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24/06/2016

Brexit

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Selon les résultats définitifs, ils ont voté à 51,9 % en faveur de la sortie. Voici le détail du vote :
  • La participation au scrutin a été forte, avec un taux de participation à 72,2 % ;
  • Irlande du Nord : 55,8 % en faveur du maintien ;
  • Ecosse : 62 % en faveur du maintien ;
  • Pays de Galles : 52,5 % en faveur de la sortie ;
  • Angleterre : 53,4 % pour la sortie.

 

Brexit
 

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 Le score montre que l'Ecosse et le royaume unis vont demander surement un référundum pour leur indépendance afin de pouvoir garder un lien avec l'Europe et le reste du monde.

Selon le monde  le Royaume-Uni a finalement choisi de mettre fin à quarante-trois années d’appartenance à l’Union européenne (UE),en disant oui au « Brexit » (contraction de « Britain » et « Exit ») lors d’un référendum dont les résultats ont été annoncés vendredi 24 juin au petit matin. Le camp du « Leave », favorable à la sortie du Royaume-Uni de l’UE, l’a emporté avec 51,9 %, contre 48,1 % pour le « Remain », camp pro-européen. Que va impliquer cette victoire ?

Après la victoire du Brexit en Angleterre, quelle conséquence en Europe, sur es places financières et dans le football

ue

  1. David Cameron quittera-t-il son poste ?

  2. Quand le Royaume-Uni sortira-t-il officiellement de l’UE ?

  3. Un pays qui quitte l’UE, est-ce une première ?

  4. Le Brexit modifie-t-il l’équilibre des pouvoirs au sein de l’UE ?

  5. Faudra-t-il un visa pour voyager ou travailler au Royaume-Uni ?

  6. Quelles conséquences pour les étudiants ?

  7. Pourra-t-on encore acheter des « toffees » chez Marks & Spencer ?

  8. Est-ce que l’anglais restera la langue de travail de l’UE ?

  9. L’Ecosse va-t-elle tenter de rester dans l’Union européenne ?

  10. Que deviennent les programmes financés par l’UE au Royaume-Uni. Les subventions cesseront-elles ?

  11. Quel accord de libre-échange le Royaume-Uni peut-il négocier ?

  12. La situation change-t-elle pour les migrants à Calais ?

« Brexit » : Trump assure que « les gens veulent voir des frontières »

Le milliardaire s’est réjoui de la décision des électeurs britanniques à l’occasion d’une visite dans son golf de Turnberry, près de Glasgow.


 Nicolas Hernandez Bon si tout finit par s'écrouler, nous auront peut être ensuite des lendemain qui chantent mais entre temps : il y aura beaucoup d'incertitude car ce qui est sorti gagant ce n'est pas des idées de luttes sociales mais le populisme de droite avec d'un coté la finance et les néolibéraux européens et de l'autres les souverainsites de droite et d'extrême droite. Ce n'est donc pas la fin du capitalisme et de la finance

Les premières conséquences seront pour David Cameron qui a jouer avec le feu, pour des raison interne aux parti. David Cameron a annoncé ce vendredi son intention de démissionner de ses fonctions de premier ministre pour laisser à un autre le soin d'engager les négociations de sortie de l'Union européenne, après le vote des Britanniques pour un Brexit.

Le ministre japonais des Finances Taro Aso a convoqué en urgence la presse vendredi, après l'envolée du yen, valeur refuge, sur des craintes de Brexit, donné en tête selon le dépouillement partiel des voix.

le choc politique est important au Royaume-Uni et en Europe. Les partis anti-Union européenne pourraient s'appuyer sur cette victoire du Brexit. Des échéances électorales sont prévues en Espagne, en Italie, au Pays-Bas. Ce sera un vrai test pour l'Europe. Pour résumer, c'est un choc mais ce n'est pas la fin du monde.

Nigel Farage, le chef du parti anti-Europe et anti-immigration Ukip, a réclamé vendredi un "gouvernement Brexit", à la suite du vote britannique pour une sortie de l'Union européenne. "Nous avons à présent besoin d'un gouvernement Brexit", a dit à la presse M. Farage, qui a mené une virulente campagne anti-UE et anti- immigration face au premier ministre conservateur David Cameron, partisan d'un maintien dans le club européen.

Le député d'extrême droite néerlandais Geert Wilders a réclamé vendredi un référendum sur une éventuelle sortie des Pays-Bas de l'Union européenne (UE), après le vote des Britanniques favorable au Brexit selon les projections des médias.

La chef de file de l'extrême droite française Marine Le Pen a réclamé vendredi un référendum sur la sortie de l'Union européenne "en France et dans les pays de l'UE", après le vote des Britanniques favorable au Brexit"Victoire de la liberté ! Comme je le demande depuis des années, il faut maintenant le même référendum en France et dans les pays de l'UE", a écrit la présidente du Front national (FN) sur son compte Twitter.

"Les Néerlandais ont le droit à un référendum aussi. Le Parti pour la liberté demande ainsi un référendum sur un Nexit, une sortie néerlandaise de l'UE", a-t-il déclaré dans un communiqué.

. L'Europe "ne va plus de soi", a estimé jeudi le principal syndicat agricole français FNSEA, traditionnellement pro-européen, après le choc du référendum britannique en faveur d'une sortie de l'Union Européenne. "En cette période difficile où l'Union européenne se cherche, le résultat de ce référendum appuie là où ça fait mal", a indiqué dans un communiqué le syndicat, qui représente la grosse majorité des agriculteurs français. En France, les derniers scrutins nationaux ont montré que les agriculteurs étaient de plus en plus tentés par un vote Front National anti-européen, alors qu'ils ont largement profité de la manne des aides européennes.

Suivez le  Live du figaro : EN DIRECT - Les Britanniques quittent l'Union européenne

"Le Brexit met en lumière le clivage entre les attentes des peuples et les institutions européennes. Il est indispensable de repenser notre relation à l'Union européenne et redonner du sens démocratique au projet européen", a affirmé la FNSEA dans son communiqué. "Le secteur agricole, qui a été pendant longtemps un ciment européen, peut et doit être considéré comme un enjeu géostratégique européen", a ajouté le syndicat français. Le Royaume-Uni est le 3e client européen de la France avec un valeur commerciale de 5,5 milliards d'euros et le 6e fournisseur de la France avec 2,5 milliards d'euros, a précisé le syndicat.

