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10/02/2017

Les guerres cachées contre Daech

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Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie. 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 

« Mossoul tombera, la question c’est en combien de temps et avec combien de pertes »
Dimanche 19 février, l’armée irakienne a lancé une vaste offensive visant à récupérer l’ouest de la ville de Mossoul, considérée comme le dernier bastion important de l’organisation djihadiste Etat islamique en Irak.
En progressant vers l'aéroport de la grande ville du Nord, l'armée irakienne a rencontré une forte résistance des djihadistes.Cliquez ici pour agrandir l'infographie Le village d'Albou Seif se trouve sur un éperon rocheux qui domine le fleuve Tigre. À l'est se dessine la partie orientale de Mossoul, tout juste reprise par les forces irakiennes. Au nord se devine l'aéroport de la ville, encore aux mains de Daech. C'est l'objectif de la Force de réaction rapide (FRR), les unités spéciales de la police irakienne, avec la base militaire de Ghazlani, attenante.C'est leur bataille. L'aéroport de Mossoul aurait dû être repris au mois de décembre dernier, voire plus tôt encore, mais les djihadistes se sont montrés plus coriaces que prévu Décryptage de cette nouvelle offensive avec Hélène Sallon, du service International du Monde.

  

 
 11:09 Enquête sur ces musulmans des quartiers qui vivent sous la pression de l’islam radical Dans de nombreuses villes, un contrôle social agressif incite la communauté musulmane à respecter les rites et les codes d’un islam rigoriste. Des résistances s’organisent, non sans difficulté.

Vision trop courte pour l’antiterrorisme

Christophe Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, ont enquêté pendant un an et demi auprès des agents, cadres de haut rang ou opérationnels sur le terrain.Jacques Follorou

 Le temps est venu de dresser l’inventaire des failles qui ont conduit aux attaques terroristes sur le sol français. Auteurs de Où sont passés nos espions ?, Christophe ­Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, savent raconter les histoires, comme celles des allées et venues à travers l’Europe des auteurs de l’attaque du 13 novembre 2015 à Paris. Le propos est clair et pédagogique. Il donne une vue d’ensemble, surtout de l’organisation des services de l’Etat.
 
Dans « Une ligne dans le sable », l’historien James Barr revient sur les rivalités franco-britanniques au début du XXe siècle.

A lire : Vision trop courte pour l’antiterrorismeAux origines du chaos proche-oriental 

Cent ans après les accords Sykes-Picot qui ont tracé ses frontières, la région est en proie au chaos. Un « grand jeu » dont l’Iran est le gagnant.Analyse. La conquête des quartiers rebelles de la ville par les troupes de Bachar Al-Assad ébranle le système des Nations unies, paralysé comme aux pires moments de la guerre froide par les vetos russe et chinois.

 
La bataille pour Mossoul va-t-elle sonner le glas de l’'Etat islamique ? Depuis 2 ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant l’'organisation de l’'Etat Islamique est toujours là. Ce documentaire nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’'Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux de cette "troisième guerre mondiale".

There are more than 5,100 US forces in Iraq, and up to about 500 in Syria.

 Source: News agencies, 

 
 Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 
 
 
L’émergence de l’EI est due à la marginalisation des sunnites d’Irak depuis 2003. Si, une fois reprise, Mossoul n’est pas confiée, d’une manière ou d’une autre, à une administration à dominante arabe sunnite, le terreau sur lequel a fleuri le djihadisme sera inchangé : l’EI aura été démantelé, mais le radicalisme islamiste renaîtra sous une autre appellation, au prétexte de la défense des sunnites. Entre les différentes forces qui progressent vers la « capitale » de l’EI en Irak, il y a un plan de bataille commun, mais, hélas, pas d’accord politique pour le jour d’après la victoire militaire.

Lire aussi :   Irak : la bataille de Mossoul se joue aussi à BagdadCRITIQUEUN OEIL SUR LA SYRIELa croisade de Poutine en Syrie
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/#5utxjTIo8H18gAMY.99

Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.
 
 
 
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Le monde sous les bombesJeux de pouvoirs Créé le dimanche 11 décembre 2016 ENQUÊTE Comment Lafarge a exposé ses employés aux rapts en Syrie 8 Le cimentier français a maintenu sa cimenterie en fonctionnement jusqu’en septembre 2014. Les salariés rétifs faisaient l’objet de menaces, voire de licenciements. De 2011 à septembre 2014, en pleine guerre civile, la cimenterie de Jalabiya a fonctionné au prix d’arrangements avec des groupes armés, dont des djihadistes.ENQUÊTE Le jeu dangereux de Lafarge en Syrie 8



Riche en pétrole et auréolée d’un passé illustre, la grande cité du nord de l’Irak reste un objet de convoitises. Les multiples communautés qui y vivent ont été tour à tour victimes et bourreaux des forces qui cherchent à s’en emparer. 

Près de quatre-vingt-dix ans après leur découverte, les ressources pétrolières de Kirkouk sont toujours au cœur des tensions politiques autour de la ville. L’enjeu est de taille, le volume de brut récupérable des champs pétroliers géants de Kirkouk étant estimé à 40 % de l’ensemble des réserves de brut de l’Irak, deuxième pays producteur, derrière l’Arabie saoudite, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).


RÉCIT
Irak : Kirkouk, la guerre d’après par  Allan Kaval (Kirkouk (Irak), envoyé spécial

 

Ces richesses considérables et convoitées se trouvent cependant dans une zone grise, disputée depuis 2003 et la chute de Saddam Hussein entre le gouvernement de Bagdad et les factions kurdes qui jouissent d’une large autonomie dans le nord du pays. Cette zone est aujourd’hui plus troublée encore par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

 

Les revenus des champs de pétrole de Kirkouk sont répartis à égalité entre l’Etat irakien et le gouvernement de la région autonome kurde (GRK).

RÉCIT Irak : le pétrole, manne considérable et convoitée Allan Kaval (Kirkouk, Irak, envoyé spécial)

 
Le plus inquiétant, dans ce grand jeu de culbuto mondial, est, comme le soulignent les divers interlocuteurs de Fritel, que « bombarder sans avoir de programme politique sérieux derrière » est la porte ouverte au chaos. —

Les autorités iraniennes ont annoncé le 10 février 2017 le démantèlement près de Téhéran d'une cellule terroriste liée à l'Etat islamique qui cherchait à "saboter" les manifestations liées au 38e anniversaire de la Révolution de 1979.

Avec la conquête d’Al-Bab, la Turquie consolide son influence dans le nord de la Syrie Cette localité est passée jeudi sous le contrôle des forces spéciales turques et de brigades rebelles syriennes, alliées à Ankara dans le cadre de l’opération « Bouclier de l’Euphrate ». Les civils ont payé très cher cette victoire.

