17.05.2012
Baisse tendancielle du taux de profit
Cher lecteur,
Les paroles de Marx (Le Capital - travail : Marxisme économique - Wikipédia(..), Baisse tendancielle du taux de profit :. (…) . À terme donc, le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions, c'est l'état de crise permanent, qui ne peut être évité que temporairement par l'expansion économique à des marchés vierges, ou par l'emballement de la croissance technologique. Cf a voir K. Marx - Le Capital Livre I : Sommaire, Le Capital - Wikipédia :Le Capital. Critique de l'économie politique, l, (… ) dans l'ouvrage Les Théories de la plus-value continue a résonner a mes oreilles, surtout après les dernières nouvelles que j’ai pu lire.
La Grèce va faire faillite et sortir de l'euro.
L'Espagne va nous faire plonger dans un nouvel épisode de la crise de la dette souveraine.
La spéculation sur la rareté provoqué des matières premières : L'or , zing, lithium, …).
Le CAC 40 est en berne.
Cette crise existentielle (néolibérale) a atteint un sommet vendredi dernier, quand, en en entendant crier: "la zone euro va imploser, la zone euro va exploser !".
Est-ce si grave ? Y a-t-il des arguments définitifs à une explosion de la zone euro ?Malheureusement, oui..
Commençont par la Grèce , la "Grexit : La sortie de la Grèce de la zone euro est de plus en plus souvent évoquée... non seulement par les médias (en particulier allemands) mais aussi par des responsables européens. Comme le rappelle Le Monde, la "Grexit" est tellement sûre que les bookmakers anglais ont carrément cessé de prendre des paris sur elle. The euro in crisis: Groping towards Grexit | The Economist: Traduire cette page, google ,
Les pays européens devront effectivement dire adieu à pas mal d'argent.
Voici une liste (non exhaustive) de ce qui ne sera pas remboursé :
- Le plan de renflouement de l'UE, de la BCE et du FMI de mai 2010 : 110 milliards d'euros
- Le plan de renflouement d'octobre 2011 : 130 milliards d'euros
- Les nouvelles obligations souveraines grecques détenues par des banques et des pays de la zone euro : autour de 25 milliards, peut-être plus
- Les obligations des entreprises grecques détenues par des banques de la zone euro.
- Les dettes accumulées par les banques centrales de l'Eurozone dans le cadre de TARGET 2 : au moins 104 milliards d'euros.
Les plans de renflouement, vous voyez ce que c'est... les obligations souveraines aussi... il y a des chances pour que vous ne sachiez pas ce qu'est TARGET 2 (Trans-European Automated Real Time Gross Settlement Express Transfer System). ou Définition en français de TARGET ((Transferts express automatisés transeuropéens à règlement brut en temps réel). TARGET était le système de règlement brut en temps réel, mis en place par la BCE, destiné aux paiements en euro à l’intérieur de la zone euro. Il a remplacé par TARGET 2 en 2008
Séance de rattrapage,: "Avec ce système, les banques centrales jouent un rôle de chambres de compensation. Supposons qu'une entreprise allemande exporte en Grèce. Avec Target, dès que le paiement dépasse une certaine somme, la banque grecque fait un paiement à la Banque centrale grecque qui va payer la Bundesbank qui va payer la banque allemande de l'exportateur allemand".
"L'Allemagne étant un gros exportateur européen, ce système a conduit la Bundesbank à accumuler d'importants déséquilibres avec d'autres banques centrales et notamment la Grèce. Selon David Marsch, de CBS Marketwatch, le déséquilibre de la Bundesbank atteignait au total 615 milliards d'euros en mars 2012, des créances à risque dont une grande partie pourrait bien ne jamais être remboursée".
Deux précisions :
- La Bundesbunk détient à elle seule 101 milliards d'euros de créances grecques.
- Et 615 milliards d'euros, c'est près d'un quart du PIB allemand.
Quant à la France, nous sommes le second pays le plus exposé à une faillite grecque. Le Figaro chiffre ce coût à 58,5 milliards d'euros mais ce calcul ne prend en compte que les deux plans de sauvetage.
Est-il possible d'éviter la contagion ?