 

Si le Brexit avait été en vigueur il y a un an, quatorze des dix-neuf joueurs de Ligue 1 ayant été transférés en Premier League lors de la saison 2015-2016 n'auraient pu signer leur contrat. Cela concerne notamment quelques internationaux français.

nPourquoi le Brexit pourrait être le futur fossoyeur de la Premier League Par (Sport24.com)

Avec la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne, c'est toute l'économie du football anglais qui pourrait s'effondrer comme un vulgaire château de cartes…

Un cataclysme. Voici ce que redoutent certains observateurs du football européen après le résultat du référendum en Grande-Bretagne ayant plébiscité une sortie du pays de l'Union Européenne. En effet, l'impact de ce Brexit pourrait s'avérer considérable sur l'économie et le fonctionnement de la Premier League. Et comme le championnat anglais fait figure de tête de gondole sur le Vieux Continent, les répercussions ne devraient pas se limiter à ses seules frontières maritimes…

Avant même le résultat du vote, Arsène Wenger avait fait part de ses inquiétudes au sujet des conséquences d'une sortie de l'Union Européenne pour le football domestique : . Ainsi, selon une estimation de la BBC, 122 des 168 joueurs européens évoluant en Premier League pourraient se voir prier de quitter la Grande-Bretagne. Parmi eux, plusieurs internationaux français tels que N'Golo Kanté ou Eliaquim Mangala, voire même Anthony Martial ou Yohan Cabaye, juste en-dessous des critères requis pour obtenir un permis de travail.

Kanté et Mangala en victimes collatérales ?

Le Royaume-Uni a des règles très strictes en la matière. A savoir qu'aucun joueur né dans un pays classé au-delà de la 50e place ne peut prétendre en obtenir un, ce qui exclurait de facto les Bulgares, Finlandais, Estoniens, Chypriotes, Slovènes, Lettons et autres Lituaniens (sans oublier les ressortissants du Luxembourg et de Malte). Rien de dramatique pour les clubs de Premier League. Plus problématique en revanche serait la règle des 45% de matches disputés pour un international appartenant à une nation classée de la 11e à la 30e place, ce qui concerne la France (17e). Avec ses 6 petites sélections seulement, Kanté serait loin des 12 nécessaires sur les deux dernières années, de même que Mangala (2 capes) ou Schneiderlin (9). Autrement dit, si le règlement devait rester en l'état, les clubs anglais ne pourraient plus recruter que des joueurs confirmés sur le plan international et devraient renoncer à attirer de jeunes joueurs prometteurs, tels qu'un Anthony Martial par exemple.

Conséquence de ce possible exode massif, la Premier League pourrait perdre de son attractivité sur le plan des droits TV. Alors que ceux-ci vont atteindre un montant record à compter du 1er août (+ 70% à 2,3 milliards d'euros par an), qu'en sera-t-il par la suite si le championnat devient essentiellement britannique ? En Grande-Bretagne, certains n'ont pas hésité à se réjouir d'une telle possibilité, comme Sol Campbell, l'ancien défenseur d'Arsenal : «Quand je regarde jouer une équipe pleine de footballeurs étrangers médiocres, je me dis : Où sont les jeunes talents anglais qui pourraient être à leur place ? En ce moment, il n'y a pas trop de doute sur la réponse. Ils nous volent notre travail. Demandez à n'importe quel fan : il veut voir plus de gens de ce pays au plus haut niveau du football.»

La fin de l'ouverture vers l'extérieur ?

Une opinion qui va à l'opposé de celle de David Beckham, qui avait plaidé pour un maintien en Europe sur son compte Instagram : «On était une meilleure équipe grâce à un gardien danois, Peter Schmeichel, au leadership d'un Irlandais, Roy Keane, et au talent d'un Français, Éric Cantona. J'ai aussi eu la chance de jouer et de vivre à Madrid, Milan et Paris avec des coéquipiers de toute l'Europe et du monde entier.» Même constat pour le président exécutif de la Premier League anglaise Richard Scudamore qui regrettait déjà : «Il y a un processus d'ouverture de la Premier League, ce serait totalement incongru de prendre la direction inverse

De plus, autre impact à ne pas négliger, l'économique avec l'inévitable dépréciation de la livre sterling que différents spécialistes évaluent autour des -15 à -20%. Même si la puissance financière des clubs de Premier League demeurerait considérable, cette chute de la monnaie pourrait pousser certains joueurs à réévaluer leurs contrats. Surtout que les internationaux confirmés seraient en position de force pour négocier, débarrassés de la concurrence d'une jeunesse émergente ou de compatriotes insuffisamment capés.  

Dans les colonnes de La Tribune de Genève, Rory Miller, professeur d'études de football à l'université de Liverpool, décrit ainsi le cercle guère vertueux dans lequel pourrait s'enferrer le championnat anglais dans les prochaines années : «Réduire le nombre de joueurs de bon niveau en Premier League diminuera la valeur de sa marque, particulièrement auprès du public étranger. Les responsables de la ligue, qui visent à maximiser les revenus des droits de retransmission à la télévision pour le compte des clubs, ne seront donc pas très contents. Les supporters verront également d'un mauvais œil que l'on empêche leurs clubs d'acquérir certains des meilleurs joueurs européens.» Et si le marché anglais se dégonfle comme une baudruche, qu'en sera-t-il de l'ensemble de l'Europe ?  

 

Le Capitalisme ne se détruira pas tout seul... il faut l'aider !
Si vous ne voulez pas être inondé, faites barrage !!!

nLa crise de 2008 a fait diminuer le niveau de vie médian en France et augmenté la pauvreté, notamment celle des enfants car les familles monoparentales et nombreuses ont été les plus affectées, selon une étude de l'Insee publiée mardi. Entre 2008 et 2013, le niveau de vie médian (une moitié de la population gagne plus, l'autre moins) a diminué de 1,1% à 20.000 euros par an (1.667 euros par mois).

Le Trésor britannique alerte sur les conséquences néfastes d'une sortie de l'UE, avec un PIB amputé de 6% en 2030.

.Les milieux d'affaires britanniques commencent d'ores et déjà à ressentir les conséquences négatives de l'incertitude liée au référendum. Les transactions immobilières ralentissent, les investissements sont en suspens et les recrutements, en baisse. Les postes disponibles dans la City ont diminué de 21% par rapport à la même époque l'an dernier.

Dans le Monde en date du10.02.2009 La Grande-Bretagne "n'a plus d'industrie, à la différence de la France. Parce que l'Angleterre, il y a vingt-cinq ans, a fait le choix des services, et notamment des services financiers", déclarait jeudi 5 février Nicolas Sarkozy. Au-delà des soucis diplomatiques que cette critique de la politique économique britannique a puoccasionner, la déclaration de M. Sarkozy est erronée. Si les services financiers sont bel et bien plus développés en Grande-Bretagne, ce qui rend la crise outre-Manche d'une grande violence, il est faux de dire que le Royaume-Uni est moins industriel que la France. C'est l'inverse.

Ce qui est vrai, en revanche, c'est que la Grande-Bretagne n'est plus depuis longtemps la puissance industrielle qu'elle était. Et que, chaque année, sa production décline. La crise actuelle aggrave encore les choses.

 

bilan :

 
 
Photo de Robert Ferreres.