 

» Lire aussi - Iran: manifestations de masse contre TrumpLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)

C’est une petite bataille, en termes militaires et un enjeu crucial, en termes géopolitiques. A l’échelle de la guerre en Syrie, la reconquête d’Al-Bab, une bourgade agricole, à l’est d’Alep, contrôlée depuis 2014 par l’organisation Etat islamique (EI), n’a rien d’un épisode-clé. Mais la multiplicité des forces en présence transforme cette opération a priori sans envergure en un test géopolitique majeur. Ankara et ses alliés rebelles assiègent Al-Bab depuis deux mois, dans le cadre d’une vaste offensive conjointe, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », lancée à la fin de l’été, qui a déjà permis de déloger l’EI de Djarabulus et de Dabiq, deux localités proches de la frontière. L’objectif d’Ankara est de se doter dans le nord de la Syrie d’une zone de sécurité, un protectorat qui ne dit pas son nom, débarrassée non seulement des djihadistes, mais aussi des séparatistes kurdes Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK),

Des combats ont opposé hier soir 26 /02/ 2017 les forces gouvernementales syriennes et les rebelles proturcs de l'Armée syrienne libre (ASL) au sud d'Al Bab, ville du Nord-Ouest que ces derniers ont prise récemment aux djihadistes de l'Etat islamique (EI), selon un communiqué de l'ASL.

Les affrontements se sont déroulés près de Tadef, localité tombée dimanche aux mains de l'armée, qui en a aussi chassé l'EI.

Les FSA et les forces gouvernementales combattent les djihadistes sur deux fronts distincts au nord-est d'Alep. La Russie, impliquée militairement aux côtés des forces fidèles à Bachar al Assad, est intervenue ce mois-ci pour mettre fin à d'autres affrontements entre les deux parties.

LIRE AUSSI:

» Syrie : à Genève, l'opposition en ordre dispersé face au régime

La Russie est intervenue pour faire cesser des combats dans le nord de la Turquie entre l'armée syrienne et les rebelles syriens soutenus par la Turquie, apprend-on auprès des deux camps.

» Lire aussi - La Turquie et la Russie s'accordent sur un cessez-le-feu en Syrie

La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

Le rôle du PKK est au centre de la rivalité entre les deux puissances sunnite et chiite.

La prise d’Al-Bab, qui renforce la « zone de sécurité » de la Turquie dans le nord de la Syrie, ne va pas arranger les relations entre Ankara et Téhéran, principal soutien du président syrien Bachar Al-Assad, qui y voit une violation de sa souveraineté. Bien que parrains, avec la Russie, de la trêve imposée en Syrie lors des pourparlers d’Astana, la Turquie et l’Iran voient leurs ambitions régionales respectives s’opposer de plus en plus frontalement. Les deux voisins se sont affrontés verbalement comme jamais ces derniers jours, jetant un doute sur la solidité de l’attelage mis au point dans la capitale du Kazakhstan.

Malgré leurs rivalités ancestrales, Ankara et Téhéran s’étaient toujours gardés d’exposer ouvertement leurs divergences mais, cette fois-ci, la tension est palpable

COMPTE RENDU La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

 

Longtemps à couteaux tirés

Les combats vont mettre à l’épreuve la solidité du rapprochement entre Ankara et Moscou. Tutrices respectives des opposants et du régime syriens, longtemps à couteaux tirés, les deux puissances ont entamé depuis l’été une fragile coopération, qui en l’état actuel de l’échiquier militaro-diplomatique constitue la seule chance de désescalade en Syrie

Il s'agit de la première confrontation entre les deux parties belligérantes qui luttent chacune de leur côté contre l'Etat islamique dans le secteur.

L'accrochage entre forces gouvernementales syriennes soutenues notamment par la Russie et les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), épaulés par Ankara, a eu lieu hier dans un village situé au sud-ouest d'Al Bab, ville tenue par l'Etat islamique.

Un responsable d'une alliance militaire combattant en soutien au gouvernement syrien a confirmé l'accrochage. "Les Russes sont intervenus pour contrôler la situation", a-t-il déclaré sous le sceau de l'anonymat.

On ne sait pas si les heurts décrits par les deux camps ont eu lieu au même endroit que la frappe aérienne russe qui a tué par erreur trois militaires turcs hier.

 

"The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

L'histoire sans fin contre...

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

 Inside Story - Is ISIL embracing a new approach?

 

Source: News agencies

 
Le régime Assad a repris le contrôle de la deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire depuis 2011.En vue des discussions d’Astana, les émissaires de Moscou multiplient les contacts au sein de tous les courants anti-Assad. « Les Russes ne sont pas comme les Iraniens, ils ne croient pas que Bachar Al-Assad puisse redevenir un jour le président de tous les Syriens, expose Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition, régulièrement consulté par des envoyés du Kremlin. Aux opposants, ils disent la chose suivante : “Si vous reconnaissez la souveraineté de l’Etat et la légitimité de Bachar, alors nous vous aiderons à vous constituer en alternative et à gagner les élections.” Ils cherchent des gens susceptibles de cautionner un tel processus, un profil à la Qadri Jamil, mais avec plus de légitimité. »

Après cinq ans de guerre, pourquoi aucune intervention internationale n’a-t-elle arrêté le massacre ? Le point avec lejournaliste Marc Semo.
 Russia proposed the intra-Syrian negotiations in coordination with Turkey and Iran to reinforce a shaky ceasefire.
 
 
Pour le Monde Bachar Al-Assad, une victoire à la Pyrrhus 35 Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.La tragédie d’Alep rappelle les dirigeants occidentaux à leurs errements. Que peut encore faire l’Europe ? Et la France ? Marc Semo, journaliste spécialiste de géopolitique au « Monde », a répondu à vos questions. Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.  La Russie et l’Iran sont désormais comptables de l’avenir de la Syrie. Mais les deux puissances, sans lesquelles la dictature de Bachar Al-Assad n’aurait pas survécu, ne s’entendent pas forcément sur ce qu’il convient de faire. CHRONIQUE Alep, après la chute 13. Pour François Burgat : « C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires » 25 Selon le politologue et spécialiste du monde arabe, le désastre syrien provient de la mortifère erreur du désengagement proche-oriental de Barack Obama et de la focalisation des Occidentaux sur le combat exclusif contre l’organisation Etat islamique.François Burgat (Politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence)
 
 
Pour les universitaires Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, « La chute annoncée d’Alep est d’abord le résultat de l’isolement croissant d’une insurrection confrontée à la répression sans limites d’un régime bénéficiant de l’appui de forces étrangères » au premier rang desquelles les Etats-Unis qui souhaitent la victoire de Bachar Al-Assad, et de la Turquie, obsédée par la liquidation du PKK. « Rien n’a pu créer le choc moral qui aurait pu sauver Alep, comme si, au désengagement stratégique des Etats occidentaux, répondait l’abandon de nos valeurs », concluent-ils.

« Espérons que l’histoire ne lui fera pas payer trop vite et trop cher ces énièmes manquements à ses vieilles ambitions humanistes », analyse le politologue François Burgat qui insiste sur le discrédit des Occidentaux : « la mobilisation kurde d’une part et djihadiste d’autre part ont peu à peu borné leurs agendas syriens respectifs. C’est donc sur l’autel de l’irrédentisme kurde et du djihadisme transnational que la révolution populaire syrienne a été très égoïstement sacrifiée ».

Five years since the civil war began, more than 450,000 Syrians have been killed in the fighting, more than a million injured and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes. 
 
Comment imaginé que cette paix honteuse signé par les russes, le régimes syriens, le gouvernements turcs et une partie de l'opposition modérée va faire arrêter ce cycle de violence débuté il y a 5 ans. La situation est revenu au point de départ avec un gouvernement corrompu, dictatorial et meurtrier au pouvoir,  et alors qu'une population bombardée nuit et jours qui a vu sa famille, ses voisins ou amis massacrés dans des bombardements absurdes" et meurtriers, que la moitié de la population sont des réfugiés internes ou externes, que le tissus sociales et familiales a été rompu alors.... ne voudront pas chercher la vengance.... Elle va prendre d'autres formes plus complexes, et donc plus difficile a arrêter.
 