Un chiffre nous permet de prendre conscience des "efforts financiers consentis" et "plan de sauvetage" pour sauver la Grèce : jusqu'à présent, c'est 30 000 euros par Grec qui ont été versés par les créanciers du pays et le reste de l'Eurozone (plans de renflouement et décote de 80% des dettes). 30 000 euros... Une situation que l'on pourrait résumer ainsi : les dirigeants de la zone euro ne peut en aucun cas se permettre de laisser un autre de ses membres s'embourber dans une situation à la grecque.
La situation espagnole : Le gouvernement vient pour la seconde fois en trois mois de demander à ses banques de "provisionner" leurs pertes potentielles. C'est-à-dire qu'elles doivent augmenter leurs fonds propres (l'argent qu'elles détiennent réellement et qui est censé couvrir la casse) d'un peu plus de 30 milliards d'euros, qui s'ajoutent aux 53,8 milliards exigés par la première réforme, pour faire face aux probables pertes liées aux actifs douteux qu'elles détiennent (actifs immobiliers essentiellement).
Si les banques sont mieux protégées, tout devrait bien se passer, n'est-ce pas ? Sauf que pour satisfaire à ces nouvelles règles, les banques espagnoles ont besoin d'argent. Argent qu'elles n'ont pas forcément. Et qu'elles pourront aller chercher auprès du gouvernement espagnol. Ce qui devrait selon Les Echos aggraver le déficit espagnol : "L'agence de notation Moody's s'inquiète lundi, dans son bulletin hebdomadaire, de l'impact qu'elles pourraient avoir sur les finances publiques. 'Ceci va vraisemblablement alourdir encore le fardeau de la dette publique espagnole, déjà élevée', qui représentait 68,5% du PIB fin 2011, indique l'agence. Ce sont les entités elles-mêmes qui feront leurs provisions mais en cas de besoin, le Fonds d'aide public au secteur (Frob) pourra leur prêter de l'argent, via une prise de participation, ont indiqué les autorités espagnoles".
Et n'oublions pas que dans le cadre du TARP, les banques espagnoles viennent d'acheter massivement des obligations souveraines... espagnoles. C'est vraiment le serpent qui se mord la queue.
La situation de l'Espagne n'est pas la même que celle de la Grèce, elle s'apparente plus à celle de l'Irlande. Ces deux pays sont entraînés vers le fond par les difficultés de leurs banques. La BCE a déjà dû intervenir à de nombreuses reprises pour soutenir les banques espagnoles. "La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a battu en avril le record déjà historique du mois précédent, pour atteindre 263,5 milliards d'euros", nous apprend La Tribune.fr.
Quelle est l'ampleur des crédits pourris détenus par les banques espagnoles. Jusqu'à présent les stress tests ont surtout démontré leur inutilité et leur inefficacité. Or l'état de l'économie espagnole et de son marché immobilier ne cesse de se dégrader (récession, chômage massif...). Les banques espagnoles ne sont pas prêtes de sortir la tête de l'eau.
Je vous parlais un peu plus haut des créances grecques détenues par la Bundesbank dans le cadre de TARGET. Mais voici son exposition au reste de la zone euro. La Bundesbank détient :
- 118 milliards d'euros de dettes irlandaises
- 108 milliards d'euros d'espagnoles
- 89 milliards d'euros pour l'Italie
- 57 milliards d'euros pour le Portugal.
L'Allemagne prépare-t-elle sa sortie de la zone euro ?
Il va falloir trouver de l'argent pour sauver l'Espagne. Et l'Italie... et...
La plupart des investisseurs se détournent des obligations européennes. Le président de la Chine Investment Corp., Gao Xiqing, a déclaré : "Nous sommes toujours à la recherche d'opportunité en Europe, même si nous ne souhaitons plus acheter d'obligations souveraines européennes". La Chine n'est pas la seule à fuir. De nombreux fonds américains – et même européens – ont annoncé s'être désengagés ou avoir fortement réduits leur exposition aux obligations de la zone euro.
Que reste-t-il ? La BCE, la France et surtout l'Allemagne.
Financièrement, l'Allemagne est la première concernée par la crise de l'euro. Elle a beaucoup à perdre d'une sortie de la Grèce. Avec l'euro, nous nous sommes enchaînés les uns aux autres. Si un pays tombe, les autres le suivent. Voilà pourquoi l'Allemagne va être tentée de rompre les fers avant de finir au fond du gouffre.
