créer 75.000 nouvelles places. C'est-à-dire doubler la population carcérale. Qui dit mieux ? Nous avançons vers une industrie de la punition, comme aux Etats Unis, ou les prisons privées sont les seuls secteurs de création d'emplois. Ou l'on voit que, comme le FN, l'UMP mélange business et répression.
 
-          « Instauré la majorité a 16 ans »
 
-          « Resocialiser les mineurs délinquants dans des centres fermés et responsaliser les parents » La loi du 2 aout 2002 créer 600 places en centres éducatifs rétention fermé, et la loi de «  prévention » de la délinquance du 5 mars 2007 impose des stages payants aux parents «  irresponsables », qui sont la plupart du temps des mères en situations précaires élevant seules plusieurs enfants. Depuis une loi du 14 septembre 2O10, les allocations familiales peuvent être supprimés en cas d'absentéisme scolaire ou de quatre demi- journées.
 
-          « Permettre la déchéance de nationalité » Une circulaire discriminatoire Hortefeux-Besson du 4 aout 2010 prévoyait l'expulsion des Roms....
 
On le voit, l'essentiel du programme du FN a bien été réalisé lors de la présidence de Nicolas Sarkozy. Pour preuve, la rubrique «  sécurité et justices » des propositions du FN pour la présidentielle résume en quelques constats les propositions, alors qu'elles était l'essentiel du vote du parti d'extrême droite il y a 4 ans.
Les déclarations de la droite populaire , d'Eric Ciotti à Eric Besson, de Claude Guéant a Brice Hortefeux, ne cessent d'enfoncer le clou de cette délinquance au karcher : le chômage, la délinquance, la maladie mentale, l'échec scolaire révèlent de la responsabilité et des volontés individuelles. Aucune explication sociale n'est admise. Il y a donc une voie que les sanctions individuelles pour tout les «  désaffiliés » du populisme Sarkozy.
Le PS tenté de suivreEntre les bonnes intentions affichées du programme socialiste et les propositions concrètes du candidat, il y a un gouffre. Article paru dans Politis n° 1177
 
 
Alors que la droite reprend de larges pans du programme du FN, le PS envisage-t-il une autre politique ? Dans leurs 30 propositions pour 2012, les socialistes proposent à juste titre l'augmentation des moyens de la justice et le renforcement de son indépendance. Mais, sur les orientations fondamentales, le PS cultive le flou. Son «  pacte national de protection et de sécurité publique » présenté a Créteil il y a un an, se contente d'annoncer qu'il procédera «  a l'évacuation des textes législatifs et réglementaires(...) afin de déterminer ce qui doit être maintenu,  renforcé ou abrogé ».
 
Si Hollande est élu, accroitra t'il encore les pouvoirs de la police comme le stipule le programme du PS ?
 
En revanche se texte réclame plus de police, sur le terrain et un accroissement de ces pouvoirs. Le PS revendique la possibilité de «  décider des politiques de sécurité dans des instances de la démocratie locale ». Et de s'étendre la fonction de la sécurité a l'école, l'urbanisme, la prévention de la délinquance ». Tout doit « être renforcé pour produire de la sécurité », « définir des zones de sécurité prioritaires », répondre a toutes les infractions ».
 
Dans la ligne des lois niant la fonction éducative de la justice des mineurs, et même s'il veut préserver cette dernière, le PS propose de créer des « centres de discipline et de réinsertion ».
 
Sous les coups de boutoir de la droite dénonçant son prétendu laxisme, le PS fait sa mue idéologique. En mars 1981, «  la première sécurité, c'est la liberté » déclarait Pierre Mauroy. A quoi faisait écho, en octobre 1987, cette phrase de Lionel Jospin, alors premier ministre : « Il n'y a pas de choix politique entre la liberté et la sécurité ». De la prévention de la délinquance, qu'il voulait renforcer en 1983, le PS a pourtant glissé au renforcement de la répression. A l'orée des années 2000, Jean Pierre Chevènement, ministre de l'intérieur sous Jospin, défend une « politique sécuritaire de gauche ». Le père de la police de proximité évoque déjà une suspension des allocations des parents délinquants, le rétablissement des maisons de correction et la mise en détention des mineurs délinquants.
 
Lionel Jospin n'ira pas jusque la mais décide en 1999, la création des «  centres de placement immédiat » pour mineur. Deux mois après les attentats du 11 septembre, la loi sur la sécurité quotidienne de son gouvernement augmente les pouvoirs de la sécurité, étend les fichiers national automatisé des empreintes génétiques conçu par la garde des sceaux Elisabeth Guigou, renforce les pouvoirs de la police dans les halls d'immeuble et réglemente les free-parties.
 
Les associations de défense des droit de l'homme craignent que les errements de la tolérance zéro et des sanctions systématique perdurent avec la victoire du PS. Cela dépendra beaucoup de celui qui sera nommé ministre de l'intérieur. Candidat au poste. Candidat au poste, François Rebsamen n'excluait pas, il y a un an, d'envoyer l'armé à la reconquête » d'une centaine de quartiers ( ...) devenus des zones de non droit  ou règne la loi des caïdat », « les gendarmes savent bien mener ces opérations de « pacifications », ils l'ont démontré a l'étranger », ajoutait il. Autre prétendant, le député Jean-Jacques Urvoas, connu pour son hostilité a la vidéosurveillance, est réputé plus respectueux des libertés fondamentales. Signe qui ne trompe pas, l'UMP l'accuse déjà d'avoir pour projet de désorganiser la police.
 