 

Divisions et concurrence des luttes : le jeu du FN

 France Inter

L'ex maire de Londres a énuméré les tâches qui attendent le futur chef de gouvernement britannique pour finalement déclarer : " cette personne ne peut pas être moi". Le leader de la campagne pro-Brexit Boris Johnson a annoncé ce jeudi qu'il n'était plus candidat à la succession de David Cameron

N La semaine dernière, dans le sillage du Brexit, six fonds de gestion immobilière britannique ont gelé les demandes de remboursementEnsuite, ce mécanisme de bulle, de peur et de fuite est bien connu et les risques ont été multipliés depuis 2008 en raison de la politique stupide de taux bas et de création monétaire La semaine dernière, dans le sillage du Brexit, six fonds de gestion immobilière britannique ont gelé les demandes de remboursementPlus les taux sont bas, plus l'immobilier monte puisque pour une même offre les acheteurs se multiplient. Les prix de l'immobilier à Londres ont explosé en raison du développement de cette ville en tant que premier centre financier d'Europe. Les fonds gelés avaient investi dans des emplacements prime, c'est à dire les meilleurs.Mais avec la chute de la livre face à l'euro ou au dollar, et les changements fiscaux possibles, les investisseurs étrangers ont demandé à revoir leur argent. ... C'est la mécanique connue de la fuite et de la panique contagieuse lorsqu'on voit que les issues se ferment.L'équivalent de 17 milliards d'euros d'épargne sont désormais gelés. Les gérants des fonds vont devoir vendre des actifs immobiliers et l'afflux de vendeurs pourrait  provoquer une chute de l'immobilier


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https://www.youtube.com/watch?v=iOKrRxJRSE0

 

Un film de Mathieu VERBOUD
2011, 52 mn

Lire aussi :   #BrexitOrNot : comprendre les enjeux d’un scrutin historiqRoyaume-Uni : les banquiers coupables de délits doivent en répondre devant la justiceC’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients (banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

PAS TOTALEMENT FOU, mais hypocrite

 
FRANCEINTER.FR|PAR FRANCE INTER AVEC REUTERS

 Le mauvais calcul des souverainistes et des nationalistes a déclenché une pagaye en Europe et dans les place boursière. Le manque de préparation et de culture économique leurs a été néfaste. Ils ont ainsi oublié que la part des actifs des banques représentent 450 % du PIB en Grande-Bretagne en 2014, plus qu'aucun autre grand pays développé.

A lire : Les marchés financiers ont un visage, par Geoffrey Geuens (Le ...

 

 « Brexit » : l’incroyable impréparation du vainqueur Boris Johnson 128 L’entourage de l’ancien maire de Londres et partisan du « Leave » ne le cache pas : il ne s’attendait pas à la victoire et a accusé le choc. Sur l’immigration ou le marché unique, les partisans du « Brexit » trahissent déjà leurs promesses.

« Take back control ! » (« Reprenons les commandes ! »). Quatre jours après le séisme du « Brexit » – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) –, le fier slogan de la campagne qui a convaincu 17 millions de Britanniques de choisir le divorce avec l’Europe résonne désormais comme une bravade pathétique.

L’ancien maire de Londres et partisan du « Leave » Boris Johnson, qui l’a entonné des milliers de fois ces dernières semaines, ne s’y risque plus. La livre sterling dévisse, le Royaume-Uni a perdu sa note AAA, des délocalisations d’emplois sont annoncées vers le continent et les institutions du pays sont paralysées.

 «Les positions économiques du Front national ? On ne les connaît pas, tellement il y a à boire et à manger», jugeait un entrepreneur présent au «rendez-vous de Béziers». 

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Le chancelier de l'Échiquier George Osborne juge nécessaire des coupes budgétaires et hausses d'impôt sous l'effet du Brexit.

George Osborne prédit des temps difficiles aux Britanniques sous l'effet du Brexit. Le ministre des Finances estime qu'une sortie de la Grande-Bretagne de l'UE va nécessiter une nouvelle cure d'austérité pour le pays. Deux semaines avant le scrutin, le chancelier de l'Échiquier, partisan du «in» aux côtés de David Cameron, avait déjà brandi la menace d'un budget rectificatif

« Pourquoi le système bancaire, britannique est-il si gros ? ", demande la Banque d'Angleterre, qui avance plusieurs explications. L'une d'elles tient à l'effet d'agglomération : les établissements et les salariés ont tendance à s'installer les uns à côté des autres, notamment parce que cela facilite l'accès à une main-d'oeuvre spécialisée. Le Royaume-Uni a bénéficié pour cela d'une nette avance, l'essor de la place financière de Londres remontant « aux XVIIIe et XIXe siècles ".

Autre explication possible, la « subvention implicite de l'Etat » vis-à-vis de banques qui sont trop grosses pour qu'on puisse les laisser faire faillite, crée un environnement favorable. Enfin le Royaume-Uni bénéficierait de sa place centrale sur le planisphère de la finance mondiale, à mi-chemin entre les places américaines et asiatiques, de l'usage de l'anglais et de son ouverture aux flux commerciaux et financiers.

La «construction européenne» qu’ils disent…Les Bourses de Londres et Francfort, qui sont deux des principales places bousières au monde ont annoncé des négociations en cours pour un projet de fusion. L’information constitue une continuité dans la concentration des places financières et aussi surement une réponse des places financières a faire face aux Brexit :  

Dans le figaro Interrogé ce jeudi matin sur RTL, Nicolas Sarkozy a également choisi le terrain programmatique pour contre-attaquer. Alors que François Hollande ambitionne de faire de Paris une place financière de choix en Europe après le Brexit, l'ancien président assure : «Si François Hollande pense qu'il va faire de Paris une place compétitive avec une taxe à 75%, avec le matraquage fiscal qui a été organisé, avec le compte pénibilité, avec l'ensemble des décisions qu'il a prise contre les entreprises, il n'y a aucune chance». Avant de tester ce qui pourrait devenir un angle d'attaque pour le futur candidat: «Moi je ne me résoudrai jamais à ce que la France devienne en quelque sorte monsieur Hollande, un pays normal».

Selon Les Echos : Le référendum crée une chance historique pour renforcer l'influence de la place de Paris dans la finance européenne.
Mais des réformes doivent être rapidement entreprises, notamment sur le plan fiscal.

'est un tournant historique. Le Brexit pourrait faire perdre à Londres sa place de leader de la finance en Europe. Ce qui n'était qu'une menace avant le référendum est en train de devenir une réalité. Les grandes banques envisagent de déplacer des activités du Royaume-Uni vers la zone euro. L'Autorité bancaire européenne serait, quant à elle, en train de préparer son déménagement. Mais pour aller où ? Au sein des pays de l'Union monétaire, la concurrence s'annonce féroce. Un combat pour lequel Paris ne manque pas d'atouts, mais qui nécessite de procéder d'urgence à des adaptations...

Changer de discours

Pour attirer les financiers - un temps considérés comme des « ennemis » - à Paris, il faut leur montrer qu'ils sont les bienvenus. Cela passe par une mobilisation générale des pouvoirs publics, de l'Etat aux collectivités locales, qui parlent d'une seule voix. Cette union sacrée a commencé à prendre forme début juin, autour de Paris Europlace, et les représentants de la place de Paris rencontrent ce mardi Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics. Objectif ? S'assurer notamment d'un vrai soutien politique pour les mesures à prendre. Mais il faudra également réussir à apaiser un climat social qui suscite des appréhensions chez les candidats au départ.