Une manière pour elle de préparer progressivement son économie à une explosion de la zone euro ? Peut-être. "Encourager les salaires et lâcher un peu de lest quant à l'inflation devraient soutenir la consommation intérieure... Un changement stratégique pour un pays dont l'économie repose en grande partie sur les exportations".
Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Nous vivons un moment historique. Si vous en êtes conscient vous n'appartiendrez pas au camp des perdants.
- Dans un horizon de deux ans, notre pays sera probablement en faillite
- La zone euro est en train d'éclater sous nos yeux
- Ce qui était sûr – une obligation d'une grande démocratie occidentale – ne l'est plus du tout. Les Etats se sont transformés en faux-monnayeurs et l'inflation à venir peut vous ruiner.
Les économies seront-ils balayés par ce maelström ? Allez-vous rester les bras croisés ?
Pour ceux qui veulent résister et entendent et se mobiliser, à la lumière de cette nouvelle donne qu'il vous faut absolument anticiper
08:56 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bmarxisme économique, zone euro, banques, "provisionner, leurs pertes potentielles, baisse tendancielle du taux de profit, grèce, la "grexit, récession, chômage massif, la dette ou la vie !, le poison grec, capitalism is dead
26.03.2012
La crise pour les même... Tant qu'il y aura de l'argent ...
LVMH et APPLE : Le snobisme (argent roi) mène le monde par le bout du logo
Inutile de faire l'inventaire des catastrophes du moment : entrée confirmée de la zone euro en récession, risque de contagion de la crise européenne au reste du monde si rien n'est fait rapidement selon les experts de l'OCDE, menace de dégradation collective de tous les pays de la zone euro selon l'agence de notation Moody's, des taux d'intérêt qui restent perchés à des niveaux astronomiques et intenables pour l'Italie, l'Espagne et le Portugal. Voir Etat de la grece, Europe
Les exemples de « risques extrêmes » sont nombreux. (Au moins sept) :
- Sortie de la Grèce de la zone euro ? Taux d'intérêt italien insoutenables ? Détérioration de la situation en Espagne après les élections législatives ? Echec du Fonds européen de stabilité financière ? Contagion de la crise à toute la zone euro ? Forte récession, « crédit crunch » ou faillite de banques ? Eclatement de la zone euro ?
Nous sommes plongés depuis quatre ans dans un monde à deux vitesses : d'un côté, les classes moyennes occidentales dépérissent ; de l'autre, une étroite frange de la population des pays émergents vient de passer du statut de "classe aisée" à "riche et ultra-riche". Le nombre de milliardaires en Chine a tout simplement décuplé depuis 2007.
Désormais, l'homme le plus riche de France, dont la fortune gravit rapidement les échelons du classement européens, c'est le patron et premier actionnaire privé de LVMH, principal fournisseur mondial des ultra-riches du Proche et de l'Extrême-Orient. Tout cela vous le savez peut être pas.
◊ Le luxe résiste à tout depuis 2008
Ce qui vous intéressera plus sans doute, c'est de savoir si cette tendance va continuer. Les riches resteront-ils riches et le luxe battra-t-il à nouveau des records dans ce monde en crise ? La croissance ralentissant en Chine, voyons ce qu'anticipent les analystes.
La progression du titre LVMH depuis le début de la grande crise fin 2008 est très emblématique du bon comportement du luxe -- si possible ostentatoire et clairement identifiable par le biais d'un sigle de marque universellement reconnaissable. « La hausse du titre s'est amorcée dès la mi-novembre 2008 (dans la zone des 40 euros) précédant de quatre mois le rebond du CAC 40 (qui atteindra son plancher mi-mars 2009). LVMH ne mettra ensuite que 24 mois pour tripler de valeur (à 120 euros dès le 1er novembre 2010) avant d'engranger 6% supplémentaires mi-décembre pour culminer aujourd'hui sur les 129 euros ».
