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17/03/2018

Au coeur de la machine russe

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 humour 76

Paul Moreira : 

" Que cet Etat oligarchique et ultra autoritaire réussisse à incarner, aux yeux de l'extrême droite mais aussi de l'extrême gauche européenne, un contre pouvoir crédible, c'est peut être dangereux mais, pour moi, c'est surtout complètement absurde"

Guerre de l'info : au coeur de la machine russe | ARTE : L'oeil de Moscou - : citoyen actif

Fake news, attaques informatiques, Trolls sur les réseaux sociaux...., depuis la campagne pr'ésidentielle américaine, la Russie est accusée de destabiliser les démocraties occidentales.

Paul Moreira interroge la jeune patronne de la chaîne internationale RT (Russia Today), Margarita Simonian, qui sait tourner en ridicule dans un clip malicieux ceux qui dénoncent son asservissement au Kremlin. Il parvient aussi à faire parler, en caméra cachée, le guerrier de l'ombre Konstantin Rykov, hacker et ancien député pro-Poutine, qui a joué un rôle clé dans les campagnes américaine et française. D'une «usine à trolls» de Saint-Pétersbourg, où de jeunes professionnels du Web fabriquent 24 heures sur 24 des fake news, aux confidences du député européen d'extrême droite Jean-Luc Schaffhauser, qui a négocié les prêts russes au Front national, Paul Moreira a enquêté plusieurs mois pour établir des liens entre le sommet du pouvoir russe et des campagnes de désinformation.

Par Olivier Tesquet

Château de Versailles, 29 mai 2017 : au pupitre, Emmanuel Macron accuse RT et Sputnik d’avoir agi comme « des organes d’influence et de propagande mensongère » lors de la campagne présidentielle française. Les deux médias sont financés par le Kremlin. A la droite du président français, Vladimir Poutine ne bronche pas. Il est habitué : en Europe comme aux Etats-Unis, les médias croient deviner les contours d’une nouvelle guerre froide, délocalisée sur Internet. Pas facile d’y voir clair au milieu des légions de trolls, des cyberattaques vicelardes et autres « fake news » manufacturées. Maccarthysme revisité ou nouveau champ de bataille ?

Pour essayer de percer le brouillard, l’investigateur chevronné Paul Moreira a franchi ce nouveau rideau de fer. Eu égard à la volatilité du sujet, son enquête est solide, incarnée, touffue (jusqu’à l’excès, notamment dans sa dernière partie, consacrée au financement occulte de factions d’extrême droite). Dans son bureau moscovite, Margarita Simonian, la patronne trentenaire de RT, joue la défiance. « S’il y a une guerre de l’information, vous êtes dans quel camp ? », demande-t-elle malicieusement. Le rapport de force est mouvant, mais les faits sont têtus : à Saint-Pétersbourg, façon Cash investigation, Moreira fait le siège de l’Internet Research Agency, une officine chargée de mener les campagnes de déstabilisation numérique du Kremlin ; et en traquant Maria Katasonova, une sculpturale pasionaria lepéniste, il met la main sur Konstantin Rykov, l’homme de main de Poutine sur les réseaux.

 

Dans le cadre d’une Thema « Poutine ou Poutine ? Elections à la russe ». Suivi d’un entretien animé par Andrea Fies, avec la politologue Marie Mendras ; des documentaires Les Russes aux urnes, Alexeï Navalny et l’opposition russe et Moscou, l’info dans la tourmente (lire ci-dessous).

Ingérence russe dans l'élection américaine : les instruments ... 28/10/2017

17 mars 2018  La Vengeance de Poutine
 

16/01/2018

Poutine contre les USA

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J’suis un bohême, un révolté
J’ai tout scié : Patrie, Famille,
Et m’dégoût’ la vieille société,
Faut s’vend’ pour avoir la croustille.
J’aurais pu dev’nir un bandit,
Mon aïeul était royaliste.
J’ai brûlé mes lett’ de crédit,
J’suis anarchiste.

Paul Paillette

« Il » pourrait être bon, généreux, raisonnable, juste… Sauf qu'« il » n'est souvent qu'abus, corruption, et égoïsme. « Il » soumet, donne l'illusion de la toute-puissance, écrase avec une force terrifiante et réduit au silence.
 