Mettre en valeur ses atouts

Face à ses concurrents d'Europe continentale, Paris peut miser sur des avantages évidents comme la présence de nombreuses entreprises clientes, un pôle de gestion d'actifs de 3.600 milliards d'euros ou les cinq grandes banques françaises dans le Top 20 européen. On y trouve également des professionnels bénéficiant de formations reconnues mondialement. La qualité du cadre de vie est également non négligeable. « Sur ce critère, le combat se joue entre Paris et Londres », souligne un acteur de la place. Il est néanmoins indispensable de renforcer certaines infrastructures de transport, notamment en Ile-de-France, l'offre de logements et de lycées internationaux permettant de garantir un enseignement de qualité en langues étrangères.

Adopter une fiscalité attractive

C'est sans doute le principal obstacle aux ambitions parisiennes. . De quoi faire réfléchir les dirigeants des grandes banques anglo-saxonnes au moment de choisir leur future implantation. Une extension dans le temps du régime fiscal de l'impatriation, très favorable aux nouveaux arrivants, pourrait constituer une réponse immédiate. Mais il faudra aussi se pencher sur la taxe sur les salaires, qui grève principalement les banques et les compagnies d'assurances. Le maintien du projet de taxe européenne sur les transactions financières constituerait également un repoussoir.

Soigner les émetteurs

L'un des arguments principaux que peut mettre en avant la place de Paris est son avance dans les financements de marché, qui atteignent désormais 60 %. Sous l'impulsion de Bercy, en 2010, les conditions d'émissions obligataires ont été fortement facilitées. Mais des efforts restent à fournir pour l'accès des PME aux marchés. Et il faut que la place se mobilise pour soutenir Euronext, pilier de cette stratégie, face à la menace d'une fusion boursière Londres-Francfort.

Convaincre les fintech

Pour Alain Clot, président de l'association France FinTech, le Brexit est une « vraie opportunité » pour Paris d'attirer les jeunes pousses de la finance basées à Londres, qui ne bénéficieront plus de l'agrément européen pour rayonner sur le Vieux Continent. Outre une main-d'oeuvre qualifiée en finance et « data sciences », la France dispose d'un régulateur français plus conciliant vis-à-vis de ces nouveaux acteurs. Depuis le mois dernier, l'Autorité des marchés financiers et l'ACPR - le régulateur des banques et des assurances - ont créé un pôle commun dédié aux start-up de la finance afin de faciliter leurs démarches et de les orienter. « La régulation était le dernier obstacle véritable », se félicite Alain Clot. Pour Laurent Nizri, fondateur du Paris Fintech Forum, il reste néanmoins à le faire savoir, alors même que Dublin ou le Luxembourg sont plus connus pour leur souplesse réglementaire.

Brexit: May n'a pas encore de plan global

Le Royaume-Uni n'a pas de plan général pour procéder au "Brexit", cela en raison des dissensions au sein du gouvernement conservateur, lit-on dans une note au "Cabinet Office" qui a fuité et qu'ont obtenue la BBC et le journal The Times.

Ensuite, ce mécanisme de bulle, de peur et de fuite est bien connu et les risques ont été multipliés depuis 2008 en raison de la politique stupide de taux bas et de création monétaire

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Pourquoi le secteur bancaire est si gros au Royaume-Uni - Les Echos

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Après brixit Le 29 juin 2016 à 22h00

la publication de Veille extrême. : Le maire FN d"Hayange fait fermer un hôtel qui héberge des réfugiés

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Les bourses chutent !...Par Enkolo dans Accueil le

08/03/2014

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation

 

 

 

 

 

 

Complexe et inévitable
Prenons par exemple le krach boursierde 1987. A l'été 1987, le marché boursier était devenu extrêmement suracheté et une correction était inévitable, peu importe à quel point l'avenir semblait prometteur. Entre le plus haut d'août 1987 et le plus bas d'octobre 1987, le Dow Jones a dévissé de 41%. Comme nous le savons tous, le Dow n'a cessé de monter les 20 années suivantes, pour atteindre un plus haut en octobre 2007 à 14 198.

Il n'y a pas de
hasard
une crise financière n'arrive pas par hasard mais après une longue période d'excès (politiques monétaires expansionnistes et/ou politiques budgétaires conduisant à une croissance excessive du crédit et à une spéculation excessive). Le problème réside dans l'établissement du moment de début de la crise. En général, comme c'était le cas en Asie dans les années 1990, les conditions macro-économiques se dégradent bien avant le début de la crise. Toutefois, les politiques monétaires expansionnistes et une croissance excessive de la dette peuvent allonger la durée du développement économique pendant une très longue période.Écrit par : L'indigné | 08/03/2014

 

 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.


 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.

 

 

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. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation - Source Les Echos - Aout 2001.

 

L'avènement de la net économie représente une véritable rupture en ce que la vitesse a laquelle se gèrent deésormais les sociétés High tech nécéssite des mécanismes organisation différents. Thierry Breton, le patron de Thomson Multimédia, dit ainsi qu'il ne fait plus de budget annuel car il n'a pas de visibilité à cet horizon. Il en fait deux par an. " Mon activité, elle dépend encore des hyphothèse macro économiques, ce qui me donne plus de stabilité. Mais, au qutidien, je n'ai pas de visibilité au delà de 24 à 48 heures" Ce qui exige d'avantage de flexibilité et nécessite des dirigeants qu'ils aient toujours plusieurs scénarios à disposition.

 

Grâce aux nouveaux outils - reporting, études markéting, e-mail, Internet,etc - plus efficaces, diriger une entreprise est plus facile, mais aussi plus complexe. Car le dirigeant doit avoir des lumières sur tout les aspects de la vie de l'entreprise, y ajoutant de surcroit un coefficient international. Les relations internationales sont de plus en plus compliquées à gérer, les clients de moins en moins fidèles, les marques durent de moins en moins longtemps, de nouveaux concurrents surgissent de partout. Enfin les clients sont de plus en plus exigeants et se manifestent quotidiennement ( ....)

 

Pourtant, la prévision n'a pas totalement disparu. Elle est reconfigurée à ses deux extrêmes, le très court terme et le très long terme, sous deux vocables " benchmarking" ( étalonnage) et vision. Au jour de l'mélioration des techniques, les outils de controle et des moyens d'information permettent aux dirigeants actuels de ne pas perdre des mouvements de la concurrence, des soubresauts du marché, de l'évolution du marché, de l'évolution des attentes des clients.... et de s'y adapter en conséquence.

 

Avec un risque, que deux professeurs américains , CK Pralahad et Gary Hamel, soulignaient en 1995 après que le marché sans en être en mesure de l'influencer. " A défaut de prévoir le futur, fabriquez le" Ce fut, par exemple, celle de Motorola qui, dés les années 60, envisagea l'avènement d'un monde sans fil qui devait donner naissance au téléphone mobile. Idée reprise aujourd'hui , coté prestatiare de service, par Orange. La prévision chez l'opérateur téléphonique britannique racheté par France Télécom? Elle est rebatisée Direction de la "stratégie, de l'imaginerring et de la futurologie".