◊ LVMH : +350% de hausse en trois ans, soit depuis la crise de 2008
« Alors certes, le séisme du 11 mars 2011 au Japon provoquera une consolidation du titre jusque vers les 100,80 euros. Mais six semaines suffiront pour lui permettre de retrouver son zénith de fin 2010 (début mai) et il ne lui faudra que trois mois supplémentaires pour inscrire un nouveau record absolu à 132,65 euros, le 27 juillet dernier ».
Les stratèges étaient convaincus que LVMH ferait office de refuge dans des circonstances de menaces de récession aux Etats-Unis et de menaces d'éclatement de la Zone euro. Ce n'était pas mal joué puisque LVMH ne reculera pas en deçà de ses précédents planchers de mars, c'est-à-dire les 100 euros testés dans l'immédiat après-Fukushima.
Et là, une fois encore, LVMH devance largement le rebond des indices occidentaux. Le titre a commencé à se redresser dès le début du mois d'octobre 2011 (et gagnera plus de 25% en l'espace de trois semaines).
Le titre fut ensuite victime d'un peu de désaffection mi-décembre avec la peur que les pays émergents ne soient impactés par la récession qui frappe la Zone euro (test des 150 euros le 16 décembre)... puis une nouvelle vague haussière de six semaines s'est déclenchée avec le premier LTRO de la BCE et le cours a renoué avec ses sommets historiques dès le 3 février.... LVMH s'est joué de tous les précédents, malgré une hausse de 350% en trois ans !
◊ APPLE et LVMH : la crise ne touche pas tout le monde
Depuis l'été 2011, le titre réalisait donc un parcours qui n'avait rien à envier à celui d'APPLE. Mais là s'arrête la comparaison car le parcours boursier du titre depuis le décès de son fondateur Steve Jobs (le 6 octobre 2011) est tout simplement hors norme : +70% en cinq mois (entre 355 et 600$)... et +50% depuis le 1er janvier (entre 405 et 609,65$, dernier record historique en date).
Les points communs entre les deux entreprises sont pourtant nombreux : succès populaire incontestable des produits, marges de profit considérables, existence de véritables fans capables de faire la queue durant des heures sous la pluie pour être les premiers à posséder l'objet de leur convoitise...
Autre point commun, ce sont des produits absolument inessentiels et incomparablement plus chers que ceux de marques "lambda" remplissant un service équivalent : la dimension en plus, c'est celle du snobisme. Et c'est la toute la puissance d'une marque de luxe ! Ce sont des produits chers et qui tracent une frontière entre ceux qui veulent faire connaître qu'ils ne sont pas victimes de la crise... et ceux qui n'ont clairement pas les moyens de se doter du superflu.
« Du côté des gérants, il existe aussi une sorte de syndrome de l'effet d'attraction exercé par APPLE ou LVMH. Un portefeuille de "vainqueur" ne peut se passer d'une ligne significative de l'un ou de l'autre de ces deux titres.
D'où cette spirale haussière qui ne peut s'arrêter qu'aux ultimes frontières de l'absurdité en termes de valorisation. En ce qui concerne APPLE, le titre se paye cinq fois le chiffre d'affaires, contre 2,5 fois pour LVMH... mais Hermès se paye dix fois le CA ».
◊ La futilité pèse désormais plus de 660 milliards de dollars
Que le luxe suscite des appréciations irrationnelles n'étonnera personne, c'est lié à son essence même et en théorie peu importe qu'un sac à main, une bouteille de champagne, un téléphone portable incrusté de pierres précieuses coûte une fortune, cela ne mobilise l'argent que de l'acquéreur...
« On ne sort pas de la sphère de la futilité ni du champ d'action de la fortune privée. Sauf que le futile pèse désormais 550 milliards de dollars (environ 400 milliards d'euros) en ce qui concerne APPLE, et 66 milliards d'euros (environ milliards de dollars) en ce qui concerne LVMH ! »
« Ces deux titres sont des titans en termes de capitalisation, non seulement en valeur algébrique mais également par rapport à leurs indices de référence respectifs, le Nasdaq et le CAC 40. Leur poids relatif est devenu si considérable, leur influence indicielle si hégémonique (APPLE pèse pas moins de 36% du Nasdaq 100) que leur tendance respective pourrait préfigurer celle des marchés d'ici fin 2012 ».