VIDÉO Robert Mueller, à la tête de l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016, a assigné à comparaître devant le grand jury l'ex-conseiller de Trump, déjà entendu ce mardi par une commission de la Chambre des représentants.
 
 
Comment la Russie a interféré dans l'élection présidentielle ...

Le 8 novembre 2016, à la surprise générale, Donald Trump remportait l’élection présidentielle américaine. Un an plus tard, les services secrets américains en ont la conviction : la Russie de Vladimir Poutine a cherché à influencer cette élection, et ce, avec la possible collaboration d’un des candidats. Les agents russes sont intervenus outre-Atlantique à au moins deux niveaux : la propagande sur les réseaux sociaux, d’une part, le piratage et la divulgation des e-mails du Parti démocrate, d’autre part. Récit en vidéo. dans le monde.

 

Rétrospective de « l’ère Poutine » retraçant avec exactitude la manière dont la Russie s’est ingérée dans l’élection présidentielle américaine 2016, cette enquête en deux parties met au jour la vulnérabilité de la première puissance mondiale.

L'intrusion russe dans les rouages de l'élection présidentielle américaine pour faire battre Hillary Clinton est-elle avérée ? En janvier 2017, trois semaines avant l'intronisation de Donald Trump à la Maison-Blanche, les agences de renseignement américaines ont publié un rapport accusant le président russe Vladimir Poutine d'avoir planifié des cyberattaques coordonnées afin d'influer sur le cours de la campagne, sans toutefois en livrer les preuves, «classifiées», selon le jargon en vigueur. Près d'un an plus tard, au fil d'une enquête de six mois pour laquelle elle a interviewé au total cinquante-six sources, l'équipe de «Frontline» accrédite ces accusations.

Les relations entre les Etats-Unis et la Russie n'ont cessé de se détériorer pour s'enflammer, fin 2013, à propos de l'Ukraine et du soutien affiché de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton au mouvement de Maïdan. Lors de l'invasion de la Crimée, Vladimir Poutine teste le camp occidental parvenant grâce à cette offensive faite de désinformation et d'agression militaire, à imposer le fait accompli. Les agences de renseignement américaines estiment que le coup suivant s'est joué avant l'élection, notamment grâce aux cyberattaques qui ont permis de s'emparer de milliers de mails internes du Democratic National Council, la plus haute instance du Parti démocrate, rendus publics par Wikileaks.

Les interactions entre le locataire de la Maison-Blanche et l'homme fort du Kremlin sont scrutées à la loupe en raison en particulier de l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine.

ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016. États-Unis: Steve Bannon entendu par une commission parlementaire Steve Bannon, ancien conseiller en stratégie de Donald Trump, doit être entendu ce mardi à huis clos par une commission de la Chambre des représentants dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle am

Le même jour, une information exclusive du New York Times a fait l'effet d'une bombe: selon le quotidien new-yorkais, l'ancien conseiller en stratégie de Donald Trump aurait reçu la semaine passée une assignation à comparaître du procureur spécial Robert Mueller, en charge de l'enquête russe.

À lire l'édito de notre rédactrice en chef publié dans notre nouveau magazine Sans Frontières. http://www.magazinesansfrontieres.com/…/edito-le-pouvoir....

  
Édito: Le pouvoir

« Il » est une arme redoutable.

« Il » pourrait être bon, généreux, raisonnable, juste… Sauf qu’« il » n’est souvent qu’abus, corruption, et égoïsme. « Il » soumet, donne l’illusion de la toute-puissance, écrase avec une force terrifiante et réduit au silence.

Très peu de choses sont équitablement partagées dans le monde. Malheureusement, les dégâts causés par le pouvoir le sont. Les exemples de l’universalité de sa puissance étouffante ont défrayé les manchettes ces derniers mois. Que ce soit dans le local de la photocopieuse d’une entreprise de communication au Canada, dans le bureau de direction d’un syndicat en France ou encore dans les couloirs obscurs d’un centre de détention pour migrants en Libye, « il » est un terreau fertile pour les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, une de ses œuvres préférées.

Les agresser est facile, rapide, et si glorifiant pour l’ego – son double incestueux. Naturel et instinctif, oseront dire certains.