Dani Kappani craint autant un encerclement total qu’une intensification des bombardements. Mais pour lui, gagner Idlib était « la seule option. D’autres militants et combattants ont choisi de resterà Mouadamiya, en retournant sous le contrôle d’Assad. Pour moi, cette réconciliation qu’impose le régime à des villes où ses forces ont tué et affamé les gens est insupportable. »

« J’étais heureux qu’ils soient sortis vivants de cet enfer, raconte Abeer Hussein, une habitante d’Atareb, jointe par WhatsApp, qui a observé l’arrivée des Alépins depuis le toit de sa maisonnette.Mais eux avaient l’air si triste. Ils ressemblent aux Palestiniens de 1948 [date de la création dIsraël, qui a poussé à l’exode des centaines de milliers de Palestiniens]. Ils ne parlent que d’une chose, retourner sur leur terre, alors que leur exil commence à peine et qu’il promet d’être long et douloureux. »
 
Les évacuations de centaines d’hommes d’Alep-Est, dans des camions arborant le portrait officiel d’Assad, rappellent la tragédie de Srebrenica, souligne l’écrivaine, réalisatrice et journaliste Sylvie Matton.

 

 


 
Editorial du « Monde ». Après le rapport d’Amnesty International dénonçant la violence du régime de Bachar Al-Assad, l’ONU devrait ordonner une enquête indépendante De 2011 à 2015, 13 000 personnes, pour la plupart des civils, ont été pendues dans une prison du nord de Damas. Durant la même période, dans le même établissement, la prison de Saidnaya, des milliers d’autres détenus ont été tués sous les coups, la torture ou sont morts de faim, de soif, de maladie et d’épuisement.

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »

Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français. Le plus triste dans cette affaire est qu’elle ne surprend pas ou à peine. Le plus terrible est qu’elle vient corroborer tant de témoignages recueillis par ailleurs. Même au regard de l’histoire d’une région aussi tourmentée que le Moyen-Orient, la violence du régime de Damas contre sa propre population reste sans équivalent.

Cette violence est au cœur de la crise syrienne, au moins autant que la présence dans le pays des hordes djihadistes d’Al-Qaida ou de l’organisation Etat islamique. La barbarie de ce régime est partie intégrante de cette tragédie. Impossible de fermer les yeux au prétexte rebattu, jusqu’à l’obscénité, qu’« il faut faire avec », car « l’alternative serait pire encore », ou tel autre argument de ce type avancé au nom du réalisme. Mais comment traite-t-on avec un régime qui a massacré des dizaines de milliers de ses compatriotes ? Et comment imaginer l’avenir de la Syrie avec Bachar Al-Assad ? Seuls les Syriens peuvent répondre à ces questions.

« Une politique d’extermination »

L’organisation parle d’une campagne organisée au plus haut niveau de cette dictature. La machine de mort de Saidnaya rappelle le dossier « César ». En 2014, ce photographe légiste a fait sortir de Syrie un stock de 50 000 photos de prisonniers morts de faim, de maladie ou de torture dans les geôles d’Al-Assad.

Qui sont ces milliers de Syriens dont la vie a ainsi été broyée ? Amnesty International dénonce « une politique d’extermination » destinée à écraser par la terreur la moindre dissidence. C’est la logique de ce régime. Il ne peut supporter d’autre opposition que l’islamisme le plus radical, lequel justifie précisément l’existence dudit régime, présenté, à l’intérieur comme à l’extérieur, comme l’ultime bouclier face à la sauvagerie djihadiste. La barbarie des uns entretient celle des autres : telle est l’histoire du drame syrien. Celle d’une complicité dans le crime de masse.

En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. La situation empire chaque jour un peu plus dans la deuxième ville du pays, qui subit les bombardements incessants des forces de Bachar Al-Assad et de ses alliés. L’une des autres guerres, à laquelle ne participent ni Damas ni la Russie, est celle conduite contre lEtat islamique. Là, la coalition que pilote Washington en Syrie marque des points et prépare une offensive contre Rakka, le fief de l’EI. Mais là aussi, c’est le règne des milices pilotées par l’étranger (Turquie, Arabie saoudite etc.). La guerre ne s’arrêtera pas avec la chute d’Alep. Et, ce jeudi 24 novembre, des barils d’explosifs viendront à nouveau tuer et mutiler dans les ruines d’une ville qui fut l’un des joyaux de la région.


EDITORIAL A Damas, un « abattoir humain » au cœur de la crise syrienne 44

 "Le front d’Alep est assez représentatif de l’enchevêtrement de groupes armés aux agendas politiques et aux soutiens internationaux divergents" LE MONDE |

 

 

Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

La conférence d’Astana pourrait accélérer la reconversion des insurgés dans la lutte antidjihadiste. Derrière l’ordre du jour officiel, à savoir la consolidation du cessez-le-feu décrété fin décembre 2016, « ce que la conférence d’Astana va entériner, c’est la fin de l’idée de renversement du régime », constate Assaad Al-Achi, une figure de la dissidence syrienne, qui dirige l’ONG Baytna Syria. « Une nouvelle phase s’ouvre, dont le mot d’ordre implicite sera le recyclage des rebelles dans l’antiterrorisme », poursuit-il. Autrement dit, dans la lutte contre les djihadistes, non seulement de l’organisation Etat islamique (EI), mais aussi du Front Fatah Al-Cham, proche d’Al-Qaida.

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

iAnkara soutient les rebelles mais est associé à Moscou et Téhéran. Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, il importe de sortir la tête haute de l’isolement et des impérities diplomatiques qui furent les siennes, lui qui ­assurait, il n’y a pas si longtemps, que les jours de Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie étaient comptés. Sa priorité n’est plus de voir le ­tyran de Damas partir, mais d’empêcher l’apparition d’une région autonome kurde dans le nord de la Syrie.

 

Le royaume hachémite est le seul Etat arabe convié aux négociations sur le cessez-le-feu en Syrie organisées par le Kremlin à Astana, au Kazakhstan. Les postes- frontières jordaniens ne rouvriront pas tant que l’armée régulière syrienne n’aura pas repris le contrôle de ses propres terminaux, a ainsi déclaré le chef d’état-major à la BBC. Et les stages de formation que dispense Amman aux insurgés de la région sud visent à les préparer à combattre l’EI et non les forces pro-Damas, a insisté le général.Deux gages qui contredisent la politique de soutien clandestin à l’insurrection, suivie jusque-là par le royaume

Gérées depuis Amman par le Military Operation Center, une cellule de coordination, placée sous l’égide de l’Agence américaine de renseignement (CIA), ces livraisons ont baissé de volume après le début de l’intervention de Moscou en Syrie, à l’automne 2015. En échange, les bombardements russes ont – relativement – épargné les rebelles du front sud. L’intégration de la Jordanie dans le processus d’Astana pourrait conduire à la fermeture définitive de cette filière d’armement. Ce qui ouvrirait la voie, à moyen terme, à la reconquête de la région de Deraa par les forces gouvernementales. Avec la bénédiction tacite de la Jordanie.