 

Autre culture, autre langage, même idée . " La stratégie a eu tendance à se cantonner dans la réduction des charges et de l'adaptation à l'évolution du marché, confirme Armand Braun, prospective et PDG - fondateur de la société internationale des conseillers de synthèse. " Créer relève de la perspective". Le planning a moyen terme convient aux eaux calmes quand à l'avenir n'est que le prolongement du passé. Par temps d'orage et de ruptures, l'entreprise cherche avant tout a coller à la vague, à ses clients. Reste a trouver le capte. C'est là que les boussoles retrouvennt toute leur utilité. Les entreprises - depuis qu'elles se sont restructurées - en paraissent conscientes : " On commence aujourd'hui à assister à un retour des perspective", observe, optimiste Armand Braun.

 

BMC Software s'appuie ainsi sur deux perspectives sources d'information. "Nous réunissons deux fois par an une dizaine de directeurs informatiques, parmi nos clients les plus importants, afin de discuter de la manière dont ils voient, eux, leurs contraintes, le métier évoluer.", explique Edouard Fourcade. En outre, nous  avons montré avec Motorola, Cisco, Intel et Microsoft un consortium destiné à tenter d'anticiper les évolutions technologiques".

 

De leur coté, Michelin, Schlumberger et Shell font plancher des étudiants : le premier qur la mobilité en 2020 et le pneu qui idéalement, l'accompagnerait; les deux autres sur le travail en 2015 et l'organisation qui serait la mieux adaptée....

 

Un tel exercice nécessite cependant une véritable révolution des esprits, car il constitue une nouvelle manière de penser, d'appréhender le futur, expliquaient les prospectivistes. En outre, il suppose du courage de l'audace et un réelle talent pour motiver les hommes. Pas facile de rallier ses troupes autour d'un projet à quize ou vingt ans. cf source - La conquête du futur, InterEditions, 1995

Les Enjeux - Aout 2001

 

 

  1. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

Et quelle meilleure preuve de l’état de dégradation des monnaies fiduciaires que la bulle bitcoins ? Les bitcoins ?, vous demandez-vous sûrement, mais qu’est-ce donc ? Une monnaie de Monopoly ?

 

le bitcoin, son origine, son fonctionnement, .
Pas tout à fait. Les bitcoins sont une nouvelle monnaie… qui déchaîne les passions. A la base, les bitcoins ont été inventés en 2008 par Satoshi Nakamoto, illustre inconnu qui, selon les nombreuses spéculations sur son identité, pourrait cacher un ou plusieurs développeurs.

Le principe de base de bitcoins, reposent sur un algorithme particulièrement compliqué. Mais doté d’un très puissant ordinateur, et de solides capacités d’informaticien, vous pouvez résoudre des problèmes mathématiques et devenir un “mineur” de bitcoins. Les algorithmes à résoudre deviennent automatiquement de plus en plus complexes, ce qui permet de maîtriser la quantité et le rythme de mise sur le marché des bitcoins.

En effet, et contrairement aux autres monnaies fiduciaires, le nombre de bitcoins qui sera à terme mis en circulation est déjà fixé à 21 millions. Cette limite devrait normalement être atteinte en 2140 alors qu’il existe déjà aujourd’hui environ 11 millions de bitcoins en circulation. On est donc très loin du dollar par exemple qui est créé au rythme de 85 milliards supplémentaires chaque mois pour satisfaire les besoins de la Fed.

Cette création monétaire échappe donc à toute banque centrale mais présente tout de même quelques inconvénients, dont le premier d’entre eux est la sécurité. Chaque bitcoin est accompagné d’un cryptage qui doit assurer son authenticité. Or, avec le succès des bitcoins, les attaques de ceux que l’on pourrait qualifier de faussaires se multiplient. En août 2010, un mineur a ainsi créé des millions de bitcoins échappant à toute validation.

Une fois que le “mineur” a obtenu des bitcoins, il peut l’échanger sur une place de marché réservée à cet usage – il en existe environ une vingtaine.

Une monnaie virtuelle, mais pourquoi ?
A l’origine, l’objectif du (ou des) créateur(s) des bitcoins était de proposer une monnaie “libertarienne” échappant à tout contrôle des Etats et permettant des échanges et des transactions à bas coût.

Les bitcoins ont deux principaux usages :
un protocole d’échange entre monnaies : vous avez des euros, vous voulez des dollars. Vous pouvez convertir vos euros en bitcoins puis convertir ces mêmes bitcoins en dollars. Et vous voilà avec des billets verts échangés en dehors du système de conversion classique.

- une monnaie virtuelle : vous pouvez acheter des produits directement en bitcoins auprès de ceux qui l’acceptent comme monnaie. Par exemple, vous allez sur un site Internet, vous repérez les chaussures de vos rêves, dont le prix est indiqué en euros et en bitcoins. Riche de votre monnaie virtuelle, vous décidez de vous offrir ces petites merveilles en bitcoins. Avantage non négligeable : vous n’avez pas eu besoin de vous servir de votre carte bancaire. Adieu donc Visa, Mastercard et autres fournisseurs de ce genre de services.

Et c’est cet usage qui rencontre le plus de succès…

Alerte à la bulle ?
Tant de succès même, que le cours du bitcoins’envole et que certains crient à la bulle. A son lancement, un bitcoin ne valait que quelques cents (de dollars). Début avril, 1 bitcoin équivalait à 40 dollars. Et aujourd’hui, il en vaut plus de 140. Aux dernières nouvelles, les 11 millions de bitcoins qui sont actuellement en circulation vaudraient donc 1,5 milliard de dollars.

Comment expliquer une telle flambée ? Première raison à cela, bitcoins est devenu le jouet favori de geeks et surtout de traders qui y voient un outil de spéculation comme un autre. Rare, comme l’or, le bitcoinvoit sa valeur augmenter au rythme de la demande.

Le lien entre la monnaie virtuelle et le métal jaune est clairement fait selon Gonzague Grandval, président-directeur général de Paymium, société propriétaire de Bitcoin-Central, dans Les Echos : “Le bitcoin est comparable à un lingot d’or numérique : c’est une réserve de valeur“

Deuxième raison, la perte de confiance dans les monnaies fiduciaires. La récente envolée du cours du bitcoincoïncide avec la crise chypriote. La taxation imposée sur certains comptes bancaires ainsi que le contrôle des changes et des transferts ont donné du grain à moudre à tous ceux qui n’accordaient pas une grande confiance aux banques. Stocker une partie de son argent en dehors du système bancaire classique ne paraît plus si idiot que cela.

. La spéculation fait rage. Ce qui ne veut pas dire que les bitcoins ne peuvent pas s’imposer comme un moyen d’échange dans les années qui viennent. En attendant, l’or me paraît bien plus sûr, et tangible, pour stocker de la valeur et comme protection contre l’inflation. Les banques centrales – des pays émergents essentiellement – ne s’y trompent pas en maintenant leurs achats d’or en ce début d’année.