« Il importerait au fond assez peu que l'Europe se tire de la crise de la dette ou que l'Amérique échappe à une vague d'inflation au cours des prochains mois ».
Si le rythme des ventes de champagne, d'iPad ou de maroquinerie venait à décroître dans les pays émergents, Wall Street ou Paris consolideraient mécaniquement, du seul fait du dégonflement de la bulle Apple, ou Hermès/LVMH.
Conclusion : c'est d'une certaine manière le snobisme ((argent roi) qui mène le monde ! Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ... " En effet ce capitalisme souffre d'une crise de la valorisation qui date de la période précédente.
Le capital a réussi à restaurer son taux de profitLe problème c'est que c'est un tour de passe passe, parce qu'il y a un autre facteur dans le fonctionnement du capitalisme : celui des débouchés "
«Et en la fin du capitalisme, passez une bonne soirée. Tout comprendre sur les enjeux du pétrole et de la spéculation ( cliquez ici)"»
21:34 Publié dans Finance,Economie, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, finance, société, zone euro, récession, risque de contagion, la crise européenne, les experts, l'ocde
22.01.2012
Interviews de la sorti de l’Allemagne de la zone euro
Cher lecteurs/lectrice,
Je tiens a communiquer sur les derniers informations a propos de la crise institutionnalisée : la sorti de l’Allemagne de la zone euro si les casses budgétaires ne sont pas mis suffisamment vite en place. Le patronat allemand est-il en train de lâcher l'euro ? | Atlantico ( google) la tribune : Pour les patrons allemands, "la France est devenue un facteur de risque à prendre très au sérieux. : « Jusqu'ici le lien entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy a tenu mais une fois Sarkozy réélu cela va se rompre et dès l'été prochain nous aurons une situation encore plus grave qu'aujourd'hui, la France étant le prochain domino alors que nous n'aurons pas même résolu le cas italien ». Les créanciers de la dette, Zone euro : nous sommes à un tournant!
CHANGER D'ECONOMIE - Indigné : « Apparemment ils n'ont toujours aucune idée d'où ils se trouvent... ou d'où ils vont. Le capitalisme continue toujours ses ravages dans le monde en essayant de récupérer des opportunités vers l'Asie, tout en réduisant et imposant faisant des économies d'échelles, des OPA, en mettant des plans de rigueurs qui ne règlent rien. : Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89 », Source :Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, Notre dépendance absolue...,Texte complet de la lettre... . La pression des industriels allemands font pression pour plus de rigueurs.
Un pavé dans la mare...
« C'est comme cela que je qualifierais les propos tenus par le très influent Anton Börner, à la tête de la puissante association des exportateurs allemands : 120 000 entreprises au cœur de la réussite du modèle allemand. Autant dire que son avis compte.
Selon lui, les pays en difficulté de la zone euro doivent impérativement réaliser des réformes profondes pour restaurer leur compétitivité. Si tel n'était pas le cas, ou en cas d'échec, "une désagrégation de la zone euro serait la solution" affirme-t-il sans détour dans le plus Handelsblatt (équivalent des Echos).
« Wolfgang Reitzle, PDG du conglomérat Linde AG (13 milliards d'euros de chiffre d'affaires) lui emboîte le pas dans le Spiegel : "Je ne pense pas que l'euro doit être sauvé à tout prix". Si les pays en difficulté ne se disciplinent pas, "l'Allemagne doit quitter l'Euro". Voilà qui a le mérite d'être clair...
Certes, l'appréciation du Deutschemark qui en résulterait ferait fortement fléchir les exportations, augmenterait le chômage. Ce serait un choc pour l'économie... mais pas pour longtemps. Car selon lui "l'Allemagne mettrait cinq ans à s'en remettre avant de redevenir aussi forte que ses compétiteurs asiatiques".
Parenthèse au passage, caractéristiques des Allemands : depuis de nombreuses années, ont leurs a vendu la précarité ( flexibilité, des salaires bas afin de souvent "encaisser" tout de suite un choc violent et faire des efforts très importants pour sauvegarder la compétitivité du secteurs industriels allemands; plutôt que soutenir la consommation intérieur, le bien être des citoyens. Un des principe de la manipulation afin qu'ils ne réagissent pas, avec en plus à la clé un risque potentiel non précisément cerné ; ce qui est totalement inconcevable pour tout Allemand qui se respecte ( voir L'envers du « miracle allemand »: précarité généralisée et intensification de l'exploitation : intensification de la précarisation). Mais revenons à notre sujet...