COMPTE RENDU Syrie : le difficile exercice d’équilibre de Recep Tayyip Erdogan Marie Jégo (Istanbul, correspondante),  La Jordanie se rapproche de l’axe Moscou-Damas

Alep, chronique d’une révolution impossible

La répression du régime et la radicalisation des groupes armés ont eu progressivement raison des idéaux du soulèvement de la ville, en 2012.LE MONDE Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.


Que reste-t-il comme options aux Occidentaux face à un régime syrien, renforcé par sa victoire annoncée à Alep et soutenu par la Russie et l’Iran ?, s’interroge le chercheur Joseph Bahout.

En perdant Alep, la rébellion se retrouve expulsée de la « Syrie utile », l’axe nord-sud qui relie les principales villes du pays, et risque d’être cantonnée à une guérilla rurale. Le régime triomphe mais il est loin d’avoir retrouvé sa légitimité. Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) Alep, un tournant majeur dans la guerre civile syrienne - Le Monde

Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

- Les combattants chiites libanais le Hezbollah, profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militairea progresséen quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

«Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

Le chef du Hezbollah a jugé aujourd'hui que les propos entendus à Washington à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sonnaient le glas du processus de paix israélo-palestinien.

 

Depuis son entrée en guerre aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie – officielle en 2013 –, l’organisation chiite libanaise armée a pris de l’envergure. Le « Parti de Dieu  » n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban. RÉCIT Syrie - Liban : le Hezbollah, machine de guerre 51 Le Hezbollah n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban, une force politique capable d’imposer son agenda sur la scène nationale, dictant, par exemple, le tempo de la récente élection de Michel Aoun à la présidence du pays. Il s’impose désormais, selon le politologue Ali Mourad, comme un « acteur régional non étatique » incontournable du Proche-Orient. Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.

D’une insurrection d’envergure nationale, même si ses perspectives de victoire ont toujours été très limitées, le mouvement anti-Assad se voit rétrogradé au niveau d’une guérilla, cantonnée dans des villes moyennes et des zones rurales, sans continuité les unes avec les autres.

Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

Tendance, favorable à Damas, Moscou  Téhéran, Hezbollah Libanais , Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra ) et Etat Islamiste

La guerre n’est pas terminée. Le retour en force de l’organisation Etat islamique (EI) à Palmyre indique combien l’opération de reconquête du régime sera longue. Dans le patchwork d’enclaves encore sous son contrôle, la rébellion compte entre 100 000 et 150 000 hommes en armes. Mais éparpillés, divisés, parfois encerclés, ces combattants sont peu susceptibles de renverser la tendance, favorable à Damas, Moscou et Téhéran.

Le groupe Etat islamique, pourtant absent de la bataille d’Alep, en apparaît comme le principal vainqueur et reprend l’offensive à Palmyre, analyse l’historien Jean-Pierre Filiu. L’historien Jean-Pierre Filiu déplore que la ville syrienne soit toujours sous le contrôle de l’organisation Etat islamique en raison d’un « accord par défaut entre Washington et Moscou ». Soyons clairs résume t'ilc : la chute de Rakka ne règlera pas à elle seule le problème jihadiste en France. Mais tant que Rakka demeure aux mains de Daech, une menace grave pèse sur notre pays. Il est tant d’en tirer enfin toutes les conséquences et de sortir de notre « terrible solitude ». Avant une nouvelle tragédie


Le monde La province d’Idlib deviendrait-elle le pendant syrien de la région yéménite du Hadramaout, où les Etats-Unis multiplient les frappes contre le réseau Al-Qaida ?Idlib, terminus des naufragés de la révolution syrienne Les groupes armés et radicaux y font régner leur ordre.Les rêves d’Hossam Ayash s’y sont brisés.

« Il n’y a plus de révolution ici ou, du moins, plus celle qu’on voulait mener. Il y a la guerre, juge amèrement le jeune homme. Il n’y a pas de règles claires. Il n’y a que la loi du plus fort. »

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

A lire Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l'EI - Le MondeUne figure de la révolte syrienne rejoint l'État islamique - Le FigaroDaech, al-Nosra, Armée de l'Islam : les sept familles du djihad en Syrie

La rebellion suite a l'accord russo-turc est en voie d'éclatement, de division : Depuis la chute d'Alep-Est, les combats fratricides se multiplient entre groupes rebelles syriens.

C'est une conséquence de la cuisante défaite subie par les rebelles à Alep-Est fin décembre. Le plus puissant des groupes insurgés non djihadistes, les salafistes d'Ahrar al-Cham, vient de fusionner avec cinq autres factions armées dans leur dernier bastion du nord-ouest de la Syrie. Il s'agit de mieux résister aux attaques que leurs ex-amis du Front Fatah al-Cham, l'ex-branche syrienne d'al-Qaida, ont lancées contre eux après leur évacuation d'Alep-Est, fin décembre. Dans la foulée de leur repli dans la région d'Idlib, où Fatah al-Cham est solidement implanté, celui-ci a accusé certains insurgés d'avoir conspiré pour mieux «isoler» ce groupe classé comme «terroriste» par la communauté internationale.

Les griefs portés par les djihadistes du Front Fatah al-Cham contre les autres rebelles sont nombreux. Ils leur reprochent surtout d'avoir communiqué leurs positions aux Américains

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Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Une nouvelle alliance de factions djihadistes syriennes, qui comprend l'ancien Front al Nosra, a juré d'intensifier le combat contre l'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais, dans le but de chasser du pouvoir le président Bachar el-Assad.

Hachem al Cheikh, le chef du Hayat Tahrir al Cham, alliance formée au mois de janvier, a également dit, dans son premier discours enregistré dans une vidéo, que ses forces aspiraient à "libérer" la totalité du territoire syrien. "Nous assurons au peuple que nous allons engager une intensification des opérations militaires contre le régime criminel. Nous attaquerons ses casernes et ses positions et mènerons une nouvelle lutte de libération", a-t-il expliqué.

Hayat Tahrir al Cham, qui signifie Organisation de libération du Levant, résulte de la fusion du Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra, naguère affilié à Al Qaïda) et de plusieurs autres groupes. L'alliance djihadiste a enrôlé des milliers de combattants qui ont déserté ces dernières semaines les groupes de l'Armée syrienne libre (ASL, plus modérée), indignés qu'ils étaient par la volonté de leurs dirigeants de prendre part à un processus de paix avec le régime Assad.

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Les affrontements des deux derniers jours entre des rebelles proches du groupe Etat islamique (EI) et une autre faction islamiste dans le nord-ouest de la Syrie ont fait plusieurs dizaines de morts, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces combats opposent le Djound al Aqsa, jugé idéologiquement proche de l'EI, et le groupe Tahrir al Cham (Libération du Levant), nouvelle alliance formée le mois dernier par plusieurs factions dont le Front Fateh al Cham, ex-Front Al Nosra, qui dit avoir rompu avec Al Qaïda.

Les deux factions se disputent le contrôle de ressources et de territoires, principalement dans nord de la province d'Hama et dans le sud de celle, voisine, d'Idlib.

Tahrir al Cham a pris au moins six villages au Djound al Aqsa depuis lundi, précise l'OSDH, qui fait état de 69 morts au total.