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients ( banques et clients) en cherchant a retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

350 millions de dollars qui s'évaporent en fumée de pixel en quelques instants. Soit 750 000 bitcoins.

C'est ce qui s'est volatilisé dans la nature avec la fermeture, mardi dernier, du site MtGox, une des plus importantes plateformes d'échange de bitcoins au monde.


Un peu d'histoire
A l'origine, la société MtGox n'était pas dédiée au bitcoin, loin de là. Le site a été créé en 2009 Jed McCaleb comme lieu d'échange de cartes à jouer Magic : l'assemblée (en anglais, Magic : The Gathering). Si vous vous demandiez d'où venait le nom de MtGox, voilà votre réponse : Magic The Gathering Online eXchange.

Juillet 2010, Jed McCaleb découvre le bitcoin et a une idée lumineuse que j'imagine pas mal d'entre nous auraient souhaité avoir : celle de créer un site dédié aux échanges de bitcoins. Après tout, passer de l'échange de cartes de jeu à celui de monnaie virtuelle, pourquoi pas...

McCaleb ayant été assez précurseur en la matière, son site s'est rapidement imposé comme une plateforme de référence concentrant à elle seule, et au sommet de sa gloire, près de 70% des échanges de bitcoins. Depuis, les concurrents se sont multipliés, MtGox a perdu sa position dominante mais est resté une des plateformes qui comptent dans la sphère bitcoin.

En mars 2011, McCaleb revend son site à une société japonaise, Tibanne.

Malgré la reconnaissance dont MtGox jouissait, les états de fait du site n'étaient pas des plus rassurants.

En juin 2011, sa base de données est attaquée et 60 000 noms d'utilisateurs et de mots de passe sont compromis. Quelques jours plus tard, 600 titulaires de comptes MyBitcoin avaient vu leur compte vidé de leurs bitcoins.

2011 à nouveau : nouveau piratage de MtGox. Des milliers de faux ordres de vente sont passés sur la plateforme provoquant un krach du cours de la monnaie, qui passe de 17,50 $ à 0,01 $ avant que la situation soit rétablie.

En mai 2013, MtGox doit cette fois se confronter au gouvernement américain qui lui reproche d'émettre illégalement de la monnaie. Bilan : 5 millions de dollars en bitcoins sont saisis...

Juin 2013 : suspension pendant plusieurs jours des retraits en dollars américains.

Depuis le début de l'année, le site avait plusieurs fois arrêté puis repris les transactions. L'inquiétude était alors montée d'un cran si bien que le bitcoin échangé MtGox cotait en moyenne 4 fois moins que celui échangé sur d'autres plateformes. Mais mardi 25 février, c'est une page blanche qui accueille les utilisateurs du site. Puis un message indiquant que les transactions sont temporairement suspendues.

Un flou artistique flotte sur les raisons de ce plantage. Problème informatique ? Piratage ? Quoi qu'il en soit, ce sont environ 750 000 bitcoins qui sont pour le moment (?) inaccessibles à leurs légitimes propriétaires. Soit environ 35 millions de dollars au cours officiel du bitcoin.

La fermeture de MtGox n'a pas que des conséquences que pour ses pauvres utilisateurs. Dans la foulée, le cours du bitcoin s'effondrait.

Les derniers jours du bitcoin ?
Un coup rude pour la monnaie virtuelle. D'autant plus qu'il n'est que le dernier d'une longue série. Plusieurs membres de la Fondation Bitcoin, une association américaine dont l'objectif est de promouvoir et de défendre la monnaie virtuelle, ont été arrêtés pour blanchiment d'argent. Pas de quoi donner une bonne image de marque au bitcoin.

Outre des problèmes récurrents de sécurité (le bitcoin est régulièrement victime de tentatives ratées ou réussies de piratage et de manipulation) ainsi que les questions de confiance s'est dernière ajoutée une nouvelle menace : celle des Etats.

La Russie et la Chine viennent ainsi de déclarer la guerre au bitcoin.

Début février, le Procureur général de la Russie a déclaré que "l'introduction sur le territoire de Russie d'autres monnaies est interdite". En gros, le bitcoin est interdit en Russie, aussi bien pour les particuliers que les entreprises. Une ligne dure...

La Chine, en janvier, avait elle aussi limité l'utilisation de la monnaie virtuelle en interdisant aux banques de proposer des services liés à elle -- les particuliers étant toujours libres de l'utiliser. Certains sites, comme Baidu, avaient alors décidé de bannir le bitcoin. Des décisions qui avaient provoqué un krach du bitcoin en yuan.

Est-ce pour autant la fin du bitcoin ? Des pays comme les Etats-Unis ont reconnu son potentiel et son utilité, l'Allemagne l'a même reconnu officiellement. La France et l'Union européenne gardent quant à elles des positions mitigées, soulignant les dangers de cette monnaie. Mais pas d'interdiction en vue pour le moment.

Dans Atlantico, l'étude du profil type des utilisateurs de bitcoins s'avère en fait plutôt rassurant :

"88% des détenteurs de bitcoins les gardent, 8% les convertissent pour les dépenser. Une étude avait récemment montré que 80% des bitcoins ne circulent pas, c'est-à-dire sont thésaurisés. Cela pose des problèmes de liquidité, et donc de volatilité, mais indique aussi la forte confiance des utilisateurs dans l'avenir de cette monnaie".

Le principal avantage de cette monnaie, c'est qu'elle permet d'éviter les frais de change, :

Les Etats et la finance détestent le bitcoin car c'est une épine dans le pied du monopole étatique de la monnaie et des juteuses taxes et commissions que cela rapporte.

Supposez que vous vouliez transférez 1 000 euros à votre fils en Australie. Vous achetez pour 1 000 euros de bitcoins (0 euro de commission bancaire et frais de change).

Vous les lui transférez par Internet (0 euro de timbre + 0 euro de frais de transfert). Il les change en dollars australiens (0 $ de commission bancaire et frais de change). Vous voyez comme le bitcoin est horrible et nuisible.

- Le bitcoin n'est pas, du moins selon moi, un instrument de spéculation..

Tout comme l'or, le bitcoin est aussi un moyen de vous protéger contre la manipulation des monnaies fiduciaires. .

Par contre, comme moyen d'échange en dehors du circuit traditionnel, le bitcoin s'avère un bon outil. Pas de frais de change, pas d'intermédiaire bancaire, le rêve dans un monde dans le lequel les transferts d'argents internationaux sont la norme. Un petit conseil, ne stockez tout de même pas trop longtemps votre argent en bitcoin vu l'importance des fluctuations actuelles sur son cours. Et n'oubliez pas Paypal.

Les plateformes d'échange dont l'historique est moins sujet à caution que des sites tels que MtGox. Parmi elles : Bitstamp, Bitpay, Coinbase ou Bittylicious. Soyez prudent, encore plus que vous devez l'être pour vos dépôts bancaires (qui eux, sont, dans une certaine mesure du moins, protégés par le Fonds de garantie des dépôts. Pour résumer, il faut bien séparer l'idée de la réalité. Aussi intéressante que puisse être l'idée d'une monnaie qui échappe au contrôle et aux manipulations des banques centrales ou qui vous évitent les frais de change et autres commissions, ce n'est pas parce que le bitcoin répond à ces deux critères qu'il est, concrètement et actuellement, le meilleur outil. Mais peut-être gagnera-t-il en crédibilité dans les années qui viennent...