Sortir de la zone euro ? Voilà le sujet qui agite le paysage industriel allemand
La question clé n'est plus de savoir si la Grèce doit ou non sortir de la zone, mais bel et bien si l'Allemagne doit y rester et à quel prix ?
"En effet, il y a des alternatives. Toujours selon Börner, une mini-zone euro pourrait être la solution. Elle inclurait outre l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Danemark. Une zone hyper-intégrée (fédéralisme), avec des lois communes, un marché unique libre et sans barrière et une monnaie unique forte. Et pour éviter qu'elle ne s'apprécie excessivement jusqu'à nuire à la compétitivité des pays de la zone, Börner propose une gestion volontaire et ambitieuse de cette monnaie, à l'image de ce que fait la Banque centrale suisse avec le franc suisse : un bon coup de poing sur la table, il n'y a que ça de vrai. Force est de constater que ça marche.
Angela Merkel a donc bien du souci à se faire
« Sa coalition est déjà bien fragile ; si en plus le soutien jusqu'ici indéfectible du patronat allemand au sauvetage de l'euro se fissure...Car le moins qu'on puisse dire, c'est que les affirmations intempestives de ce type se croisent et s'entrechoquent, et contredisent en tout point les positions politiques officielles allemandes."
Qu'en est-il réellement ?
« Soyons lucides : l'euro a beaucoup apporté aux exportateurs allemands et le patronat le sait mieux que quiconque. Si je suis intimement convaincue qu'ils préparent chacun "un plan B" (au cas où !), ce dont je suis encore plus convaincue, c'est qu'ils se battront jusqu'au bout pour sauver l'euro.
C'est l'avis du PDG de BMW, Friedrich Eichner pour qui "un retour au Mark serait catastrophique". Ou encore de celui de Franck Appel, PDG de la Deutsch Post-DHL : "Quel que soit le coût du sauvetage de l'euro, cela coûtera moins que ce que nous a apporté, et continuera d'apporter, l'euro".
Même Börner le reconnaît. Une implosion de l'euro aurait "un coût économique massif et des conséquences politiques inéluctables"... avec en bout de course "une résurgence du protectionnisme, balkanisation et marginalisation de l'Europe"... Et de finalement reconnaître que "l'euro est la meilleure chose que nous ayons pour notre économie et nous nous battrons ardemment pour garder l'euro, mais pas à n'importe quel prix"...
Alors pourquoi toutes ces petites phrases cinglantes et tranchantes ?
« Probablement pour "faire pression" sur Angela afin de l'empêcher d'être trop laxiste dans ses positions politiques quant à la participation de l'Allemagne au sauvetage de l'euro.
« Et surtout pour rappeler que l'Allemagne ne peut pas, à elle seule, sauver tout le monde ; et qu'il est impératif que les autres "fassent le boulot" de leur côté. Car leur donner de l'argent sans contrepartie, c'est prendre le risque de les conforter dans leurs modèles sociaux dispendieux et de reporter d'autant la mise en oeuvre de réformes structurelles aussi nécessaires qu'inévitables.
Rappelez-vous en 2003. L'Allemagne était alors le grand malade de l'Europe, jusqu'à ce que Gerhard Schröder impose des réformes profondes et douloureuses à son pays. Réformes qui conduisirent à la puissance de l'Allemagne aujourd'hui. C'est exactement ce que le patronat attend de l'Italie, de la France et des autres pays en difficulté. S'ils se lancent dans l'aventure, les milieux d'affaires allemands sont prêts à sortir le carnet de chèques.
Dit autrement : "Aide-toi et le ciel t'aidera".
Et si Jean de la Fontaine avait été allemand, il aurait sans doute ajouté : "Et prévois toujours le scénario du pire avec un bon plan B en poche".
En attendant, n'oubliez pas de rester à de continuer a décrypter l’information.
15:48 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interviews, sorti de l'allemagne, zone euro, crise institutionnalisée