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Les djihadistes assurent leur emprise sur l’Est syrien en prévision de la chute de Mossoul, leur « capitale » irakienne. Les djihadistes auraient acheminé  des renforts depuis leur « capitale », Rakka.

A Deir ez-Zor, la grande ville de l’est syrien, nichée dans un coude de l’Euphrate, la guerre d’usure qui oppose depuis deux ans et demi les forces loyalistes aux troupes de l’organisation Etat islamique (EI), tourne lentement à l’avantage des djihadistes. Trois semaines après l’attaque surprise qui leur a permis de couper en deux le secteur sous le contrôle du gouvernement, les hommes au drapeau noir consolident leurs positions. Alors que par le passé, leurs percées étaient suivies d’une rapide contre-offensive, cette fois-ci, l’armée régulière et ses supplétifs n’ont pas regagné le terrain perdu.

Malgré le soutien de l’aviation russe, les combattants pro-Damas ne parviennent pas à rétablir la jonction entre la poche de l’aéroport, au sud-est, qui est vitale pour leur ravitaillement, et les quartiers d’habitations d’Al-Joura et Al-Qoussour, au nord-ouest, qui abritent environ 90 000 civils

 

« Capitale bis de l’EI »

« On a l’impression que Daech veut nettoyer le terrain avant la chute programmée de Mossoul [son quartier général en Irak, que les forces de Bagdad sont en train de reconquérir], poursuit Abou Ahmed. Ses troupes qui reculent là-bas pourraient venir se réfugier à Deir ez-Zor, qui deviendrait ainsi la capitale bis de Daech, à côté de Rakka, plus au nord. »

Selon Deirezzor24, un site d’informations local, l’offensive des soldats du « califat » a été facilitée par deux facteurs : l’arrivée de combattants irakiens, très expérimentés, et le butin de guerre saisi à Palmyre, en décembre 2016. Une vidéo diffusée sur Internet, peu après leur reconquête de la cité antique, 200 km à l’ouest de Deir ez-Zor, montrait des djihadistes en train d’ouvrir des caisses remplies de fusils d’assaut, à l’intérieur d’un campement militaire russe évacué à la hâte.



COMPTE RENDU L’Etat islamique accroît sa pression sur l’armée syrienne à Deir ez-Zor 14 Benjamin Barthe (Gaziantep, envoyé spécial) COMPTE RENDUL’EI lance une offensive majeure à Deir ez-Zor en Syrie 9 Madjid ZerroukyEn difficulté en Irak, l'Etat islamique progresse en Syrie - Le Monde

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech

 

11/12/2016

escadron de la mort

 

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escadron de la mort - YouTube

Documentaire "Les escadrons de la mort: L'École franco ... Documentaire "Les escadrons de la mort: L'École Française" qui explique les techniques utilisé par les gouvernements pendant les Guerres Civiles. Technique utilisé par l'Armée algérienne et le DRS pendant la Guerre Civile des années 90

Les témoignages se multiplient sur les dérives de la politique de lutte contre la drogue menée par le président philippin. Près de 3600 personnes auraient déjà été tuées alors que l'État est suspecté d'utiliser des escadrons de la mort.

Les escadrons de la mort -la guerre subversif - YouTube

Le président Rodrigo Duterte avais promis des morgues pleines à craquer pendant sa campagne. C'est chose faite. De sa politique de lutte anti-drogue, qui consiste à éliminer physiquement toutes les personnes pouvant avoir un rapport avec le trafic, résulte bien des milliers de cadavres. Près de 3600, selon les médias locaux, soit environ 36 par jour. Un journal tient même une macabre liste des exécutions qu'il met à jour quotidiennement.

Le quotidien britannique The Guardian a pu recueillir le témoignage d'un policier se déclarant membre d'un escadron de la mort. L'homme décrit comment des équipes sont organisées afin d'éliminer des drogués, des dealers ou autres criminels

Selon son témoignage, les opérations se déroulent la plupart du temps de nuit. Le chef de l'escadron reçoit l'ordre par radio. Une fois sur place, ils ont une ou deux minutes pour extraire les cibles et les abattre. Ce témoin, qui reste anonyme, explique que les victimes sont ensuite abandonnées non-loin, avec une pancarte signalant la faute de l'exécuté tel que «baron de la drogue» ou encore «dealer». D'autres sont simplement jetés dans les flots d'une rivière.

Loin de l'état de droit

Les exécutions extrajudiciaires peuvent également être l'œuvre de milices privées. Depuis longtemps présentes aux Philippines, elles ont saisi le signal envoyé par le président pour mettre en application cette justice expéditive, bien loin des pratiques normales d'un état de droit. Pour essayer d'échapper à ce sort, des dizaines de milliers de personnes se sont rendues aux autorités pour avouer leurs fautes et s'engager à ne plus vendre de drogue. Une protection insuffisante puisque certains repentis sont tout de même abattus.

«Pour le moment, la politique menée par le président Duterte rencontre une certaine popularité», constate pour Le FigaroSophie Boisseau du Rocher, chercheuse associée à l'Institut français des relations internationales (Ifri). Les Philippins sont las de la corruption ambiante, de la lenteur et de l'inefficacité de la justice, si bien que nombre d'entre eux se réjouissent de voir les pouvoirs publics passer enfin à l'action.

La période de grâce pourrait cependant ne pas être éternelle pour Duterte. «La question est de savoir jusqu'où la classe politique va le laisser faire, explique la chercheuse. En 2000, les élites étaient intervenues pour destituer le président Joseph Estrada. Ensuite, les excès et dérapages à répétition de Duterte vont finir par lui faire perdre des soutiens dans l'armée. Enfin, la population elle-même est capable de descendre dans la rue pour mener une rébellion citoyenne: elle l'a fait en 1986 et a obtenu le départ du commandant Marcos. Il faudra alors répondre à une autre question: quelle autre politique mettre en œuvre contre la drogue?»

Escuadrones de la muerte - La escuela francesa (parte I)

Escuadrones de la Muerte. La Escuela Francesa HD.

La France exporte ses méthodes de torture forgées en Algérie.

Pour le spectateur un tant soit peu sensibilisé à la cause des droits de l'Homme, ces révélations font l'effet d'une gifle. Télérama

Fruit d'une enquête de deux ans ce film révèle l'implication directe de militaires français dans l'histoire des guerres sales d'Amérique du Sud.


La France directement impliquée dans l'histoire des dictatures latino-américaines. Après la bataille d'Alger, la France et son armée ont exporté en véritables experts, les méthodes de lutte anti-subversive en Amérique latine et aux États-Unis dans les années 60. Après plus d'une année d'enquête en Argentine, au Chili, au Brésil, aux États-Unis et en France, Marie-Monique Robin a recueilli, parfois sous couvert de caméra cachée, de conversations enregistrées, les témoignages exclusifs des principaux protagonistes. Du général Aussaresses à l'ancien ministre des Armées Pierre Messmer, en passant par le général Reynaldo Bignone (chef de la junte militaire en Argentine de 1982 à 1984), le général Albano Harguindéguy (ministre de l'Intérieur du général Videla en Argentine), le général Manuel Contreras (chef de la DINA, la police secrète chilienne de Pinochet), et les généraux John Johns et Carl Bernard (anciens élèves du général Aussaresses à Fort Bragg aux Etats-Unis), cette enquête nous livre une réalité occultée du pays des Droits de l'Homme.