Heureusement, certains autres ont levé le poing et pointé un doigt sur « lui ». Une, puis deux, puis des dizaines d’enquêtes journalistiques – le vrai journalisme existe encore, alléluia ! – ont fait état de ses dérives. Réelles, destructrices, avilissantes.

Mais dans ce vacarme, certes nécessaire, utile et parfois confus, il est de notre responsabilité collective d’entendre le silence. Celui de ceux – surtout de celles – qui se taisent. Par pudeur, par culpabilité, par honte ou par incapacité d’accès aux projecteurs médiatiques. Les millions de victimes silencieuses de tous les continents, autant les plus vulnérables que les plus marginalisées.

Ces victimes qui regardent le bateau de l’indignation passer, avec son lot de vagues et de remous, mais dont on sait que les cliquetis d’agitation se feront de plus en plus sourds. C’est comme ça. Ça l’a toujours été. Le temps fait oublier les horreurs. Sinon, l’humanité n’aurait pas survécu à ses démons.

Le pire, c’est que le pouvoir semble indispensable. « Il » est la voie que les hommes ont choisie pour organiser au mieux leur contrat social. Mais comme tout ce qui les touche, « il » est corruptible et son abus devient trop souvent systématique.

Une fois décrite cette réalité, aujourd’hui impossible à nier, ne reste plus qu’à espérer un changement total de paradigmes, de volontés politiques et de modèle sociétal. Un nouvel idéal, en somme.

Voir se transformer le bourdonnement actuel en une réelle dynamique constructive.

Pour qu’« il » devienne « nous ».

Zora Ait El Machkouri 
Rédactrice en chef 
Magazine sans frontières 

 

 

Poutine contre les USA (1-2) - La Russie et les élections ... - Dailymotion

 Poutine contre les USA (2-2) - Un assaut contre la ... - Dailymotion

Poutine contre les USA La Russie et les elections US - Dailymotion

 Mardi 16 20:50 - 21:45 Poutine contre les USA  
Documentaire Réalisé par Michael Kirk Fiche programme
 
MAGAZINESANSFRONTIERES.COM
 
 
 
16 janvier 2018 poutine contre les usa
Poutine contre les US Indigné Révolté

01/01/2018

“Syrie : le cri étouffé”

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À FORCE DE NOUS CHERCHER...
S'il continue dans ses délires autoritaires, c'est nous qui pourrions, un jour, lui faire goûter sa recette : par exemple, en l'obligant à chanter La révolte(2) en brandissant un drapeau noir...
... ou autre chose selon vos préférences !
"Libérons-nous de cette pourriture... donnons l'assaut au monde autoritaire !"

Georges moustaki- Sans la nommer
 

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Le Willem du jour

» Lire aussi - La Syrie accuse Israël d'avoir bombardé un site militaire près de Damas

Macron face au piège Assad en 2018 ( extrait de Jean-Pierre Filiu)

u américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

Celle du tyran de Damas a été rabâchée ad nauseam: il n’y aurait jamais eu de protestation populaire en Syrie, mais un complot « terroriste », animé de l’étranger, contre un régime légitime. Macron a offert à Assad, sans contrepartie à son « aggiornamento », la validation du coeur de la propagande de la dictature. Selon le président français, il n’y aurait pas à ce stade de « successeur légitime » à Assad et « la démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples ». Oubliés, les millions de Syriens qui ont tant souffert pour enraciner sur leur terre des institutions alternatives à « l‘Etat de barbarie » des Assad. En outre, comme toujours face à un système dictatorial, obsédé par sa seule survie, c’est le premier reniement qui compte. Et le régime Assad l’a empoché, en attendant les inévitables renoncements qui allaient le suivre.