 

Pour conclure, je dirais que les marchés d'aujourd'hui ne sont plus qu'une sorte de rêverie numérique permanente, un paradis artificiel sous perfusion monétaire. Le plus angoissant, c'est que la plupart de ceux qui le commentent ou en vivent ne sont même plus capables de le reconnaître comme tel.



 La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

 

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

 

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 

La crise actuelle pourrait bien sûr être résolue par des moyens déjà utilisés historiquement par ce système dans des contextes comparables: guerre(s), destruction massive des moyens de production et de la force de travail. Elle pourrait aussi durer longtemps dans un processus continu d’appauvrissement pour la plupart d’entre nous, secoué par des explosions sans issue, voire des conflits de tous contre tous (concurrence entre groupes, racisme…).

 

Mais on peut aussi penser que, pendant une crise grave prolongée, les automatismes sociaux, les habitudes, s’affaiblissent et disparaissent. Beaucoup de personnes pourraient remettre en question ce qu’elles considéraient auparavant comme naturel, inévitable. Et c’est bien pour cela que les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer.

 

La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.

_________________________

[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris

 

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29/09/2013

La sortie du capitalisme ?

 

Dimanche 29 septembre à 18h
 Discussion “i-Esclaves” en Chine et exploitation “made in Europe”
Débat organisé par Échanges et Mouvement et animé par un camarade vivant à la fois en Europe et en Chine qui apportera des éclairages “de l’intérieur” sur les luttes ouvrières en Chine et sur la pénétration du capital chinois dans l’Union européenne.

 il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire..

 

Dossier d'été: l'austérité

 

 

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système Source : blog Citizen Khane,citoyenactif

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction

 

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée

 

 

Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free , Le néolibéralisme, stade suprême ? - Cairn.info , LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? : citoyen actif

 

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations : la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à  emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

 

C’est l’exemple non pas d’une dérive d’un homme, mais d’un système. La crise des subprime a révélé le scandale, lorsque l’appât du gain de ces clients (banques et clients) en cherchant à retirer leurs sous, ont eu des pertes

 

- la mauvaise santé du marché du travail américain : au cours des deux derniers mois, 347 000 Américains ont perdu leur emploi. Des chiffres à rapprocher de ceux de la Grande Récession ;

- une reprise économique qui n'en est (encore ?) vraiment une. Au cours des trois derniers trimestres, la croissance a atteint 0,1%, 1,1% et 2,5%, soit 1,2% en moyenne. Or la Fed considérera l'économie comme rétablie après deux trimestres de croissance à plus de 2% ;

- la brusque remontée des taux longs (augmentation du rendement des bons du Trésor) ;

- l'absence d'inflation ;

- l'important niveau de dettes US ;

- l'approche des discussions sur le relèvement du plafond légal de ladite dette et sur le budget... eh oui, l'éternel retour du fiscal cliff...

- ... etc.

La décision de la discorde


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Depuis le lancement des successifs QE par la Fed, les marchés sont en mode RORO, pour risk on/risk off.

Le mode RORO, c'est l'alternance de hausses et de baisses des actifs depuis 2008, entre crise des subprimes et crise de la Zone euro. En mode risk on, les actions (considérées comme des actifs à risque) sont en hausse, et les investisseurs boudent les valeurs refuges que sont les obligations (américaines ou allemandes en tête)..

En mode risk off, c'est le contraire qui se produit : la liquidité quitte les marchés actions et se réfugie auprès des obligations.

Depuis mai dernier, et et l' arrêt définitif du QE en 2014, les marchés avaient vivement réagi, se mettant en configuration TOTO, pour talk of tapering off selon certains ou taper on taper off pour les autres.

Dans ce mode de fonctionnement, la corrélation inverse entre les actifs à risque (actions) et les obligations ne fonctionnent plus aussi bien. . Au passage, les marchés émergents ont fait partie des premières victimes.

Où en sommes-nous maintenant ?
Dans une poursuite du mode TOTO, mais plutôt taper on/taper off que talk of tapering off.( perspective de liquidités illimitées et indéfiniment). Les marchés actions repartiront en hausse, l'or aussi et un retour en grâce des marchés émergents. Le tout couronné par un apaisement des marchés obligataires. Des phases qui vont se succéder de plus en plus vite, augmentant la volatilité et les mouvements de panique.!

Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers, le risque de faillite bancaire, le système financier en crise, l'économie mondiale sens dessus dessous et les déséquilibres mondiaux sont autant de problèmes qui attendent toujours des solutions. Comment en est-on arrivé là ? Quelles leçons en a-t-on tirées ? Qu'a-t-on fait pour améliorer la situation ? ( cf le changement dans la continuité + citoyenactif )

Cela a commencé par le programme d'assouplissement de Greenspan jusqu'à ce que le principal taux directeur de la Fed atteigne 1% en 2004, avec pour conséquences la bulle immobilière aux Etats-Unis et l'invention par les banques d'instruments de financement aventureux.

Puis est arrivé la faillite de Lehman le 15 septembre 2008 et la plus grande récession que le monde a connue depuis les années 1930. Une crise qui tire ses fondements d'un surendettement aussi excessif que grotesque, de tous les secteurs, et dans le monde entier.

Les banques centrales ont tenté de répondre à la crise par une création monétaire sans précédent et les importants programmes de relance jamais mis en place, et cela pour quel résultat ? Une mini-reprise célébrée dans quelques médias comme "merveilleuse".

La dette publique totale des pays du G7 est passée de 18 000 milliards en 2008 à 140 000 milliards de dollars aujourd'hui. Mais ce nouveau record de dettes n'a engendré que 1 000 milliards de dollars supplémentaires au PIB nominal du G7. 5 000 milliards de dettes ont été financés par une expansion des bilans des banques centrales (Fed, BoJ, BCE et BoE).

 

Au cours des cinq dernières années, les sept plus grands pays industrialisés ont eu besoin de 18 dollars de nouvelles dettes (financées à hauteur de 28% par les banques centrales) pour générer 1 dollar de croissance.

Tous les sermons publics appelant à une consolidation de la dette n'ont été que des paroles en l'air, au regard d'un niveau de la dette à 440% du PIB des pays du G7. La dette totale augmente alors que la croissance nominale reste très faible.

Malgré des taux d'intérêts et des rendements bas, la conjoncture reste sensible et vulnérable au moindre des chocs provoqués par les erreurs en matière de politique économique. Une hausse des taux d'intérêt pourrait provoquer de tels chocs. Le surendettement extrême dans de nombreuses parties du monde est un facteur déstabilisant. Au final, les banques centrales ne pourront rien faire d'autre que de renouveler le quantitative easing (QE) pour freiner la hausse actuelle des rendements.