Un film de Marie-Monique Robin

France 2003, VO St Fr, 1h03 min, DVD

Spécial Investigation GAL Des Tueurs d'Etat Reportage ... - YouTube

 

Un article des antifascistes basques, sur une partie de l’histoire de la sale guerre de l’État français contre le peuple basque et son indépendance.

GAL, groupe terroriste composé de para-policiers, paramilitaires espagnols, barbouzes françaises avec la complicité de policiers français, souvent proche de l’extrême droite, 3 lettres qui semèrent la mort. Actif de 1983 à 1987, ayant comme objectif la lutte contre l’ETA, principalement au pays Basque nord, celui-ci resta le groupe le plus actif depuis la guerre d’Algérie (avant les attentats de Daesh) et commis 27 assassinats.

gal

Irak, les escadrons de la morts et autres massacres

La Horde – GAL (1983-1987) : La mort dans nos rues !

POINT SUR LA RÉPRESSION DANS L'ÉTAT ESPAGNOL - CNT AIT ...

11/09/2016

fragile le cessez-le-feu

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Bonjour !

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 
 
Here is a closer look at the truce deal set to begin on Monday http://aje.io/4bmf , UPDATE: The death toll from today's air strikes in Idlib and Aleppo now stands above 80 http://aje.io/4yha "A violation by the regime should be met with a perhaps military response," said the HNC's Bassma Kodmani http://aje.io/8qmm
 
 
"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre."Winston Churchill  Déclaration à Chamberlain propos des Accords de Munich :  - Discours du Président Edouard Daladier au Bourget le 1er octobre 1938,
 
L'accord de Munich (1938) Seconde Guerre Mondiale Les Accords de Munich. 2000 ans d'histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Jean-Pierre Azéma (historien). 15.01.2009 Les jeux d'Hitler Une relecture bien salutaire pour voir les lâchetés, les complaisances des diplomaties occidentales, américaine, russes, syrienne et chinoise....
 
L'impuissance et / ou lâcheté des occidentaux associé aux cynisme et à l'esprit de conquête des Russes a radicalisé une opposition syrienne qui se sent abandonné par les diplomatie et par peur de mourir de faim, de froid, sous les bombes  et de maladie sous les sièges impitoyable du régime syrien se tourne vers les djihadistes comme dernier recours.  En derniers recours, l'externalisation du conflit syriens des américains qui se désengagent vers la Russie va faire le jeux des plus radicaux, dont l'ex Front Al Nosra et Daesch qui devraient sortir grand vainqueur de cette impasse politique, militaire et diplomatique.
 
 
A Luxembourg, l’Europe sanctionne des officiels syriens, pas la Russie

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis lundi, estiment que « le fait de viser délibérément » des hôpitaux, des écoles et des infrastructures essentielles pourrait « équivaloir à des crimes de guerre. En désaccord sur d’éventuelles sanctions contre la Russie pour son rôle dans les bombardements meurtriers d’Alep, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, lundi 17 octobre, ont, en revanche, approuvé le principe de nouvelles mesures restrictives contre « des individus et des entités » qui soutiennent le régime de Bachar Al-Assad. Avec le faible espoir - faute de conviction - qu’une telle mesure servira à quelque chose. 

Un précédent accord qui n'a pas tenu plus d'une semaine

Le régime syrien approuve l'accord de trêve russo-américain qui doit entrer en vigueur lundi entre régime et rebelles, a rapporté l'agence officielle Sana, citant des "sources informées". 

"Le gouvernement syrien a approuvé l'accord russo-américain (...) dont l'un des objectifs est de parvenir à une solution politique à la crise en Syrie", a indiqué l'agence, précisant qu'il "y aura une cessation des hostilités dans la ville d'Alep pour des raisons humanitaires".

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov, dont les pays soutiennent des camps adverses en Syrie, ont annoncé vendredi soir cet accord sur une trêve qui doit débuter lundi dans ce pays déchiré par cinq ans de guerre.  Le début de la trêve coïncidera avec l'Aïd el-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice.

L’accord sur la Syrie scellé à Genève entre le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est semé d’embûches. Son annonce surprise, au milieu de la nuit, a suscité sur les réseaux sociaux un flot de commentaires sceptiques, voire cyniques. « Personne ne sera dupé par sept jours de calme. Les Syriens ont besoin d’une paix de longue durée et d’une véritable transition politique pour se sentir concernés », a écrit Kenan Rahmani, une figure de la twittosphère anti-Assad.

Le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine

La déclaration finale dit aussi que « le fait de viser délibérément des hôpitaux, le personnel médical, des écoles et des infrastructures essentielles, ainsi que l’utilisation de barils d’explosif, de bombes à fragmentation et d’armes chimiques, pourraient équivaloir à des crimes de guerre » Des propos maintes fois répétés alors que c’est un constat « glaçant », selon la formule du ministre belge Didier Reynders, qui a, en réalité, été dressé : l’action diplomatique touche peut-être à ses limites face à la catastrophe humanitaire et à la volonté de Damas et de ses alliés de changer radicalement la donne sur le terrain.
La grande crainte des Occidentaux étant que leur but soit de faire à tout prix tomber la ville, ce qui pourrait n’être qu’une question de semaines, selon Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies, présent à la réunion de Luxembourg. Des officiels européens dressent même le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine, ce qui représenterait le premier défi majeur pour celle, ou celui, qui succédera à Barack Obama.
En savoir plus ( Le Monde)  s

 

Une dizaine de groupes rebelles en Syrie ont annoncé ce lundi qu'ils suspendaient toute discussion liée aux pouparlers de paix prévus à Astana, en réponse aux "violations" par le régime de la trêve en vigueur depuis quatre jours.

"Ces violatons se poursuivant, les factions rebelles annoncent (...) le gel de toute discussion liée aux négociations d'Astana", ont-ils indiqué dans un communiqué, en référence aux pourparlers de paix que doivent parrainer fin janvier au Kazakhstan la Russie, alliée du régime de Damas et la Turquie, soutien de la rébellion.

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Cinq ans et demi de guerre tous azimuts entre une multitude d’acteurs aux intérêts contraires ont produit sur le terrain un tel chaos qu’on voit mal comment de simples documents diplomatiques, élaborés dans le secret d’un salon genevois, pourraient ramener le calme en Syrie. Le précédent cessez-le-feu, conclu par les deux hommes en février, avait été violé quasi immédiatement, et s’était définitivement effondré après un mois, sous les coups conjugués des troupes loyalistes, pro-Assad et des djihadistes du Front Al-Nosra, la branche locale d’Al-Qaida

 La grande ville martyre du nord du pays, dont les 300 000 habitants des quartiers orientaux, aux mains de la rébellion, sont bombardés depuis quatre ans, est un parfait concentré du maelström syrien. Dans cette métropole s’enchevêtrent toutes les dimensions de cette guerre inextricable, à la fois nationale (l’insurrection anti-Assad), régionale (l’Iran rival de lArabie saoudite et de laTurquie) et internationale (l’antagonisme Etats-Unis - Russie).