Sécuritaire et tout-carcéral condamnés à l'échecCinquante-sept prisons ouvertes depuis vingt ans en France, 74 000 détenus, 5 500 lieux d'enfermement (prisons, hôpitaux psychiatriques, centres de rétention, locaux de garde à vue). Jusqu'où va-t-on aller ? Cette situation est d'autant plus dommageable que la politique sécuritaire intensive est un (...)
 
Comment Sarkozy a rendu possible la dérive raciste à droite
 
27 Mars 2010 Par Pas sûr que la nomination, par Nicolas Sarkozy, de la juriste Jeannette Bougrab, fille de harkis, à la tête de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), mardi 23 mars, suffise à effacer la succession de propos à tonalité raciste ou xénophobe, ou véhiculant des stéréotypes sur les immigrés, tenus principalement par des responsables de la majorité présidentielle ces derniers mois. Mises bout à bout, ces déclarations, qui avaient globalement disparu de l'espace public, constituent un ensemble cohérent aux limites de la légalité (la chronologie est sous l'onglet Prolonger). Plutôt qu'une succession de dérapages, elles témoignent d'une rupture à droite, pour reprendre le terme cher à Nicolas Sarkozy, rendue possible par l'affirmation d'une pensée opposant les Français aux étrangers mais aussi les supposés «vrais Français» à ceux qui ne le seraient pas tout à fait, en raison, en priorité, de la couleur de leur peau ou de leur religion. 

Déclarations : Le chef de file des sénateurs UMP,
Gérard Longuet ou lorsque, le 30 novembre 2009, Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP,».
 
Documentaire :
Marine Le Pen, l'héritière – YouTube ( 69 minutes)


, Marine Le Pen : la pire ennemie des salarié-es..., Marine Le Pen, présidente du Front national et ...France 24 , Marine Le Pen, Présidente du FN (partie 2) – FRANCE 24

10.02.2012

Programme politique

Question immigration :

 

- Hollande proclame une émigration  « intelligente » : maitrise des flux migratoire ou émigration choisi selon les besoins des sociétés

- Sarkozy durcit le ton

- Marine Le Pen veut réduire par 20 la politique d’immigration

 

Selon la porte parole de François Hollande, ce n’est pas une question de quotas. Régler les situations aux cas par cas. Il n’y aurait pas de critères prédéfinis. Il entend

 

3 points :

 

Emigration économique (secteur de pénurie, selon le rapport Attali).

 

Le FN est contre, il veut pour des raisons d’idéologie nationalistes réduire l’immigration et forçait les français a prendre des emplois sous payer. En gros plus d’intolérance, autant voir plus de précarisation pour les salariés et pas de remise en cause du système néolibérale. Selon son programme le regroupement familial doit être interdit

 

Ils veulent supprimer toutes une série d’aide aux émigrés

-          Aide médicale d’état aux français d’origine étrangère sans ressources. Bref, ils veulent les laisser crever. Ils manipulent pour justifier ces mesures, le cout d’un français d’origine étrangère. Cette mesure crée par Jospin et rester sous Sarkozy (pas eu le temps de l’enlever).

-          Cette aide sert : a environ 600 000 personnes. Elle prend en charge les nécessiteux, pour des raisons humanitaires, sociales et sanitaires (éviter le retour des maladies infectieuses Tuberculoses) qui reviennent. Si elle a augmenté, c’est qu’elle a été ouvert a l’immigration européenne, donc les déclarations du FN est hypocrites dangereuses et fausses.

-          Le FN s’attaque a l’Europe et non à l’entreprise Renault dans sa responsabilité de la délocalisation au Maroc voir Renault critiqué en France pour son usine du Maroc

 

-           

 

Pour le FN (Florent Filippo) , une politique d’immigration sérieuse, Préférence Nationale : «  on peut dire le patriotisme nationale » privilégié les français, même si ces compétences sont plus faible. Ils s’en prend ainsi aux plus faible et aucun reproche a la finance, propose pas de taxe sur la finance.

 

A la question du public Senat :

Qu’est ce qui se passe si le conseil constitutionnel rejette ( les 500 signatures) ?

 

La véritable politique serait de tous les virés. Ces « merdes » qui nous gouvernent. A bas le front de la Haine

 

Les grecs, les espagnols vont devoir émigrés du fait de la précarisation de la société. Des que c’est verrous auront sauté, toute l’Europe se verra encore plus saigner, précaire

 

Vers des émeutes de la faim en Hongrie ? De Miskolc à Budapest : la marche des «affamés» , Le 115 à domicile / sans abri, Sarkozy veut un référendum sur les obligations des chômeurs et une réforme du droit des étrangers -.  Nicolas Sarkozy peaufine sa candidature réac et antisociale | Humanite , Le 115 à domicile / sans abri : Tu te vois toi accueillir un sans abri chez toi via le 115 à domicile ? - Sur

 

 
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