UN RENIEMENT EN APPELLE TOUJOURS UN AUTRE

La stabilité, pas la démocratie, alors qu’une éventuelle « reconstruction » aux conditions d’Assad ne serait que la poursuite par d’autres moyens de la guerre inexpiable qu’il mène à son propre peuple. La plus récente évolution a été exprimée par le chef de l’Etat lors de son intervention télévisée du 17 décembre. Après avoir affirmé que « Bachar al-Assad sera là », il ajoutait que « nous ne pouvons pas dire: on ne veut pas parler avec lui ou ses représentants ». L’Elysée pensait peut-être que cette main tendue serait saisie à Damas. Tout au contraire: Assad a rétorqué dès le lendemain que « la France a été le fer de lance du terrorisme et ses mains sont couvertes du sang syrien depuis le premier jour », martelant que « celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix ». Macron a eu beau juger de tels propos « inacceptables », il avait bel et bien perdu la première manche de son bras de fer avec Assad.

L’URGENCE DE RETABLIR UN RAPPORT DE FORCES

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

 

In Syria, hundreds of thousands of people are besieged in five different provinces. Our map shows you which areas are most affected. 2:30 PM - May 8, 2017 -  44 Replies -  1414 Retweets -  22 likes - Twitter Ads info and privacy

Mais si Jobar à l'été 2017 semble abandonné et abandonné, il y a toujours de la vie ici.

READ MORE: Jobar: 'Death is a central part of their daily lives'

 

 Le président français avait aussi affaibli sa main en refusant, à ce jour, d’entendre les très nombreux appels à un retrait de la Légion d’honneur accordée en 2001 à Assad. Même les révélations de viols systématiques de femmes syriennes par les séides du dictateur n’ont pas suffi à Macron pour traiter Assad avec la même sévérité que Weinstein. Comme si les victimes n’avaient pas le même poids aux yeux de l’Elysée quand elles sont vedettes d’Hollywood ou Syriennes anonymes.

A voir sur Télérama.fr, “Syrie : le cri étouffé”, un documentaire exceptionnel de Manon Loizeau Emmanuelle Skyvington

 

 

Face caméra, des Syriennes témoignent des viols et des déshonneurs subis dans les geôles de Bachar el-Assad. Un documentaire exceptionnel, que Télérama.fr vous propose de voir en avant-première, avant sa diffusion sur France 2 jeudi 7 décembre.
 


Extérieur nuit. Dans une voiture lancée à bonne allure, une jeune femme raconte comment des soldats de Bachar el-Assad l’ont violée. Avant de devenir la proie de ces « monstres » et de vivre l’anéantissement, cette Syrienne avait vécu une jeunesse heureuse, chérie par son père. Elle avait des rêves d’avenir plein la tête. Originaire de Hama, Mariam, 31 ans, affronte, elle, la caméra du regard, brisant avec courage le tabou du viol, inavouable publiquement pour la majorité des femmes en Syrie. Avant la révolution, elle menait avec sa famille « la meilleure des vies », jusqu’à ce qu’elle se retrouve enfermée dans le centre de la Sûreté d’Etat, et subisse l’enfer des tournantes. Battue chaque matin et agressée chaque soir. « Je hurlais, hurlais, hurlais… » Miraculeusement sorties vivantes de ces geôles du régime « jonchées de cadavres », mais comme mortes dans leur tête, ces femmes sont des rescapées. Elles ont pour la majorité vécu un second drame : le reniement par leurs familles, qui s’estiment déshonorées… Arrêtés chez elles, à leur travail, lors de manifestations, Mariam et les autres ont été arbitrairement détenues en Syrie. Des milliers de femmes le sont encore. Dès le début de la révolution, en 2011, un chantage d’une extrême cruauté est mis en place « pour briser l’homme syrien […]. Tout citoyen engagé dans la révolution a eu une des femmes de sa famille envoyée en détention. Le message est : “Soit tu te rends, soit on garde ta femme, ta fille, chez nous”. »

Exceptionnel par sa portée, ce film est le fruit d’un travail à six mains, avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, et Souad Wheidi, chercheuse. Fragmentation des corps, effondrement des esprits : dès qu’il s’agit de traduire l’indicible, Manon Loizeau dissémine, entre les témoignages et les silences, des bribes de paysages, un mur en ruine, des oiseaux dans le ciel. Un portrait de femmes héroïques, plus encore que victimes.


 

 Syrie - Le cri etouffe - YouTube 

SYRIE, LE CRI ETOUFFE. - YouTube

L'équipe

L’INSTANT M : Manon Loizeau : le viol des femmes syriennes

 
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