« Alep est la clé, le levier, témoigne Sinan Hatahet, analyste au think tank Omran, basé à Istanbul. Si le cessez-le-feu fonctionne là-bas, il fonctionnera sur tout le territoire. Et s’il doit s’effondrer, c’est d’abord là que cela se produira. »

Eight-hour pause in fighting announced for later this week as EU says assault on Syrian city could amount to war crimes. source Al Jazeera

"The latest assessment from the aid agencies [however] is that 12 hours is needed so work is needed to find common ground."

More peace talks over Syria, but can they end the war?

 

More than 430 people have been killed in bombardment on the eastern half since the government announced its offensive to retake Aleppo on September 22, the SOHR said.

Another 82 people have died in rebel fire on government-held neighbourhoods in the west.

Further west in Aleppo province, Russian raids killed 23 people in the village of Uwaijal on Monday, said the SOHR.

 

Démilitarisation de la route du Castello

Les chances d’un apaisement de longue durée paraissent minimes. Certes, aucun acteur, hormis les djihadistes du Front Fatah Al-Cham – l’ex-Front Al-Nosra, qui dit avoir rompu ses liens avec Al-Qaida mais reste considéré par Moscou et Washington comme un groupe terroriste –, ne s’est permis de dire ouvertement non au secrétaire d’Etat américain John Kerry et au ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, les concepteurs du projet de trêve négocié à Genève. Mais les communiqués publiés depuis son annonce sont remplis au mieux d’arrière-pensées, au pire de critiques en forme de rejet inavoué

« Un piège militaire destiné à nous tuer encore plus »

Echaudés par l’échec d’une précédente trêve, en février, instantanément violée par les avions du régime, les rebelles déplorent l’absence de mécanismes de sanctions en cas de non-respect des clauses du nouvel arrangement. C’est un « piège militaire destiné à nous tuer encore plus », a vitupéré sur Twitter Ahmed Al-Saoud, le commandant de la Division 13, un groupe estampillé ASL.

 

Selon Al Jazeera "Air strikes killed more than 80 people in rebel-held areas of Idlib and Aleppo on Saturday, just hours after Russia and the US announced a deal intended to put a stop to more than five years of fighting"

Ce qui est sur c'est qu'il y a un exces de violence dans une guerre particulièrement meutrière. Chacun essayant d'engranger le plus de victoire avant un ennieme cessé le feu

 « Si le cessez-le-feu avait été annoncé quand la route de Ramoussah était encore ouverte, il n’y aurait pas eu toutes ces hésitations, analyse Mohamed Kanjo, du centre d’études Orient, basé à Gaziantep, en Turquie. Pour les rebelles, accepter la trêve, cela équivaut à donner Alep au régime. » « Tout le monde va parier sans le dire sur l’échec de cet accord, côté régime comme côté opposition », prédit l’analyste Sinan Hatahet, qui ne croit pas que le gouvernement turc lâchera les rebelles : « Même s’il donne la priorité à son combat contre l’EI et les Kurdes, Ankara garde une marge de manœuvre. »

Après une possible accalmie de quelques jours, le risque est donc grand que le front de Ramoussah s’embrase de nouveau. Le président syrien Bachar Al-Assad, qui clame son intention derétablir son pouvoir sur l’ensemble du territoire, ne peut pas laisser la deuxième ville du pays lui échapper. Sans la reprendre, il ne pourra jamais revendiquer la victoire. Quant aux rebelles, ils jouent leur survie. Une expulsion de la partie est d’Alep réduirait leur mouvement à une simple guérilla dispersée dans quelques poches rurales. Et leur ferait perdre, lentement mais sûrement, l’oreille de la communauté internationale.

CONVERGENCE Le sort du cessez-le-feu en Syrie se joue à AleLE MONDE |

Syrie : l’appel d’Hollande, le silence d’Obama

Pour le dernier discours de leurs mandats respectifs aux Nations unies, les chefs d’Etat français et américain ont marqué leurs différences d’approche du conflit syrien.

« Ambiance dramatique »

Mais même si la diplomatie française compte évoquer cette question lors des discussions au Conseil de sécurité, elle n’est, pour le moment, guère suivie. Tout est bloqué, Moscou continuant d’appuyer Damas envers et contre tout. « Ce serait pourtant dans l’intérêt même de la Russie de faire pression sur le régime, car son soutien ne permettra pas la reconquête de la Syrie, mais va précipiter sa partition et un chaos encore plus grand », a dit le président français.

Impasse totale

Le Français, qui s’adressait là à ses pairs pour la dernière fois de son quinquennat, a, lui, lancé un vibrant appel afin que « cette tragédie ne reste pas comme une honte pour la communauté internationale »« Ce sont les Nations unies qui ont été frappées, mais cela n’a eu aucune conséquence, c’est une nouvelle illustration de la faiblesse totale de la communauté internationale », a déploré Riyad Hijab, le coordinateur du Haut Conseil des négociations, principal représentant de l’opposition syrienne.

Syrie : les quartiers d’Alep-Ouest sous le feu de l’artillerie rebelle

Une cinquantaine de civils ont péri dans la partie gouvernementale de la ville, dans une attaque que la Coalition nationale syrienne refuse de condamner.


De la guerre, les habitants des quartiers ouest d’Alep, sous contrôle gouvernemental, n’ont longtemps vu que les colonnes de fumée, s’élevant sur l’autre moitié de la ville, pilonnée par l’aviation syrienne ou russe. La majorité d’entre eux, en dehors d’accès de tension passagers, dus à un tir de mortier ou de sniper, n’étaient affectés qu’indirectement par le conflit. Mais depuis le lancement de l’offensive rebelle visant à briser le siège des quartiers est, vendredi 28 octobre, Alep-Ouest est entré de plain-pied dans la guerre.

L’offensive est orchestrée par lArmée de la conquête, une coalition du Front Fatah Al-Cham (ex-Front Al-Nosra), lié à Al-Qaida, et Ahrar Al-Cham, un puissant groupe salafiste. Plusieurs factions de l’Armée syrienne libre (ASL), la branche dite « modérée » de l’insurrection, participent elles aussi aux combats. Au mois d’août, lors d’une première tentative destinée à casser l’encerclement des quartiers est, les assaillants avaient porté leur attaque sur le secteur de Ramoussah, une zone relativement dépeuplée, au sud de la ville, distante d’à peine 5 km des rebelles.

Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, s’est dit « horrifié et choqué » par le bilan de cette attaque à l’artillerie lourde

Cette fois-ci, dans l’espoir de prendre ses adversaires à contre-pied, l’Armée de la conquête a ciblé des quartiers plus éloignés, Dahyat Al-Assad et Hamdaniya, sur le flanc sud-ouest de la ville. Durant les deux premières années de la guerre à Alep, déclenchée par la conquête des quartiers Est par les insurgés en 2012, la situation à l’ouest est restée relativement calme. Des mortiers artisanaux et des bonbonnes de gaz bourrées d’explosifs ont commencé à s’abattre sur ces districts à partir de 2013, de façon sporadique, puis plus régulière, causant un nombre croissant de victimes.

Tirs plus soutenus et meurtriers

Au début de cette année, les tirs sur l’ouest sont devenus plus soutenus et meurtriers, parallèlement à l’intensification des raids aériens sur l’est. Aux mois de février, mai et septembre, de violentes salves de mortiers et de roquettes se sont écrasées sur les quartiers tenus par l’armée, sans faire toutefois autant de victimes que les bombardements des Soukhoï russes, au pouvoir de destruction incomparablement supérieur.