L'assouplissement monétaire (quantitative easing ou QE) a été considéré comme la panacée par les marchés financiers. Les banques centrales achètent des emprunts d'Etat et des obligations hypothécaires avec de l'argent fraîchement imprimé ce qui fait baisser artificiellement les rendements obligataires et, en inondant ainsi les marchés financiers de liquidités, ont aidé les Etats à financer facilement de nouvelles dettes.

Mais actuellement cette fonction du marché a cessé. Les rendements ne compensent même pas le taux d'inflation. Les banques peuvent financer des "créances douteuses", sans risque, à taux d'intérêt zéro.

Intéressons  nous à la santé des banques françaises et européennes. . (problèmes de fonds propres )  .

Ce qui m'a donné envie de me pencher un peu sur les comptes de la LCL et de ses camarades français et européens. Or cela tombe bien, les banques vont à nouveau faire l'actualité.

Vous le savez, les banques sont le talon d'Achille de l'Europe. Leur dangerosité n'est plus à prouver -- Goldman Sachs  a indiqué des banques européennes à plus fort effet de levier (donc les plus dangereuses). Sachez que parmi les cinq premières, trois sont françaises (Crédit Agricole, Natixis, Société Générale).

Elles ont été prises dans l'engrenage de leurs relations un peu trop proches avec les Etats. Je m'explique : les banques sont les principaux acheteurs de dette obligataire non seulement de leur propre pays mais aussi des Etats de la Zone euro.

Quand la crise de l'euro s'est déclenchée, ces obligations se sont avérées être de véritables bombes à retardement au coeur des actifs des banques. A cela se sont ajoutés les crédits immobiliers issus de bulles immobilières (je pense tout particulièrement à l'Espagne ou l'Irlande) et les défaillances d'entreprises ou de particuliers. Défaillances qui se sont multipliées avec l'explosion du chômage, l'effondrement de la consommation et la récession.

Les banques européennes ont déjà fait l'objet de plusieurs vagues d'aides. De leur Etat, de la Troïka ou encore de la BCE via le LTRO (Long Term Refinancing Operations).

Malgré ces aides, malgré les bons résultats des banques au premier semestre 2013. Les grandes banques européennes sortent du long tunnel de la crise, titrait en août dernier Les Echos, publiant le tableau suivant :

 

Des résultats essentiellement dus à des activités de trading et qui n'ont toujours pas rendu les banques solvables. D'après le comité de Bâle, le besoin de fonds propres des banques de la planète se monte à 115 milliards d'euros. 115 milliards qui doivent leur permettre de satisfaire aux nouvelles règles dites de Bâle III fixant le ratio de solvabilité minimum à 7%. Ce qui signifie que les banques doivent posséder en fonds propres 7% de leurs actifs... pondérés des risques (ces trois derniers mots sont importants). Voilà pour la théorie, car dans la pratique -- -- vous savez que ce n'est pas si simple.

Pour faire vite et vous donner une idée de l'ampleur du risque que représentent les banques, disons que les actifs d'une banque sont pondérés selon un calcul de risque. Ainsi la dette souveraine d'un Etat est considéré comme pas du tout ou très peu risquée et "consomme" donc presque aucun fonds propres. Bon... tout est dit, non ? La crise de l'euro nous a prouvé qu'un Etat pouvait faire quasi-faillite. Cela a été le cas de la Grèce, qui n'a pas officiellement fait faillite mais qui a restructuré (beaucoup de jargon en ce domaine) une très grande partie de sa dette.


Ceci précisé, revenons aux banques européennes. Sur le total de 117 milliards de dollars de fonds propres que les banques vont devoir trouver très rapidement pour satisfaire à Bâle III, 61% concerne les banques européennes. A elles seules, elles doivent trouver 70 milliards d'euros d'ici 2019 (date limite fixée par Bâle III).

Les banques européennes sont donc confrontées à deux problèmes majeurs :
- trouver des liquidités pour satisfaire aux règles de Bâle III ;
- et purger leurs bilans des actifs douteux. Elles ont déjà évacué 2 900 milliards d'euros. Mais il leur en reste 3 200 milliards d'euros au bas mot.

Comment vont-elles faire ? Augmenter leurs activités de trading, très certainement. Mais aussi attendre l'aide qui vient d'en haut... celle de la BCE.

Des milliards, et vite !
L'institution de Francfort envisage en effet un nouvel LTRO, le troisième du genre. Qu'est-ce qu'un LTRO ? "Ces opérations (d'une durée de trois ans) consistent pour la BCE à créer de l'argent en acceptant en gage des créances pourries. Sont éligibles par exemple la dette souveraine portugaise, des prêts automobiles espagnols... Ces créances plus que douteuses sont apportées par la banque commerciale à qui la BCE va prêter de l'argent".

Fin 2011 et début 2012, la BCE a ainsi lancé deux LTRO, pour un montant total de 1 000 milliards d'euros. Petite citation des Echos : "Rappelant que les banques de la Zone euro ont remboursé une grande partie des deux premiers LTRO accordés fin 2011 et début 2012, Mario Draghi a jugé que cela constituait 'd'un côté un bon signe car cela montre que les banques ne sont pas dépendantes du financement de la BCE'". (Le gras est de moi)

Je me permets une petite parenthèse ironique  Que pensez-vous que représente "une grande partie des deux premiers LTRO" ? 50% ? 60% ? 80% ?
Non... 32,3%, soit 323 milliards d'euros (chiffres datant d'août dernier).

Les banques ont donc remboursé 323 milliards d'euros sur les 1 000 prêtés, et Mario Draghi envisage un nouveau prêt. Pourquoi ? Officiellement parce que "les excès de liquidités" s'assèchent sur les marchés. Ce qui veut dire qu'il y a de moins en moins d'argent (les banques remboursent les liquidités prêtées par la BCE) mais aussi que celui-ci circule moins. Ce qui nous ramène à ce bon indicateur de la santé des banques que sont les prêts interbancaires, et le taux auquel elles se prêtent entre elles.. Ces prêts sont à la base du fonctionnement des banques. Quand elles se montrent réticentes à se prêter de l'argent entre elles, ce n'est pas très bon signe. Or dernièrement ce taux est de nouveau en hausse.

résume ainsi la situation : "Les banques ont trop prêté. Faute de croissance, les créances deviennent de plus en plus douteuses. Pour masquer des pertes, on maquille une crise de solvabilité (la banque devrait s'asseoir sur ses mauvaises créances, quitte à faire faillite) en crise de liquidité (la banque a simplement une fin de mois difficile à passer)".

Qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Nouveau prêt aux banques par la BCE
Nouveau prêt à la Grèce
Nouveaux risques au Portugal
Remontée des taux obligataires dans toute l'Europe (ce qui risque à terme de peser sur votre assurance-vie et l’endettement des pays)

 

Conclusion : la tendance  en dépit de tous ces énormes programmes de stimulation, il n'y a toujours pas le moindre signe d'une reprise autonome. La crise économique et financière est loin d'être terminée. Le surendettement général peut déclencher, d'un jour à l'autre, de nouvelles turbulences. Le problème des banques européennes est très loin d'être réglé.

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