« Les responsables de ces tirs pensent qu’ils mettent le régime sous pression, explique Bassel Al-Junaidy, un analyste syrien basé à Gaziantep, dans le sud de la Turquie. On a tenté de les raisonner. Mais dans le contexte actuel, avec la pluie de bombes larguées par les Russes, plus personne ne nous écoute. »

Les derniers scrupules des rebelles ont été balayés par la pression du siège de leurs quartiers. La peur d’une lente agonie, comme celle qu’ont connue Daraya et Mouadhamiya, des banlieues de Damas, asphyxiées pendant quatre ans, avant que leurs défenseurs ne finissent par baisser les armes. « Si vous étiez à la place des civils d’Alep [Est], tenaillés par la faim et bombardés par un régime criminel, vous aussi vous brandiriez le drapeau des djihadistes, clame Modar Shekho, un infirmier des quartiers Est joint par WhatsApp. Les gens soutiennent ceux qui les soutiennent. »

Interrogé par Le Monde, Abdelahad Astepho, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale plate-forme politique anti-Assad, a assuré « condamner toutes les morts de civils, quelle qu’en soit l’origine ». Mardi soir, le site Internet de la CNS ne contenait cependant aucune désapprobation officielle des tirs de missiles Grad sur Hamdaniya et Dahyat Al-Assad. Dans un communiqué, son président, Anas Al-Abdah, applaudissait au contraire les « valeureux combattants d’Alep ». Source Le Monde 

Pour Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris) sur son blog En Syrie, Poutine veut miser sur la carte djihadiste POST DE BLOG L’enlisement de la campagne russe en Syrie amène Poutine à miser de plus en plus sur la carte jihadiste, quitte à en exagérer la menace. Vladimir Poutine est contraint d’admettre qu’il n’a atteint aucun de ses objectifs de guerre en Syrie, et ce malgré l’extrême violence des bombardements qu’il a ordonnés sur Alep-Est. Les quelque 250.000 habitants de ces quartiers contrôlés par les forces révolutionnaires ont refusé l’offre russe d’évacuation « humanitaire ». Et une coalition insurgée tente même, à partir de la province d’Idlib, de briser le siège d’Alep-Est, comme elle avait pu le faire brièvement en août dernier.

SAUVER ALEP POUR SAUVER LA SYRIE OU POUR SAUVER ASSAD ?

La campagne aérienne menée durant de longues semaines par la Russie contre Alep-Est et ses alentours a été d’une intensité sans précédent, avec ciblage systématique d’institutions civiles, scolaires et médicales. Le débat sur de tels crimes de guerre n’est pas prêt d’être clos. Mais un simple regard sur la carte ci-dessus des frappes russes les plus récentes prouve qu’elles ont épargné le territoire contrôlé par Daech (en zone grise sur ce document établi par l’Institute for the Study of War de Washington).



 ENTRE WASHINGTON ET MOSCOU AU PROFIT DE DAECH

. Dans l’intervalle, les Etats-Unis se bornent à remporter des « victoires » en trompe-l’œil, dont le coût exorbitant pour la population civile (arabe et sunnite) alimente la propagande et le recrutement de Daech.

 Et d’affirmer ( Riyad Hijab ) que « les Russes poursuivent toujours la même stratégie et instrumentalisent les résolutions du Conseil de sécurité, les accords de cessez-le-feu et le processus de Genève pour consolider les positions du régime sur le terrain ».

Comme si cette politique n’était pas assez désastreuse, Washington est en passe de se rallier aux objectifs de guerre de Moscou en Syrie. L’administration Poutine n’a pas reculé devant plusieurs épreuves de force sur le terrain, avec même bombardements de positions américaines, pour imposer ses vues à la Maison Blanche. Une officialisation de la coopération russo-américaine n’aurait qu’un effet limité dans la lutte à court terme contre Daech. Elle serait en revanche catastrophique pour les forces révolutionnaires, ainsi sommées, comme dans Alep encerclé, de se rallier aux djihadistes, de capituler devant Assad ou de périr, moins dans les combats que dans d’impitoyables sièges.

Rappelons que ces mêmes révolutionnaires d’Alep, aujourd’hui menacés de liquidation, avaient dès janvier 2014 libéré leur ville de l’emprise de Daech. La convergence entre Moscou et Washington en Syrie vise donc pratiquement à détruire cette troisième voie entre Assad et Daech, pour le plus grand bénéfice de l’organisation djihadiste. Alep-Est avait été « libérée » de Daech, dès janvier 2014, par ces mêmes forces révolutionnaires sur lesquelles s’acharne aujourd’hui la Russie. En outre, la victoire majeure remportée contre Daech ces dernières semaines par des milices syriennes, soutenues par la Turquie, permet enfin de clore le corridor de passage des terroristes depuis le Jihadistan vers l’Europe. Donc, non seulement la Russie bombarde les alliés potentiellement les plus solides dans la lutte contre Daech, mais elle ne contribue en rien aux succès remportés contre les partisans de Baghdadi à quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau de ses propres positions.

Un tel cessez-le-feu doit se fonder sur l’échec avéré de toutes les options militaires suivies par les uns comme par les autres. Et s’appuyer sur une forme de « paix des braves » entre Syriens de l’Est comme de l’Ouest de la ville. Il faut neutraliser toutes les interventions extérieures, celles de la Russie, de l’Iran et de ses milices affidées au profit d’Assad, mais aussi celle des jihadistes étrangers du côté insurgé (la contre-offensive rebelle a été ouverte, le 28 octobre, par un triple attentat-suicide perpétré par des jihadistes de nationalité saoudienne, égyptienne et turque).

Alep doit être sauvé. A tout prix. Et maintenant.

Le risques des retours ou des radicalisés sur place : Bastille Day  - YouTube cf Le MONDE SOUS SURVEILLANCE / , Le MONDE SOUS SURVEILLANCE Par Enkolo dans Accueil le

Berlin craint la présence sur son sol de plus de 500 islamistes

Plus de 500 activistes islamistes sont présents sur le sol allemand et sont susceptible de commettre des attentats, a prévenu samedi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Lors d'un entretien accordé au journal Bild, Thomas de Maizière a estimé à au moins 520 le nombre "d'assaillants potentiels" présents dans un pays où les forces de sécurité sont en état d'alerte depuis les deux attaques commises en juillet par des individus se réclamant de l'Etat islamique. Selon lui, 360 autres personnes sont connues des autorités en raison de leur liens avec des assaillants potentiels. De nombreux Allemands redoutent que des combattants appartenant à l'EI se soient glissés dans les rangs des réfugiés et migrants arrivés l'année dernière en provenance de Syrie, d'Afrique du Nord et d'Asie.
 
 

"Russia has made it clear that this

 
 

Sources :

Comme le lancement du programme Apollo vers la Lune en 1961, l'idée de "Mars" donnerait au moins à l'humanité un cap mobilisateur positif.
 

nTrafic d'art -Créé le mardi 06 septembre 2016"Voyage en barbarie"Créé le samedi 03 septembre 2016 , Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016 2, Au nom du Temple Créé le lundi 15 août 2016 11:15, Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! Créé le jeudi 28 juillet 2016, Combattants solitaires de DaeschCréé le lundi 04 juillet 2016

Au Coeur De La Maison Blanche Barack ObamaCréé le lundi 18 juillet 2016

 
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